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LE PANAFRICANISME NOUVEAU
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16 juin 2014

HISTOIRE DU FOOTBALL: L'HISTOIRE D'UN GARDIEN DE BUT NOIR QUE MÊME LE SUCCÈS DE PELE N'A PAS RÉHABILITÉ

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Moacir Barbosa Nascimento : L’histoire d’un gardien détesté

Moacir Barbosa est le gardien de la Seleçao de 1945 à 1953. Le brésilien est l’un des meilleurs au monde à ce poste, mais sa boulette en Coupe du Monde 1950 va détruire sa carrière. Coupable d’une mauvaise anticipation, il encaisse un but de l’Uruguay à la 79e minute. Les brésiliens perdent leur finale de Coupe du Monde  dans le mythique stade du Maracana. Le pays tout entier prend le portier auriverde comme bouc-émissaire.

Une Coupe du Monde spéciale

La Coupe du Monde de 1950 signe la reprise du football après la Seconde Guerre Mondiale. C’est au Brésil, la terre sacrée du football, qu’elle se joue. Tout le monde attend cette nouvelle compétition, surtout la Seleçao qui est à domicile. Le tournoi se déroule avec quatre poules de quatre équipes, et le meilleur de chaque groupe accède à la phase finale. Celle-ci est un poil différente de la normale car, cette année là, il n’y a pas de demi-finale ou de finale. C’est un mini championnat qui la remplace. Parmi les finalistes on retrouve : le Brésil, l’Espagne, la Suède et l’Uruguay. La France, elle, ne participe pas à cette édition, suite à leur défaite en match de barrage. L’Angleterre est présente en Amérique du Sud, mais, au gré d’un parcours   très décevant, n’atteindra pas les phases finales.

Une anticipation regrettable

Les Brésiliens survolent leurs matchs de phase finale. Infligeant un 7 à 1 dès la première rencontre aux Suédois. Tout le pays est derrière son équipe et le festival continue au second match avec un 6-1 face aux Espagnols. Personne ne se doute d’un potentiel échec des jaunes et verts, d’autant que pour le dernier match au Maracana seul un match nul leur suffit pour être sacrés champions. Ce 16 Juillet 1950 signe le début du cauchemar pour le gardien Moacir Barbosa. Alors que la Séléçao tient son match nul synonyme de titre, les Uruguayens poussent pour arracher la victoire. Alcides Ghiggia (le milieu droit uruguayen) déborde dans la surface, le gardien anticipe la passe et se fait avoir par un centre-tir qui rase le poteau et fini sa course dans les filets. C’est la 79e minute du match, le Maracana est éteint  suite à cette maladresse de leur gardien. L’équipe à perd finalement ce match (1-2) et Barbosa devient la cible d’un pays entier. En inscrivant quatorze buts en trois matchs, le Brésil réussi tout de même à perdre cette Coupe du Monde. Ademir (attaquant, Brésil) fini meilleur buteur avec huit réalisations. Mais le chagrin reste immense.

Un pardon impossible

Moacir Barbosa est à présent l’ennemi public numéro un au Brésil. Le football est une religion dans ce territoire et personne ne pardonnera à ce gardien cette erreur d’appréciation. Un court métrage de treize minutes se réalise sur l’histoire de ce drame, produit par Jorge Furtado et Ana Luiza Azevedo en 1988. Ce film est un échec et la réputation du gardien « auriverde » ne change pas pour autant. Ricardo Terra Teixeira, président de la fédération de football brésilienne lui interdit même de commenter un match en 1993. Barbosa déclarera suite à ces propos :  » Au Brésil, la peine maximale pour un crime est de 30 ans de prison. Moi, il y a 43 ans que je paie pour un crime que je n’ai pas commis« . Le goal de la Séléçao nous quitte le 31 mars 2000 à l’age de 79 ans. Il vécu une majeure partie de sa vie avec ce poids sur la conscience, sans obtenir le pardon des brésiliens.

Baptiste Malpart

Panenka Magazine sur Twitter: @panenkamag

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15 juin 2014

AMÉRIQUE: LES ATTAQUES CHIMIQUES QUI ONT EFFACÉ LA LIGNE ROUGE D'OBAMA EN SYRIE

Dix attaques aux armes chimiques dont Washington ne veut pas que vous parliez

par Wesley Messamore, le 5 Septembre 2013

Cela manque d’autorité morale. Nous parlons d’un gouvernement ayant un historique d’utilisation d’armes chimiques contre des innocents de manière bien plus prolifique et mortelle que les quelques accusations concernant les forces du régime d’Assad, provenant d’un complexe militaro-industriel occidental à la gâchette facile et bien décidé à torpiller toute enquête supplémentaire avant de frapper. Voici une liste de 10 attaques chimiques perpétrés par le gouvernement américain ou ses proches alliés contre des populations civiles…

1

1. L’armée américaine a largué 80 millions de litres de produits chimiques sur le Vietnam entre 1962 et 1971

Pendant la guerre du Vietnam, l’armée arméricaine a épandu 80 millions de litres de produits chimiques, incluant l’agent orange (défoliant) très toxique, sur les forêts et les zones rurales vietnamiennes et des pays voisins, détruisant de manière délibérée les cultures vivrières, l’écologie de la jungle, ravageant les vies de centaines de milliers de civils innocents. Le Vietnam estime que le résultat de ces dix années d’attaques chimiques quelques 400 000 personnes furent tuées ou handicapées, 500 000 bébés sont nés avec des difformités et plus de 2 millions de personnes ont souffert de cancers et autres maladies induites par le contact avec les substances chimiques. En 2012, la Croix Rouge Internationale a estimé qu’un million de personnes au Vietnam ont des infirmités ou des problèmes de santé directement liés à leur exposition à l’agent orange.

2

2. Israël a attaqué les civils palestiniens avec du phosphore blanc en 2008-2009

Le phosphore blanc est une horrible arme chimique incendiaire qui brûle la chair humaine jusqu’à l’os. En 2009, de multiples groupes humanitaires incluant Human right Watch, Amnesty International et la Croix Rouge Internationale ont rapporté que le gouvernement israélien attaquait les civils de leur propre pays avec des armes chimiques. Une équipe d’Amnesty International a déclare avoir trouvé des preuves indiscutables de l’utilisation étendue du phosphore blanc dans des zones de population civile très denses. L’armée israélienne a commencé par nier les accusations, puis a reconnu que cela était vrai.

Après cette cohorte d’accusations faites par ces ONG, l’armée israélienne attaqua même le QG de l’ONU à Gaza avec une arme chimique. Comment voyez-vous toutes ces preuves et faits avérés contre le cas de la Syrie ? Pourquoi Obama n’a t-il pas essayé de bombarder Israël ?

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3. Washington a attaqué des civils irakiens avec du phosphore blanc en 2004

En 2004, des journalistes intégrés avec l’armée américaine en Irak ont commencé à rapporter l’utilisation de phosphore blanc à Fallujah contre les insurgents irakiens. D’abord l’armée a menti en disant qu’elle n’utilisait le phosphore blanc que pour créer des écrans de fumée ou éclairer des cibles. Puis elle a admis utiliser des armes chimiques volatiles et des armes incendiaires. A cette époque, la RAI italienne diffusa un documentaire titré: “Falujah, le massacre caché”, incluant des vidéos atroces et des photos horribles ainsi que des entretiens avec des témoins oculaires de la ville de Fallujah et des soldats américains révélant comment le gouvernement américain arrosa de manière aveugle le feu blanc chimique sur la ville irakienne et fit fondre femmes et enfants.

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4. La CIA a aidé Saddam Hussein à massacrer des Iraniens et des Kurdes avec des armes chimiques en 1988

Les archives de la CIA prouvent maintenant que Washington savaient que Saddam Hussein utilisait des armes chimiques (incluant le neurotoxique sarin et le gaz moutarde ypérite) dans la guerre Irak-Iran et continua à abreuver l’armée irakienne de renseignements sur les mouvements de troupes iraniens sachant pertinemment que ces informations seraient utilisées pour l’utilisation d’armes chimiques. A un moment en 1988, Washington avertit Hussein d’un mouvement de troupes iraniennes qui aurait pu mettre un terme à la guerre en la défaveur des Irakiens. En Mars, un Saddam Hussein tout pimpant de ses nouvelles alliances avec Washington attaqua un village kurde tuant 5000 personnes et en blessant 10 000 autres, la vaste majorité étant des civils. Des milliers moururent les années suivantes des complications, de maladies et de difformités de naissance.

5

5. L’armée américaine a testé des produits chimiques sur les résidents de banlieues pauvres de la ville de St Louis dans les années 1950

Au début des années 50, l’armée mit en place des diffuseurs motorisés au sommet de hauts bâtiments des banlieues à bas revenus de la ville de St Louis, essentiellement les banlieues pauvres noires et ce incluant des zones urbaines où 70% de la population étaient des enfants de moins de 12 ans. Le gouvernement expliqua alors qu’il expérimentait avec des diffuseurs d’écrans de fumée pour tromper les Russes dans leurs attaques, mais en fait cela diffusait de l’air contaminé avec des centaines de kilos de zinc dadmium sulfide. Le gouvernement admet qu’il y avait un second ingrédient dans le mélange chimique en poudre, mais que ce second ingrédient fut radioactif demeure une information classée secret défense. Bien sûr qu’il l’était. Depuis ce test, un nombre alarmant de personnes de cette zone a développé des cancers. En 1955, Doris Spate naquît dans un de ces bâtiments utilisés par l’armée pour emplir l’air avec des produits chimiques de 1953-4. Son père est mort de manière inexplicable cette même année, elle a vu quatre des ses frères et sœurs mourir de cancers et Doris elle-même survit à un cancer du cervix.

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6. La police tire des gaz lacrymogènes sur les manifestants du mouvement Occupy Wall Street en 2011

La violence inouïe de la police contre les manifestants du mouvement Occupy en 2011 fut très bien documentée et inclut l’emploi massif de gaz lacrymogène et autres produits chimiques irritants. Le gaz lacrymogène est interdit à l’utilisation contre un ennemi militaire dans une bataille par la convention sur les armes chimiques. Pourquoi la police de Portland (ou d’ailleurs) n’a t-elle pas la même courtoisie et protection que requiert la loi envers des soldats ennemis sur le champ de bataille ?

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7. Le FBI a attaqué hommes, femmes et enfants avec des armes chimiques lors du siège de Waco en 1993

Durant le tristement célèbre siège de Waco au Texas d’une communauté pacifiste religieuse adventiste, le FBI a massivement utilisé des gaz lacrymogènes dans les bâtiments sachant pertinemment que des femmes, des enfants et des nourrissons s’y trouvaient. Ce gaz était hautement inflammable et le feu s’y mis, embrasant les bâtiments et brûlant vifs 49 femmes et hommes et 27 enfants, incluant des bébés. Rappelez-vous: attaquer des soldats ennemis avec des gaz lacrymogènes est un crime de guerre. Quel genre de crime est-ce que d’attaquer des bébés avec des lacrymos ?

