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LE PANAFRICANISME NOUVEAU
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30 juin 2018

ABDOUL BIRANE WANE: DÉCLARATION OFFICIELLE DE TOUCHE PAS A MA NATIONALITE

Ces derniers mois, l’actualité a été marquée par la situation qui prévaut au Mali où le massacre des peuls est planifié et orchestré par l’Etat malien qui se cache lâchement derrière les chasseurs DOSO ( qui ne sont autres que des militaires déguisés en chasseurs) pour déguiser ce génocide en conflit interethnique. Des innocents, surtout femmes, enfants et personnes fragiles sont systématiquement massacrés et leurs bien pillés en toute impunité, et pourtant l’occident, particulièrement la France observe et cautionne.

Pour nous « Touche pas à ma Nationalité » ce chaos était prévisible, raison pour laquelle avec des frères de différents pays africains ( de la Mauritanie au Soudan) avons fondé dès Juin 2017 « le Mouvement panafricain pour la renaissance peule » pour dénoncer le massacre des peuls en Afrique : en Centre-Afrique, au Mali et le projet de création d’une force militaire du G5 Sahel ( Mauritanie, Tchad, Burkina-Faso, Niger et Mali) qui n’est destinée qu’à exterminer les peuls en leur collant injustement l’étiquette de « redoutables djihadistes » .Ce qui se passe au Mali était prévisible, nous avions lancé l’alerte pendant que certains nous traitaient de pyromanes. 
Le grand danger est à venir, les prochaines cibles seront les Peuls de Guinée, ceux du Niger et de la Mauritanie, un vaste complot est en cours pour exterminer ce peuple. 
Le 12 Février 2017, à travers une conférence à Bruxelles nous avions attiré l’attention sur le danger qui guette les peuls, durant la même période et à plusieurs reprises nous faisions intervenir l’ONG KISSAL en lui transmettant les informations dont nous disposions sur les exactions commises dans différents villages ou à chaque fois qu’une localité était assiégée. 
Devant le mutisme des médias nous avions trouvé comme seule alternative la sensibilisation à travers les réseaux sociaux en créant au mois de décembre 2016 deux groupes : » Centre-Afrique SOS peuls en danger » et « NON à la persécution des peuls du Mali ». 
Nous imputons une par de responsabilités à des médias français ou pro-français comme RFI, Jeune Afrique et le Monde Diplomatique qui ont toujours présenté les peuls comme des djihadistes, histoire de justifier une intervention musclée. Par un mail datant du 14 mai 2017, nous avons attiré l’attention d’un journaliste du Monde Diplomatique sur son article qui mets les peuls en danger et avons dénoncé son attitude. Au cours de cette même année 2017 des courriers allant dans ce sens ont été adressées à différentes chancelleries établies en Europe, aucune réponse, et le dernier date du 19 de ce mois pour attirer l’attention de la responsable d’Amnesty international zone Sahel, bizarrement aucune réponse aussi. 
Devant cette situation, nous demandons que tous les hommes et femmes épris de justice se dressent pour dire NON à ces massacres et à nos militants de prendre des dispositions pour organiser des manifestations devant les ambassades du Mali dans différents pays ou d’apporter leurs soutient à tous ceux qui organiseront des manifestations de protestation.

le Mouvement Panafricain pour la Renaissance Peule

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6 novembre 2014

FRANCE: 5 bons chiffres sur lesquels Hollande peut s’appuyer à mi-mandat

Le Monde
 
© AFP/PATRICK KOVARIK François Hollande, lors de sa conférence de presse à l'Elysée le 18 septembre.

Alors qu'une pluie de critiques s'abat régulièrement sur l'exécutif et son bilan, que son impopularité a atteint un niveau record, François Hollande sera jeudi 6 octobre, jour pour jour, à la moitié de son quinquennat. Il s'exprimera à la télévision dans une émission, « face aux Français», à suivre en direct sur LeMonde.fr à partir de 20h30. Malgré le contexte économique difficile, nous avons trouvé cinq chiffres positifs sur lesquels le chef de l'Etat peut s'appuyer pour son bilan à mi-parcours.

Bien sûr, tout n'est pas aussi positif. Retrouvez ici cinq chiffres qui plombent la présidence Hollande à mi-mandat : Côté face : 5 chiffres qui plombent la présidence Hollande à mi-mandat

Les emplois d'avenir ont atteint leur objectif

155 000 Adopté fin 2012, le dispositif des emplois d'avenir, qui permet à des jeunes de 16 à 25 ans peu ou pas qualifiés d'obtenir un contrat long (CDI ou CDD d'au moins un an) «dans des activités présentant un caractère d'utilité sociale ou environnementale», a mis du temps à décoller. Mais entre novembre 2012 et fin septembre 2014, ce sont finalement 155 000 jeunes qui ont profité des emplois d'avenir, remplissant l'objectif chiffré du gouvernement, a annoncé la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) dans une étude publiée le 30 octobre.

Dans les faits, 141 000 jeunes ont été recrutés et 14 000 ont vu leur contrat d'un an renouvelé. Sur 88 000 d'entre eux ayant intégré le dispositif jusqu'à décembre 2013, 41 % n'avaient «aucun diplôme», 42 % ont un diplôme professionnel de niveau «CAP ou BEP» et 17 % «le baccalauréat ou un diplôme de l'enseignement supérieur». Diplômés ou non, ces jeunes ont majoritairement arrêté leurs études depuis plus d'un an (85 %). Un sur deux a même arrêté depuis plus de trois ans. En revanche, au bout d'un an, seuls 43 % des jeunes ayant signé un emploi d'avenir ont suivi une formation, alors que tous les contrats en prévoient normalement.

La France plus attractive et compétitive

23e Après quatre années de recul consécutives, la France s'est maintenue en 2014 au 23e rang du classement mondial de la compétitivité, établi début septembre par le Forum économique mondial (WEF). S'appuyant sur 15 000 chefs d'entreprises dans 144 pays, cette étude dominée par la Suisse depuis six ans prend en compte une centaine d'indicateurs économiques (PIB, inflation, fiscalité, etc.) et structurels (transport, éducation, santé, etc.).

La France a notamment gagné des places dans la catégorie «efficacité du marché du travail» (de la 71e à la 61e place) grâce à « une plus grande flexibilité » et bénéficie encore de ses infrastructures, parmi « les meilleures du monde », et de son système éducatif. Dans le domaine de la fiscalité, en revanche, la France a perdu 9 rangs, à la 82e place.

Fin octobre, c'est la Banque mondiale qui a salué les progrès de la France en lui faisant gagner 7 places dans son classement annuel Doing Business, qui mesure l'attractivité des pays. Paris pointe désormais au 31e rang, notamment grâce au fait que le pays a « réduit le temps » nécessaire à l'enregistrement d'une société et a « réformé significativement » certaines règles de son droit du travail, comme sur les procédures collectives de licenciement.

La lutte contre la fraude fiscale rapporte

1,8 L'intensification de la lutte contre les exilés fiscaux a commencé à porter ses fruits. La loi relative à la lutte contre la fraude fiscale, adoptée en novembre 2013 et promulguée un mois plus tard, a mis en place un renforcement des sanctions et une procédure précise de régularisation de la situation fiscale des contribuables détenant des avoirs non déclarés à l'étranger. Cette dernière passe notamment par un nouveau procureur de la République financier, doté de moyens spécifiques, avec des magistrats spécialisés.

L'Etat apparaît désormais en bonne voie d'atteindre son objectif de récupérer, en 2014, 1,8 milliard d'euros qui avaient échappé au fisc. En juin, 950 millions d'euros avaient ainsi été récoltés. Et selon des prévisions officieuses obtenues par Le Monde, plus de 2 milliards d'euros supplémentaires pourraient être engrangés en 2015. On reste toutefois loin des estimations faisant état de 60 à 80 milliards d'euros de pertes liées à la fraude fiscale.

Le succès (relatif) du «mariage pour tous»

7 000 Cela restera comme une des grandes batailles du quinquennat de François Hollande. Après des débats houleux à l'Assemblée et des défilés dans la rue, le mariage entre homosexuels a été définitivement voté le 23 avril 2013 avant d'entrer en vigueur le 18 mai de la même année. Sur les six mois entre cette date et le 31 décembre 2013, environ 7 000 mariages de couples homosexuels ont été célébrés en France, selon l'Insee (les données pour 2014 ne sont pas encore disponibles). Un chiffre toutefois à nuancer, les couples homosexuels étant estimés à 100 000 en France, toujours selon l'Insee.

Les énergies renouvelables en progression

20 % Alors que l'Assemblée nationale a adopté le 14 octobre, en première lecture, le projet de loi sur la transition énergétique, la France progresse sur la voie de l'utilisation plus importante des énergies renouvelables. En 2013, les énergies vertes ont représenté 18,6 % de la production et plus de 20 % de la consommation d'énergie, des chiffres jamais atteints jusqu'à maintenant, selon le bilan annuel du réseau de transport électrique (RTE). Cette bonne voie s'est poursuivie en 2014, les premiers chiffres concernant l'éolien et le photovoltaïque montrant des raccordements beaucoup plus importants qu'en 2013 (+19 % de la production éolienne au premier semestre 2014 par rapport à la même période en 2013, +27 % pour le solaire). De bonne augure alors que la France s'est engagée à porter la part des renouvelables à 23 % de la consommation finale d'ici à 2020, et 32 % en 2030.

8 mars 2016

AFRIQUE : Fête de la femme

Sankara, Président des femmes. 1er épisode
 
Sankara, Président des femmes. 1er épisode
 
Image d'archive de Thomas Sankara. William F. Campbell/Time & Life Pictures/Getty Images

Un documentaire réalisé au Burkina Faso quelques jours avant le début de la crise et la fermeture des frontières.

Nous sommes au début des années 80. Un jeune capitaine idéaliste et pressé prend le pouvoir de force en Haute-Volta, qu’il rebaptise Burkina Faso. Le pays des hommes intègres est alors en pleine crise de la dette. Les plans d’ajustements structurels accroissent la dépendance alimentaire et la pauvreté.

Fougueux et terriblement lucide, Sankara s’inscrit dans l’héritage panafricain de N’Nkrumah. Il est également inspiré par la guerre d’indépendance des Vietnamiens ou le combat de Che Guevara en Amérique latine.

Thomas Sankara annonce une société nouvelle, débarrassée de l’injustice sociale et de la domination impérialiste.
Et pour le jeune révolutionnaire, la libération de l’homme passe obligatoirement par la libération de la femme.
Retour à Koupéla avec Germaine Pitroipa, ancienne haut-commissaire du Kouritenga.

21 janvier 2016

FRANCE: Le Front national poursuivi pour discrimination par la fédération nationale des maisons des potes se Samuel THOMAS

Carole Sterlé et Valérie Hacot | 21 Janv. 2016, 

INFO LE PARISIEN
Le parquet de Nanterre qui vient d’ouvrir une information judiciaire pour discrimination visant le parti de Marine Le Pen.Le parquet de Nanterre qui vient d’ouvrir une information judiciaire pour discrimination visant le parti de Marine Le Pen. LP/Olivier Corsan

La justice rattrape à nouveau le Front national. Cette fois-ci, c’est le parquet de Nanterre qui vient d’ouvrir une information judiciaire pour discrimination visant le parti de Marine Le Pen.

A l’origine de cette action, une plainte déposée en mai 2014 par la Maison des Potes contre les recommandations d’un guide à destination des élus FN.

«Il leur est demandé de mettre en place la préférence nationale dans les logements sociaux. En clair de les réserver aux Français, ce qui est illégal », explique Samuel Thomas, le président de la Fédération de la Maison des potes. «C’est un procès sur le positionnement politique du FN. Nous allons nous servir de cette opportunité pour parler de la priorité nationale devant les tribunaux», rétorque l’avocat du Front, Wallerand de Saint Just.

rentrée

18 janvier 2016

RDC : Le 17 janvier 1961, Patrice Lumumba est assassiné !

17 janvier 2016CongoÉtats-UnisBelgiqueDocumentairesEmissions TVHérosInjustice,HistoirePeopleONU - UN

Patrice-Lumumba-prisonnier

« Ce jour là, le 17 janvier 1961, Patrice Lumumba est assassiné »

Émission TV  « Ce Jour-Là « 

RTBF – Belgique

Bernard Balteau, Michel Mees

Qui a tué Patrice Lumumba ? Cette question  hante la Belgique depuis janvier 1961. C’était il y a 50 ans. Pendant toutes ces années, des livres ont été écrits, des films réalisés. Et il y a dix ans, une commission d’enquête parlementaire belge établissait « la responsabilité morale » de la Belgique dans cet assassinat politique. La « commission Lumumba », qui avait les pouvoirs d’investigation d’un juge d’instruction, a examiné quantité d’archives et de documents d’époque, entendu de nombreux témoignages… Elle a permis d’y voir plus clair dans la mécanique infernale qui a conduit à l’ « élimination définitive » du leader congolais . Ce travail considérable, il faut le rappeler, n’avait jamais été entrepris auparavant par une ex-puissance coloniale. Il fut certes bien utile, mais ses conclusions ont laissé tous ceux qui s’interrogent sur leur faim, à commencer par les experts de la Commission eux-mêmes. De larges zones d’ombre et de malaise subsistent en effet dans cette histoire. Une histoire fort peu glorieuse pour la Belgique, les Etats-Unis, mais aussi pour les Nations-Unies et le Congo. > Lire la suite

>> Cliquer sur l’image pour lire la Vidéo


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3 janvier 2016

AFRIQUE: Jacqueline Ki-Zerbo:

Diffusion : samedi 26 décembre 2015
Jacqueline Ki-Zerbo: Eduquer
 
Jacqueline Ki-Zerbo.DR

Premier volet du portrait de Jacqueline Ki-Zerbo (1933-2015).

http://www.rfi.fr/emission/20151226-burkina-zerbo-educatrice-femmes

Jacqueline Ki-Zerbo témoigne de son œuvre d’éducatrice puisqu’elle a formé l’élite féminine de la Haute-Volta indépendante.

Vous allez l’entendre, Jacqueline Ki-Zerbo est une pionnière. Elle appartient à la première génération de femmes lettrées africaines formées à l’école de Rufisque au Sénégal, puis a étudié l’anglais à La Sorbonne à Paris. Après avoir répondu à l’appel de Sékou Touré pour diriger le cours normal de Conakry en 1958, elle poursuit son action à Ouagadougou de 1961 à 1974, où elle est la première Africaine à diriger le cours normal de jeunes filles.

Jacqueline Ki-Zerbo a fait de l’éducation des filles, l’éducation d’une nation.

Une émission enregistrée à Ouagadougou, et réalisée par Cécile Pompeani avec la complicité de Françoise et Lazare Ki-Zerbo, quelques semaines avant la disparition deJacqueline Ki-Zerbo.

Tous nos remerciements aux « filles de Madame Ki »
 :
Adèle Congo-Kaboré, Aminata Ouédraogo, Antaille Savadogo, Alima Traoré.
Et à Anatole Nyaméogo, ancien élève du Lycée Philippe Zenda Kaboret.

20 décembre 2015

SCIENCE: Le paradoxe des univers parallèles et machine à explorer le temps

« Il y’a des moyens de changer le rythme de nos propres horloges, par rapport à celle de quelqu’un d’autre… »

L’incertitude sur la probabilité du voyage dans le temps se fonde sur les paradoxes qu’il peut engendrer.

Exemple : je remonte dans le passé pour aller voir mon grand père quand il était enfant. Pour une raison X, je décide de le tuer, en toute vraisemblance il ne pourra donc pas donner naissance à mon père. Conclusion, je ne peux pas être né …Alors, qui est la personne, qui est retournée dans le passé pour tuer mon grand père ? Car cet événement qui n’a pu arriver est pourtant bien arrivé ? C’est ce qu’on appel un paradoxe. En imaginant le cas contraire, selon lequel j’ai effectivement tué mon grand père ; Prenant en considération mon seul libre arbitre, sans qu’il n’y ait de prédestination à la base du nouvel événement que je viens de créer.

La théorie des univers parallèles prend donc toute sa valeur. Partant du principe qu’il est impossible de remonter le temps et de modifier le passé qui s’est déjà déroulé. L’événement que j’ai nouvellement crée devient une autre réalité dans laquelle je n’ai pas de place.

On peut penser aussi, qu’ un voyageur du temps ayant de noirs desseins, décide de modifier le cours de la deuxième guerre mondiale en révélant aux allemands, preuves à l’appui, le plan d’action des alliers qui doit libérer, la France de son envahisseur. Et  bien dans un moment comme dans celui la on espère que le libre arbitre n’existe pas et que tout est prédestiné (Eddington). Car on imagine aisément les conséquences  dramatiques et les répercutions que cela pourrait engendrer, si on faisait  parti de cette réalité qui serait notre présent.

Selon le professeur MALLET « le libre arbitre est essentiel à notre conception de nous même, en tant qu’êtres humains. Mais il se trouve que le libre arbitre n’est pas incompatible avec les voyages dans le temps ».

Le physicien et écrivain, David DEUTSCH, de l’université d’oxford, pense que la théorie des univers parallèles, considère que, en plus de l’univers que nous voyons et qui nous entoure, il existe nombre d’autres univers semblables au notre, et ne différant que par la simple position d’un atome. D’autres seraient très différents.

L’idée  des  univers  parallèles est originaire de l’étude des particules sub-atomiques.

Car, selon DEUTSCH, « une particule sub-atomique peut se transformer en une autre ou en deux autres, plusieurs particules peuvent fusionner pour n’en devenir qu’une seule. Parfois une particule sub-atomique en déplacement change de direction sans raison observable. L’univers que nous voyons n’est qu’une partie de la réalité physique. Il existe des univers parallèles et chaque particule de notre univers, possède un homologue dans les univers parallèles, et dans certaines conditions ces homologues affectent les particules que nous voyons.

Les univers interagissent en permanence les uns avec les autres. En supposant avec beaucoup d’imagination, que le voyage dans le temps soit réalisable. On aurait besoin de la Mécanique Quantique pour comprendre ce qui se passerait si on remontait  dans le passé. En effet, l’explication est : que le voyageur du temps se retrouverait dans le passé d’un autre univers, c’est pourquoi, il n’y a aucune contradiction avec le libre arbitre. Toujours selon DEUTSCH − l’univers dans lequel le voyageur arrive, le laisse libre de faire ce qui lui plait, car rien de ce qu’il fera n’affectera l’univers dont il vient ».

Le professeur MALLET, pense que  « les paradoxes dont on parle, ne pourront être résolus qu’une fois construite la première machine. Ce n’est qu’a ce moment là que l’on sera en mesure de découvrir expérimentalement, si le libre arbitre entre en jeu, ou s’il existe des univers parallèles, ou si l’univers est  pré déterminé ».