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8. L’armée américaine a couvert l’Irak avec de l’uranium appauvri toxique en 2003

En Irak, l’armée américaine a rempli l’environnement avec des milliers de tonnes de munitions à l’uranium appauvri, un déchet de la production nucléaire toxique et radioactif. Ainsi cela a eu pour résultat de voir la moitié des naissances de bébés a Fallujah avec de graves anormalités. Certains de ces défauts n’avaient été vus que dans des photos de livres publiés sur les effets des tests nucléaires dans les îles du Pacifique. Les cancers et la mortalité infantile ont dramatiquement augmenté dans tout l’Irak. D’après Christopher Busby, le secrétaire européen du comité des risques nucléaires, “ces armes ont totalement détruit l’intégrité génétique de la population irakienne.” Après avoir autorisé deux des quatre rapports publiés en 2012 sur la crise de la santé publique en Irak, Busby a décrit Fallujah comme ayant “le plus haut taux de dommages génétiques de toutes les populations sur lesquelles j’ai enquêté et que j’ai étudiées.”

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9. L’armée américaine a tué des centaines de milliers de civils japonais avec du napalm entre 1944 et 1945

Le napalm est un gel collant et hautement inflammable qui a été utilisé comme une arme de terreur par les Etats-Unis. En 1980, les Nations-Unies ont déclaré que l’utilisation de napalm sur les populations civiles était un crime de guerre. C’est exactement ce que l’armée américaine a fait durant la seconde guerre mondiale, larguant suffisamment de napalm dans un bombardement sur Tokyo pour que 100 000 personnes fussent brûlées vives, en blessant plus d’un million et laissant des millions sans abris dans le bombardement le plus meurtrier de la seconde guerre mondiale.

10

10. Le gouvernement américain a largué deux bombes nucléaires sur deux villes japonaises en 1945

Bien que les bombes nucléaires ne soient pas réellement des armes chimiques, je pense que nous pouvons ici être d’accord sur le fait que cela fait partie de la même catégorie. Ces armes très certainement dispersent une quantité énorme de produits chimiques radioactifs mortels, qui sont d’horribles armes chimiques si ce n’est pire et par leur nature même, ne sont bonnes qu’à une chose: éradiquer une ville remplie de ses habitants civils. Il est quand même bizarre de constater que le seul régime qui ait jamais utilisé une de ces armes de terreur sur d’autres êtres humains soit celui qui s’active le plus avec la prétention de rendre le monde plus sûr des armes de destruction massive en les enlevant des mains de gouvernements jugés dangereux.

Policymic via Infowars

Resistance 71

26 novembre 2013

MAURITANIE: L’ARMÉE QUI TIENT LE POUVOIR DEPUIS 10 JUILLET 1978 SOUFFLE SES 53 BOUGIES TRANQUILLEMENT

Les forces armées célèbrent le 53ème anniversaire de leur création

Les forces armées ont célébré lundi 25 novembre le 53ème anniversaire de leur création. L'événement a été marqué par l'organisation d'une cérémonie de levée des couleurs à l'état-major des forces armées sur fond de musique militaire.

La cérémonie de levée des couleurs a été présidée par le ministre de la défense nationale, M. Ahmedou Ould Dey Ould Mohamed Radhi et le Chef d'Etat-major général des armées, le Général de division, Mohamed Cheikh Ould Mohamed Ahmed El Ghazouani.

Le ministre de la défense nationale et le Chef d'état-major général ont salué pour la circonstance les hauts officiers et les importantes personnalités civiles présentes à cette cérémonie.

Etaient présents à cette cérémonie de commémoration du 53e anniversaire de création des forces armées et de sécurité, le secrétaire général du ministère de la défense, l'inspecteur général des forces armées, le Chef d'état-major de la Gendarmerie nationale, le Chef d'état-major de la Garde nationale, le Directeur Général de la Sûreté nationale, le Commandant du Groupement Général de la Sécurité Routière, et le Directeur de la sécurité extérieure et de la documentation, et ainsi que le directeur des douanes, le wali de Nouakchott et le président de sacommunauté urbaine.

Ont assisté à la cérémonie, l'ancien chef d'Etat major national, le général à la retraite, Moulaye Ould Boukhreiss ainsi que d'autres retraités de l'armée, de la gendarmerie et de la garde nationales.

 

SOURCES CRIDEM

6 juin 2014

MAURITANIE:L’état civil mauritanien 'dépend de la volonté d'une seule personne' O. Mah

Alakhbar - "C’est seulement en Mauritanieoù il existe un état civil qui dépend de la volonté d’une seule personne en l’occurrence Mohamed Ould Abdel Aziz", a déclaré, Mohamed Mahmoud Ould Mah, président du parti Union Populaire Social Démocratique (UPSD). 

"Dans les pays normaux l’état civil rentre dans les compétences de l’Etat", a ajouté Ould Mah qui était en point de presse mercredi pour marquer son soutien à Boidiel Ould Houmeid, candidat à la présidentielle du 21 juin.

Il a estimé que "Mohamed Ould Abel Aziz agi en contradiction à la loi. Il interdit aux Mauritaniens titulaires d’autres nationalités de jouir de leur droit à la nationalité mauritanienne. Alors que la compétence du président de la République dans ce domaine se limite à accorder par décret la nationalité mauritanienne aux étrangers qui remplissent les conditions". 

Et selon Ould Mah, le président candidat "fait de son programme le renforcement du communautariste. Des parties du pays comme le sud sont marginalisées et des personnes confrontées à des problèmes d’esclavage, ce pendant que d’autres bénéficient d’un traitement de faveur (...) La solution à ces inégalité n’est pas de nommer une ou deux personnes issues des couches marginaliser mais de traiter les Mauritaniens au même pied d’égalité".

20 novembre 2013

MAURITANIE: LICENCIEMENT COLLECTIF ET ABUSIF À AÉRÉ M’BAR

Comaco, S.A- Maceiras est un groupement mauritano espagnol qui exécutait des travaux d’aménagement du périmètre hydro-agricole à l’Est de Aéré Mbar. 

Ce groupement qui employait une soixantaine de travailleurs mauritaniens et quelques étrangers avec des contrats à durée indéterminé. Le groupement a procédé, le 30 juillet 2013, au licenciement collectif et abusif des travailleurs sans condition ni explication fiable. 

Aucune indemnité de licenciement, ni préavis ou encore moins d’allocation de congé n’a été payé. Le dit groupement a systématiquement pillé plus de 10 000 000 d’ouguiyas correspondant aux droits des travailleurs. 

Avant toute décision de licenciement, l’employeur doit en informer le travailleur par écrit, or dans ce cas spécifique il s’agit d’un licenciement collectif pour fin de chantier qui donne droit aux travailleurs à un préavis, à l’indemnité compensatrice de congé et à l’indemnité de licenciement si le travailleur a couvert la période requise. 

Selon Aziz O/ Abdel Vetah, petit caissier, sans niveau, déclare que le groupement a observé un arrêt de travail de 20 jours sans aucune forme de rupture avec ses travailleurs, il poursuit en disant que dans 15 jours, le chantier reprendra ses activités et fera appel aux travailleurs dont il aurait besoin pour une nouvelle réintégration, 

Selon Abdou Ould Bechir, un autre subordonné et chauffeur du patron espagnol estime dans sa déclaration qu’en fin de chantier le préavis et le chômage technique qui ont été observés ne sont pas payables parce que ce licenciement collectif à pour motif économique entraînant des suppressions d’emplois, notamment la diminution de l’activité ou une réorganisation même de l’entreprise. 

L’équipe de l’inspection inter- régionale du travail du Gorgol s’était déplacée à Aéré M’Bar essentiellement pour prendre connaissance des conditions de la rupture collective des contrats et précédée par la suite aux décomptes des droits des travailleurs licenciés, Pour que cette opération soit réalisable, l’inspecteur a demandé aux travailleurs, à l’absence de leur syndicat de designer deux travailleurs parmi une soixantaine afin de les représenter dans les négociations improvisées par ce dernier. 

L’employeur a catégoriquement refusé de s’engager à payer les droits dont jouissent effectivement les travailleurs. Selon ma compréhension, le patron de COMACO estime que le montant à payer est trop élevé. Après l’intervention de l’inspecteur régional du travail du Gorgol, le groupement COMACO, S-A - MACEIRAS s’est engagé pour débloquer seulement : 1 841 540 UM pour 41 travailleurs soit en moyenne 45 000 UM forfaitaire par employé et cela ne prends pas compte les revendications demandées par les travailleurs. 

D’après les calculs effectués par rapport aux droits acquis et prescrit par la législation, les travailleurs ont droits : 

- A la prime de panier 
- Aux préavis 
- A l’indemnité compensatrice de congé 
- A l’Indemnité de licenciement pour les travailleurs qui ont atteint la durée 

- Aux tenues du travail 
- Au chômage technique 
- Aux contrats de travail 
- Aux bulletins de paie 
- Aux heures supplémentaires 
- A l’assurance la Caisse nationale de sécurité sociale 

Pourtant le projet d’Aéré M’ Bar rentre en droite ligne avec la politique de l’Etat qui consiste à faire beaucoup d’aménagements hydro-agricoles et lutter ainsi contre le chômage et la précarité. Il est inacceptable que des travailleurs mauritaniens qui ont donné leur savoir faire, leur peine et de leur fatigue dans la faim et dans la soif ne puissent accéder à leurs droits, surtout des droits prescrits par la loi et cités en haut. 

Je rappelle qu’en 2012 les travailleurs représentés par leur syndicat, devant la juridiction du travail, ont obtenu un accord couvrant tous les droits que les travailleurs pourraient prétendre : Notamment le chômage technique qui était perçu dans un cycle supérieur à trois mois mais négocié à deux mois. Donc COMACO, S.A - MACEIRAS demeure redevable aux travailleurs de deux mois de chômage technique, aux préavis, aux congés, aux heures supplémentaires et autres éléments de salaires. 

Diagana Abdoulaye 
Ex Chef Personnel du Groupement 
COMACO,S.A – MACEIRAS 


Source : Abdoulaye Diagana
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3 juin 2014

La paix en Afrique ne doit pas se décider à l’Elysée avec des dictateurs !

 

A l’initiative de François Hollande, un Sommet de l’Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique aura lieu à Paris les 6-7 décembre. Il s’agit du premier Sommet France-Afrique organisé sous François Hollande, qui, a convoqué lui même ce sommet, choisi son thème et décidé de l’organiser à Paris, dans un lieu aussi symbolique que l’Elysée.