La machine du professeur MALLET, utilisera de puissants anneaux de lumières laser, autour desquels se formeront des boucles du temps, celui-ci explique, « avec un rayon lumineux circulaire on crée une région  en rotation dans l’espace, comme si on remuait une tasse de café. Et comme dans la théorie d’EINSTEIN, l’espace et le temps sont liés. En plus de courber l’espace on provoque une courbure du temps. Comme une ligne qui va du passé au présent et au futur, si je peux fermer cette ligne en forme de boucle. Je peux aller du passé au présent et au futur, mais je peux aussi aller, du futur au passé…

Il est impossible de remonter le temps en  dépassant la vitesse lumière, car les lois fondamentales de la physique ne nous permettent pas d’atteindre une vitesse aussi vertigineuse. Tenant compte, entre autres du problème de la théorie gravitation quantique selon laquelle : la matière, l’espace et le temps sont incertains.

Nous ne supporterions pas la force gravitationnelle et l’énergie générée  par cette tentative  ferait qu’on soit calciné avant de dire ouf !

Mais cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas un autre moyen de dépasser la vitesse lumière pour remonter dans le temps, sans violer les lois de la physique. Pour ce faire on aurait besoin d’un trou noir en rotation,  car il tourne sur lui-même, comme un vortex. Son effet est très intéressant sur l’espace et le temps qui l’entoure, il les entraîne avec lui, ce qui signifie qu’il est possible de contourner la règle selon laquelle, on ne peut pas dépasser la vitesse lumière. On peut aller vers le trou noir, entrer dans la zone ou l’espace et le temps sont entraînés dans son mouvement et tourner un moment puis en ressortir un instant antérieur à celui ou on y est rentré. Ce phénomène fut baptisé « Entraînement du Différentiel », qui est une des théories la moins connue d’Albert EINSTEIN.

A l’intérieur de cette région en rotation, vous pouvez approcher de la vitesse lumière. Mais pour un observateur extérieur, vous avez l’air de vous déplacer plus vite que la lumière. A ses yeux vous avez tout simplement disparu, et comme nous l’avons dit plus haut l’exploration d’un tel environnement appartient à un futur très lointain.

Le professeur MALLET s’est rendu compte, qu’il se cachait dans la théorie d’EINSTEIN, une meilleure  façon de courber l’espace,  la lumière elle-même, voici ce qu’il explique :

« il s’avère que la lumière est bien plus efficace pour courber l’espace et le temps. Mon idée est d’utiliser un faisceau de lumière pour courber l’espace et  faire une boucle du temps. La principale difficulté technique est d’avoir suffisamment de puissance laser pour provoquer cette courbure de l’espace et du temps. Nous envisageons plusieurs possibilités pour surmonter le problème.

Si aujourd’hui, je mets en route  la machine à voyager dans le temps, je m’attends à voir surgir des particules de nulle part, même si je n’ai rien mis dans celle-ci. Ce seront des particules provenant d’expériences que j’effectuerais la semaine prochaine ou dans un an.

Si je la laisse allumée pendant cent ans dans le futur, je pourrais revenir de cent ans dans le futur, mais je ne pourrai pas atteindre une époque antérieure au moment où je l’ai mise en service ».

Vaincrons-nous un jour le temps et ses anamorphoses ? 

Selon certains physiciens, « le fait qu’une particule voyage plus vite que la lumière, tourne sans fin en boucle fermée dans le temps et l’espace. »

Leur mise en évidence de ce phénomène ne repose sur aucune observation réaliste dans le temps. Les accélérateurs de particules et autres Synchrotrons ne sont pas capables d’observer cela à la demande du chercheur et pour cause, il n’y a pas de modèles théoriques. Pas plus  qu’on ne peut définir le temps d’une boucle fermée car le temps de le particule est toujours différent du notre, et cela reste au niveau corpusculaire comme pour les autres systèmes de coordonnées, le calcul de Redshift par exemple ne prend pas en compte l’épuisement de la vitesse lumière, qui d’après Fred HOYLE joue sur le décalage dans le rouge et l’estimation de l’âge de l’univers. Et suivant cette logique beaucoup de choses  sont donc à revoir.

A défaut dans l’immédiat, de pouvoir imaginer « le voyage dans le temps ».
On sait par contre qu’il n’existe plus à l’intérieur d’un trou noir :

Un trou noir est associé à un pulsar qui lui-même est la résultante de l’effondrement d’une étoile. La vitesse de rotation d’un pulsar est très rapide et provoquerait le facteur déterminant à la formation du trou noir, devenant ainsi une singularité. Un organisme quel qu’il soit se trouvant à l’intérieur de celui-ci, serait étiré comme un spaghetti, et il reste à savoir quel serait sa destination ?

Cela reste à étudier et très minces sont les chances, car l’observation reste délicate, premièrement : il faut prendre la distance en ligne de compte et deuxièmement : si il s’échappe de la lumière du vortex que génère le trou noir, il n’est pas démontré qu’elle soit ascendante à celui-ci, où capturée lors de son franchissement en approche.

L’unique alternative sera d’explorer cet environnement, ce qui pour l’instant appartient à un futur très lointain. Car personne ne peu dire qu’un trou noir restitue de la matière où de la lumière de façon continue, bien que la formule de l’aire  mesurant l’entropie (la dégradation de l’énergie d’un système), ou le nombre d’états internes d’un trou noir suggère que les informations afférentes à ce qui tombe à l’intérieur de celui-ci, peuvent être stockées comme sur un disque et rejouées quand le trou noir s’évapore…

Stephen Hawking dit que : « Le voyage dans le temps est possible dans une région de l’espace-temps ou existent des boucles temporelles, c'est-à-dire des trajectoires qui se déplacent à une vitesse inférieure à celles de la lumière tout en revenant vers le lieu et le temps d’où elles sont parties consécutivement au gauchissement de l’espace-temps… »

 

 

Guy Tarade et Christophe Villa-Mélé©



En savoir plus : http://les-archives-du-savoir-perdu.webnode.fr/news/le-paradoxe-des-univers-parall%C3%A8les-et-machine-%C3%A0-explorer-le-temps/

26 juillet 2016

AFRIQUE LIBYE: Hillary Clinton declareque «La guerre contre la Libye visait à empêcher la souveraineté économique de l’Afrique!»

Par Admin -

REUTERS/Gary Cameron/Files (UNITED STATES - Tags: POLITICS CIVIL UNREST)

Les critiques ont longtemps mis en doute les raisons de l’intervention impérialiste meurtrière en Libye.

Les courriers électroniques récemment publiés d’Hillary Clinton confirment que c’était moins pour protéger les gens d’un dictateur que pour des raisons économiques et financières, pour le secteur bancaire, le pétrole et surtout pour empêcher la souveraineté économique africaine.

Un des e-mail d’Hillary Clinton, datant du 2 avril 2011, révèle que

« Le gouvernement de Kadhafi détient 143 tonnes d’or et une quantité semblable d’argent…. Cet or a été accumulé avant la rébellion actuelle et était destiné à être utilisé pour établir une monnaie panafricaine basée sur le dinar or libyen. Ce plan a été conçu pour proposer aux pays d’Afrique francophone une alternative au Franc CFA. »

Des officiers du renseignement français ont découvert ce plan peu de temps après que la rébellion ait débuté et ceci a été l’un des facteurs qui a influencé la décision de Nicolas Sarkozy d’engager la France dans une attaque contre la Libye…

15 juin 2016

AFRIQUE: Gérard Soete: « J’ai découpé Lumumba

«J’ai découpé et dissous dans l’acide le corps de Lumumba . En pleine nuit africaine, nous avons commencé par nous saouler pour avoir du courage. On a écarté les corps. Le plus dur fut de les découper en morceaux, à la tronçonneuse, avant d’y verser de l’acide. Il n’en restait presque plus rien, seules quelques dents. Et l’odeur ! Je me suis lavé trois fois et je me sentais toujours sale comme un barbare». Ces mots sont ceux du Gérard Soete, prononcés le 15 mai 2002, quarante ans après la disparition du leader congolais Patrice Lumumba.

Gérard Soete, le belge qui a coupé le corps de Lumumba eb 34 morceaux à la troçonneuse. le 0034, c’est le code international de la Belgique

BRUGES (Belgique), 15 mai 2002 (AFP) – Près de quarante ans après l’assassinat de Patrice Lumumba, le Belge Gérard Soete vient enfin de se défaire d’un lourd secret : une nuit de janvier 1961, dans une puanteur d’acide sulfurique et de cadavres écartelés, il fit disparaître le corps du martyr congolais.

« Est-ce que la législation me le permettait ? », se demande-t-il aujourd’hui, à 80 ans et en bonne santé, dans son pavillon d’un faubourg résidentiel de Bruges (nord-ouest) où l’AFP l’a rencontré. « Pour sauver des milliers de personnes et maintenir le calme dans une situation explosive, je pense que nous avons bien fait », ajoute-t-il, en dépit de « la crise morale » qu’il doit avoir traversée après cette nuit « atroce ».

Le 17 janvier1961, sept mois après l’accession du Congo à l’indépendance, Patrice Lumumba, le premier chef de gouvernement du pays, était assassiné près d’Elisabethville (actuellement Lubumbashi, sud), capitale de la province alors sécessionniste du Katanga. Criblé de balles, son corps n’a jamais été retrouvé, pas plus que ceux de deux proches tués avec lui, Joseph Okito et Maurice Mpolo.

Selon l’auteur, le but de l’élimination était, en pleine guerre froide, de maintenir le Congo dans la sphère d’influence occidentale. La thèse a connu un tel écho qu’une commission d’enquête parlementaire belge, chargée d’éclaircir « l’implication éventuelle des responsables politiques belges » dans l’assassinat, a entamé ses travaux le 2 mai. Une commission qui auditionnera Gérard Soete, commissaire de police chargé à l’époque de mettre en place une « police nationale katangaise ».

Le Brugeois dut d’abord transporter les trois corps à 220 kilomètres du lieu d’exécution, pour les enfouir derrière une termitière, en pleine savane boisée. De retour à Elisabethville, il reçut cependant « l’ordre » du ministre de l’intérieur Katangais Godefroi Munongo de faire littéralement disparaître les cadavres. La popularité de Lumumba était telle que son cadavre restait en effet gênant. Le « pèlerinage » sur sa tombe pouvait raviver la lutte de ses partisans.

« Petit Gérard Soete de Bruges, je devais me débrouiller tout seul avec trois corps internationalement connus », résume-t-il aujourd’hui. « Toutes les autorités belges étaient sur place, et elles ne m’ont pas dit de ne rien faire », ajoute-t-il, avec un fort accent flamand. Accompagné d’ »un autre blanc » et de quelques congolais, épuisés « d’une scie à métaux, de deux grandes dames-jeannes et d’un fut d’acide sulfurique », il leur fallut toute la nuit, du 22 au 23 janvier, pour accomplir leur besogne.

« En pleine nuit africaine, nous avons commencé par nous saouler pour avoir du courage. On a écarté les corps. Le plus dur fut de les découper avant de verser l’acide », explique l’octogénaire. « Il n’en restait presque plus rien, seules quelques dents. Et l’odeur ! Je me suis lavé trois fois et je me sentais toujours sale comme un barbare », ajouté-t-il. De retour en Belgique après 1973, Gérard Soete qui conserve toujours un doigt, une dent (empaillés) et l’Alliance de P. Lumumba, contera cette terrible nuit dans un roman, « pour (se) soulager », mais sans livrer son nom.

Emmanuel Delouloy / negronews.fr

13 octobre 2015

MAURITANIE : « NOS ANCÊTRES LES NOMADES », VISITE GUIDÉE DU MUSÉE NATIONAL

En très gros, l’homme est arrivé en Mauritanie il y a un million d’années, pour y devenir sapiens. Pour le savoir, il faut dénicher le Musée national que recommandent « Le Guide du routard », « Le Petit Futé » et « Lonely Planet ».ÀNouakchott, aucun chauffeur de taxi ne semble connaître ce haut lieu de culture. Heureusement, Google Maps permet de pallier cette ignorance et d’arriver au pied d’un bâtiment massif construit par les Chinois et abritant aussi la Bibliothèque nationale, le Centre de conservation des manuscrits et l’Institut de recherche scientifique.

Le gardien ouvre la première salle du rez-de-chaussée à l’unique visiteur de l’après-midi que je suis. Il n’y a plus qu’à passer en revue, de vitrines en panneaux, les différents âges de l’humanité, au temps où le Sahara fleurissait pour le bonheur des hommes.

Un peu comme les historiens français ont mythifié « nos ancêtres les Gaulois », les conservateurs mauritaniens mettent en scène « nos pères les nomades »

C’est chiche, très académique, mais parlant : moustérien, atérien, épipaléolithique et néolithique livrent leurs « galets aménagés », leurs bifaces qui permettaient de tuer et de dépecer le gibier, puis les poteries trouvées dans les tombes, les œufs d’autruche, les parures et les gravures rupestres. L’élevage et l’agriculture arrivent plus tardivement que dans le reste de l’Afrique du Nord. Il y a sept mille ans ? Cinq mille ans ?… C’est à peu près le moment où l’océan s’est élevé de 100 mètres en dix mille ans, noyant sous ses eaux le site de l’actuelle Nouakchott, avant de se retirer.

Les muséologues ont ensuite choisi d’abréger la descente des millénaires. On saute d’un coup de la culture de Tichitt, entre 4000 et 2000 avant J.-C., à celle de l’Awdaghost (Tegdaoust), environ huit cents ans de notre ère, puis à l’empire de Ghana (Koumbi Saleh), vers l’an 1000. Les vues de Chinguetti, Ouadane, Rachid, Ksar el-Barka exhibent leurs belles architectures, et les vitrines, leurs poteries et leurs monnaies (plumes d’autruche, fibres de cuivre, sel gemme, cauris). Plus loin, tout devient quelque peu bric-à-brac : ouvrages religieux, balles de mousquets et, pour finir, une cotte de mailles almoravide.

Nos pères les nomades

À propos d’Almoravides, citons le commentaire affiché : « Awdaghost […] semblait subir l’influence du Ghana. Elle en sera libérée en 1054 par les Almoravides. » Awdaghost « libérée » ? Cet anachronisme ne saurait mieux illustrer le parti pris de camper, au propre comme au figuré, les Maures au centre de l’Histoire. Un peu comme les historiens français ont mythifié « nos ancêtres les Gaulois », les conservateurs mauritaniens mettent en scène « nos pères les nomades ». Arabes ? Berbères ? En tout cas pas vraiment négro-africains.

L’exposition du premier étage le confirme. Elle mériterait des explications moins sommaires mais présente joliment les bagages de la tribu et les palanquins des femmes que l’on perchait sur les dromadaires. Il y a les bijoux et la pharmacopée, les outils des forgerons et des tisserands, les ustensiles pour dénoyauter les dattes, les outres pour conserver l’eau si précieuse.

Un modèle réduit de tente bédouine est prêt à accueillir l’hôte de cette autarcie rêvée. Là encore, la visite se termine en capharnaüm, avec une peau de crocodile venue d’on ne sait où, des calebasses et quelques pétoires. L’aménagement intérieur d’une maison de poupée fabriquée à Oualata gagnerait pourtant à être expliqué pour faire comprendre au béotien comment vivaient les nomades qui ont quitté leurs « semelles de vent » et sont devenus sédentaires.

La nostalgie et le mythe qui ont présidé à cette muséographie nuisent à la compréhension de la mosaïque millénaire qu’est la très, très jeune Mauritanie. Dommage.

Musée national, rue Mohamed-el-Habib, à deux blocs de l’immeuble de la BMCI, au sud de la nationale 2. Entrée : 2 500 ouguiyas (7 euros).

par Alain FaujasAlain Faujas est spécialisé en macro-économie (mondiale et tous pays) ainsi qu’en politique intérieure française.

 

Source : jeuneafrique.com

16 juillet 2015

SOLIDARITÉ MIGRANTS A PARIS: 222 personnalités de la culture se mobilisent

Des migrants dans les jardins d'Éole à Paris, le 13 juin 2015.

Il y a là Juliette Binoche, Omar Sy, Virginie Despentes, Arnaud Desplechin, Pascal Légitimus, Robert Guédiguian, le groupe IAM, Elli Medeiros, Jean-Baptiste Mondino ou Charlotte de Turckheim... En tous, 222 personnalités du monde de la culture, qui se disent « profondément choqués » par la situation des centaines de migrants à Paris. Voici la lettre qu'ils adressent à la maire de Paris, Anne Hidalgo.


Chère Madame,

Nous, personnalités du monde de la culture attachées à l'idéal d'accueil incarné par la France et la ville de Paris, nous adressons à vous afin que vous interveniez au plus vite pour résoudre la situation des 600 réfugié-e-s qui survivent dans les rues de Paris grâce à l'aide de quelques citoyens, bénévoles et riverains réunis en un comité de soutien.

Nous sommes profondément choquées par ce traitement indigne des valeurs de notre République, qui bafoue la Convention de Genève sur le droit d'asile et les articles 13 et 14 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948.

Nous demandons donc la création urgente d'un lieu d'accueil collectif des réfugié-e-s qu'ils et elles pourraient cogérer avec les bénévoles qui les soutiennent. Cette "Maison des Migrants" pourrait être le chaînon manquant entre l'arrivée en France et le placement en CADA (Centres d'Accueil des Demandeurs d'Asile) accompagnant le traitement de la demande d'asile. Elle permettrait aux arrivants ayant fui la guerre, les persécutions ou les catastrophes climatiques, d'être hébergés dans des conditions humaines le temps d'accomplir toutes leurs démarches administratives et sanitaires. Une fois accueillis dignement, ils pourraient après une halte salvatrice, choisir de rester en France ou de partir vers un autre pays de l'Union Européenne. Cette requête s'inscrit, du reste, dans la lignée de votre déclaration publique du 9 juin dernier. Il est urgent, avez-vous dit, de disposer d'un "lieu" ou "centre" d'accueil qui permettrait aux réfugié- e-s de "de se poser, de réfléchir, de faire ce travail avec les associations". Un mois plus tard, des centaines d'entre eux, exténués et psychologiquement affaiblis par des mois de fuite forcée pour trouver refuge en Europe, dorment encore sur les trottoirs de notre capitale.