Comme ses prédécesseurs, le Président français parait ainsi considérer le continent africain comme une zone qui ne doit pas échapper à l’influence de la France.

Dans la tradition des Sommets France-Afrique, la plupart des dictateurs africains du « pré-carré » francophone seront présents. Parmi eux, le tchadien Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990, Paul Biya (Cameroun, depuis 1982), Denis Sassou Nguesso (Congo-B, depuis 1979), Blaise Compaoré (Burkina Faso, depuis 1987), sans oublier les héritiers des régime Bongo et Eyadéma au Gabon et au Togo et le président djiboutien Oumar Guelleh. Tous ont en commun de bénéficier du soutien diplomatique, économique (via l’aide publique) et militaire ou policier de la France. Tous ont été reçus au moins une fois à l’Elysée depuis l’élection de François Hollande. Tous soutiennent la France dans ses nombreuses interventions militaires menées sur le continent africain, où elle dispose toujours de bases militaires et de forces pré-positionnées. En échange du soutien à ces interventions, comme celle menée récemment au Mali, c’est le silence de la France sur les exactions commises qui est attendu. Les démocrates tchadiens, togolais et djiboutiens ont ainsi subi dans leur chair en 2013 les conséquences diplomatiques du soutien de leurs chefs d’Etat à l’opération Serval .

Les dictateurs de la Françafrique sont auteurs de nombreuses violations des droits de l’Homme documentés par un grand nombre de rapports émanant d’ONG et organisations internationales. Le soutien de la France à des dictateurs, les ventes d’armes et les nombreuses interventions militaires menées par la France sur le continent africain pour les soutenir (comme au Tchad en 2008) n’ont en rien amélioré la sécurité et les conditions de vie de leurs populations. La situation actuelle en Centrafrique, où la France a installé et/soutenu tous les dictateurs qui se sont succédés est une des illustrations des conséquences de cette funeste politique. Et lorsque la France prétend intervenir au nom des droits de l’Homme et dans un cadre multilatéral, comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire, en Libye ou au Mali, c’est toujours avec des motivations ambiguës, liées à ses intérêts géostratégiques.

Considérant qu’un sommet sur la paix et la sécurité en Afrique ne doit pas se tenir à l’initiative et sur le sol d’une ex-puissance coloniale caractérisée par son ingérence sur le continent et en présence de dictateurs qui y ruinent tout espoir de paix, nous, associations et citoyen-ne-s français-e-s et africain-e-s réclamons :

  • L’annulation de ce sommet
  • La fin du soutien diplomatique, économique, militaire, policier et des ventes d’armes aux régimes répressifs
  • La suppression des bases militaires françaises en Afrique
  • suppression des bases militaires françaises en Afrique
29 mai 2014

MAYA ANGELOU, FIGURE DES DROITS CIVIQUES, S'EST ÉTEINTE

L'afro-américaine Maya Angelou, poète et militante des droits civiques, est morte mercredi à l'âge de 86 ans.

«Rien ne peut obscurcir la lumière qui brille de l’intérieur».  Barack Obama a choisi cette citation de Maya Angelou, accompagnée d’une photo à ses côtés, pour rendre hommage, sur Twitter, à la poétesse américaine décédée à l’âge de 86 ans. Écrivaine, cinéaste, artiste, militante pour les droits civiques aux Etats-Unis, c’est une femme aux richesses multiples qui s’est éteinte mercredi. Maya Angelou est morte chez elle, a fait savoir sa famille dans un communiqué. L’octogénaire souffrait du cœur et avait une santé déclinante depuis quelques années, croit savoir le «Washington Post».

Maya Angelou était notamment connue pour son best-seller «Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage», son premier ouvrage publié en 1969. Dans ce roman autobiographique, l’auteure -née le 4 avril 1928, qui a partagé son enfance entre St-Louis dans le Missouri et Stamps dans l’Arkansas- y raconte les traumatismes et les attaques racistes qu’elle a subi dès son plus jeune âge, à une époque marquée par la discrimination contre les Noirs.

Elle a étudié la danse et le théâtre, disciplines qui lui permettent de partir en tournée à travers l’Europe, alors qu’elle est jeune mère célibataire et enchaîne les jobs alimentaires, ou de monter sur les planches à New York. Polyglotte, elle s’est aussi installée en Égypte, puis au Ghana, où elle  enseigne. Elle y rencontre Malcolm X, figure de la défense des droits des afro-américains, qui sera assassiné en 1965. De retour aux États-Unis, elle fréquente Martin Luther King. Le pasteur, leader emblématique de la lutte pour les droits civiques, lui confie même la gestion de la section new-yorkaise de son association de droits civiques. Son assassinat le 4 avril 1968 –jour de son anniversaire- la bouleversera à jamais. Pendant plusieurs années, elle s'est abstenue de célébrer son propre anniversaire, rapporte le «New York Times».

"ELLE A AIDÉ DES GÉNÉRATIONS D’AMÉRICAINS À VOIR L’ARC-EN-CIEL PARMI LES NUAGES"

Maya Angelou est pris en exemple et souvent honorée. «Comme poète, éducatrice, historien, auteure à succès, actrice, dramaturge, activiste de droits civils, productrice, elle continue à parcourir le monde, étendant sa sagesse légendaire», témoigne son site officiel.

Elle a influencé nombre d'inconnus et de personnalités qui lui rendent hommage. En 2011, Barack Obama lui a remis la Médaille présidentielle de la liberté, la distinction la plus haute du pays. Mercredi, rapporte «le Washington Post», le président américain a rendu hommage à une femme «vraiment phénoménale». Elle «a aidé des générations d’Américains à voir l’arc-en-ciel parmi les nuages et a inspiré les autres à donner le meilleur d’eux-mêmes». Il a confié que MAya Angelou avait inspiré sa propre mère qui a prénommé sa fille Maya en référence à l’écrivaine.

En janvier 1993, Maya Angelou était à l’honneur lors de la cérémonie d’investiture de Bill Clinton, 42e président des États-Unis, lui aussi originaire de l’Arkansas. Devant les caméras du monde entier, elle y a lu un poème intitulé «On the Pulse of Morning».

oprah
Maya Angelou avec Oprah WinfreyREUTERS/John Gress

Parmi ceux qui la pleurent aujourd'hui, il y a Oprah Winfrey, qui a perdu «un mentor, une mère/sœur et une amie depuis qu’elle a 20 ans». «Elle a  toujours été là pour me guider dans les années les plus importantes de ma vie», écrit la célèbre présentatrice sur soncompte Instagram. A ses yeux, la poétesse était avant tout une enseignante. «Quand vous apprenez, enseignez. Quand vous avez, donnez», est l’une des principales leçons que lui a transmis l’icône. «Elle sera toujours l'arc-en-ciel dans mes nuages

23 mai 2014

LIBYE: Le chef de la fausse révolution libyenne admet que Kadhafi n’a pas tué de manifestants

Le chef de la fausse révolution libyenne admet que Kadhafi n’a pas tué de manifestants

Les Etats-Unis, (la France et la Grande-Bretagne, ndt) et l’OTAN ont mis fin à la laïcité en Libye et ont porté des extrémistes islamistes au pouvoir, qui ont commis de nombreux crimes, y compris massacrer des milliers de Libyens noirs immédiatement après la destruction du régime de Kadhafi.

Mustafa Abdul Jalil, président du Conseil national de transition à Benghazi en 2011, admet : Kadhafi n’a pas ordonné la fusillade qui a été à l’origine de la fausse révolution en Libye. Maintenant, après la destruction de la Libye, Jalil avoue au monde sur Channel One que les manifestants qui ont été tués à Benghazi qui ont été le prétexte fourni à l’ONU et à l’OTAN pour attaquer la Libye ont été tués par un groupe d’espions et de mercenaires qui n’étaient pas de Libye. Il admet qu’il savait la vérité à l’époque mais cela a été fait pour abattre le gouvernement libyen et briser l’Etat. Il admet qu’il a été informé à l’avance que cela allait se produire et que les gens de la Libye n’ont pas reconnu les manifestants morts parce qu’ils portaient des vêtements civils et qu’il n’y a eu personne qui est venu à leurs funérailles comme ils n’avaient pas de parents ou d’amis en Libye.

Comme nous l’avons dit depuis Février 2011, la soit-disant révolution en Libye était sous fausse bannière. Le peuple libyen pour la grande majorité était heureux et vivait en sécurité. Les groupes extrémistes islamiques étaient illégaux en Libye. Maintenant la Libye est contrôlée par des groupes extrémistes islamiques (d’Al-Qaïda, le Groupe islamique combattant de la Jamahiriya (GICL), les Frères musulmans, Ansar Al Sharia et autres). Le pays est divisé, il n’y a pas de sécurité, des milliers depersonnes ont été illégalement emprisonnées et des centaines torturées à mort. Il n’ya pas de gouvernement, il n’y a plus de ventes de pétrole, plus de 2 millions de personnes sont toujours en exil, les psychopathes ont pris le pays et il est maintenant considéré comme un « Etat gris » – sans frontières et sans gouvernement.

 

Source: Karma justice

 

Source: Karma justice

Date de publication : Le 20 mai 2014

Par Saman Mohammadi

21 mai 2014

MAURITANIE: BA ADAMA MOUSSA UN MAIRE PAS COMME LES AUTRES

 
La mairie de Boghe a été ce dimanche matin le théâtre d'une cérémonie haut en couleurs et en symboles consacrant la prise en fonction du nouveau maire Dia Hamady Hachimiou. Au-delà du cérémonial d'usage, les deux édiles de la ville ont donné à coup sûr une belle leçon à la classe politique locale et nationale. 

Au terme de la passation de service, les deux personnalités ont tenu des allocutions qui ont fait frémir d'émotion l'assistance. Au-delà des liens familiaux qui les rapprochent, ils ont fait comprendre à l'assistance que leur collaboration ne vient que commencer au bénéfice des populations de Boghe

Après les discours, les populations ont improvisé une marche de la mairie à son domicile à Boghe Dow sur une distance de..........raccompagnant leur ancien maire.

Sous les acclamations de ses anciens administrés, escortés par des jeunes à moto au rythme des batteurs de tam tam dont le doigté a réveillé plus d'un sens, Mr Ba Adama Moussa a vécu certainement l'une des plus belles matinées de son magistère ou de sa vie tout court. Après douze ( 12) ans à la tête d'une circonscription et sortir sous les vivats nourris et sincères de ses concitoyens ;il faut vraiment le faire. 

Un coin de ma mémoire de mélomane vient de me souffler quelques effluves de la chanson que les artistes Pape et Cheikh avaient entonnée à l’ endroit d’Abdoulaye Wade duSénégal:"gorgui dolliniou"(1). Une fois dans la maison du maire, la foule chantait : « merci Diole Yalta Yébé, Vous êtes une fierté pour tous les Boghéens, Yo Allah Yobe, tu nous a pas trahi, merci ». 

Les détenteurs de la parole racontaient les grandioses réalisations de Mr Ba Adama Moussa, chez lui sous l’arbre, ils disent ceci : « la personnalité est chez Mr Ba Adama est une combinaison de caractéristiques émotionnelles, d’attitudes et de comportements d’un individu. »« Je jure par Allah le tout puissant que Mr Ba Adama Moussa a rempli sa mission en toute fidélité et en toute impartialité, conformément à tout ce que vous voulez » riposta un autre griot. 

Du jamais vu à Boghé, un maire sortant qui marche à pied avec sa population qui lui dit merci en chantant et dansant. Enfin, Adama a fait renaître la mémoire collective Boghéenne à travers l’essentiel Bonne chance à la nouvelle équipe municipale. 

Diop Mohamedou Abou dit Hbodiel (Hebdomadaire- Mauritanoix)
14 mai 2014

La longue fuite des musulmans centrafricains

Depuis le 9 février, les soldats français de l’opération Sangaris ont commencé à se déployer en province, notamment en direction du Cameroun et du Tchad. Dans les localités traversées, comme ici à Bouar, les musulmans tentent de fuir les exactions des milices chrétiennes anti-balakas. Notre reporter, Rémy Ourdan, et le photojournaliste Jan Grarup les ont suivis.

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Des enfants musulmans regardent les forces françaises de l’opération Sangaris arrivant, le 14 février, devant la mosquée de Bouar, dans l’ouest de la République centrafricaine.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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A leur arrivée à la mosquée de la ville, des réfugiés musulmans qui tentent d’échapper aux exactions des milices chrétiennes anti-balakas s’enregistrent.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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8 250 musulmans sont réfugiés autour de l’édifice, où ils sont assiégés par les anti-balakas depuis le départ de la Séléka de la ville, le 20 janvier.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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Les soldats de l'opération « Sangaris » désarment certains de ces miliciens anti-balakas.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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Depuis le 9 février, Sangaris se déploie progressivement dans l'ouest de la République centrafricaine.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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Sur la route menant à Bouar, un garçon assis dans un champ brûlé.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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La compagnie du capitaine Arnaud, du 6e bataillon d'infanterie de marine du colonel Mettey, est entrée dans Bouar le 14 février, et s’est installée au camp Leclerc.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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Les anti-balakas se sont dispersés dans la ville ou cachés dans la brousse quelques heures avant l’arrivée des soldats de Sangaris, mais certains de leurs combattants continuent à faire le guet devant la mosquée.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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Une des tombes fraîchement creusées dans le cimetière qui jouxte la cathédrale Saint-Laurent.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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A la mosquée, des réfugiés musulmans entassent leurs affaires dans un camion.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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Un réfugié se tient devant la porte de la mosquée.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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Un gamin vend des fruits et des légumes dans une rue de Bouar.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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Les réfugiés musulmans réclament une escorte pour fuir vers le Cameroun.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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Le capitaine Arnaud tient, le 15 février, au lendemain de son entrée dans Bouar, une réunion avec un officier de la force africaine Misca, des officiers de la gendarmerie et avec le lieutenant Damboye (de dos), chef régional de la rébellion des ex-FACA (Forces armées centrafricaines) et des anti-balakas. Il leur explique que tous les miliciens vont devoir être désarmés.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
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Un garçon regarde le décollage d’un hélicoptère français au camp Leclerc, à Bouar.
JAN GRARUP POUR « LE MONDE »
Le Monde.fr
20 mai 2014

MALI: Chronologie du conflit dans le nord du pays

DAKAR, 10 avril 2012 (IRIN) - Après l’échec des rébellions sécessionnistes menées par les Touaregs pendant des décennies, un groupe séparatiste, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), a déclaré la fin des opérations militaires dans le nord du Mali après avoir atteint ses objectifs : prendre le contrôle militaire des trois régions de Gao, Kidal et Tombouctou, qui formeront un nouvel état. Un groupe islamiste séparatiste, Ansar Dine, qui n’a pas les mêmes objectifs que le MNLA et qui tente d’instaurer la charia au Mali, a également pris part aux combats et prétend avoir pris la ville de Tombouctou au MNLA – des rapports font état de fortes tensions entre les deux groupes. 

Voici une chronologie des principaux évènements. 

L’occupation coloniale française du nord du Mali 

Juillet 1891 : La colonie du Soudan français est érigée en grande partie sur le territoire de l’actuel Mali. 

Décembre 1893 : Les troupes françaises occupent Tombouctou, mais se heurtent à une forte résistance dans la ville et ses environs. 

1911 : Les troupes françaises écrasent la révolte des Kel Ataram à Ménaka. 

1913-14 : Une grave sécheresse frappe le nord du pays, aggrave la pauvreté dans les régions peuplées par les Touaregs et provoque un mécontentement croissant. 

1914-17 : Firhoun – chef suprême élu ou aménokal des Kel Ataram à Ménaka – et Kawsanag Kedda, responsable du siège d’Agadez sur le territoire actuel du nord du Niger, mènent des révoltes contre les Français. Ces deux révoltes sont réprimées par les Français qui ont obtenu le soutien des confédérations touarègues rivales et des Arabes. Les rebelles font l’objet de lourdes représailles. 

La rébellion des « Fellaghas » 

Septembre 1960 : Le Sénégal se retire de la fédération du Mali. L’ancienne république du Soudan devient la république du Mali et l’indépendance est proclamée à Bamako, la capitale. Modibo Keïta, enseignant et syndicaliste, est nommé président de la République. La constitution est adoptée. 

1962-64 : Dans le Nord, la première rébellion touareg, ou rébellion des Fellaghas, est lancée depuis la région de Kidal et est violemment réprimée. Les troupes gouvernementales ciblent les communautés touaregs, éliminent le bétail et empoisonnent les puits. La guerre provoque un exode massif des Touaregs vers l’Algérie et d’autres pays voisins. Le renforcement des restrictions militaires par le gouvernement se poursuit dans le Nord. 

Décembre 1968 : Un coup d’État militaire renverse Modibo Keïta, qui est emprisonné. Moussa Traoré, officier qui dirige le Comité Militaire de Libération Nationale (CMLN), prend la présidence du pays. 

1972-73 : Le Mali est frappé par une forte sécheresse qui a un impact dévastateur sur le Nord et entraîne une nouvelle vague de migrations vers les centres urbains et les pays voisins du Mali. Des rapports font par la suite état d’importants détournements de nourriture par les autorités. 

1976 : M. Traoré crée un parti politique, l’Union démocratique du peuple malien (UDPM). Le Mali adopte un système à parti unique. 

1984-85 : La pire sécheresse qu’ait connue le pays en dix ans a de très importantes conséquences pour les communautés pastorales et l’économie rurale du Nord. 

Juin 1985 : Moussa Traoré est réélu sans opposition avec 89 pour cent des suffrages. Le Mali et le Niger sont le théâtre de rébellions. 

1988 : Création du Mouvement populaire de l’Azawad (MPA) en Lybie qui est dirigé par Iyad Ag Ghali. 

Mai 1990 : Les Touaregs du nord du Niger attaquent Tchintabaradene. De lourdes représailles militaires s’ensuivent qui provoqueront la mort de centaines de Touaregs. 

Juin 1990 : La rébellion touareg débute par l’attaque de la prison et de la garnison de Ménaka. Les violences généralisées provoquent un nouvel exode des populations civiles. 

Juillet-août 1990 : Des opérations militaires sont lancées dans le Nord, tout particulièrement autour de Gao. Le commandant d’un escadron de parachutistes aurait dit : « L’extermination des Touaregs est la solution. Je suis venu ici pour m’en occuper, et je ne gâcherai pas mes munitions ». 

Démocratie et la route vers Tombouctou

6 janvier 1991 : L’accord de paix négocié par l’Algérie à Tamanrasset dans le sud du pays prévoit la décentralisation du Nord et la réintégration des troupes touarègues, mais les violences se poursuivent dans certaines régions du Nord. 

Janvier-mars 1991 : Les autorités répriment avec violence les manifestations d’étudiants et de syndicats à Bamako et font de nombreuses victimes. 

26 mars 1991 : M. Traoré est renversé et un gouvernement de transition est établi : le Comité Transitoire pour le Salut du Peuple (CTSP), dirigé par l’officier Amadou Toumani Touré. 

Juillet-août 1991 : La conférence nationale organisée à Bamako rassemble un grand nombre de délégués alors que le Mali tente d’établir une démocratie fonctionnelle. 

12 janvier 1992 : La nouvelle Constitution est adoptée par référendum à une écrasante majorité. 

11 avril 1992 : Le Pacte National est signé par le gouvernement et un groupe de coordination des rebelles Touaregs est créé. Le Pacte prévoit la régénération économique du Nord, des initiatives de réconciliation nationale, la décentralisation et l’intégration des Touaregs au sein de structures militaires et civiles. 

Avril 1992 : Alpha Oumar Konaré, ancien ministre, consultant des Nations Unies, propriétaire d’un journal et d’une radio, remporte les premières élections multipartites. Son parti, l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA), remporte les élections parlementaires. 

Décembre 1993 : Le Lieutenant-Colonel Oumar Diallo mène une tentative de coup d’État. 

Janvier 1994 : La dévaluation de 50 pour cent du franc CFA entraîne une hausse importante du coût de la vie et provoque des manifestations. 

Mai 1994 : Malgré une série d’initiatives de paix au niveau local et national, les tensions s’aggravent dans le Nord, en particulier entre les communautés sédentaires Songhai, les Touaregs et les Arabes. Elles ont pour résultat la formation du Mouvement patriotique Ganda Koi (MPGK) malien des miliciens Songhaï. (Ganda Koi – « maîtres de la terre » en songhaï). 

Janvier 1995 : Les accords de Bourem sont signés par le MPGK et le Front populaire pour la libération de l'Azawad (FPLA), principalement composé de Touaregs. Ils marquent une percée significative en désamorçant les tensions ethniques. 

27 mars 1996 : La cérémonie de la Flamme de la paix est organisée à Tombouctou, alors que des centaines d’armes à feu sont détruites et que les mouvements touaregs armés et le MPGK sont officiellement dissous. 

Mai 1997 : M. Konaré est réélu. 

Juin 2002 : Amadou Toumani Touré est élu président après avoir exclu un retour en politique. 

2005 : Le Mali est frappé par une grave sécheresse. Les communautés pastorales sont à nouveau sévèrement touchées. 

Avril 2005 : Le décret introduisant l’Agence de Développement du Nord Mali (ADN) est promulgué : il donne la priorité à l’investissement et au développement dans les régions de Gao, Tombouctou et Kidal. 