Ceux qui campaient depuis des mois sous le métro aérien à La Chapelle ont été dispersés dans une extrême violence par les forces de l'ordre pour finalement "trouver refuge" à la Halle Pajol puis au jardin d'Eole dans le 18ème arrondissement ; ils ont été évacués de ce jardin le 19 juin dernier (triste ironie n'est-ce pas que d'être contraint au déplacement forcé ici aussi). Depuis, plus d'une centaine de demandeurs d'asile s'est rassemblée à nouveau à la Halle Pajol, une soixantaine au square Jessaint et d'autres encore, dans les rues adjacentes du quartier de La Chapelle. Aux laissés-pour-compte des offres d'hébergement temporaire proposées par l'OFPRA lors de l'évacuation du campement d'Eole, s'adjoignent chaque jour de nouveaux arrivants. La gestion ad hoc que mène l'Etat français de ce drame humanitaire montre bien ici toute sa limite. Sur le quai d'Austerlitz, sous la Cité de la Mode et du Design, 150 à 200 réfugiés vivent eux aussi dans un campement inique. Nous avons appris qu'un démantèlement y était programmé dès la semaine prochaine. Qu'adviendra-t-il de toutes ces personnes ? Enfin, une centaine d'autres candidats à l'asile se s'est regroupée entre la Gare de Lyon et la Porte de la Villette.

La situation sanitaire et sécuritaire de tous ces réfugiés se dégrade de jour en jour, quand ce ne sont pas des groupuscules d'extrême droite qui viennent les terroriser (comme ce fut le cas au campement d'Austerlitz à trois reprises). Une femme enceinte ayant quitté un centre de rétention pour accoucher à Lariboisière, a du retourner à la rue avec son nourrisson de deux jours. Un jeune homme éthiopien a été éventré au tesson de bouteille : sauvé par une opération, il est actuellement dans un hospice catholique, faute de prise en charge par le Samu social ; un soudanais d'une quarantaine d'années atteint d'Alzheimer et d'une grave crise de paludisme a rencontré les plus grandes difficultés pour se faire admettre à l'hôpital Saint-Louis ; une femme âgée, soudanaise elle aussi, n'a pu être sortie de la rue avec ses deux filles et ses deux petits-fils que grâce à la mobilisation des soutiens ; enfin, un jeune homme a été admis à Bichat avec une tuberculose. A ces tragiques incidents, s’ajoutent d'autres cas de tuberculose, de gale, et de variole, maladies liées aux conditions de vie dans la rue. Médecins du Monde vient à la Halle Pajol environ un jour sur trois et oriente les malades vers des lieux de soins, relayés par des soutiens qui accompagnent les malades dans leur parcours.

Ces derniers jours, trois femmes dans un état de grossesse avancée ont rejoint ce campement. Des enfants venus en famille, âgés de 2 à 12 ans, sont aussi présents. Prioritaires pour un hébergement, tous ne sont pourtant pas pris en charge. La situation des mineurs est, en effet, dramatique. Enfants et adolescents isolés, ils sont 80 à être passés par La Chapelle. Une trentaine d’entre eux n’a toujours aucune prise en charge de la Permanence d'accueil et d'orientation des mineurs isolés étrangers (PAOMI) ou de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE). Ils sont hébergés par des Parisiens, ce qui ne saurait constituer une solution souhaitable ou pérenne. Enfin, au Square Jessaint, 70 personnes, principalement originaires d'Érythrée et d'Éthiopie, survivent dans des conditions terrifiantes d'insalubrité (rats, détritus..) et d'insécurité (tentatives multiples de proxénétisme de jeunes femmes, présence de réseaux mafieux).

Nous sommes bouleversés par ces situations inhumaines qui font honte à la tradition humaniste dont se réclame notre gouvernement.

Au plan juridique et administratif, 170 rendez-vous à France Terre d'Asile ont été pris depuis la mi-juin pour effectuer les demandes de domiciliation ; domiciliation qui constitue un préalable à toute instruction d'un dossier de demande d'asile. Hélas, les délais sont très longs, et ils ne constituent que la première étape du parcours du combattant du demandeur d'asile. Certains réfugiés sont plus avancés dans leurs démarches à la préfecture, mais d'autres arrivent encore chaque jour, d'Italie notamment.

Nous venons d'apprendre que des associations viendraient bientôt apporter leur assistance sur les campements. Mais la première question à se poser est : la place de ces personnes est-elle dans la rue ? Allons nous, à l'instar des pays défavorisés, accepter des camps de réfugiés en plein Paris ? Les XVIIIème, XIIème, XIIIème et XIXème arrondissements ont-ils vocation à devenir des mini-Darfour ?

Très sincèrement, nous redoutons un drame et nous sommes désemparés face à l'indifférence des pouvoirs publics pour ces personnes très fragiles. Ces hommes, ces femmes et ces enfants, épuisés par un voyage périlleux, ne relèvent pas de la politique d'immigration française mais de la Convention de Genève sur le droit d'asile.

Il nous faut agir vite et de concert.

Aussi, nous vous demandons qu'une délégation constituée de 10 réfugiés et de 10 membres du comité de soutien soit reçue à la Mairie de Paris dans les plus brefs délais.

Nous, artistes et personnalités du monde de la culture, vous lançons cet appel solennel pour le respect de la dignité des réfugiés.

 

Premiers signataires

Emil Abossolo MBo (Écrivain et Comédien), Mireille Abramovici (Cinéaste), Newton I. Aduaka (Cinéaste), Hélène Agofroy (Artiste), Céline Ahond (Artiste), Fleur Albert (Cinéaste), Penny Allen (Cinéaste), Patricia Allio (Auteure, Metteure en scène), Michel Andrieu (Cinéaste), Simon Backès (Cinéaste), Fayçal Baghriche (Artiste), Santiago Amigorena (Écrivain et Cinéaste), Antoine Barraud (Cinéaste), Éléa Baux (Artiste), Stéphane Bérard (Artiste), Emmanuelle Bercot (Comédienne, Cinéaste), Pascal Beausse (Commissaire d’expositions), Sylvain Blocher (Artiste), Juliette Binoche (Comédienne), Caroline Blache (Photographe), Jean-Marie Blanchet (Artiste), Sylvie Blocher (Artiste), Jean-Denis Bonan (Cinéaste), Julie Bonan (Cinéaste), Isabelle Boni - Claverie (Réalisatrice et Scénariste), Nicolas Boone (Artiste), Oscarine Bosquet (Poète), Charles-Antoine Bosson (Cinéaste), Rada Boukova (Artiste), Peter Briggs (Artiste), Francois Caillat (Cinéaste), Laurent Cantet (Cinéaste - Palme d'or), Raymonde Carrasco (Cinéaste), Boris Charmatz (Danseur et Chorégraphe), Serge Chauvin (Critique), Marc Cholodenko (Scénariste), Christophe Cognet Michèle Collery (Cinéaste), Pascal Convert (Artiste), Manon Coubia (Cinéaste), Cati Couteau (Producteur), Valérie Da Costa (Historienne de l'Art), Sylvaine Dampierre (Cinéaste), François Deck (Artiste), Fabianni Deschamps (Cinéaste), Georges Didi-Huberman (Écrivain, philosophe), Yann Diener (Écrivain), Mati Diop (Cinéaste), Javad Djavahery (Cinéaste), Noel Dolla (Artiste), Natalia Dontcheva (Comédienne), Ariane Doublet (Cinéaste), Karim Dridi (Cinéaste), Jean-Michel Durafour (Auteur), Annie Ernaux (Écrivain), Sepideh Farsi (Cinéaste), Philippe Faucon (Cinéaste), Mohammed Fellag (Comédien), Susanna Fritscher (Artiste), Dyana Gaye (Cinéaste), Sylvain Georges (Cinéaste), Stéphane Gérard (Cinéaste), Khaled Ghorbal (Cinéaste), Elise Girard (Cinéaste), Charline Grand (Comédienne), Pierre Gras (Critique), Olivier Hadouchi (Critique), Yannick Haenel (Écrivain - Prix Goncourt des lycéens), Clarisse Hahn (Artiste, Cinéaste), Hou Hanru (Commissaire d'expositions), Régis Hébraud (Cinéaste), Antoine Housson (Cinéaste), Joël Hubaut (Artiste), I AM (Musiciens), Aliocha Imhoff (Commissaire d'expositions), Bidhan Jacobs (Critique), Danielle Jaeggi (Cinéaste), Tiken Jah Fakoly (Chanteur), Evelyne Jouanno (Commissaire d'expositions), Katia Kameli (Artiste), Leslie Kaplan (Écrivain), Naruna Kaplan de Macedo Reda Kateb (Comédien), Aïda Kazarian (Artiste), Liya Kebede (Actrice), Jacques Kebadian (Cinéaste), Mama Keïta (Cinéaste), Cédric Klapisch (Cinéaste), Fred Kleinberg (Peintre), Héléna Klotz (Cinéaste), Julia Kowalski (Cinéaste), Jacinto Lageira (Critique d'art), Christine Lapostolle (Professeur aux Beaux-Arts et Écrivain), Florence Lazar (Artiste), Elisabeth Lebovici (Critique d'art), Pascal Légitimus (Comédien), Pierre Leguillon (Artiste), Francine Lemaître (Monteuse), Serge Le Péron (Cinéaste), Maud Le Pladec (Chorégraphe), Arrigo Lessana (Écrivain), Christine Letailleur (Metteure en Scène), Marceline Loridan - Ivens (Écrivain et Cinéaste), Luigi Magri (Cinéaste), Alain Mabanckou (Écrivain), Pierre Mabille (Artiste), Haroun Mahamat-Saleh (Cinéaste), Éric Mangion (Directeur de la Villa Arson), Isabelle Marinone (Chercheur), Valérie Massadian (Cinéaste), Elli Medeiros (Chanteuse), Arnaud Meunier (Metteur en scène), Hélène Milano (Cinéaste, Comédienne), Valérie Minetto (Cinéaste), Ariane Mnouchkine (Metteure en Scène), Jean-Baptiste Mondino (Photographe), Mathilde Monnier (Chorégraphe - Directrice du Centre National de la Danse), Laurent Mueller (Galeriste), Olivier Nakache (Cinéaste), Selim Nassib (Écrivain), Marylène Negro (Artiste), Stanislas Nordey (Metteur en Scène), Olivier Nottellet (Peintre), Jean-Christophe Nourrisson (Artiste), Valérie Osouf (Cinéaste), Rithy Pahn (Cinéaste), Raoul Peck (Cinéaste), Elisabeth Perceval (Cinéaste), Monique Perez (Cinéaste), Valérie Peri (Commissaire d'exposition), -Claude Petit (Compositeur), Nicolas Philibert (Cinéaste), Dayru Pierrot (Éditeur), Flavie Pinatel (Artiste), Bruno Podalydes (Cinéaste), Joël Pommerat (Metteur en scène), Oana Pop (Artiste), Pierre Pradinas (Metteur en scène), Naomi Press (Artiste), Oxmo Puccino (Chanteur), Katell Quillévéré (Cinéaste), Nathalie Quintane (Écrivain), Évelyne Ragot (Cinéaste), Stéphane Ragot (Cinéaste), Jacques Rancière (Philosophe), Sandrine Ray (Cinéaste), Michele Ray Gavras (Productrice), Jane Roger (Distributrice de films), Bruno Roland (Cinéaste), Bruno Rousselot (Peintre), Anna Roussillon (Cinéaste), Gwen Rouvillois (Artiste), Bernhard Rüdiger (Artiste), Christophe Ruggia (Cinéaste), Céline Sallette (Comédienne), Pierre Salvadori (Cinéaste), Martine Schildge (Artiste), Gregory Sholette (Artiste), Charlotte Silvera (Auteure), Claire Simon (Cinéaste), Abderrahmane Sissako (Cinéaste), Eric Stephany (Artiste), - Charry (Artiste), - Meichler (Cinéaste), - Prix Goncourt), Brigitte Sy (Cinéaste), Leïla Sy (Réalisatrice), Omar Sy (Comédien), Joao Tabarra (Cinéaste), Philippe Tancelin (Poète), Bertrand Tavernier (Cinéaste), Natacha Thiéry (Professeur de cinéma), Antoine Thirion (Cinéaste), Mona Thomas (Écrivain, critique d'art), Éric Toledano (Cinéaste), Eliane de la Tour (Cinéaste), Tristan Trémeau (Critique d'Art), Jean-Louis Trintignant (Comédien), Morgane Tschiember (Artiste), Charlotte de Turckheim (Comédienne), France Valliccioni (Artiste), Cécile Vargaftig (Cinéaste), Thierry Verbeke (Artiste), Frédéric Videau (Cinéaste), Vanina Vignal (Comédienne), Marina Vlady (Comédienne), Éléonore Weber (Auteure, Metteure en scène),

23 juin 2015

AFRIQUE:L’Afrique au-delà des stéréotypes

18.06.2015, par 

Ethiopie, vie quotidienne classe moyenne
Ethiopie, classe moyenne supérieure. Une famille de la classe moyenne prend un café au Kaldis (copie du Starbuck), à Addis Abeba, Ethiopie.
Non, l'Afrique n'est pas que le continent des famines, des guerres tribales et des épidémies ! Entretien avec l'historien Pierre Boilley, co-organisateur de la 6e Conférence européenne des études africaines, qui se tiendra du 5 au 12 juillet à Paris.

En tant qu'organisateur de la 6e Conférence européenne des études africaine (ECAS(link is external)), vous appelez à « penser l’Afrique autrement ».  En quoi pourrait consister ce changement de perspective ?
Pierre Boilley1 : Il s’agit de sortir des clichés et des stéréotypes sur l’Afrique, et ils sont nombreux. Pour prendre un exemple de lieu commun scientifiquement discrédité mais qui demeure ancré dans l’opinion publique : l’image consacrée d’une Afrique restée coupée du reste du monde et qui ne se serait ouverte qu’à l’occasion de la colonisation. C’est évidemment faux. Il y a eu des liens permanents par la Méditerranée, par l’océan Indien, etc. On a retrouvé par exemple de la porcelaine chinoise en Afrique orientale, qui date au moins du XIe siècle. Et bien sûr, cette image de l’Afrique s’accompagne aussi, et cela a été écrit souvent dans la presse, que l’Afrique n’aurait rien inventé. On a remis en cause l’idée que l’Afrique ait pu inventer de son côté la métallurgie du fer, alors qu’il n’y a aucun doute là-dessus, ça ne tient plus du tout debout.

L’idée que c’est un continent isolé est confortée par un second stéréotype : celui d’imaginer que le Sahara est une barrière infranchissable depuis toujours et qu’elle aurait complètement séparé l’Afrique du Nord de l’Afrique dite noire. Cela est une absurdité. En Afrique subsaharienne, il y a aussi des blancs, et pas forcément des Européens… Par exemple, toute la bande sahélienne est occupée par des populations qui viennent, après une succession de migrations, d’Afrique du Nord, des Berbères, etc. On ne peut donc pas parler d’isolement géographique. En fait, le Sahara est plutôt un espace de jonction entre deux espaces culturellement assez différents qui n’ont pas connu la même histoire mais qui ont toujours échangé, notamment par différents liens trans-sahariens commerciaux, les traites d’esclaves, etc. Et il ne s’agit là que de deux exemples parmi de nombreux autres.

Pièces d'or du royaume d'Aksoum
Pièces d'or antiques retrouvées à Aksoum en Ethiopie. .

 

Un autre mythe tenace est celui entourant la Conférence de Berlin de 1884, où toutes les frontières africaines auraient été tracées. En fait, on n’y a même pas parlé de conquête du continent ! Pourtant, il y a une quasi-unanimité sur ce point dans l’opinion publique…

Comment présenter les « mondes africains » au pluriel ?
P. B : Penser l’Afrique autrement c’est penser l’Afrique de façon non misérabiliste comme on a facilement tendance à le faire… L’afro-pessimisme généralisé est associé à l’idée que l’Afrique est un continent à la dérive, en permanence à feu et à sang. Or nous disons que l’Afrique est immense, et personne ne s’en rend compte. Si on additionne les superficies de l’ensemble des États-Unis, de l’Australie et de l’Europe, on n’atteint pas encore celle de toute l’Afrique ! Et forcément, sur un continent aussi vaste, il y a des endroits où il y a des problèmes, mais il y a aussi des endroits où il n’y en a pas. Il faut donc arrêter de considérer l’Afrique comme le continent des famines, des guerres et du sous-développement généralisé, qui a de gros problèmes à résoudre y compris structurellement, à savoir la corruption. Néanmoins, sans être complètement optimiste ou naïf, on peut y appliquer une lecture plus générale mais moins homogène. C’est pour cela que nos laboratoires s’appellent Les Afriques dans le monde2 ou l’Institut des mondes africains3. Il y a des Afriques différentes qui ont des trajectoires historiques et des cultures différentes et qui n’ont pas forcément les mêmes difficultés. Il faut donc étudier cela avec l’idée que l’Afrique est aussi un continent en devenir. En cela, nous avons été précédés par les économistes qui considèrent que certaines Afriques seront les prochains dragons économiques.

Développement économique au Ghana
Opérateur travaillant dans l'usine d'injection plastique Decorplast, située à Accra au Ghana.

 

Même si l’Ecas n’est pas une conférence d’historiens mais reste très pluridisciplinaire, il s’agit d’affirmer haut et fort un fait qui n’est pas non plus forcément rentré dans les esprits (et le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy en 2007 n’y a pas aidé) : l’Afrique a bel et bien une histoire, et une histoire de très longue durée. Elle peut en remontrer d’ailleurs à d’autres parties du monde sur la durée. Parmi les aspects complètement oubliés, il y a eu, par exemple, au Moyen Âge une faim d’or occidentale. Or il est avéré que l’or qui a été utilisé à cette époque – et que l’on retrouve jusqu’en Asie – venait en grande partie du Royaume du Mali, du Sahel. Ce qui casse à la fois le présupposé d’isolement et celui d’absence d’histoire. Maintenant, cette histoire s’appuie sur une méthodologie élaborée depuis au moins cinquante ans avec des sources qui n’étaient pas forcément écrites. Et il se trouve qu’on découvre de plus en plus de sources écrites ! Encore un des grands clichés qu’on aimerait bien briser.

Pourquoi une grande conférence sur l’Afrique compte aussi peu de participants africains ?
P. B : En premier lieu parce qu’il s’agit des rencontres des chercheurs européens qui travaillent sur les Afriques ! Et il y a peu de chercheurs africains en Europe. Il est important d’affirmer l’existence d’études européennes sur les mondes africains et d’accroître leur visibilité. Car on voit bien en France que les laboratoires qui travaillent sur l’Afrique sont très peu nombreux. La préférence est toujours donnée à l’histoire ou à l’analyse de la France et du monde occidental plutôt qu’à des aires culturelles finalement assez peu représentées. Il existe un grand déséquilibre dans nos représentations du monde… Pour contribuer à changer cet état de fait, nous alternons une année sur deux les rencontres européennes – à Londres, Uppsala, Lisbonne… – avec des rencontres françaises. Cela dit, il n’y a pas d’exclusives, si quelqu’un qui n’est pas européen souhaite intervenir dans ces conférences, il n’y a aucun problème. Mais hélas, en effe,t il n’y a pas beaucoup d’Africains. Il est vrai que de nombreuses universités africaines sont vraiment dans une situation économique très grave, et cela nous pose donc un problème d’ordre financier et technique pour les aider à venir. Il y aura malgré tout des Africains présents, des tables rondes et des ateliers donneront la parole aux collègues africains.

Dans cette Ecas en particulier, on a rajouté un versant culturel (Africa acts) parce qu’on aimerait accroître encore la visibilité de ces études africaines et de l’Afrique en général en montrant par l’aspect culturel aussi qu’il existe tout un art vivant et très contemporain qui vraiment n’est pas dans les têtes. Les gens pensent presque exclusivement en termes de masques ou d’art « traditionnel ». Mais il y a aussi des performers, des gens qui créent de la musique ou de l’art contemporain, il y a toute une vie culturelle extrêmement intense qu’on va essayer de montrer ici aussi, et qui va dans le sens d’une Afrique dynamique.

16 mars 2015

FRANCE: ROBERT MENARD CE BÂTARD OPPORTUNISTE ET RACISTE

Béziers : Ménard débaptise une rue et ravive la nostalgie de l'Algérie française

  • Béziers : Ménard débaptise une rue et ravive la nostalgie de l'Algérie françaiseLa France et l'Algérie sous la même bannière
    ESDOURRUBAILH MICHAEL
  • Béziers : Ménard débaptise une rue et ravive la nostalgie de l'Algérie françaiseDes partisans ont ensuite entonné "Le Chant des Africains", un chant repris pendant la guerre d'Algérie par les Pieds-noirs et les partisans de l'Algérie française.
    PHOTO PIERRE SALIBA
  • Béziers : Ménard débaptise une rue et ravive la nostalgie de l'Algérie françaiseRobert Ménard a débaptisé la rue du 19-Mars-1962 et lui a donné le nom de Commandant Hélie Denoix de Saint Marc, ancien résistant et partisan de l'Algérie française.
    PHOTO PIERRE SALIBA
  • Béziers : Ménard débaptise une rue et ravive la nostalgie de l'Algérie françaiseLe premier magistrat biterrois débaptise la rue du 19-Mars-1962 pour le nom de Commandant Hélie de SaintMarc.
    ESDOURRUBAILH MICHAEL
  • Béziers : Ménard débaptise une rue et ravive la nostalgie de l'Algérie françaiseCollectif d'associations, syndicats et partis politique étaient présents à Béziers, ce samedi, pour dire "non à cette droite réactionnaire, révisionniste, colonialiste et raciste".
    PHOTO PIERRE SALIBA
  • Béziers : Ménard débaptise une rue et ravive la nostalgie de l'Algérie françaiseLa manifestation des opposants à la délibération municipale.
    ESDOURRUBAILH MICHAEL
  • Béziers : Ménard débaptise une rue et ravive la nostalgie de l'Algérie française
    PHOTO PIERRE SALIBA
  • Béziers : Ménard débaptise une rue et ravive la nostalgie de l'Algérie française
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  • Béziers : Ménard débaptise une rue et ravive la nostalgie de l'Algérie françaiseLes opposants à la délibération municipale ont manifesté ce samedi.
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  • Béziers : Ménard débaptise une rue et ravive la nostalgie de l'Algérie françaiseLa France et l'Algérie sous la même bannière
    ESDOURRUBAILH MICHAEL
  • Béziers : Ménard débaptise une rue et ravive la nostalgie de l'Algérie françaiseDes partisans ont ensuite entonné "Le Chant des Africains", un chant repris pendant la guerre d'Algérie par les Pieds-noirs et les partisans de l'Algérie française.
    PHOTO PIERRE SALIB

Le maire de Béziers ravive la nostalgie de l'Algérie française en débaptisant la rue du 19 mars 1962 pour la renommer du nom du commandant Hélie Denoix de Saint Marc.

Robert Ménard a, une fois de plus, occupé le devant de la scène médiatique. Ce samedi à 14 h 30, le premier magistrat biterrois a débaptisé la rue du 19-Mars-1962 (date des accords d'Evian qui mirent fin à la guerre d'Algérie) et lui a donné le nom de Commandant Hélie Denoix de Saint Marc, ancien résistant et partisan de l'Algérie française

Un discours à la fois applaudi et chahuté

"L'Algérie, c'est notre paradis (...). Demandez à nos compatriotes ce que furent les jours après le 19 mars", a lancé le maire de Béziers, devant environ 2 000 personnes dont 500 opposants. Certains ont lancé des : "Ménard facho, Ménard assassin"..."Non, je ne veux plus que nous soyons dans la repentance, je veux dire notre vérité à ceux qui armaient le bras des assassins des harkis, aux bourreaux qui nourrissent encore une haine de la France. (...) Pour nos frères musulmans, il ne faut pas occulter la réalité de notre histoire, Hélie de Saint-Marc était de ceux qui pouvaient mourir pour des idées, pour eux" a déclaré Robert Ménard dans son discours.

Ces maires qui débaptisent des rues du 19-Mars-1962

Avant lui, Serge Dassault, à Corbeil-Essonnes (Essonne) ou Patrick Devedjian, à Antony (Hauts-de-Seine), ont, eux aussi, débaptisé des rues du 19-Mars-1962. À Nice, Christian Estrosi se refuse toujours à organiser une cérémonie officielle, le 19 mars, pour marquer le cessez-le-feu en Algérie.

Des partisans ont ensuite entonné "Le Chant des Africains", un chant repris pendant la guerre d'Algérie par les Pieds-noirs et les partisans de l'Algérie française. La fille du défunt militaire, Blandine Denoix de Saint-Marc a déclaré : "Merci d'être là, d'être venu honorer la mémoire d'un grand soldat. (...) Merci de nous accueillir courageusement autour de la mémoire d'un homme qui a tout fait pour vivre debout."

Un changement de nom décidé en décembre

C'est le 11 décembre dernier que le conseil municipal de Béziers a approuvé ce changement de dénomination de voie. Promesse de campagne du candidat Ménard lors des municipales, le maire a "effacé la honte du 19 mars 1962" et a "salué la mémoire d'un héros français". Des propos qui vont droit au cœur des nostalgiques de l'Algérie française. Le Cercle algérianiste mais aussi les réseaux identitaires - Ligue du Midi, Riposte laïque, Euro Jihad - des associations d'anciens parachutistes, ou l'Adimad qui désirait ériger une stèle dédiée à l'Organisation armée secrète (OAS) au cimetière de Marignane en 2005, avaient même annoncé leur présence aux côtés de Robert Ménard, ce samedi.

Un collectif d'associations - près d'une centaine - de syndicats et de partis politiques. Tous avaient prévu d'être présents à Béziers, ce samedi, afin d'y organiser une contre-manifestation "pacifique" pour dire "non à cette droite réactionnaire, révisionniste, colonialiste et raciste".

Nostalgie de l'Algérie française

À Béziers, la décision municipale engendre (encore) la polémique... CarRobert Ménard ne fait pas dans la demi-mesure. Gommant des plans de la cité de Riquet la date du 19 Mars 1962 (*), il lui substitue le nom d'un officier qui a pris part au putsch des généraux à Alger, en avril 1961.

Hélie de Saint Marc commandait le 1er Régiment étranger de parachutistes lors de la tentative de coup d'État menée à l'encontre de la politique de De Gaulle, considérée comme un abandon de l'Algérie française. Finalement arrêté, il fut condamné à dix ans d'emprisonnement et gracié au bout de cinq années. Ce n'est qu'en 1978 qu'il fut réhabilité dans ses droits civils et militaires. Malgré un passé de résistant et de déporté durant la Seconde Guerre mondiale, le nom d'Hélie de Saint Marc, décédé en 2013, resteassocié à la torture en Algérie et au fameux putsch des généraux Challe, Jouhaud, Salan et Zeller.

Une initiative critiquée

"Le maire de Béziers veut nous renvoyer 50 ans en arrière, quand la France était coloniale", déplore Raymond Cubells. Le Biterrois est le porte-parole des signataires de l'appel "Sauvons la rue du 19-Mars-1962".

Manuel Valls : "la nostalgie, et notamment la nostalgie de l'Algérie française, n'apportera(it) rien de bon"

Cette initiative de Robert Ménard a suscité la réprobation du Premier ministreManuel Valls, qui a jugé en visite en Bretagne que "la nostalgie, et notamment la nostalgie de l'Algérie française, n'apportera(it) rien de bon". "Aujourd'hui, on a besoin de regarder l'avenir avec de l'optimisme et le Front national n'aime pas la France", a ajouté le Premier ministre. Sur son compte Twitter, le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a estimé qu'"avec Denoix de Saint-Marc, Ménard et FN montraient leur visage : réécrire l'Histoire, mépriser la mémoire et s'en prendre à la République". 

 

 

 

7 mars 2015

HISTOIRE DE L'AFRIQUE NOIRE : 7 grands chefs militaires africains qui repoussèrent l’oppression européenne ou arabe

L’histoire militaire africaine est la plus ancienne au monde. Ces armées africaines furent menées par certains des plus grands chefs militaires de tout les temps. Voici un coup d’œil sur sept des commandants les plus extraordinaires de l’histoire: 

1° Hannibal Barca:

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Né en 247 avant JC, alors qu’il n’y a pas d’image d’Hannibal existante, la médaille sur la photo ci-dessus est souvent utilisée pour représenter Hannibal et ses légendaires éléphants apprivoisés. Hannibal est considéré comme l’un des plus grands stratèges militaires de tous les temps, ses batailles aidèrent à construire l’histoire africaine. Hannibal commença à servir dans l’armée à l’âge de 17 ans, quand son père fut tué dans la bataille. En 218 avant JC, Hannibal et ses troupes combattirent durant la deuxième guerre punique dans les Alpes. Bien qu’Hannibal perde beaucoup d’hommes dans les Alpes, il continua à diriger des troupes pendant 15 ans, remportant plusieurs batailles, notamment la bataille de Cannae. 

2° Toussaint Louverture:

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La Révolution haïtienne fut menée par Toussaint Louverture, né en 1743, dans le but de rendre égaux maîtres et esclaves. Toussaint Louverture initia en 1791 à Saint-Domingue un soulèvement d’esclaves africains, qui, par la suite, créa l’Etat indépendant d’Haïti, portant ainsi la vile institution de l’esclavage à l’attention du monde. Louverture travailla également à l’amélioration de l’économie de Saint-Domingue, instaura le travail rémunéré dans les plantations, négocia le commerce et mit en place une armée formidable. Plutôt que la guerre, beaucoup de succès de Louverture furent le résultat de tactiques politiques et de stratégies militaires soigneusement élaborées des pour défaire ses ennemis.

 3° Shaka Zulu:

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Né en 1787, en Afrique du Sud, Shaka Zulu fut incorporé dans les forces armées à 23 ans. Il gravit les échelons à un rythme rapide, s’avéra être particulièrement doué dans la stratégie et tactiques de combat. Il est devint le chef des Zulu en 1816 lorsque son père mourut. Shaka Zulu élabora plusieurs méthodes de combat, y compris l’utilisation de lances à manche court pour créer une meilleure couverture et plus de précision dans la bataille; des formations militaires qui révélèrent optimal pour la victoire. Shaka Zulu instaura également une discipline de fer dans son armée qui fut légendaire dans toute la région. Ces changements et les progrès de l’armée conduisirent à de grands succès de la Zulu Nation, et a eu un effet durable sur l’histoire sud-africaine.

4° Taharqa:

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 Pharaon de la 25ème dynastie et souverain du Royaume de Kush, dans le nord du Soudan, Taharqa succèda à son père Piye, qui fut considéré comme étant le premier d’une série de rois nubiens qui régnèrent à travers l’Egypte pendant près d’un siècle. Taharqa diriga l’une des armées les plus puissantes et la principales force internationale de l’époque, et des bustes et des monuments de lui étaient visible dans toute l’Egypte. Le succès de Taharqa au combat déboucha sur une période de paix dans lequel le pays prospéra.

5° Son Impériale Majesté Yohannes IV, Negusse Negest d’Éthiopie:

 

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 Ras Mengesha Yohannes est le fondateur de l’une des deux branches cadettes les plus élevés de la dynastie impériale éthiopienne Salomonienne. Défaisant les Égyptiens à la bataille de Gundet et Gura en 1876, Yohannes combattit pour la souveraineté éthiopienne. Ses efforts aboutirent à la restauration du droit de l’Ethiopie à importer des armes et des biens. Même si Yohannes mourut dans la bataille, ses efforts et son leadership militaire en façonnèrent l’histoire éthiopienne et restaurèrent leur pouvoir économique.

6° Tariq ibn Ziyad:

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Tariq ibn Ziyad fut un général Maure qui dirigea la conquête de l’Espagne. Cette guerre est considérée comme l’une des guerres les plus influentes de l’histoire musulmane. À partir de 711, jusqu’en 720 avec la majorité de la péninsule ibérique sous domination Maure. Cette initiative permit de mettre fin à l’oppression des habitants et d’établir une forme de justice.

7° Hendrik Witboii:

 

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Né dans une famille de chefs de Namibie en 1830, Hendrik Witboii fut le chef de Nama. Il a conduisit son peuple dans le Sud-Ouest africain en 1885, pour lutter contre la colonisation allemande. Apparaissant sur la plupart des billets de banque de la Namibie, il fut nommé le Heroe’s Acre en 2002, le président fondateur déclara à son sujet: « Le Kaptein Hendrik Witbooi fut le premier dirigeant africain a prendre les armes contre les impérialistes allemands et les occupants étrangers pour la défense de notre terre et l’intégrité territoriale. Nous, la nouvelle génération de la terre des braves, sommes inspirés par l’action révolutionnaire du Kaptein Hendrik Witbooi dans le combat contre les impérialistes allemands qui ont colonisé et opprimé nos peuples. Pour son esprit révolutionnaire et sa mémoire visionnaire nous offrons humblement notre honneur et le respect « .

SOURCE : atlantablackstar.com

TRADUIT PAR EQUIPE OJAL

6 juillet 2018

MAURITANIE: Hommage Tenguella Amadou Diadié BA

 

Hommage d'une fille à son Papa bien-aimé

 

 

 

 Chers proches, amis et camarades, vous avez été très nombreux à me manifester votre compassion suite à la disparition, il y a trois mois,  de mon cher père Tenguella Amadou Diadié BA. Je vous prie de trouver en ces mots ma gratitude pour une telle manifestation de sympathie. Elle m’est d’autant plus allée droit au cœur, que l’homme dont certains d’entre vous ont si bien magnifié les qualités humaines et la force de l’engagement n’est pas pour moi un simple père. Pour ceux d’entre vous qui le savent, il est tout aussi pour moi un ami et un confident. Mais il est également pour moi ce qu’il incarne finalement aux yeux de tous ces militants de la première heure, attachés à une citoyenneté mauritanienne pleine et entière, faisant fi de la couleur de la peau. Oui, Tenguella Amadou Diadié est aussi pour moi un modèle d’engagement et de constance.

Si pendant des semaines, et sans doute encore un peu aujourd’hui, j’ai faibli énormément à l’idée que le papa-ami s’en est allé, le sentiment que l’engagement de l’homme doit être entretenu et conté pour ne pas être vain, la conviction qu’il doit servir aux nouvelles générations, me redonne la force de tenter d’accomplir le travail de deuil. C’est ce que le combattant qu’il a été aurait voulu, lui qui a renoncé à tout par refus de l’injustice.

Je dois à la vérité de dire que j’ai beaucoup hésité à écrire cet hommage.  Car comment parler de son propre père en termes d’exemplarité militante, sans donner l’impression de verser dans un discours grandiloquent destiné à semer le culte de la famille ? Comment en militante, parler de l’homme dont vous avez admiré le parcours militant, lorsque le lecteur risque de n’être obnubilé que par le patronyme que vous tenez de lui ? C’est pourtant ce difficile exercice d’émotion/détachement que je m’inflige en rédigeant ce propos sur « l’homme de ma vie » (pour le coup au sens propre), avec le secret espoir que ceux qui l’ont côtoyé dans la vie et dans cette lutte, sauront déceler dans la verticalité de l’hommage d’une fille à son père ce qui est incontestablement établi.

Dire que cet homme a renoncé à tout pour ses idées peut paraître un lieu commun pour tous ceux qui ont milité en Mauritanie. En revanche, ce qui n’est pas commun et que l’homme a réussi à préserver, c’est de maintenir intacte sa saine colère contre un système étatique et de le combattre pendant des décennies, y perdre son poste et son confort, renoncer à sa terre natale, et maintenir malgré tout dur comme fer son attachement à son pays. Quand il fut victime de son engagement suite aux événements de 66, il dut accepter de perdre des privilèges. Lui fils d’un ancien ministre du premier gouvernement de Mauritanie accepta de s’exiler et embarqua dans cette aventure incertaine son épouse… pourtant de souche arabo-berbère et ses enfants. Il accepta d’aller recommencer une vie dans un pays voisin où rien n’était acquis d’avance, alors que rester en Mauritanie en étant taiseux eut procuré un confort certain.

Jamais pourtant il n’abandonna son combat pour une Mauritanie juste et égalitaire. Il resta attaché à la Mauritanie comme à la prunelle de ses yeux.  Si bien que lorsqu’on a voulu le déchoir de sa nationalité, celui qui a pourtant accepté de renoncer à des privilèges matériels et à la proximité avec sa famille en devînt intenable, au point d’intenter un procès contre l’Etat mauritanien.  Et il le gagna !  Il eut sans doute fallu une sacrée dose de cette douce folie qu’on appelle le patriotisme, et une certaine technicité en droit, pour oser un tel bras de fer que l’on pourrait croire perdu d’avance avec le gouvernement mauritanien. Mais l’homme que j’ai côtoyé toute ma vie n’était pas de la race de ceux qui se laissent faire. C’est cette ténacité qui guida sa vie jusqu’à la dernière minute. Qui ne se rappelle pas de cette vidéo de Tenguella Amadou Diadié, à peine sorti de l’hôpital, épuisé par la maladie et se sachant au soir de sa vie, venu battre le pavé sur le parvis du Trocadéro et encourager la jeune génération à maintenir le cap de la lutte pour l’égalité en Mauritanie ? D’autres parleront mieux que moi de cette période d’activisme négro-africain à partir de Dakar et du rôle qu’il a pu y jouer. Tout ce que je sais c’est qu’il n’a jamais conçu sa vie autrement que dans l’indignation. Elle était pour lui un moteur.

Et c’est cette indignation constante qu’il a toujours tenu à me faire partager, au-delà de la lecture qui était son autre assuétude. Ceux qui l’ont approché savent que ses conversations tournaient en permanence autour de la situation politique en Mauritanie ou des livres qu’il a lus ou aimerait lire. Et en cela il a transmis tout ce qu’il pouvait. Généreusement. Affectueusement.