Avril 2006 : Le colonel Mouammar Kadhafi, le leader libyen, fait partie des invités d’honneur du festival du Maouloud de Tombouctou, qui commémore la naissance du prophète Mahommed. Cette visite fait l’objet de critiques des Maliens qui accusent M. Kadhafi d’avoir soutenu les révoltes touarègues. 

Mai 2006 : Les garnisons de Kidal et Ménaka sont attaquées par le nouveau mouvement rebelle, l’Alliance démocratique pour le changement du 23 mai (ADC). 

4 juillet 2006 : Les accords d’Alger sont signés par le gouvernement et l’ADC, l’accord de paix porte principalement sur la sécurité et la croissance économique à Kidal, la huitième région du Mali et la plus éloignée de la capitale. 

Avril 2007 : M. Touré est réélu, mais la victoire est contestée par les autres candidats. 

Mai 2007 : Les violences continuent après le rejet par l’Alliance Touareg Niger-Mali (ATNM) des accords d’Alger. L’ATNM poursuit ses opérations dans le Nord, attaquant des garnisons et enlevant des soldats placés sous le commandement d’Ibrahim Ag Bahanga. 

Novembre 2007 : L’ancien chef touareg Iyad Ag Ghali rejoint le consulat malien de Djedda, en Arabie saoudite. 

Février 2009 : Le gouvernement mène avec succès une contre-insurrection dans le Nord. Celle-ci se traduit notamment par le démantèlement des bases militaires rebelles, mais elle engendre une forte hostilité de certaines communautés touarègues, qui se plaignent d’être maltraités par les troupes gouvernementales. 

Février 2009 : La cérémonie de paix de Kidal inclut la remise de centaines d’armes par les rebelles touaregs et de nouveaux aménagements pour leur intégration au sein des forces armées, mais les combattants de M. Bahanga ne participent pas au processus de paix. 

La rébellion suivante 

Novembre 2010 : Une rencontre est organisée à Tombouctou : elle accueille principalement des Touaregs du Nord et se conclut par la création du Mouvement national de l’Azawad (MNA) qui rejette les violences, mais appelle à un élan de solidarité des Azawadis installés au Mali et à l’étranger. 

Février 2011 : M. Touré prend la parole lors d’une cérémonie organisée non loin de Kidal et annonce un nouveau grand programme pour le Nord qui « proposera des solutions urgentes pour le rétablissement de la paix et de la sécurité », et aidera les jeunes « à trouver du travail et à échapper aux activités illicites et dangereuses ». Peu impressionné, le porte-parole des Touaregs Hama Ag Sid Ahmed prévient, « Pendant de longues années, nous avons essayé de rouvrir le dialogue avec les autorités centrales. Nous constatons que rien ne change sur le terrain ». 

Août 2011 : Six mois après la cérémonie de Kidal, M. Touré lance le Programme spécial pour la paix, la sécurité et le développement au Nord-Mali (PSPDN) doté d’un budget de 32 milliards de francs CFA (environ 65 millions de dollars), qui met l’accent sur les projets liés à la sécurité, au développement, aux femmes, aux jeunes et à la génération de revenus. Le programme a reçu le soutien de l’Union européenne (UE), de la Banque mondiale, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et d’autres bailleurs de fonds. Le programme est dirigé par Mohamed Ag Erlaf, un Touareg originaire de Kidal. 

Août 2011 : L’arrivée sur le territoire malien de Touaregs lourdement armés est signalée. Ils arrivent de Lybie via l’Algérie et le Niger. 

26 août 2011 : Ibrahim Ag Bahanga, chef de l’ANTM, trouve la mort dans un accident de voiture. M. Bahanga était soupçonné d’avoir été fortement impliqué dans le recrutement de combattants touaregs en Lybie. 

16 octobre 2011 : Le Mouvement National pour la libération de l'Azawad (MNLA) est créé. Le Mouvement national de l’Azawad (MNA) fusionne avec l’ATNM, un mouvement plus intransigeant. Le principal objectif de ce nouveau mouvement est de « sortir le peule de l’Azawad de l’occupation illégale du territoire azawadien par le Mali ». 

Novembre 2011 : Une organisation de la société civile de Gao met en garde contre l’aggravation des problèmes de sécurité dans la région. 

Janvier 2012 : Le MNLA accuse le gouvernement de provocation militaire et de ne pas avoir satisfait une série de promesses, et lance des attaques rebelles sur Ménaka plus au nord. Le mouvement indique que son objectif est « d’obtenir la paix et la justice pour la communauté de l’Azawad » et « la stabilité pour notre région ». 

17-31 janvier 2012 : Après des attaques menées initialement par les rebelles sur Ménaka, de nouveaux combats sont signalés dans d’autres régions du Nord, y compris Ageul-hoc, Tessalit, Léré, Andéramboukane et Nianfunké. Des rapports contradictoires évoquent les succès et pertes militaires de l’armée malienne et du MNLA, mais l’armée gouvernementale a indiqué avoir perdu du terrain. 

Des organisations des droits de l’homme, y compris Amnesty International, condamnent la gestion de la guerre par le gouvernement et l’utilisation d’hélicoptères de l’armée contre des cibles civiles. Des rapports font état de massacres par les troupes gouvernementales à Aguel-hoc après la prise de la ville par le MNLA, alimentant les rumeurs d’une alliance entre le MNLA et des musulmans salafistes extrémistes. Les rebelles réfutent catégoriquement ces allégations. 

1-2 février 2012 : Des manifestations ont lieu dans la ville de garnison de Kati, à 15 km à l’extérieur de Bamako. Elles sont dirigées contre le gouvernement de M. Touré pour sa conduite de la guerre et contre la communauté touarègue locale. Les dirigeants politiques et les acteurs de la société civile mettent en garde contre les extrémistes qui utilisent la situation dans le Nord pour alimenter les tensions inter-ethniques. Amnesty International accuse les forces de sécurité de ne rien faire pour prévenir les attaques sur les maisons et propriétés des Touaregs, des Arabes et des Mauritaniens. 

Le président Touré lance un appel au calme et à l’unité à la télévision nationale. 

2 février 2012 : Des discussions s’ouvrent à Alger entre le gouvernement malien et les représentants de l’ancien mouvement rebelle touareg, l’ADC. Elles se concluent deux jours plus tard par un appel à la paix qui n’est pas jugé pertinent par le MNLA. 

3-4 février 2012 : Des rapports font état d’une offensive des rebelles sur la ville de Kidal. 

7 février 2012 : La population abandonne Tessalit plus au nord, alors que des rapports indiquent que les rebelles assiègent la ville. 


Photo: ReliefWeb
Carte du nord du Mali

8 février 2012 : Les rebelles prennent Tinzawaten plus au nord. 

17 février 2012 : Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) estime qu’environ 44 000 réfugiés ont fui vers le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie. 

Les chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se rencontrent à Abuja, la capitale du Nigéria, et expriment leurs inquiétudes à propos de la détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire au Mali. Ils condamnent la rébellion du MNLA et apporte un soutien sans réserve aux efforts déployés par le Mali pour défendre l’intégrité de son territoire. 

18 février 2012 : Le MNLA attaque Hombori, une ville située sur la route principale entre Mopti et Gao. Les rebelles réfutent les accusations du gouvernement qui les accuse du meurtre d’un chef militaire de la région. 

21 février 2012 : Une commission gouvernementale établit un rapport sur Aguel-hoc et confirme les meurtres de soldats de l’armée gouvernementale par des combattants d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) qui collaborent avec le MNLA. Le MNLA a catégoriquement contesté le rapport. 

24 février 2012 : Dans une interview accordée à Radio France Internationale (RFI), M. Touré maintient que les élections auront lieu et que le Mali aura un nouveau président le 10 juin. 

26 février 2012 : Le Collectif des ressortissants du nord Mali (COREN) se réunit à Bamako et adopte un plan d’action visant à restaurer le contrôle de l’État dans le Nord, insistant sur la nécessité de protéger les populations menacées. 

10 mars 2012 : Les chefs spirituels du Mali publient un appel commun à la paix et au dialogue. 

10-11 mars 2012 : Le MNLA prend le contrôle de Tessalit, à proximité de la frontière algérienne, alors que les militaires maliens évoquent un « retrait stratégique ». 

13 mars 2012 : L’ancien chef touareg Iyad Ag Ghali envoie une vidéo proclamant que le mouvement Ansar Dine, mentionné pour la première fois en décembre 2011, a joué un rôle clé dans le conflit, mais qu’il se bat pour l’imposition de la charia et contre l’indépendance de l’Azawad. 

15 mars 2012 : Dans une interview accordé au quotidien français Le Figaro, M. Touré indique que la rébellion est une conséquence de la fin du conflit libyen et accuse AQMI de soutenir la rébellion. Selon M. Touré, le gouvernement est ouvert au dialogue, mais refuse toute partition du Mali. 

21 mars 2012 : Les soldats se mutinent à Gao et à Bamako pour protester contre la mauvaise conduite de la guerre et leur manque de ressources. Les troupes mutinées convergent vers le palais présidentiel et les bureaux de la chaîne de télévision ORTM-TV station. Des tirs sporadiques sont rapportés à Bamako. 

22 mars 2012 : Dans un programme diffusé à l’aube, un groupe de soldats indiquant appartenir au Comité national pour le redressement de l'État et la restauration de la démocratie (CNRDRE) annonce un coup d’État, accusant M. Touré d’avoir mal conduit la guerre. Le CNRDRE annonce la suspension de la constitution, la mise en place d’un couvre-feu et la fermeture des frontières. Nombre de magasins et de commerces restent fermés à Bamako. La localisation du président Touré est inconnue, mais il serait en sécurité. Plusieurs ministres et dirigeants politiques sont emprisonnés. 

Le coup d’État est immédiatement condamné par les États-Unis et l’Union africaine. Le MNLA réaffirme son objectif d’obtenir l’indépendance de l’Azawad. 

26 mars 2012 : Le Conseil de sécurité des Nations Unies condamne la prise du pouvoir par le CNRDRE, et « exige la fin des violences et le retour dans les casernes ». Le Conseil de sécurité appelle à la « restauration de l’ordre constitutionnel », et à la tenue des élections à la date préalablement choisie. 

29 mars 2012 : La mission des dirigeants de la CEDEAO au Mali est annulée pour des raisons de sécurité. Les dirigeants se réunissent à Abidjan, en Côte d'Ivoire : le CNRDRE devra quitter le pouvoir dans les 72 heures ou faire face à de lourdes sanctions. Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, est confirmé au poste de médiateur de la CEDEAO. 

30 mars 2012 : Les rebelles prennent le contrôle de Kidal, la capitale de la région la plus au nord du Mali, après des affrontements dans les bases militaires à l’extérieur de la ville. Des témoins confirment la présence de combattants du MNLA et d’Ansar Dine. 