Chers amis,  c’est à cet homme-là que vous avez rendu hommage, et à travers lui toute cette génération des combattants de 66 précurseurs de notre lutte pour la dignité. Je vous ferai donc exprès l’économie de l’homme privé, le père, l’oncle, le frère,  le cousin et l’ami que ma famille et moi avons eu le bonheur de compter parmi nous toutes ces années durant. Nous avons été très touchés, ma famille et moi par votre affection et votre soutien dans la douleur qui fut la nôtre et vous en remercions.

Que vos prières si chaleureuses et si sincères fassent le lit de son repos éternel.

Que la lutte difficile que nous menons, et qui lui fut si chère, trouve enfin une heureuse conclusion ! Amiiin       

 

Paris, le  26  mai 2015

Khar Tenguella BA

25 janvier 2015

SELIBABY: ZENEYGA PEULH A ENFIN SA MOSQUEE

 Inauguration de la Mosquée de Seneiga 

Inauguration de la Mosquée de Seneiga [PhotoReportage]

Ibrahima Samba Dioum - L'Imam Thierno Cissé a dirigé hier, 23 janvier 2015 la grande prière de vendredi de la mosquée de Seneiga. Ont prié derrière lui, des centaines de femmes et d'hommes de toutes les catégories d'âge. Ils sont de Seneiga ou sont venus de Selibaby, Korokoro, Boutanda, Békéré, Diégui et de tous les villages environnants.

Dans la foule immense, on pouvait identifier le Chef de village Samba Demba Banel Ba; La député, Coumba Yaya Kane; L'épouse du Ministre de l'Education Nationale, Mariam DIALLO; Le sage et notable, Diama Sakho; Thierno Adama Kalidou Ba et les fils du village comme Samba Yero Banel, Amadou Ba, Mamadou Yaya Kane et Birane Ba. 

Le village de Séneiga, peu habitué à accueillir un aussi grand public, a quand même réussi l'organisation de cette cérémonie religieuse. Les participants étaient bien accueillis et ont même eu droit au lait de vaches.

Ainsi, les habitants de Seneiga, par la voix de leur Chef de Village, Samba Demba Banel BA remercient tous ceux qui ont fait le déplacement et ont assisté à l'inauguration de la mosquée du village. Ils expriment particulièrement leur gratitude à Monsieur Le Ministre Ba Ousmane et au cadre des Nations Unis Amadou Ba pour leur contribution à la construction de cette mosquée.

Seneiga est un village centenaire situé à 15 km à l'EST de la ville de Selibaby. Il possède dorénavant une mosquée de 168 m2 équipée d'un matériel de sonorisation. 

Dioum Ibrahima 



Avec Cridem, comme si vous y étiez...





















16 mai 2015

SELIBABY: Négociations sur la Crise de la commune de Selibaby

Hotel-de-ville-de-Selibaby

 

Les négociations entamées par le Mouvement des Jeunes du Guidimakha (MJG) depuis le 01 Avril 2015, entre le groupe du maire et les conseillers frondeurs de l’UPR (Union pour la République) ne permettent pas de voir le bout du tunnel. Les 10 conseillers de l’UPR se déchirent et les 9 conseillers de l’APP (Alliance Populaire Progressiste) en profitent. L’APP critique l’action et empêche la majorité de s’installer.

A nos jours, les résultats de la négociation montrent que la commune de Selibaby est ceinturée par deux feux, notamment l’opposition qui profite de la pression en mettant les conseillers de la majorité (UPR) devant leurs responsabilités et les frondeurs de l’UPR qui restent intraitables sur les questions de la transparence, du respect de la gestion des fonds et des querelles de personnes.

[...] Si le miracle ne se produit pas avec les négociations en perspective, le mouvement des jeunes du Guidimakha qui fait actuellement la médiation est convaincu que la situation n’est pas bonne. La Mairie étant un service public au profit des populations, il est intolérable que des problèmes entre conseillers se répercutent sur son bon fonctionnement. Et quand on parle de la commune, il faut mettre au cœur la population. Cette dernière est au centre de tout. Si le conflit entre conseillers perdure, la principale victime ce n’est pas l’UPR ou l’APP, c’est le pauvre citoyen. Cela, pour comprendre que celui qui perd dans tout ça, c’est l’institution communale en construction. Sur la base objective de l’évaluation de la fronde, il faut mettre tout le monde devant ses responsabilités, aussi bien l’Etat que les politiciens. La population ignore exactement la position de l’Etat devant cette sombre situation de la commune.

Dans le plan B des négociations qui reste encore non dévoilé, les médiateurs pourront d’avantage élargir leurs actions tout en énumérant les propos de chacun des 5 frondeurs de l’UPR comme preuves à l’appui.

Les élus doivent à leur niveau prendre conscience de la situation de pénurie d’eau que vie actuellement la commune. Femmes, hommes et enfants, du matin au soir armés de bidons jaunes sont à la corvée d’eau à travers toute la ville. D’ailleurs c’est le vécu quotidien de la population.

Par ailleurs, dans les rues, au marché, autour du thé, le pauvre citoyen de la commune inconscient de la situation qui freine l’avancée de la commune, sait que le maire est en désaccord avec ses conseillers. Cela devient une chanson amusante à son égard et qui par la suite deviendra une bombe à retardement. Quelle ignorance! Quel malheur ! Quelle tristesse !

Au cours de la visite annoncée du président de la République, son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz dans la Wilaya, des audiences ne tarderont pas à se multiplier à ce propos pour une éventuelle sortie de crise. Ainsi, Les jeunes médiateurs tendent leurs mains à n’importe quel groupe de personnes, de notables ou autres mouvements afin de conjuguer leurs efforts pour une sortie de crise. 

A la sortie de ces premières négociations, le Maire de la commune a promis de tourner la page. C'est-à-dire convoquer un nouveau conseil dont l’objectif est de mettre à terme la tension communale. En l’occurrence, le mouvement est optimiste, car le prochain conseil pourrait enfin traiter les divergences qui existent entre le maire et ses conseillers et que par la suite la gestion communale reviendrait à l’ensemble des conseillers. 
« Nul n’est méchant volontairement , mais par ignorance» disait Socrate.

[...] Malgré, l’échec des premières négociations, nous n’entendons pas baisser les bras. Surtout voir la situation pourrir. Nous réfléchissons secrètement sur un plan B pour sauver la commune. Nous nous sommes dit qu’il ne faut pas baisser la garde. Dans ces difficultés actuelles de négociations nous prenons notre mal en patience et reprenons le bâton de pèlerin pour continuer à dialoguer avec les 3 parties (groupe du maire, les frondeurs de l’UPR et les conseillers de l’APP). Nous n’allons pas lâcher la proie pour l’ombre. Nous allons continuer à faire les démarches qui sont à notre portée. L’espoir est permis.

Mouvement des Jeunes du Guidimakha
SG du mouvement
Email: doukellk@gmail.com
Tél: 00222 46770541

 Source: Abdoulaye Kelly (extrait)

 

4 janvier 2015

Se souvenir de Sankara

par Soro Solo et Vladimir Cagnolari 
le dimanche de 17h à 18h

visuel L'Afrique enchantée
émission précédenteémission à venir
l'émission du dimanche 12 octobre 2014

 

Thomas Sankara © - 2014

 

Il y a trente ans, le capitaine Thomas Sankara prenait le pouvoir et rebaptisait son pays Burkina-Faso : « le pays des hommes intègres ». Trois ans plus tard, il était trahi par ses proches collaborateurs et assassiné.

C’était un 15 octobre.

 

Et la chronique de la Nièce Hortense consacrée à « Bamako Today », le disque du Bamako Quintet qui parait lundi.

chronique(s)

 

La chronique enjaillée de la nièce

BKO Quintet

par Hortense Volle 12/10/14

programmation musicale

Winston McAnuff et Fixi

Sankara
label : Chapter Two Records / Wagram
parution : 2014

Tiken Jah Fakoly

baba
label : Barclay
parution : 2008

Smockey

T'as pas le benga
label : Say it loud
parution : 2004

Zedess

Cadeau empoisonné
label : Lusafrica Distribution
parution : 2007

Cheikh Lô

Sankara
label : Believe / World Circuit
parution : 2010

bibliographie

Discours sur la dette : discours d'Addis-Abeba

Discours sur la dette : discours d'Addis-Abeba

de Thomas Sankara et Jean Ziegler
éditeur : Elytis Eds
parution : 2014
Biographie de Thomas Sankara : la patrie ou la mort...

Biographie de Thomas Sankara : la patrie ou la mort...

de Bruno Jaffré
éditeur : Editions L'Harmattan
parution : 2007

agenda

Le Maroc s'installe à l'Institut du Monde Arabe

du 15 octobre au 25 janvier • Paris • Institut du Monde Arabe
Le Maroc est à l'honneur à l'Institut du Monde Arabe, à Paris, du 15 au octobre 2014 au 25 janvier 2015 avec l'exposition "Le Maroc contemporain".

chronique

7 juin 2018

ACTUALITÉ MAURITANIE: Hussein DIENG à propos de l’accord IRA-SAWAB : « Il fallait atterrir à l’UPR plutôt qu’au SAWAB qui ne se

  El Hussein DIENG à propos de l’accord IRA-SAWAB : « Il fallait atterrir à l’UPR plutôt qu’au SAWAB qui ne se cache pas de son extrémisme encore moins de son idéologie. »2018-06-05T13:16:55+00:00 No Comment

Ancien Secrétaire Général de l’Ira (Initiative pour la Résurgence du mouvement abolitionniste, El Hussein Dieng est aujourd’hui Président de l’Initiative Mauritanienne des Droits de l’Homme (IMDH).

El Hussein DIENG est un activiste des droits de l’homme. Il se définit comme membre fondateur du mouvement IRA « pour avoir signé le premier procès verbal et le seul entendu avec Biram Dah Abeid dans le cadre de l’enquête de moralité du dossier de demande de récépissé (Commissariat El Mina) déposé au Ministère de l’intérieur) ». Ancien Secrétaire Général de l’Ira (Initiative pour la Résurgence du mouvement abolitionniste, El Hussein Dieng est aujourd’hui Président de l’Initiative Mauritanienne des Droits de l’Homme (IMDH). Il a souhaité réagir à la récente signature d’accord entre le mouvement anti-esclavagiste IRA et le parti nationaliste baathiste SAWAB.

Interview

Initiatives News : En tant qu’ancien membre du mouvement IRA, quelle réaction avez vous suite à l’accord signé entre Biram Dah Abeid et le parti SAWAB ?

El Hussein DIENG: Permettez-moi de demander aux musulmans du monde entier pardon à l’occasion de ce mois béni de ramadan, en particulier mes compatriotes. Je profite de l’occasion aussi pour saluer la qualité du travail de votre rédaction. En tant que membre fondateur du mouvement Ira, je ne peux qu’être sidéré par ce mariage de raison ou de cœur qui vient ternir l’image d’une Initiative que nous avions mise en place pour faire face aux nombreuses problématiques des droits de l’homme,  en particulier la lutte contre l’esclavage, le passif humanitaire et les errements des régimes précédents.

“Quand je quittais en 2012 ce bateau, j’avais été taxé de traître et pourtant j’avais vu venir et aujourd’hui l’histoire me donne raison…”

On peut constater aujourd’hui que le combat du mouvement a été trahi dans son essence. Comment justifier  une alliance avec un parti qui a été toujours combattu du fait de son idéologie? Au nom de tous les membres fondateurs du mouvement Ira et dissidents, nous dénonçons jusqu’à la dernière énergie un tel pacte et appelons toutes et tous à voter contre pour toutes les élections à venir. Quand je quittais en 2012 ce bateau, j’avais été taxé de traître et pourtant j’avais vu venir et aujourd’hui l’histoire me donne raison que ceux qui pilotent l’initiative se focalisent sur  leurs intérêts personnels au détriment de la cause. Combien de militants ont quitté pour les mêmes raisons?

 

“Nous dénonçons ce pacte insultant pour la mémoire de tous ceux qui sont assassinés à cause de l’idéologie baathiste.”

Initiatives News : Vous avez quitté IRA en 2012, d’autres ont quitté le bateau comme vous dites. La plupart, comme vous, ont eu une contrepartie confortable…N’est ce pas symptomatique d’un jeu d’intérêt personnel après tout? Un peu comme ce que vous êtes en train de reprocher à votre ami  Biram?

El Hussein DIENG: Les approches ne sont pas les mêmes. Tous les gens qui ont quitté sont des hommes et des femmes de valeurs. Ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Ils ne peuvent pas tous quitter pour des intérêts personnels. Tous ces gens ont claqué la porte le plus souvent à cause de la gestion unilatérale et trop partisane du mouvement. Ils ont compris que ceux qui pilotent l’initiative avaient des intérêts qu’ils ne dévoilaient jamais aux militants.

Je parle sous le contrôle de mes doyens, frères et amis qui, tous,  ont constaté l’opacité qui entourait le fonctionnement du mouvement,  donc des intérêts tirés d’ailleurs et des prix obtenus par la sueur des militants. Et les gens qui ont rejoint le président de la république dans son projet ont constaté une volonté. Combien de fois, les autres ont rencontré le président de la République pour soutenir des intérêts cryptos personnels sans jamais informer l’opinion?

“Ceux qui ont rejoint le régime assument leur choix.”

Initiatives News : Ce qui est saisissant, c’est que vous-vous êtes tous, ou presque, retrouvés dans le camp du pouvoir, ou, à défaut, dans une espèce de neutralité, une passivité quasiment douteuse….

El Hussein DIENG: Non, il y en a qui gardent  encore leur neutralité. Je veux nommer  Brahim Ramdan, Diop Amadou Tijane (dont le parti n’a pas été reconnu)  entre  autres. Ceux qui ont rejoint le régime assument leur choix. Ils  l’ont fait car ils ont constaté une volonté du pouvoir de prendre en charge les préoccupations du mouvement. Les autres qui sont restés ont aussi trouvé à leur niveau des robinets bien ouverts d’ailleurs.

 

“Les récépissés de deux  partis politiques récemment  reconnus doivent être retirés car ils divisent et ne rassemblent pas les citoyens autour de valeurs de citoyenneté et de patriotisme. Il s’agit du parti Nidal Al Watan (appel de la nation) de Daoud Ould Ahmed Aicha et du parti du  Ribat National pour la défense  des droits et  la construction  des générations de  Saad Ould Louleid. La volonté de l’Etat d’assainir les partis politiques doit aller dans ce sens.”

 

Initiatives News : Que reprochez-vous  concrètement au pacte entre IRA et SAWAB ?

El Hussein DIENG: Nous dénonçons ce pacte insultant pour la mémoire de tous ceux qui sont assassinés à cause de l’idéologie baathiste. Comment une organisation de droits de l’homme peut signer d’ailleurs alliance avec un parti politique pour des perspectives politiques? Devrait-on permettre aux associations de la société civile de signer désormais des alliances avec les partis politiques ?  Il suffit aujourd’hui de parcourir la presse, les réseaux sociaux et les places publiques pour se rendre compte combien les gens sont surpris, et envahis par une déception et la trahison.

Il fallait atterrir à l’UPR plutôt qu’au SAWAB qui ne se cache pas de son extrémisme encore moins de son idéologie. C’est d’ailleurs un parti à dissoudre car à une seule connotation et versé dans l’extrémisme qui est loin de la politique de l’Etat en matière de cohésion sociale. La signature d’un tel pacte signifie pour nous que  ceux qui pilotent aujourd’hui cette initiative sont fatigués du combat et sont obligés de trouver une autre issue devant la conjoncture d’autant plus que l’Etat héritier de tous ces problèmes apporte des solutions aux problèmes qui ont toujours été posés. En langage clair c’est monnayer le combat.

Initiatives News : Vous dites que SAWAB est un parti à dissoudre. N’est ce  pas trop fort ? Quels faits avérés pouvez vous citer  pour asseoir cet appel à la dissolution d’un parti politique?

El Hussein DIENG: Je fais cette interview en tant que membre fondateur d’IRA et activiste des droits de l’homme. Il faut lever cette équivoque.

La dissolution de ce parti s’explique par les textes qui fondent un parti politique. Un parti ne doit pas être d’obédience extrémiste, ethnique, tribal et de coloration unique. Le parti SAWAB véhicule un discours dangereux qui a déjà sapé l’histoire et l’unité du pays. Ce même discours ne fait pas corps avec les valeurs religieuses, socioculturelles de la Mauritanie et n’honore pas le pays. Le SAWAB est à la limite assimilable au Front National  français de Marine Le Pen.

Initiatives News : Le FPC de Samba Thiam et le RAG de Biram Dah abeid, n’ont pas eu droit à une reconnaissance en tant que partis politiques sous ces prétextes que vous avez cités. Est ce à dire que l’existence du SAWAB  est une injustice que vous appelez le pouvoir à réparer par la dissolution?

El Hussein DIENG: Je suis de ceux qui pensent que tous les partis connus pour leur orientation extrême, ethnique ou tribale,  à connotation raciale doivent être supprimés du paysage politique.

Les récépissés de deux  partis politiques récemment  reconnus doivent être retirés car ils divisent et ne rassemblent pas les citoyens autour de valeurs de citoyenneté et de patriotisme. Il s’agit du parti Nidal Al Watan (appel de la nation) de Daoud Ould Ahmed Aicha et du parti du  Ribat National pour la défense  des droits et  la construction  des générations de  Saad Ould Louleid. La volonté de l’État d’assainir les partis politiques doit aller dans ce sens.

Un parti politique doit avoir un projet de société qui rassemble les citoyennes et citoyens autour de principes majeurs d’unité  de partage et de solidarité.

Un parti où on ne voit pas toutes les composantes sociales à hauteur  du  pourcentage raisonnable de 30% travailler ensemble autour d’activités politiques doit être dissout parce qu’il ne reflète pas l’image que le pays a toujours incarné.

K-Tocka

2 juin 2018

L´ALLIANCE SAWAB/IRA L´AVIS DE L´HISTORIEN ET COMBATTANT DE LA LIBERTÉ

 Ciré Ba.

Biram Dah Abeid nous attaque frontalement, rendons – lui le double. Il a franchi la ligne rouge.

Certaines victimes du génocide et les exclus de tous bords qui avaient fait de la lutte par procuration, à Biram Dah Abeid, leur mode opératoire privilégié en ont aujourd'hui pour leur grade. Ils ont reçu un coup de poignard dans le dos.

Un coup édifiant sur la nature et les intentions de l’homme : les honneurs personnels et le pouvoir à tout prix quitte à verser dans le déni dans une coalition avec des idéologues du génocide, auteurs avérés de l’exclusion de la communauté noire et partisans de la perpétuation du système esclavagiste qu’il déclare combattre.

Au-delà des dessous de l'alliance scellée ce jeudi entre SAWAB, parti nationaliste arabe d'obédience baathiste dont les leaders ont conçu le génocide d’une partie de leurs compatriotes noirs entre 1989 et 1992, et IRA/RAG mouvement abolitionniste présidé par Biram Dah Abeid , qui vient après celle passée entre Messaoud Ould Boulkheir et les Nasseriens en 2003, il y a lieu de s'interroger sur la volonté réelle et la capacité de certains leaders Haratine de s'émanciper.

De leur capacité de s'affranchir de leurs anciens maîtres dépendra en grande partie le règlement de la question de l’esclavage, et plus largement, celui de la question nationale. Sans être pessimiste, je n'en entrevois pas l'issue pour si tôt.

Les victimes de l’exclusion devraient se résoudre à porter leur combat. Personne ne le fera à leur, notre, place. Rendons à Birame Dah Abeid la monnaie de sa pièce.

L’image contient peut-être : Ciré Ba, sourit, assis et plein air

Ciré Ba- Paris- France.

27 avril 2018

HISTOIRE D'AFRIQUE COLONIALE: ALMAMY SAMORY TOURE

«Henri GADEN (Bordeaux, 1867 – Saint-Louis, 1939), ethnographe, spécialiste des études Peules», par Amadou Bal BA

Henri GADEN fut à la fois soldat, ethnographe, linguiste, administrateur colonial et premier grand spécialiste, connu et reconnu, de la langue et de la culture Peules. Sa mission en Afrique se déroula, à partir de 1894, au Soudan, au Niger, au Tchad, en Mauritanie, puis se termina à Saint-Louis du Sénégal. Il a séjourné en Afrique sur une longue période de 45 ans, de 1894 à 1939. Choisissant de ne pas rentrer en France après sa retraite en décembre 1926, contre l’avis de son ami Henri GOURAUD (1867-1946), il a continué de vivre à Saint-Louis du Sénégal, avec sa femme sénégalaise, Coumba CISSE, originaire de Podor, et sa famille adoptive, jusqu’à sa mort, en 1939. Il est enterré au cimetière de Sor, à Saint-Louis.

Coumba Cissé Hagen

Militaire, mais aussi ethnologue, Henri GADEN a laissé une collection importante de 355 clichés photographiques, conservée aux Archives municipales de Bordeaux, sa ville natale. Parmi ces photos j’ai été ému d’admirer, notamment, celles du résistant Samory Touré (1833-1900), d’Ahmadou TALL (1833-1898), fils d’El Hadji Omar TALL (vers 1797 – 12 février 1864), dont l’empire Toucouleur a été vaincu par le lieutenant-colonel Archinard en 1893.

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Henri GADEN, affecté à Bandiagara, au Soudan (Mali) à partir du 15 novembre 1894, débarque à Dakar le 29 octobre 1894, rempli de préjugés. Henri GADEN est encore ce bourgeois, fondamentalement raciste et méprisant. Il évoque dans ses impressions, pour ses premiers contacts avec l’Afrique, l’accueil d’une «nuée de pirogues», ou encore «un tas de taches noires ont grimpé à bord», à son bateau. «Les Noirs sont décidément une sale race ; surtout ceux d’ici, terriblement paresseux et indolents qu’il faut rudoyer ferme pour en tirer quelque chose», dit-il.

Ces préjugés s’expliquent en partie par le milieu social conservateur de Jules, Nicolas, Henri GADEN, né le 24 janvier 1867, à Bordeaux au sein d’une famille de la haute bourgeoisie, de négociants en vin, d’origine allemande. Il avait quatre jeunes sœurs. Sa mère, Dorothée Marie Hélène ROUSSE est la fille d’un commandant de navire et corsaire originaire de la Rochelle.

Cette idéologie conservatrice peut également être renforcée par le fait qu’une partie de sa sont des colons établis à Saint-Louis du Sénégal depuis 1820. En effet, la tante d’Henri GADEN, Aménaïde GADEN, sœur de son père, épousa en 1857, Paul DEVES, fils de Justin DEVES (1879-1865, maire de Saint-Louis de 1909 à 1912), fondateur de la maison de commerce «Devès et Chaumet». Bruno DEVES fut à l’origine d’une communauté métisse basée à Saint-Louis, suite à son mariage avec une Sénégalaise.

Henri GADEN est encore d’une sensibilité conservatrice quand il est inscrit, en 1886, au lycée Louis-le-Grand, à Paris. Ainsi, il visite le site de la construction de la Tour Eiffel qui n’avait alors que 70 mètres de haut, et s’exclame : «elle promet de faire le plus vilain possible». Le penchant encore réactionnaire d’Henri GADEN l’incline à sympathiser pour la cause du général Georges BOULANGER (1837-1891) soutenu par d’importantes manifestations à Paris. Le général BOULANGER qui avait été ministre de la guerre, jusqu’en 1886, a remporté un franc succès aux élections partielles de 1888 en Dordogne, et avait pour ambition de fédérer un ensemble hétéroclite de monarchistes, de républicains, de populistes et de mécontents de tous bords. En janvier 1889, le général BOULANGER qui conspirait contre la démocratie, menacé d’arrestation, s’enfuit à Bruxelles, où il se suicida, sur la tombe de sa maîtresse.

Le choix d’Henri GADEN de la carrière militaire renforce ses idées de droite. Après son entrée à Saint-Cyr à partir de 1888, et son affectation au régiment de Tarbes le 1er octobre 1890, Henri GADEN fut mis à la disposition, du Ministère des Colonies à partir du 25 août 1894. En raison de la défaite de 1870 contre l’Allemagne, l’Armée est devenue une force conservatrice, avec un objectif de «restauration morale». La France, pour redorer sn blason, voulait entreprendre, à travers la colonisation, «la civilisation» de l’Afrique.

Au fil du temps, Henri GADEN va subir une transformation radicale. Il a noué de solides relations avec les Africains, notamment avec ses «amis Toucouleurs» appartenant «à ces peuples que nous aimons», prend t-il le soin de préciser. Pour l’essentiel, ses contributions tournent autour de la question Peule. Pourquoi cette transformation radicale ?

Quand Henri GADEN arrive en Afrique, à Bandiagara, au Soudan (actuel Mali) pays des Dogons et des Peuls, le colonialisme est largement triomphant. Les dernières poches de résistances cèdent. Auparavant, le capitaine Joseph GALLIENI (1849-1916, une station de métro porte son nom, terminus de la ligne 3, à Bagnolet), envoyé pour surveiller la ligne de chemin de fer, fut attaqué, capturé et retenu par les Bambaras, pendant 10 mois, avant d’être libéré par l’Armée française. La ville de Bandiagara est tombée aux mains des Français, le 29 avril 1893, soit un an avant l’arrivée de GADEN, sous l’égide du lieutenant-colonel Archinard. Amadou Cheikou, le fils d’El Hadji Omar TALL s’est enfui ; c’est Aguibou TALL (1843-1907), un fils cadet d’El Hadji Omar qui est installé comme roi fantoche, avec un titre : «le Fama». Henri GADEN rencontre Aguibou TALL, pour la première fois, le 8 janvier 1895. «Au camp, grands palabres avec Aguibou d’abord, puis avec tous les chefs. Il y en a de tous sortes : Foutankés, anciens fidèles d’El Hadji Omar, peuls, anciens maîtres du pays, Habés (Dogons)», précise-t-il. Les Foutankés, rebaptisés par les Ouolofs «Toucouleurs», «race de conquérants qui avaient détrôné les Peuls, sont venus au Mali avec El Hadji Omar. Ce sont de fort beaux Noirs qui doivent à leur origine Peule, une physionomie fine et intelligente» souligne Henri GADEN.

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Par conséquent, Henri GADEN est en contact avec les Peuls dès son arrivée en Afrique. Cependant, dans une démarche dite «indigéniste» et en vue de l’efficacité de sa mission, Henri GADEN a besoin de comprendre la motivation des Hal-Poularéen (Toucouleurs) qui ont suivi du Fouta-Toro au Mali, El Hadji Omar dans sa guerre sainte contre le colonialisme français. En effet, arrivé à l’âge de 27 ans en Afrique, Henri GADEN ne connaissait pas l’Afrique et ses coutumes. Sa relation avec Agui TALL, «le Fama», est difficile. «Les intrigues les plus ridicules se jouent autour du Fama. Il est entouré de conseillers détestables, et attisent la discorde au lieu de l’apaiser», dit-il. Henri GADEN avait envisagé d’établir un rapport sur la situation politique et sur l’esclavage, largement encore pratiqué en Afrique. Ses rapports avec Aguibou sont, de ce fait, encore tendus. Evoquant la personnalité d’Aguibou, il note : «c’est l’être le plus faux et le plus absurde que l’on puisse trouver». Or, pour être un bon administrateur, il a vite compris qu’il faut s’entourer de bons conseillers locaux afin d’éviter certains pièges. C’est ainsi qu’Henri GADEN rencontre, en janvier 1895, Mademba SY (1842-1919), un «Torodo» (noble) et frère de Mamadou Racine SY (1838-1902, 1er officier des Tirailleurs sénégalais), un ancien employé de la Poste et du Télégraphe, un grand traditionnaliste et connaisseur de la culture peule. Mademba SY est placé par les Français à la tête du royaume du Sansanding (région de Ségou, Mali) jusqu’en 1918. GADEN trouva que Mademba SY est un «homme très intelligent». «Mademba est fort intéressant sur le pays qu’il connaît à fond, son histoire, ses usages, ses langues», dit-il. Henri GADEN commence petit à petit à nuancer son jugement sévère sur les Africains. «La société est divisée en castes bien tranchée (…). Un Noir se croirait déshonoré, s’il prenait un autre métier que celui de son père. Et voila les gens que nous avons la prétention de civiliser !», s’exclame-t-il. Il a d’autres contacts locaux pour éclairer ses décisions, dont El Hadji Mamadou TRAORE, un marabout de Bandiagara, jugé : «très intelligent, connaissant bien l’histoire du pays et de ses différentes races ; c’est un homme à idées larges et à l’esprit très ouvert avec lequel je compte avoir de nombreuses conversations», dit-il. Mamadou TRAORE avait accompagné l’explorateur allemand, Heinrich BARTH (1821-1865) entre Say, sur le Niger et Koukaoua.

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En 1897, Henri GADEN fut chargé avec son ami, Henri GOURAUD, de liquider le résistant Samory Touré. Mais la bataille ne démarra qu’à partir de septembre 1898. Le 27 septembre 1898, sur la base de renseignements fournis par des sofas, Samory est arrêté, sans coup de fusil, dans son camp, par le sergent Bratières et trois tirailleurs (Faganda et Banda Touré ainsi que Filifing Keita). Samory était armé, non pas par les Anglais, mais par des maisons de commerce françaises de Saint-Louis et de Kayes. Il avait mis en place un système de renseignement sophistiqué qui lui permettait d’anticiper les mouvements de troupes des Français ; il avait envoyé des jeunes garçons s’engager comme «boys» pour servir les Blancs. Car c’est autour de la table que les langues se délient. On sait que l’arrière petit-fils de Samory, Ahmed Sékou Touré, devint président de la Guinée en 1958. Ses relations avec la France étaient difficiles.

Après un séjour en France de 14 mois, d’août 1899 à octobre 1900, il revint à Zinder au Niger, pays des Touaregs et des Peuls. Son interprète, Bakary DIALLO, ainsi qu’Abdoulaye DEME, interprète de la mission française, sont des Peuls. Membre d’un tribunal local, Henri GADEN a renforcé ses liens avec les érudits musulmans.

D’octobre 1903 à mars 1904, il retrouve en vacance en France. A son retour, Henri GADEN a des missions au Congo et au Tchad. Il revient en France en juin 1907 pour être affecté en juin 1908, à Boutilimit, en Mauritanie. Il prit comme interprète Cheikh Siddiyya qui connaissait la famille de Bou El-Mogdad Seck (1826-1880) et celle de Ckeik Sadibou Chérif (1848-1917, ami des Français et adversaire de la guerre sainte), un éminent religieux. Proche maintenant du Fouta-Toro par son installation depuis septembre 1909 à Saint-Louis, Henri GADEN s’exprimant bien en Peul, a orienté ses recherches vers cette ethnie. Parmi ses éminents contacts et conseillers, on compte Abdoulaye KANE, interprète principal de l’administration coloniale et un notable originaire de Sinthiou Diongui, des Yirlaabé Hébbiayabé. C’est à ce moment qu’il rencontre Coumba Cissé qui sera sa compagne, jusqu’à sa mort, et qui l’a sans doute guidé dans ses contacts et recherches.

Le 2 avril 1914, il est mobilisé, pendant la première guerre mondiale, au Maroc sous le commandement du maréchal Hubert-Joseph LYAUTEY (1854-1934). Démobilisé le 24 décembre 1915, à la suite d’une blessure, Henri GADEN retourne à Saint-Louis du Sénégal, en novembre 1916, en qualité de Commissaire du gouvernement général pour le territoire civil de la Mauritanie. Par décret, la Mauritanie devient une colonie indépendante le 4 décembre 1920. Henri GADEN, gouverneur de 3e classe depuis le 7 août 1919, devient lieutenant-gouverneur de la Mauritanie jusqu’à sa retraite (officiellement le 31 décembre 1926). Il est l’organisateur de la Mauritanie, dont il devient le premier gouverneur.

Henri GADEN était, avant tout, un administrateur colonial qui poursuivait un objectif de connaissance de l’Afrique, mais le cadre d’une démarche, comme Maurice DELAFOSSE, «indigéniste». Il s’agit, pour le colonisateur, de mieux comprendre pour agir en connaissance de cause. En effet, si cette ethnologie de terrain apporte des renseignements utiles à la domination coloniale, mais on ne peut la limiter à cela. En effet, l’ethnologie valorise les cultures traditionnelles africaines que le colonisateur, dans «sa mission de civilisation», de mépriser. Cette question de la reconnaissance de l’identité africaine sera, plus tard, un socle pour le nationalisme africain et la revendication pour l’indépendance. Par conséquent, Henri GADEN a contribué, de façon décisive, à la réhabilitation de l’histoire africaine, à travers ses travaux linguistiques et ethnologiques. C’est à titre qu’il publie, en 1931, «Proverbes et maximes peuls et toucouleurs», fruit d’une vingtaine d’années de collecte et du travail avec ses «collaborateurs» africains dont il cite les noms dans l’introduction : Ismaïla M’BAYE, brigadier de police à Saint-Louis, son «vieil ami Seydou Nourou TALL», petit-fils d’El Hadji Oumar TALL et Djibril LY, interprète principal du cadre des interprètes de la Mauritanie. Henri GADEN explique l’une des motivations de son travail «En employant les loisirs de la retraite à la présentation de ces dictons, nous avons eu surtout pour but de faire mieux connaître des populations que nous aimons pour avoir pu apprécier leurs qualités, tout comme officier des troupes coloniales que comme administrateur».

Henri GADEN fait également traduire «La vie d’El Hadji Omar, Qacida en Poular», de Mahammadou Aliou TYAM, et entreprend de publier les cahiers de Yoro DYAO sur l’histoire et les coutumes des différents royaumes Ouolofs. Il ne peut mener à terme son projet de dictionnaire peul-français, Henri GADEN, meurt le 12 décembre 1939 à l’hôpital colonial de Saint-Louis.

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I – Henri GADEN spécialiste de l’histoire et des traditions peules

A – Henri GADEN et les chroniques du Fouta Sénégalais

Dans le courant de 1911, Henri GADEN remit à Maurice DELAFOSSE deux manuscrits arabes, dont l’un émane d’Abdoulaye KANE, interprète principal en retraite, à Saldé, et l’autre procuré par Paul Chéruy, commandant à Boghé (Mauritanie) qui lui-même est en relation avec Yahia KANE, chef des Yirlaabé Hebbiyabé, et gendre d’Abdoulaye KANE. Ces manuscrits sont l’œuvre de Siré Abbas SOH, originaire de Diaba, un éminent généalogiste, spécialiste de l’histoire du Fouta-Toro et de ses grandes familles. Siré Abbas SOH s’est fondé, lui-même de la tradition orale et des travaux de Tapsirou Bogguel. Une chronique sur le Fouta a été établie par Elimane Léwa, au temps du Satigui Soulèye N’DIAYE, sur l’histoire des Déniyankobé. Thierno Siwol a reconstitué la chronologie de cette dynastie peule. Ces documents ont été complétés par des renseignements recueillis par Henri GADEN. Henri GADEN pour ses notes et commentaires dans «Chroniques du Fouta sénégalais», a fait recours à Bouna N’DIAYE (17 décembre 1895-28 juillet1952), fils du roi du Djolof.

Maurice DELAFOSSE regrette que le document original en arabe, de Tapsirou Bogguel sur lequel s’est fondé, en partie, Siré Abbas SOH, soit perdu. Par ailleurs, il juge de façon sévère la qualité de l’expression écrite de SOH dont la valeur littéraire est «nulle», avec un style «amphigourique». «Le merveilleux tient une place un peu trop considérable en ces récits» ajoute Maurice DELAFOSSE. Mais le fait qu’il ait accepté de publier le texte atteste bien de sa valeur historique.

Une bonne partie de ce récit traite de l’origine des familles régnantes au Fouta-Toro : la première dynaste, les Dia Ogo, qui seraient d’origine «judéo-syrienne», avec résidences à Agnam Godo, Bokki Diawé et Kawel ; Moussa, dynastie des Manna, dont l’un des clans BA, des Seybobbé avec un règne de 300 ans ; Les Tondions ; les Diawfulfili, ancêtres des Diouf, Sérères ; Les Lam Termès avec nom DIA, de N’Guidilogne et Thilogne avec un règne de 30 ans ; les Lam-Taga).

Cet ouvrage relate, et en particulier, l’histoire des Dényankobé qui portaient le titre de Satigui : Coly Tenguella BA, après un périple du Mali en Guinée, puis en Gambie et enfin au Fouta-Toro et résida à Agnam Godo pendant 27 ans et unifia le Fouta-Toro avec une puissante cavalerie ; Yéro Coly, dit Yéro Diam, Yéro Siré Coly ; Samba Yéro Coly dit Sawa Laamou ; Boubacar Sawa Laamou dit Boubacar Tabakali Diadié Garmé ; Siré Sawa Laamou dit Siré Tabakali ; Guéladio Siré Sawa Laamou dit Guéladio Bambi ; Guéladio Boubacar Sawa Laamou dit Guéladio Tabara ; Samba Boubacar Sawa Laamou dit Samba Mali Gatta ; Guéladio Bocar Sawa Laamou dit Guéladio Diégui ; Sawa Dondé, Guéladio Dondé ; Gatta Coumba, Diaam Hola ; Siré Garmé ; Boubou Moussa Hamady Silman ; Samba Guéladio Dégui dispute le pouvoir à Konko Bou Moussa et son frère Soulèye Boubou Moussa dit Soulèye N’DIAYE, il s’exile au Boundou ; Siré Boubou Moussa ; Yéro Sade ; Samba Guéladio Diégui ; Siré Dondé et Soulèye N’DIAYE, «le jeune», dernier monarque de la dynastie des Dényankobé. Les Satigui, pourtant une des dynasties prestigieuses du Fouta-Toro, ont souvent régné avec l’aide des Maures et ont installé des pratiques de pillage et d’esclavage.