31 mars 2012 : Le MNLA confirme la prise de Gao. 

Le MNLA rapporte la défection du Colonel Major Elhadj Ag Gamou, un ancien chef rebelle qui a dirigé les opérations de l’armée gouvernementale dans le Nord. Dans un communiqué du MNLA publié à Kidal, M. Gamou appelle « tous les Azawadis à rejoindre et à renforcer le MNLA dans sa lutte pour l’indépendance ». 

Les leaders musulmans et chrétiens ont lancé un appel à la paix lors d’un grand rassemblement qui a réuni 25 000 personnes dans un stade de Bamako, exhortant les dirigeants maliens et les chefs d’État régionaux à travailler pour établir le dialogue. 

1 avril : Des rapports de Tombouctou signalent la prise de contrôle d’Ansar Dine sur le MNLA et la traque des combattants du MNLA. D’autres rapports font état de pillages généralisés à Gao alors que les rebelles prennent la ville. 

2 avril : Les dirigeants de la CEDEAO établissent un embargo total contre la junte militaire. Le président de la CEDEAO, le président Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, confirme que « toutes mesures diplomatiques, économiques, financières et autres sont applicables à partir d’aujourd’hui et ne seront levées que quand l’ordre constitutionnel sera effectivement rétabli ». L’Algérie et la Mauritanie, qui ne sont pas membres de la CEDEAO, soutiennent ces mesures. 

La plupart des opérations d’aide humanitaire sont suspendues dans le nord du pays. 

3 avril 2012 : Les leaders de la junte militaire ignorent les demandes de la CEDEAO et refusent de quitter le pouvoir, réitérant leurs demandes de transition ouverte vers un régime civil et le rétablissement du droit constitutionnel. 

4 avril 2012 : Les organisations de la société civile et quelque 50 partis politiques refusent de participer aux discussions sur l’avenir du Mali avec les leaders de la junte militaire. 

5 avril 2012 : Le Conseil de sécurité des Nations Unies lance un appel au cessez-le-feu dans le nord du pays et au retour de la démocratie. Le MNLA, qui atteint son objectif, annonce la fin des opérations militaires dans le nord du Mali. 

6 avril 2012 : Le MNLA déclare l’indépendance de l’Azawad dans le nord du Mali et appelle à un cessez-le-feu unilatéral. 

12 mai 2014

Portrait d'un leader exceptionnel par Bass Oumar (Cincinnati)


Oumar Bass
Oumar Bass

Ne le 17 mai 1976 à Aleg ( Brakna ) au sud de la Mauritanie , Abdoul Birane Wane grandit discrètement dans la ville de Rosso où il passera ses études primaires et secondaires . déjà à l’école wane se distingue par son assiduité . A l’age très jeune il sera passionné de lutte pour l’instauration d’une Mauritanie égalitaire et démocratique.  

Pour lui les arrestations d'intellectuels peuls en 1986 constituent le déclic dans la prise de conscience. Les visites régulières des limiers dans les maisons à la recherche de documents compromettants vont marquer le jeune écolier,surtout quand il voyait sa mère ramasser tout ce qui est papier pour dissimiler. L' exécution des officiers peuls en 1987 discutée dans toutes les familles amenaient sa génération à se poser des questions et à en faire un sujet. Le massacre des noirs en 1989, les hordes de maures et hratins en possession de gourdins et d'armes blanches, puis les déportations vont forger une génération avec une nouvelle mentalité. A ces événements tragiques s'ajoutent le massacre de soldats négro-mauritaniens essentiellement peuls, le sentiment d'appartenir à une communauté victime d'épuration et de marginalisation naît. Très jeunes il se chargeait de surveiller les alentours de la maison quand des réunions étaient organisées tard dans la nuit dans la maison familiale au moment où tout regroupement était puni par le sanguinaire Taya. 

En 1992 alors qu'il était collégien il intègre l'AMN (Alliance pour une Mauritanie Nouvelle) dont il deviendra le Secrétaire général de la ligue des jeunes à Rosso, mouvement qu'il va suivre dans toutes ses alliances: UFD et AC. 

Membre fondateur de l'AJD, il intègre le bureau de la ligue des jeunes, avec des camarades étudiants( Ousmane cherif, Moulaye Dioum, Kalidou Ngaidé...) et devient membre du bureau politique national en 2002. En 2005, lors d'un sit in devant la primature pour exiger le retour des déportés, Abdoul Birane est arrêté avec ses camarades Diallo Alpha, Sarr Mamadou Oumar et Ba Abdel Aziz. En 2008 il devient membre du bureau politique de l'AJD/MR en tant que secrétaire chargé des affaires foncières. Membre de la commission de rédaction et des programmes du FNDD il soutient la candidature de Messoud en 2009. 

En 2011, au moment où la spoliation des terres de la vallée devenait le principal sujet des mauritaniens, avec ses camarades ils envisagent de descendre dans la rue pour dénoncer et exiger l'officialisation des langues nationales. Dans la même période commence le recensement discriminatoire et raciste, alors ce combat devient la priorité. Avec des amis toujours restés discrets il fonde quelque part dans le 5 eme arrondissement le mouvement qu'il baptise lui même touche pas à ma nationalité pour défier les autorités dans la rue. 

Comme tout combattant convaincu, il fait preuve de sacrifice, ce qui l'amène à s'abstenir de fonder encore un foyer et d'intégrer la fonction publique pour n'avoir à subir aucune pression. En Février 2012, il subit ce qui est encore le plus grand choc de sa vie. Apprenant son arrestation, son père décède à la suite d'un AVC , et pourtant il garde son engagement intact, ce qui lui a valu une nouvelle arrestation le 28 Novembre 2012. 

Malgré plusieurs tentatives de déstabilisation orchestrées de partout, l'homme reste droit dans ses botes car il est un combattant dans l’âme qui ne vit que pour la cause. 

Ouvert au dialogue wane possède en lui l’art de communiquer et d’exposer son point de vue avec le plus grand des respects . un homme qui ne se gène pas a exposer sa pensée sur n’importe quelle situation ce qui lui vaut d’être taxé d'extrémiste par ses éternels détracteurs . le don qu’il possède en lui est le courage exceptionnel qu’il a en lui et qui d’une part lui a permit de gravir les échelons pour être ce leader hors du commun , une référence et une source d’inspiration pour toute une génération . une autre qualité de cet homme est celle de mobiliser la masse . sa place de coordinateur du mouvement Touche Pas a Ma Nationalité ( TPMN ) n’est pas le fruit du hasard . c’est un travail de longue date qui se manifeste au grand jour avec la mise en place d’un enrôlement discriminatoire . sa présence aux cotés des déportés et réfugiés constitue une source de motivation pour les opprimés a poursuivre leur rêve de retour dans les terres ancestrales jouissant de tous leurs droits. En bref nous dirons que l’enfant prodigue de Rosso est un exemple , une alternative et un modèle pour l’édification de cette Mauritanie à laquelle nous aspirons . 

Sa récente rencontre avec Ould Abdel Aziz qui a amené ce dernier à faire remplacer tous les chefs de centres avec la promesse que la double nationalité sera reconnue et que les rapatriés seront tous enrôlés montre que même ce grand adversaire lui accorde le plus grand respect.  

L'arrière petit fils des almamy et du Lam toro a un objectif clair, mettre fin à la discrimination dont les noirs sont victimes. 

BASS OUMAR . Le 09 Mai 2014 à Cincinnati- OHIO ( U.S.A ) 
TPMN 


Source: Oumar Bass 

12 mai 2014

M. Yahya Kane est un Fonctionnaire International

M. Yahya Kane est un Fonctionnaire International chevronné que l’on ne présente plus au public mauritanien. Juriste, Politologue, Spécialiste du Droit Humanitaire et de l’Analyse et l’Interprétation du discours politique, M. Kane a servi sur la scène internationale depuis bientôt 19 ans. Véritable globetrotteur ayant visité 73 pays à travers les différents continents, M. Kane manie avec aisance les langues de Molière et de Shakespeare. Mauritanies 1 a approché M. Kane pour recueillir ses avis sur nombre de questions d’importance nationale voire internationale et a eu droit encore une fois au discours franc, direct, objectif  et désintéressé d’un patriote de cœur et de raison.   

 

 

Mauritanies 1 : En tant juriste et politologue comment appréciez-vous l’état de la démocratie en Afrique?

Je crois que l’on devrait avant tout s’accorder sur une définition claire de la démocratie qui est une notion polysémique. Je ne vais pas m’encombrer de la panoplie de définitions et d’acceptions qui existent par rapport au concept de démocratie encore moins verser dans des définitions aériennes ou tautologiques du genre pouvoir du peuple pour le peuple et par le peuple ou autres lapalissades du même ordre. A des fins de simplification, je dirais tout simplement que la démocratie se résume à trois grands concepts à savoir : La Participation, la Gestion et le Contrôle. La participation renvoie principalement à l’élection  des dirigeants par le peuple. La gestion consiste essentiellement en l’administration des affaires publiques et l’exercice du pouvoir et le contrôle renvoie aux mécanismes mis en place pour assurer une séparation stricte des pouvoir car on dit en jargon de science politique que « le pouvoir arrête le pouvoir », mais aussi et surtout garantir l’ordre constitutionnel et prévenir tout abus et excès et enfin s’assurer que les détenteurs du pouvoir rendent compte au peuple qui les a élus sur la base d’un projet de société clair. La démocratie en Afrique connait des succès mitigés.

Le gouvernement représentatif est la pierre angulaire de la démocratie même s’il connait aujourd’hui une crise profonde. En effet dans la plupart des démocraties même occidentales, la crise de la représentation politique est évidente car très souvent les présidents sont élus avec des taux de participation de moins de 30%. De ce simple fait, la représentation politique et la démocratie sont vidées de leur sens. Certains téméraires vont jusqu'à dire que la démocratie n’est pas faite pour l’Afrique. Le plus sérieux des problèmes que connait la démocratie en Afrique, est le phénomène de récupération, d’instrumentalisation voire de confiscation. On assiste aujourd'hui à une crise de la démocratie africaine à laquelle il faudra apporter des solutions constructives surtout d'ordre juridique particulièrement constitutionnel. Il faut réinventer la démocratie africaine à la lumière des constantes qui marquent et caractérisent notre société politique. Vous admettrez avec moi que certains dirigeants démocratiquement élus (en tout cas suite à des élections dont la transparence et la fiabilité relèvent d'un autre débat) sur la base d'un projet de société clair sont devenus aujourd'hui de véritables mégalomanes et kleptocrates où corruption, népotisme, pillage organisé des deniers publics ne sont un secret pour personne. Ceci explique voire justifie dans une certaine mesure l’émergence d’une génération de cascadeurs politiques qui n’hésitent pas à renverser un président élu (Mauritanie, Niger, Mali, Guinée Bissau, Comores etc.) pour soit disant restaurer l’ordre et la justice confisqués. Certains pensent qu'une fois élus ils ont carte blanche pour piller et saborder l'Etat et que le contrat social qui les lie au peuple est rompu. Les exemples sont légion en Afrique. La grande question est de savoir comment corriger les insuffisances de la démocratie africaine? Faudrait-il au simple motif qu'un dirigeant serait élu pour un mandat de cinq ans, laisser l'Afrique sombrer dans le chaos et permettre à certains présidents même à mi-mandat, de perpétuer la corruption, dévier des promesses et du contrat social qui les lient au peuple dans une impunité généralisée au mépris du peuple souverain qui en paie les pots cassés? Je pense que l’on doit poser clairement et objectivement les termes de l’équation car on dit qu’un problème bien posé au départ est un problème à moitié résolu. On dit aussi que ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément. Il faut que l'on trouve des mécanismes pacifiques de destitution de dirigeants incompétents et corrompus à travers la voie constitutionnelle et normative. Pourquoi ne pas instaurer un système de motion de censure ou bien doter la cour constitutionnelle des pouvoirs de constater une dérive du pouvoir et déclarer la destitution du chef de l'Etat et l'organisation d'élections anticipées par exemple? La démocratie du style prêt à porter de l'occident ne marchera jamais en Afrique et a d'ailleurs montré ses carences et limites.

Il faut réinventer la démocratie et une nouvelle doctrine qui tiennent compte de la réalité Africaine pour que le constitutionnalisme mais aussi la démocratie africaine d'une manière générale  puissent  être contextualisés. On ne doit pas essayer coute que coute d'appliquer les prescriptions et ordonnances de démocratie reçues de l'occident  qui estime avoir atteint le nirvana démocratique mais s'évertuer à faire cadrer la démocratie avec les réalités sociologiques, culturelles etc. africaines. La démocratie n'est pas une fin en soi. Elle est un modèle de gouvernement parmi tant d'autres qui doit être affiné et ajusté pour être au service du peuple souverain.

 

Mauritanies 1 : Je vous sais apolitique mais que pensez-vous de la situation politique actuelle de la Mauritanie et  à votre avis quelles sont les voies de sortie de crise ?

Le cas de la Mauritanie est à la fois complexe et intéressant surtout qu’on entre dans une phase de théâtralisation de l’échiquier  politique. On est en présence d’un défi sociétal redoutable mais aussi une aventure politique formidable. La Mauritanie disputant aux Iles Comores le record en Coups d’Etat, entre dans une nouvelle phase de sa démocratie où le peuple étant mûr et doué de discernement sait ce qu’il veut à savoir des changements structurels. M. Mohamed Ould Abdel Aziz s’est projeté sur la scène politique avec un mot d’ordre percutant à savoir mettre fin à la Gabegie et à la Kleptocratie mais aussi restituer aux pauvres leurs droits les plus fondamentaux. Nobles idées mais la mise en œuvre de ce programme cohérent a beaucoup pêché par son manque de résultats et de transformations qualitatives tangibles que le commun des mortels ne peut constater. A la paupérisation généralisée se conjuguent les problèmes de cherté de la vie, de raidissement du débat politique et de fracture et de friction avec l’opposition qui estime ne plus pouvoir attendre le verdict des urnes qui est un procédé classique, légaliste et normal car veuille ou veuille pas M. Aziz a bel et bien été élu. S’agit-il d’un problème de bras opérationnel efficace ou de la perpétuation de cette vieille tradition à savoir le changement dans la continuité? Il faut aussi dire que le président démocratiquement élu a gardé un style militaire dans la façon de prendre les décisions faisant de lui une sorte de despote éclairé incontesté où conseils et contradictions de la part des proches collaborateurs sont mal accueillis et reçus de travers, à en croire ceux qui l’ont vu à l’œuvre.  Pourtant M. Aziz se veut confiant et estime avoir réalisé un bilan globalement positif avec à son actif la mise en œuvre de 70% de son programme. Lors de son adresse à la nation,  M. Aziz s’est montré à l’aise répondant aux questions de l’assistance avec un calme olympien et des statistiques à l’appui, affichant un optimisme et une assurance que ses opposants sont loin de partager. Aziz estime avoir hérité d’une situation lourde et catastrophique et que son travail évolue dans la bonne direction, comme disent nos amis anglo-saxons « work-in progress ».Ses détracteurs estiment qu’il s’agit d’un pure saupoudrage et qu’un tour à l’épicerie du coin  ou dans les quartiers périphériques résume toute la situation.  

Un autre problème pour le moins préoccupant et déconcertant est le  caractère monolithique de la classe politique mauritanienne qui a besoin d'une bonne bouffée d'oxygène. Les mêmes acteurs ont soutenu Ould Taya, Sidi, Ely, Aziz etc. Ils auraient certainement soutenu Hitler et Mussolini s'ils le pouvaient. Cette catégorie de politiciens brille par sa scissiparité et est prisonnière de la politique du ventre comme dirait Jean François Bayard. Ils utilisent et monnaient les causes politiques comme ascenseurs socio-économiques. Ceci donne à notre démocratie un caractère valétudinaire et un gout d’inachevé nécessitant une purge cathartique et purificatoire. Avec un cerveau connecté directement au gros intestin on ne peut prendre aucun recul critique et épistémologique. Le nomadisme et la transhumance politiques doublés d’une logique d’immédiateté hic et nunc (comme disent  les ivoiriens dans leur français familier « Quand on peut avoir tout, tout de suite et en même temps c’est mieux »)   ont plongé le pays dans le précipice où il se trouve aujourd'hui et hypothéqué l’avenir de toute une génération. Il faut rendre à César ce qui appartient à César et reconnaitre que la Mauritanie a connu une explosion spectaculaire de la liberté d’expression ces cinq dernières années même si la presse est monopolisée par une frange de la population.

L’opposition quant à elle doit transcender la logique contestataire et réactionnaire et s’inscrire dans une dynamique constructiviste et dans une perspective de long terme. Aziz ne sera pas là Ad Vitam Eternam et sera astreint de céder le pouvoir une fois son terme achevé et le peuple pourra faire valoir la technique du vote sanction si tant est que le changement est vivement souhaité. La Mauritanie connait une phase de turgescence politique qui menace de glisser  lentement mais sûrement dans une plasmolyse. Pour sortir le pays de ce marasme tant politique qu’économique, le pouvoir en place doit lâcher du lest. La meilleure voie de sortie de crise, une sorte de solution à caractère osmotique,  serait la mise en place d’un gouvernement d’union nationale fédérant toutes les sensibilités politiques, garantissant un véritable équilibre des forces et une cohabitation paisible pour le bien être et le salut national. Je ne saurais terminer sans paraphraser Bonaparte qui disait « On ne conduit le peuple qu’en lui montrant l’avenir. Un chef est un marchand d’espérances ». Les qualités intrinsèques d’un homme peuvent épargner  à un peuple les mésaventures sombres de l’histoire. C’est en cela que je ne cesserai d’emprunter cette magnifique citation d’un célèbre littéraire de notre temps que j’ai dénichée lors d’une de mes dégustations livresques nocturnes qui disait « Etre homme, c’est être avant  tout un responsable. Il s’agit de partager avec joie la victoire remportée par les amis. Il s’agit également d’avoir honte de la misère de soi et des autres et de contribuer même si c’est d’une pierre à bâtir le monde. »


Mauritanies 1 :La RIM et sa diplomatie. Quelles impressions et observations faites-vous à la lumière de votre riche et longue expérience internationale ?

Un de nos contemporains allemand  disait que la diplomatie d'un pays commence par sa géographie. La Mauritanie l'a enfin compris en s'engageant dans un élan diplomatique sans précédent malgré les coups de Trafalgar et les dérapages du passé ou notre diplomatie était plus figurative en faisant des trous dans les chaises qu'une véritable diplomatie du développement. Ce renouveau diplomatique a été insufflé par notre récente ascension au fauteuil présidentiel de notre frêle Union Africaine en perte de repères!!! sombrant dans la dépendance et la mendicité. La diplomatie de proximité surtout avec les voisins immédiats est d'une importance cardinale. Notre pays a longtemps cru que l'appartenance aux ensembles et groupuscules arabes était antinomique  et incompatible avec une veritable intégration régionale africaine d'ou notre retrait de la CEDEAO que l'on peut expliquer sans jamais pouvoir justifier. La RIM a plus à gagner de l'intégration régionale africaine avec la libre circulation des personnes, des biens et  des services. Nous sommes une société de commerçants en particulier les maures qui ont des boutiques dans les quatre coins du monde. Mais comme on est aveuglé par cette arabité dysfonctionnelle doublée d'un complexe d'infériorité envers les arabes et de supériorité envers les noirs on se trouve coincés dans les diaclases d'un chaos granitique dans une perplexité et un marasme déconcertants. Nous voila  à la croisée des chemins avec un héritage lourd à savoir le gros chapeau de l'Union Africaine sur la tête. Si le culte de la médiocrité continue nous allons exposer nos limites sur la place du village africain. Espérons que M. Aziz s'entoure des compétences requises pour gérer efficacement ces dossiers. Malheureusement notre pays nomme aux postes beaucoup plus pour  récompenser et équilibrer  que pour exceller. La RIM regorge de talents non utilisés et c'est ce qui explique dans une large mesure le retard qu'accuse notre pays dans beaucoup de domaines. J'espère que l'on réussira à tourner l'œil intérieur de nos dirigeants qui pourront un jour saisir les enjeux stratégiques de cette lourde responsabilité ou si on se comporte bien, on pourra écrire de belles pages de l'histoire africaine mais aussi mondiale.

8 mai 2014

CHE GUEVARA: UN HOMME, UNE VIE ET UN COMBAT

A mes enfants
Chers Hildita, Aleidita, Camilo et Ernesto,
Si un jour vous avez à lire cette lettre c'est que je ne serai plus parmi vous.
Vous m'aurez presque oublié et les plus petits ne se souviendront de rien.
Votre père a été un homme qui agit comme il pense, et qui sans aucun doute a été fidèle à ses convictions.
Devenez de bons révolutionnaires. Etudiez beaucoup pour maîtriser la technique qui permet de dominer la nature. N'oubliez pas que la Révolution est ce qu'il y a de plus important et que chacun de nous, tout seul, ne vaut rien.
Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre cœur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire.
Adieu, mes enfants, j'espère encore vous revoir. Un gros baiser de Papa

A mes enfants
Chers Hildita, Aleidita, Camilo et Ernesto,

Si un jour vous avez à lire cette lettre c'est que je ne serai plus parmi vous.
Vous m'aurez presque oublié et les plus petits ne se souviendront de rien.
Votre père a été un homme qui agit comme il pense, et qui sans aucun doute a été fidèle à ses convictions.
Devenez de bons révolutionnaires. Etudiez beaucoup pour maîtriser la technique qui permet de dominer la nature. N'oubliez pas que la Révolution est ce qu'il y a de plus important et que chacun de nous, tout seul, ne vaut rien.
Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre cœur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. C'est la plus belle qualité d'un révolutionnaire.
Adieu, mes enfants, j'espère encore vous revoir. Un gros baiser de Papa

5 mai 2014

RACISME EN FRANCE: Un bailleur HLM condamné pour fichage ethnique

Le Monde.fr avec AFP | 02.05.2014 à 14h21 • Mis à jour le 02.05.2014 à 20h42 

Le bailleur social Logirep a été condamné à 20 000 euros d'amende, vendredi 2 mai.