Vint, par la suite, la dynastie des Almany (1776-1890) ou «La Révolution des Torodo» avec Thierno Souleymane BAL, «Mouddo Horma», fils de Racine Samba Boubacar Ibrahima et de Maïmouna Oumou DIENG, qui mit fin à ce racket des Maures et réactiva l’islamisation du Fouta-Toro. Parti venger la mort injuste de Mohamadou Aly Racine, l’Almamy Souleymane BAL fut lui aussi tué lors de la deuxième expédition en Mauritanie. L’imposition du turban est le rite principal intronisant chaque nouvel Almamy. Abdoulkader KANE succéda à Thierno Souleymane BAL. Parti poursuivre le Damel du Cayor, Amary N’Goné, qui a assassiné par surprise Hamady Ibrahima (il faisait la prière), Abdelkader fut fait prisonnier, pendant un an. Les gens de Bossoya qui l’accompagnaient se sont enfui la nuit et l’ont lâché. Pendant cette capture, il fut remplacé par Hamady Lamine BAL. Les gens du village d’Ogo contestèrent, un certain temps, sa légitimité, et il avait plus de 80 ans. Il fut tué le jeudi 4 avril 1807, au village de Gouriki. Il fut remplacé, à titre intérimaire, par Moctar Koudédié TALLA de Dionto, par Hamady Lamine BAL de Pire jusqu’en 1810.

Le régime des Almamy est un Etat théocratique, démocratique, et fondé sur principes et valeurs morales, notamment de probité. Il en résulte que le vrai pouvoir est détenu par le «Baatou», l’assemblée des notables du Fouta-Toro. On a recensé 85 désignations d’un Almamy, avec de courtes périodes de vacance du pouvoir. La durée moyenne de règne de chaque Almamy est entre 3 mois et un an et demi. Chacun a le droit de postuler au titre d’Almamy ; ce qui en renforce l’aspect démocratique. On est loin de certains régimes africains actuels, de président à vie, fondés sur la cupidité, l’arbitraire et l’autoritarisme. En conséquence, les grandes familles du Fouta-Toro sont accédé à l’Almamat (KANE, BAL, BA, ANNE, TOURE, DIA, SY, THIAM, TALLA, BARRO, LY, WANE, N’DIACK). Mais deux familles qui ont dominé cette dynastie : les LY ont été 30 fois au pouvoir et les WANE 23 fois, tandis que les BAL, à l’origine de cet Etat, n’ont été désignés que 4 fois Almamy. Les différents Almamy sont issus de différents villages, notamment de Bodé, Ogo, N’Guidjilone, Haïré Lao, M’Boumba, Diaba, Sinthiou Bamambé, etc. Certains Almamy ont été 2 ou 3 fois au pouvoir. Il est vrai qu’un certain Youssoufa a été 13 fois Almamy, mais à chaque fois, c’est à la suite d’une élection. Lorsqu’El Hadji Omar TALL tenta d’inférer dans ce jeu de désignation de l’Almamy, ce fut une grave crise.

Siré Abbas SOH cite la liste, sans qu’elle soit exhaustive, sans établir une chronologie précise, des Almamy suivants : Youssoufou Siré Demba LY de Diaba, Aboubacry Lamine BAL de Bodé, retour de Youssoufa, puis Siré Amadou Siré Aly d’Ogo, Youssoufa Siré, Aly Thierno Ibrahima de M’Boumba, Youssoufa Siré encore lui, il engagea une guerre contre Bocar Lamine BAL, Siré Lamine Hassane de Haïré, retour de Youssoufa, Bocar Modibo Soulèymane de Dondou, retour de Youssoufa, Ibra Diattar Attoumane de Gawol, Mohamadou Tapsirou Siré ANNE de N’Guidjilone, Youssoufa, Birane Thierno Ibra de M’Boumba, Mamadou Siré Malick BA d’Agniam Thiodaye, Mahmoudou Siré Malick d’Agniam Wouro Siré, Amadou Bouba LY d’Ogo, Siré Amadou Siré de Diama Halwaly, Youssoufa Siré LY (13ème fois Almamy), Almany Birane de Horé Fondé. Le Fouta-Toro resta un certain temps sans Almamy, en raison d’une grande famine. Ensuite ce furent, à partir de 1836, Baba LY Tapsirou Bogguel de Diaba, Mohamadou Birane WANE de M’Boumba, Mohamadou Mamoudou Siré d’Agniam Wouro Siré, Mohamadou Birane, Siré Aly Thierno Ibra WANE de M’Boumba, Amadou Hamat Samba SY de Pété, Racine Mahmoudou Hamady Ibra, de Médina N’Diatibé, Mohamadou Birane et ce fut l’avénèment d’El Hadji Oumar qui l’envoya avec Thierno Mollé Ibra pour une mission dans le Fouta. Ce furent ensuite Sibaway Siré Ahmadou d’Ogo, Amadou Hamat Samba, Racine Mahmoudou Hamady, Mahamadou Birane (vers 1859, fort de Matam). Ce dernier accompagna El Hadji Oumar à N’DIOUM qui recommandait aux Foutankais la nomination d’Amadou Thierno Demba, comme nouvel Almamy, contre Moustapha, pendant un certain au Fouta-Toro. Ensuite, les Foutankais élirent : Mahmoudou Elimane Malick de Bababé, Ahmady Thierno Demba de Diaba, Hamat N’DIAYE dit Alhassane de Haïré, (construction du fort de Haïré), Racine Mahamadou de Sinthiou Bamambé, Sada Ibra Amadou de M’Bolo Birane, Mohamadou Mamadou Aliou Tacko de Haïré (incursion d’une armée des Foutanakais, avec Demba War, chez Lat-Dior pour délivrer Ibra, le fils de l’Almamy Mohamadou), Malick Mohamadou de Diaba Deklé, Racine Mamadou pour la seconde fois. Le dernier Almamy est Boubou Abba LY de 1884 à 1890.

Dans son étude sur «le régime des terres dans la Vallée du Sénégal, au Fouta, antérieurement à l’occupation française», Henri GADEN s’est entouré de conseils de traditionnalistes, notamment Abdoulaye KANE et de Cheikh Mamadou Mamadou KANE le père d’Abdou Salam KANE, (1879-1955), prestigieux chef de canton, un descendant de l’Almamy Abdelkader KANE. Siré Abbas SOH était de surcroît son ami. Une des sœurs de Bou El Mogdad, qui a collaboré avec Henri GADEN, était mariée à Abdou Salam KANE.

Henri GADEN pense que les institutions indigènes du Fouta-Toro, et leur régime foncier, personnifie un autre versant de l’histoire et de l’organisation des Hal Poularèen. En effet, selon lui, le régime des terres se trouve au centre de l’histoire du Sénégal et de son peuplement. Il a fondé, sur cette problématique, sa reconstitution de l’histoire des dynasties du Fouta-Toro.
Henri GADEN considère également que la connaissance des pratiques foncières, est fondamentale pour la politique coloniale. Les Peuls ont une conception de la propriété foncière, fondamentalement, différente du droit français. Henri GADEN fait remarquer que la colonisation loin d’améliorer le régime foncier en Afrique a introduit une logique privatiste qui va perturber ce système. Il suggère que le système traditionnel soit maintenu ; le colonisateur ne devrait pas le réformer, au nom de la «civilisation», au risque de menacer l’équilibre social.

B – Henri GADEN et la vie d’El hadji Oumar TALL

Henri GADEN a fait traduire et publier l’ouvrage de Mohammadou Aliou TYAM relatant l’épopée d’El Hadji Oumar TALL qui se voulait continuateur du Prophète Mohamet. Il chante le Jihâd à travers la biographie poétique de celui-ci. Cette guerre sainte se déroule dans un contexte de conquête coloniale ; ce qui a valu à El Ehadji Oumar d’être au centre d’une littérature abondante.

Le témoignage de Mohammadou Aliou THIAM est encore actuellement une des sources importantes de cette époque, avec un savant mélange de l’oralité et de l’écriture. Né vers 1830 à Dian, près de Haïré Lao, il est issu d’une famille maraboutique. Il appartient à la première génération de Foutankais qui ont rallié la cause d’El Hadji Oumar, vers 1846. En 1862, il est désigné comme missionnaire par El Hadji Oumar, afin d’obtenir la conversion d’Ali D. Monzon, roi fugitif de Ségou.

La «Qacida» est un long poème de 1200 vers rimés, composé à la fin du Jihâd, mais rédigé à Ségou entre 1864 et 1880. Le texte embrasse toute la vie d’El Ehadji Oumar : naissance, Jihâd, disparition. Il sublime Ahmadou, le successeur d’El Hadji. On note des héros secondaires, mais haut en couleurs, comme les deux lieutenants d’El Hadji Oumar que sont Alpha Oumar Thierno Baïla et Alpha Oumar Thierno Mollé, symboles de fidélité et d’héroïsme. Les griots ou artisans du verbe sont omni présents ; car El Hadji Oumar était un excellent communicateur, et ces griots lui ont assuré une survie pour la postérité. Imprégnés de la culture islamique, ces griots épicent leurs récits de versets de Coran.

El Hadji Oumar est peint sous les traits d’un être extraordinaire, supérieur aux hommes, «un Waliyou», très proche des Dieux païens. Capable de se métamorphoser, il boute la mort à distance. Omar est également un faiseur de miracles, grâce auxquels il sauve d’une situation critique, ou plonge son ennemi dans une position désespérée ou intenable.

Cheikh Moussa CAMARA, de Gouriki, mais qui a grandi à Ganguel (1863 ou 1864-1945), qui a également consacré une biographie à El Hadji Oumar, célèbre les grandes vertus de ce Foutankais. Contrairement aux autres chroniqueurs, il dénonce le fait de rattacher la généalogie d’El Hadji Oumar à celle du Prophète Mohamet. Il réitère le caractère fondamentalement peul d’El Hadji Oumar qui a renversé les royaumes Bambaras, jadis ennemis jurés des Toucouleurs. Pour Cheikh Moussa CAMARA, en dépit de ses grandes qualités, El Hadji Oumar est un mortel. Cheikh Moussa CAMARA est resté célèbre, en raison notamment de sa distanciation et son esprit critique, et notamment de son opposition farouche à la guerre sainte.

Henri GADEN connaissait Cheikh Moussa CAMARA (1864-1945), un ami de Cheikh Saadi Bouh (1848-1917). Cheikh Moussa, spécialiste des grandes familles régnantes du Fouta-Toro, avait remis en 1924, à Maurice DELAFOSSE, en 1924, un manuscrit à traduire, son «Zuhûr Al-Basâtin» ou «Florilège au Jardin de l’histoire des Noirs : l’aristocratie peule et la Révolution des clercs musulmans (Vallée du Sénégal)», mais Maurice DELAFOSSE mourut en 1926. Cheikh Moussa Camara remit un nouveau manuscrit à Henri GADEN le 22 mars 1937. Moussa CAMARA disparut en 1945, son projet ne vit le jour que 75 ans après, sous la direction de Jean SCHMIDT en 1998.

II – Henri GADEN et la connaissance de l’idéal Peul (Poulagou)

A – Henri GADEN et les Proverbes et maximes Peuls

«Les proverbes d’un pays riches de tout bon sens de la race qui l’habite. En eux se trouvent la malice, l’expérience, la sagesse des hommes. Ils résument, sous une forme imagée et frappante, de longues observations et des réflexions souvent profondes. Ils nous aident à comprendre des peuples différents de nous», dit Henri GADEN.

Dans son ouvrage «Maximes et proverbes peuls» daté de 1931, Henri GADEN relate qu’il prenait des notes depuis 1910 et s’est appuyé sur différents traditionnalistes, dont son «vieil ami, El Hadji Saïdou Nourou TAL». Il a recensé 1282 proverbes et maximes et les a regroupés sous différents thèmes : l’enfant, l’amour, le pouvoir, le bien et le mal, le caractère, le courage et l’intelligence, la parole, la bienséance, l’avarice, la reconnaissance, l’ingratitude, l’honnêteté, la malhonnêteté et la méchanceté, la sagesse pratique, la vie l’attachement aux traditions. Ces maximes ont souvent «un but de renseignement moral» ou sont «un concept moral et pratique», précise GADEN. J’ai deux illustrations de ces maximes.
D’une part, les maximes et proverbes qui relatent des sentiments affectifs. «Le cœur n’est pas un genou pour qu’on le plie. On pliera un genou, mais non son cœur ; car on ne commande pas à ses sentiments» ou encore «Gros, maigre, qu’importe au coeur. Peu importe au cœur que la personne aimée soit grasse ou maigre, riche ou pauvre, car l’amour est aveugle».
D’autre part, certaines maximes font référence au pouvoir : «Le crapaud et ses provisions de route font ensemble le dîner du Roi. Le sujet et ses biens sont à la discrétion du Roi qui n’en fait qu’une bouchée, quand il lui plaît».

B – Henri GADEN et «Le Poular, dialecte peul du Fouta”

«Enfin, Malherbe vint», disait Boileau. Avec cet ouvrage d’Henri GADEN sur le Poular, nous savons plus exactement ce qu’est la langue peule, la plus vieille et la plus structurée des langues africaines. Il y avait, certes, avant cette contribution d’Henri GADEN, des études d’ethnologues allemands, de Dietrich Westermann (1875-1956) en 1909 et Carl Meinhof (1857-1944) en 1911, mais elles étaient limitées et incomplètes.

La lucidité et la précision d’Henri GADEN nous font découvrir cette belle langue qu’on a crue complexe et indéchiffrable dans sa structure. Henri GADEN nous expose la langue peule avec une logique mathématique. Pour cela, il fait recours à la fameuse loi dite de la «permutation des consonnes», mais qu’il dénomme «loi des alternances» ; elle sert à distinguer les noms des êtres humains des autres noms. Pour la première fois, sont définis et expliqués les phénomènes de la nasalisation, le rôle des voyelles de liaison, la formation des adjectifs et des participatifs, la valeur de chacune des catégories de suffixe, etc. Il présente les similarités avec la langue bantoue.
Il existe un système de classification des noms avec une distinction des êtres et des objets. La distinction entre le singulier et le pluriel est répartie entre 4 classes. «Si un homme n’a ni Ndi, ni dam, ni bé, qu’il se taise», dit un proverbe peul. Le «Ndi» est le pronom de la classe des grains et des éléments farineux, «Dam», le pronom des liquides, notamment de l’eau et du lait, «Bé», le pronom des hommes. Finalement, ce proverbe pourrait signifier que «si un homme n’a ni grain, ni eau, ni lait, ni gens, qu’il ne fasse pas le fanfaron ; car il n’est rien de ce qui est nécessaire à l’homme».

C – Henri GADEN et «Les cahiers de Yoro DYAO», sur les coutumes et légendes du Sénégal.

Henri GADEN a fait publier les cahiers de Yoro Boly DYAO né à Khouma, vers 1847, dans le Oualo. De souche noble, un Brack de la dynastie des Loggar, fils de Tagne Fara Penda et de Peinda M’BDJI, Yoro DYAO a été l’un des premiers africains à fréquenter, en 1856, l’école des Fils de chefs, créée en 1855 par le général Louis FAIDHERBE (1818-1889). Il s’y fera remarquer par sa grande intelligence et son application. Yoro DYAO fut nommé, en 1861 commandant du canton du Oualo. Très fier de ses origines d’aristocrate du Oualo, il a eu une longue carrière agitée, fut démis 5 fois, puis réintégré dans l’administration coloniale, à plusieurs reprises. Suspendu le 12 février 1914, il obtient sa pension de retraite, la même année en raison, notamment de sa charge de famille ; il avait 27 enfants. Yoro DYAO meurt le 3 avril 1919.
Chaque fois que les griots et notables se réunissaient dans la cour de son père, il prenait des notes, d’où ces fameux «cahiers» publiés par Henri GADEN. Yoro DYAO voulait écrire l’histoire du Oualo, ainsi que celle de l’ancien empire du Djolof qui comprenait les pays du Oualo, Cayor, Baol, Sine et Saloum. Cet empire est crée au XIIème siècle par N’Diadiane N’DIAYE. Suivant Henri GADEN, Yoro DYAO serait un descendant de Lamane DYAO qui aurait cédé la souveraineté de son pays à N’Diadiane N’DIAYE. Ainsi, dans l’un de ses «Cahiers», Yéro DYAO relate, notamment l’histoire de N’Diadiane N’DIAYE (vers 1200) qui est, en fait, commune aux Peuls et aux Ouolofs. N’Diadiane N’DIAYE, souvent décrit comme un ancêtres des Oulofs, est en fait un métis. Son père est un berbère, (Boubacar Ibn Amar, dit Abou Darday) et sa mère est peule (Fatimata SALL). En effet, le père de N’DIAYE convertit le Lam-Toro qui lui donna en mariage sa fille. Ils eurent un enfant nommé Ahmadou qui fut appelé, par la suite, nommé N’Diadiane N’DIAYE et qui régna 44 ans, de 1212 à 1256, sur l’empire du Djolof.

Avec la même histoire, les mêmes héros, on explique au Fouta-Toro, l’origine des Lidoubé Diam. Un Arabe, originaire de Médine, nommé Ahmed Fadéla, vint un jour s’établir au village de N’Diawara, et le chef de village lui donna sa fille en mariage. Il eut un fils, puis mourut. L’enfant fut nommé Diam Ly et fut l’ancêtre des Lidoubé Diam. Diam LY devint le Cadi de N’Diawara, mais fut contraint par les villageois à l’exil ; beaucoup de gens n’acceptaient pas qu’une personne de souche étrangère soit chargée des fonctions de juge. Il se rendit sur la rive droite du fleuve, et devint le chef des peuls Diaobé Dindi.

BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE :

1 – Les travaux d’Henri GADEN
GADEN (Henri), Proverbes et maximes peuls et toucouleurs, traduits, expliqués et annotés, Paris, Institut d’ethnologie, 1931, 368 pages ;
GADEN (Henri), Poular, dialecte Peul du Fouta, Paris, E. Leroux, 1912, tome 1, 338 pages et tome II 263 pages ;
GADEN (Henri), «Du nom des Toucouleurs et les peuples islamisés du Fouta sénégalais», in Revue des études ethnologiques et sociologiques, 1912, (1-2) pages 50-56 ;
GADEN (Henri), «Légendes et coutumes sénégalaises, Cahiers de Yoro Dyao», in Revue des études ethnologiques et sociologiques, 1912, (1-2) pages 119-137 et 191-202 ;
TYAM (Mohammadou Aliou), La vie d’El hadji Omar, Qacido en Poular, Paris, Institut d’ethnologie, transcription, traduction, notes et glossaire d’Henri GADEN, 1935, 289 pages ;
SOH (Siré Abbas), Chroniques du Fouta sénégalais, traduites de deux manuscrits arabes inédits de Siré Abbas Soh, et accompagnées de notes, documents, annexes et commentaires, d’un glossaire et de cartes, par Maurice DELAFOSSE, avec la collaboration d’Henri GADEN, Paris, 1913, collection de la revue du monde musulman, E. Leroux, 328 pages ;
GADEN (Henri) «Du régime des terres de la vallée du Sénégal, antérieurement à l’occupation française», in Renseignements Coloniaux et Documents, 1911, vol. 10, pages 245-249 ;
GADEN (Henri), «Les alternances de consonnes initiales du Foufouldé, dialecte peul du Fouta-Djallon», in Revue d’Outre-mer, 1929, 3ème trimestre, pages 286-306 ;
GADEN (Henri), «Note sur le dialecte Foul, parlé par les Foulbé du Baguimi», Journal Asiatique, 1908, tome 11, janvier-février, 10ème série, pages 5-66 et Paris, Imprimerie Nationale, 1908, 70 pages ;
GADEN (Henri), Notice sur la résidence de Zinder, Paris, H. Charles-Lavauzelle, 1904, 119 pages ;
GADEN (Henri), «La capture de Samory», in Le Tour du Monde, à travers le monde, n°8, 25 février 1899, pages 57-60 ;
Institut Fondamental d’Afrique Noire, Université de Dakar, Fonds Gaden et autres, présentation par Thierno DIALLO, Dakar, IFAN, 1966, 154 pages.
2 – Les contributions sur Henri GADEN ou certaines figures historiques
DILLEY (Roy), Henri Gaden, à travers l’Afrique de l’Ouest (1894-1939), fils de Bordeaux, aventurier africain, Paris, l’Harmattan, 2015, 405 pages ;
METAYER (Fabrice), Des Français à la conquête de l’Afrique Occidentale : le regard d’Henri Gaden à travers sa correspondance, 1894-1897, Aix-en-Provence, Centre d’Etudes des Mondes Africains, Collection Clio, 2003, 93 pages ;
PONDOULO (Anna), «A la recherche d’Henri Gaden (1867-1939)», Islam et Sociétés au Sud du Sahara, 2002 (16) pages 7-33 ;
RICARD (Alain) et JEGO (Anne-Laure), Henri Gaden : photographe, Bordeaux, 2001, Confluences, 12 pages ;
RICARD (Alain), Henri Gaden, ethnologue, in Henri Gaden, photographe, op cit., pages 1-3 ;
ROUSSEAU (Raymond), «Le Sénégal d’autrefois, étude sur le Oualo ; Cahiers de Yoro DYAO», in Bulletin du Comité d’études historiques et scientifiques de l’A.O.F, 1929, (2) n°1-2, pages 133-211 ;
JEGO (Anne-Laure), Le parcours du capitaine Henri Gaden, ethnographe au Soudan français à la fin du XIXème siècle : analyse des clichés stéréoscopique, Nanterre, Université de Paris X, mémoire de maîtrise d’ethnographie, 2002, 98 pages ;
PONDOPOULO (Anna), «Une histoire aux multiples visages. La reconstitution coloniale de l’histoire du Fuuta Sénégalais au début du XXème siècle», Outre-mers, 2006, (93) pages 57-77 ;
GOURAUD (général, Henri-Joseph-Eugène, 1867-1946), Au Soudan : souvenirs d’un Africain, Paris, Tisné, 255 pages ;
KANE (Abdou Salam), «Coutume civile et pénale toucouleur», in sous la direction de Bernard MAUPOIL, A. S KANE et M. CAMPISTRON, Coutumiers juridiques de l’AOF : Sénégal, Paris, Larose, Comité d’études historiques et scientifiques de l’AOF, série A, n°8, tome1, 1939, 348 pages, spéc pages 55-115 ;
KANE (Abdou Salam), «Régime des terres chez les populations du Fouta sénégalais, in Bulletin du Comité d’études historiques et scientifiques de l’A.O.F., 1935 (18) 4 pages 449-461 ;
DIOUF (Gorgui, Alioune), Abdou Salam KANE, chef de canton, Dakar, Université, mémoire de maîtrise, 1975, 55 pages ;
SY (Seydou Madani), Le capitaine Mamadou Racine SY (1838-1902) une figure sénégalaise au temps des tirailleurs, Paris, Khartala, 2014, 181 pages ;
DESCHAMPS (Hubert), Roi de la brousse : mémoires d’autres mondes, Paris, Berger-Levrault, 1975, 359 pages, spéc. pages 262-281 (histoire d’Abdou Salam KANE et de sa famille).

Paris, le 8 août 2015, par M. Amadou Bal BA – http://baamadou.over-blog.fr/.

10 avril 2018

JUSTICE EN FRANCE: CONDAMNATION DE DIKO VINCENT DIT HANOUNE CONFIRMÉE PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS

 Malgré le renfort de Biram Dah Abeid, Vincent Diko Hanoune condamné en appel pour diffamation envers Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany

Lundi 9 Avril 2018 - 10:26

Malgré le renfort de Biram Dah Abeid, Vincent Diko Hanoune condamné en appel pour diffamation envers Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany
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A l’audience du 22 février 2018, la défense de Vincent Diko Hanoune avait présenté une attestation de Biram Dah Abeid en faveur de son client. Me Yann Wibaux  et Me Assane Boye, conseils de MM Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany avaient vigoureusement déstabilisé la partie adverse en mettant en évidence l’inconstance de M. Biram Dah Abeid qui variait dans ses propos et qui, dans un entretien accordé au journal L’Authentique » en juin 2017 disait : « Je profite aussi de cette occasion pour soigner ce que les manipulations et les mensonges de certains segments du régime mauritanien, le secteur des Renseignements Généraux en particulier, ont pu gâcher entre IRA et d’éminents cadres mauritaniens à l’extérieur. Je veux nommer Mohamed Abba Ould Jeilani et Abdoul Diagana, qui ont été mêlés par la malice des services de renseignements à des controverses à propos du mouvement IRA. Des propos malencontreux et des appréciations malheureuses ont pu être à l’origine d’une distanciation entre nous et ces deux éminents cadres. Je profite de cette occasion pour tendre la main à ces deux compatriotes et leur exprimer tout mon regret pour ces malencontreux incidents. » L’Avocate Générale avait balayé d’un revers de main le témoignage de Biram Dah Abeid qui « ne reposait sur aucun élément factuel ». Elle avait requis la confirmation du jugement en première instance. 

Le conseil de M. Vincent Diko Hanoune avait demandé un allègement de peine, compte tenu des faibles revenus de son client et de ses charges familiales. 

La Cour d’Appel de Paris a par conséquent reconnu M. Vincent Diko Hanoune coupable de diffamation envers particuliers par voie électronique et le condamne à une amende de 500€ avec sursis et à 1000€ à titre de dommages et intérêts pour chacune des parties (soit 2000€) et à 1000€ sur la base de l’article 475-1 du code de procédure pénale (frais de justice). 

 En outre, M. Vincent Diko Hanoune est condamné à publier cette décision sur la page d’accueil de son blog sous peine d’une astreinte de 50€ par jour de retard. 

  

« Et Allah a renvoyé, avec leur rage, les infidèles sans qu’ils n’aient obtenu aucun bien » (Coran. Al-Ahzab/Les coalisés. 33 :25). MM Abdoulaye Diagana etMohamed Abba Jeilany rendent grâce à Allah et se disent satisfaits de ce jugement qui lave leur honneur. En attendant, ils poursuivent leur chemin par la grâce d’Allah malgré la rage, les calomnies et les mensonges des haineux. 

  

Paris, le 07 avril 2018 Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany 

4 avril 2018

L’UFP et le RFD : Deux ennemis endogènes de la Mauritanie


On peut dire que l’opposition en Mauritanie a été longtemps prise en otage respectivement par deux partis politiques  depuis la mise en place du processus démocratique à savoir ;l’union des forces  du progrès (UFP )et le rassemblement des forces démocratiques (RFD). 

Aujourd’hui ;  il ne fait sans nul doute  que ces deux partis n’ont fait que diviser davantage les mauritaniens et n’ont pas été à la hauteur des attentes des mauritaniens en terme de cohabitation nationale et de projet cohérent de société de lutte pour les droits des minorités. 

 Quelle Mauritanie ? une Mauritanie qui s’adapte à la marche continentale et mondiale mais cette concrétisation nécessite inéluctablement  une certaine rupture qui consistera à faire de l’esprit de chaque mauritanien de voir les choses extérieures avec son propre regard selon une attitude égocentrée .Notons c’est en écartant son appartenance  à une culture à un parti et une façon de voir que le sujet acquiert la capacité de raisonner et de comparer disait Gaston Bachelard sur la notion de l’obstacle épistémologique. 

 Croyez moi sans cette rupture  nous n’arriverons jamais ! à cet effet nous devons avoir le courage de briser en plusieurs morceaux cette dichotomie entre la critique du gouvernent permise et la réserve de l’opposition autorisée ce qui est loin d’être objectif et démocratique. 

  

Sommes nous capables de porter un regard critique sur les effets présumés de l’action de ces deux partis  (l’UFP et le RFD) en terme de performance politique ? 

  

On peut faire un bilan au bout d’un certain temps ce que l’on peut constater que l’UFP et le RFD S’opposent pour s’opposer mais ne s’opposent nullement pas pour dénoncer sensibiliser l’opinion publique nationale et internationale sur certains points névralgiques de la situation de la Mauritanie surtout en terme d’unité nationale. 

  

L’histoire nous montre que ces deux partis s’intéressent plus aux petits détails comme suppression de la limite d’âge pour l’élection présidentielle d’une part et des guerres de rivalité interpersonnelle d’autres parts qu’aux grandes questions du pays surtout au tour d’un grand projet alternatif .De plus ces deux partis(l’UFP et le RFD)   mènent en bateau  d’une manière redoutable et à la fois sournoise une partie de la population à un jeu systématique de boycott à certaines échéances électorales qui devaient redynamiser le pluralisme. 

  

  

Dans ce contexte peut on continuer de considérer  l’UFP et le RFD comme des partis politiques ? 

Disons la question mérite d’être posée à savoir la définition  classique d’un parti politique est de  servir à jouer un rôle majeur  dans un système politique à cet effet le parti politique apparait comme une forme d’organisation  qui rassemble les citoyens  autour d’un objectif politique dont le but est d’exercer le pouvoir. 

  

Au regard de cette définition le fossé est creux l’l’UFP et le RFD s’éloignent et s’opposent étrangement à cette définition comme  SANGRAVA  est éloigné de NOUAKCHOTT . 

  

Le droit Mauritanien ne doit pas être durablement figé il devait évoluer à tout moment c’est d’ailleurs en ce sens qu’il ya urgence de légiférer sur la passivité et de la dangerosité  de l’UFP et le RFD  par une mesure de dissolution soit par un décret du conseil des ministres ou par une décision de la chambre administrative de la cour suprême de Nouakchott qui sont les seules autorités compétentes juridiquement. 

  

Chaque Mauritanien peut avoir  son opinion politique ,militante ou personnelle sur cette question au regard du comportement irresponsable de ces deux groupuscules (l’UFP et le RFD). 

  

Sachant que l’UFP et le RFD devaient remplir d’une manière assez honnête les fonctions de structuration de l’opinion publique par l’animation d’un débat politique  et par une politique de définition des grandes orientations. 

  

A ce jour tout cela fait largement défaut, ces deux groupuscules (l’UFP et le RFD) ne souhaitent pas le développement de la Mauritanie par le passage nécessairement d’ une cohabitation pacifique et sont loin de concourir à l’expression du suffrage universel . 

  

Disons honnêtement quand on s’éloigne de ce rôle majeur forcement on n’aide pas la Mauritanie alors on est son ennemi  et les ennemis peuvent venir de l’intérieur aussi. 

  

l’UFP et le RFD sont deux ennemis endogènes de la Mauritanie dans la mesure ou ils  ont contribué à diviser les Mauritaniens en plusieurs blocs et sans apporter des solutions concrètes auxquelles ces Mauritaniens espéraient .C’est dans ce contexte que la chute des militants et adhérents a été vertigineuse et prive ces deux groupuscules d’aucune implantation dans le paysage politique. 

  

Dans cette situation ;il faut bien revoir en profondeur  et de réfléchir  sur les nouveaux défis de l’action politique en Mauritanie afin de mieux comprendre les problèmes et les enjeux fondamentaux liées à l’émergence d’une nouvelle action publique. 

  

On peut dire analogiquement que ces deux partis (l’UFP et le RFD) ressemblent typiquement  quasi identiques à une société hermétiquement  fermée décrite par le philosophe Karl POPPER qui défendait l’idée d’une société ouverte qu’il opposait à celle de société fermée. Car  la société fermée est ancrée toujours  dans des croyances et refuse catégoriquement toute modification, elle est aussi autoritaire et totalisante refuse la critique et nie tout. 

  Ce rationalisme critique de Popper Karl signifie qu’aucune thèse de l’UFP et le RFD ne peut se déclarer comme une vérité définitive car le savoir augmente par des rectifications successives, par l’élimination  des erreurs. 

  Faut il joindre ma voix à celle de François Fillon ? qui disait : « dans la défaite ,le chef se retire sans chercher d’excuses et sans donner  de leçons ». 

  Les deux dirigeants de ces deux groupuscules devaient humblement se servir de cet exemple !AMIN. 

  

Par Dieng  Harouna à  Lyon 

21 mars 2018

LIBYE: Saïf al-Islam Kadhafi se réjouit de la garde à vue de Sarkozy et annonce sa candidature à la présidentielle en Libye

S’il y en a un qui ne boude pas son plaisir devant le placement en garde à vue de Nicolas Sarkozy, c’est bien Saïf al-Islam Kadhafi, l’héritier de feu Mouammar Kadhafi. Il a été en effet prompt à « féliciter la justice française » pour ce qu’il qualifie hâtivement, sans doute emporté par la joie, d’ « arrestation » de l’ancien oligarque français, mué en chef de guerre « humanitaire » en Libye.

Le fils du défunt guide libyen, lynché à mort en octobre 2011, se réjouit de cette spectaculaire accélération judiciaire dans l’affaire tentaculaire des financements libyens et du financement occulte de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007, même s’il regrette qu’elle intervienne tardivement. « Elle (la garde à vue de Sarkozy, NDLR) vient en retard et après 7 ans de guerre. Je dis dommage parce que j’avais donné moi-même les preuves sur cette affaire (…) mais la justice, que ce soit en France ou à l’international, n’a pas bougé à l’époque », a-t-il confié à Africanews.

« Je précise que j’ai encore des preuves solides contre Sarkozy. Et je n’ai pas encore été entendu comme témoin dans cette affaire, ni Abdallah Senoussi, l’ex-directeur des services de renseignements libyen, qui détient encore un enregistrement de la première réunion de Sarkozy et Kadhafi à Tripoli avant sa compagne électorale. Il y a aussi Bachir Salah, l’ex PDG de la Libya Investment, qui est prêt à témoigner malgré les menaces de mort », a-t-il martelé.

Sept ans après la fameuse « guerre humanitaire » qui a ravagé son pays et dont BHL, le philosophe d’opérette et petit télégraphiste d’Israël à Benghazi, ne cessait de vanter les vertus sur le perron de l’Elysée et sur les plateaux de télévision, Saïf al-Islam Kadhafi a choisi Tunis pour annoncer officiellement, par le truchement de l’un de ses représentants, sa candidature à l’élection présidentielle libyenne. Un scrutin décisif pour l’avenir de la Libye, tombée depuis en déliquescence, qui se déroulera avant le 30 septembre 2018.

C’est sous les couleurs du Front populaire pour la libération de la Libye (FPLL) qu’il se lancera dans la course au pouvoir suprême, comme l’a indiqué Aymen Bourass au cours de la conférence de presse qui s’est tenue, lundi 19 mars, dans la capitale tunisienne.

« Saïf al-Islam Kadhafi a décidé de se présenter aux prochaines élections présidentielles et n’aspire pas au pouvoir dans son sens traditionnel », a déclaré ce dernier, en précisant que le dauphin du colonel Kadhafi devrait s’adresser prochainement aux Libyens, afin de leur exposer sa vision du futur et de la reconstruction de l’Etat.

Après être passé par la case prison pendant près de six ans, aux mains de la brigade Abou Bakr al-Sadiq, l’un des groupes armés contrôlant la ville de Zenten, au nord-ouest de la Libye, Saïf al-Islam Kadhafi a été remis en liberté le cadre d’une amnistie générale proclamée par le Parlement installé à Tobrouk. Il serait toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, et aurait trouvé refuge à Tunis, selon différents médias.

Dans l’interview exclusive ci-dessous, réalisée par Riad Muasses à Tripoli, Saïf al-islam Kadhafi demandait expressément à Sarkozy de rembourser l’argent versé par la Libye pour le financement de sa campagne électorale, affirmant catégoriquement : « c’est nous qui avons financé sa campagne et nous en avons la preuve » (à partir de 10’00)

 

24 février 2018

MAURITANIE: La colonisation positive selon MEKLOUFA

ekfoula Mint Brahim : " nous étions des pillards et des " ermites " , la France a fait de nous un état de droit

Samedi 24 Février 2018 - 00:17

Mekfoula Mint Brahim : " nous étions des pillards et des " ermites " , la France a fait de nous un état de droit

L’activiste Mekfoula MintBrahim, militante des droits de l’homme, a déclaré que la France était celle qui a fait de nous un état de droit après que nous  étions des pillards et des misanthropes. 

Certains d’entre nous pillaient les autres et s’accaparaient  leurs richesses sous pretexte de justificatifs fallacieux . 

Dans un post publié sur les réseaux sociaux, elle a remercié  la France, en disant que son apport positif pour nous est incommensurable. 

Voici le texte du message écrit par Mint Brahim: 

« La France coloniale a fait de nous un Etat doté  de  lois bien connues , qui protègent  les populations et leurs biens,  après que nous étions de grands pillards et des  ermites 
qui  justifiaient le comportement des voleurs , et se partageaient  leurs  butins . 

Aujourd’hui, la France combat également les terroristes issus de notre région et de notre religion, qui font des ravages sur la terre, tuant et brûlant dans le nord du Mali. 

Tout au long de l’histoire, la France a toujours été de notre côté , même pendant   la guerre du sahara. 
Le Royaume du Maroc a été contraint de quitter nos terres aprés avoir vécu les vissitudes de l’expansion. 

Merci la France. Ce que nous avons trouvé en toi nous ne l’avons pas obtenu auprés de nos frères …( شكرا فرنسا ذل رينا فيك ماريناه ف اخوتنا   )   » 

Source : http://mourassiloun.com/node/3235 

Traduit par Adrar.Info 

chezvlane
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