 

Un des plus gros bailleurs sociaux d'Ile-de-France, Logirep, a été condamné vendredi 2 mai à 20 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Nanterre pour avoir établi un « fichage ethnique » de ses locataires.

La société d'habitations à loyer modéré a en revanche été partiellement relaxée des faits de discrimination raciale pour lesquels elle était poursuivie. Le tribunal a considéré que Logirep n'était pas responsable du refus d'attribution dulogement.

Le tribunal a en outre condamné le bailleur social à verser 10 000 euros de dommages et intérêts aux deux associations parties civiles dans cette affaire, SOS Racisme et La Maison des potes.

Lire l'interview du géographe Christophe Guilluy (édition abonnés) :« Les bailleurs sociaux font du panachage ethnique sans le dire »

« ASSEZ DE NOIRS DANS LA TOUR »

Ce procès rare sur le sujet tabou de la gestion ethnique des logements sociaux faisait suite à une plainte, en 2005, de l'un de ses locataires, Frédéric Tieboyou. Cet homme d'origine ivoirienne vivait à l'époque avec sa mère dans un appartement du 20e arrondissement de Paris, qu'il considérait comme insalubre. Après une demande de changement de logement, son dossier avait été examiné en commission d'attribution. Cette dernière a notifié par courrier à M. Tieboyou le refus de son dossier, indiquant pour motif « mixité sociale ».

Furieux de cette décision, M. Tieboyou avait décidé d'appeler la conseillère de Logirep qui suit son dossier. C'est alors que celle-ci lui aurait expliqué que le logement lui avait été refusé parce qu'« il était d'origine africaine et qu'il y avait déjà assez de Noirs dans la tour ». Cette conversation, enregistrée par le plaignant, constituait le principal élément à charge contre Logirep.

Lire notre éclairage : Un office HLM devant le tribunal pour discrimination raciale

L'enquête ouverte en octobre 2005 avait montré que la société anonyme d'HLM conservait des données sur ses locataires faisant apparaître, pour certains d'entre eux, leurs origines raciales ou ethniques — par exemple « Nationalité : F (orig. Alg.) » ou « Gy » pour Guyane. Le représentant de Logirep avait expliqué à l'audience qu'il s'agissait d'un champ destiné à l'informaticien qui ne servait pas aux gestionnaires du parc locatif. Le tribunal correctionnel, estimant qu'un telle pratique était contraire à la loi, a condamné Logirep.

S'agissant de la demande d'HLM de M. Tieboyou, il est apparu qu'elle avait été écartée notamment parce que celui-ci avait menti sur l'état de son logement parisien et parce que sa mère causait des troubles de voisinage. Pour autant, les juges ont considéré que le dossier avait fait l'objet d'une analyse discriminatoire, comme l'indiquent les propos tenus au téléphone par la salariée de Logirep et par l'utilisation de la notion floue de « mixité sociale ». Mais le tribunal a conclu que le bailleur ne pouvait pas être crédité de la décision de rejet prononcée par la commission d'attribution, d'où la décision de relaxe partielle pour « défaut d'imputabilité ».

« C'EST UNE AVANCÉE »

«C’est absurde, réagit Samuel Thomas, président de la Fédération nationale des Maisons des potes. Nous allons faire appel sur cet aspect de la décision qui revient à exonérer Logirep de sa responsabilité. Une commission d’attribution n’est pas distincte de son bailleur. » A l'inverse, M. Thomas se félicite que Logirep ait été sanctionné pour avoir collecté des informations sur les origines des locataires « C'est une avancée même si l'amende est dérisoire. »

De son côté, la société d’HLM assure n’avoir saisi que des données qu’elle était en droit de recueillir et se réserve la possibilité de faire appel de sa condamnation pour fichage ethnique.

30 avril 2014

Racisme NBA : le propriétaire des Clippers suspendu à vie

le propriétaire des Los Angeles Clippers, Donald Sterling, a été suspendu à vie pour avoir tenu des propos racistes, a déclaré mardi le patron de la NBA Adam Silver. Il lui est interdit de diriger un club et d'assister aux matches, pas d'être propriétaire.

Donald Sterling va être poussé à vendre sa franchise, espère le patron de la NBA.
Donald Sterling va être poussé à vendre sa franchise, espère le patron de la NBA.Photo : AFP
26 avril 2014

Le top 6 des pays qui sont devenus extrêmement riches grâce à l’Esclavage des Noirs

 Par Diawara.

 
1° Les États-Unis d’Amérique :
 
E1
 
L’esclavage transforma l’Amérique en une puissance économique. L’exploitation des noirs comme main d’œuvre gratuite fit du Sud, la région la plus riche et la plus puissante sur le plan politique dans le pays. La demande britannique de coton américain fit du tronçon sud de la rivière Mississippi la « Silicon Valley » de son époque, offrant la concentration la plus importante de millionnaires de la nation.
 
Mais l’esclavage fut une entreprise nationale. De nombreuses entreprises de Wall Street tels que JPMorgan Chase, New York Life et la désormais défunte Lehman Brothers firent fortune en investissant dans le commerce des esclaves, activité économique la plus rentable des 350 ans d’histoire  de New York. L’esclavage fut si important pour la ville que New York fut l’une des municipalités urbaines les plus pro-esclavage du Nord.
 
Selon le magazine Harper’s (Novembre 2000), les États-Unis ont volé un montant estimé à 100 000 000 000 000 de dollars pour 222.505.049 heures de travail forcé entre 1619 et 1865, avec un intérêt composé de 6%.
 
Source: news.nationalgeographic.com
 

2° l’Angleterre :

Entre 1761 et 1808, les commerçants britanniques transportèrent 1.428.000 captifs africains à travers l’Atlantique et empochèrent 96,5 millions de dollars (environ 13 milliards de dollars en valeur d’aujourd’hui) pour les vendre comme esclaves.
 
De 1500 à 1860, selon des estimations très modestes, environ 12 millions d’Africains furent vendus comme esclaves aux Amériques. Dans les seuls navires britanniques, 3,25 millions d’Africains furent expédiés. Ces voyages sont souvent très rentables. Par exemple, au XVII° siècle, la Royal Africa Company pouvait acheter une esclave africaine avec des marchandises commerciales à une valeur de 5 $ et la revendre aux  Amériques 32 $, faisant un bénéfice net moyen de 38% par voyage.
 
Planteurs et marchands esclavagistes qui vendirent des esclaves et des produits issuss de esclavage furent parmi les personnes les plus riches du XVIII° siècle en Grande Bretagne, mais de nombreux autres citoyens britanniques bénéficièrent de l’industrie de la traite des êtres humains.
 
Les bénéfices provenant de l’esclavage furent utilisés pour doter Oxford, d’une splendide bibliothèque; pour construire une vingtaine de banques, dont la Banque de Londres et Barclays; et pour financer les expériences de James Watt, l’inventeur de la première machine à vapeur efficace.
 
En tant que principal catalyseur de la révolution industrielle, la traite négrière transatlantique fournit aux propriétaires d’usines faisant affaire dans les textiles, le fer, le verre et les armes à feu un méga-marché en Afrique de l’Ouest, où les marchandises furent négociés pour les esclaves. Birmingham avait plus de 4000 fabricants d’armes, avec 100.000 d’armes par an pour les marchands d’esclaves. Le boom dans le secteur manufacturier fournit de nombreux emplois pour les gens ordinaires en Grande-Bretagne qui, en plus de travailler dans les usines, pouvaient être utilisées pour construire des routes et des ponts, ainsi que dans la chasse, l’exploitation minière, etc.
 
Source: bbc.co.uk
Source: revealinghistories.org.uk
Source: abolition.e2bn.org
 
 

3° La France : 

 
Avec plus de 1,6 millions d’esclaves africains transportés vers les Antilles, la France est clairement un acteur majeur dans le commerce d’esclave. Ses ports négriers contribuèrent grandement aux progrès économiques du pays au XVII° siècle. Beaucoup de ses villes de la côte ouest, comme Nantes, Lorient, La Rochelle et Bordeaux, construisirent leur richesse grâce aux principaux bénéfices du commerce triangulaire.
 
Entre 1738 et 1745, de Nantes, leader des ports négriers de France, 55 000 esclaves furent embarqué, dans 180 navires, pour le Nouveau Monde. De 1713 à 1775, près de 800 navires négriers partirent de Nantes.
 
À la fin des années 1780, Saint-Domingue, qui est aujourd’hui Haïti, est devenu la colonie la plus riche et la plus prospère des Antilles, en cimentant son statut de port vital dans les Amériques pour les marchandises et les produits à destination et à partir de la France et de l’Europe.
 
Le revenu et les taxes de la production de sucre esclavagiste est devenu une source importante du budget national français. Chaque année, plus de 600 bateaux visitèrent les ports d’Haïti pour transporter son sucre, café, coton, indigo, cacao et consommateurs européens.
 
 Source : Mémorial de l’abolition de l’esclavage

 

4° Pays-Bas :

E4
La Compagnie des Indes Occidentales hollandaise (CIO), une société agréé  de marchands hollandais, fut créé en 1621 comme un monopole sur le commerce des esclaves africains vers le Brésil, les Caraïbes et l’Amérique du Nord.
 
La CIO avait des bureaux à Amsterdam, Rotterdam, Hoorn, Middelburg et de Groningue, mais un quart des Africains transportés à travers l’Atlantique par la société furent transférés dans les navires négriers depuis Amsterdam. Presque tout l’argent qui finança les plantations esclavagistes du Surinam et des Antilles venaient de banquiers à Amsterdam, tout comme un grand nombre de navires utilisés pour transporter les esclaves y furent construits. 
 
Beaucoup de matières premières qui furent transformées en produits finis à Amsterdam, comme le sucre et le café, furent cultivées dans les colonies à l’aide de la main-d’œuvre esclave puis affiné dans des usines dans le quartier de Jordaan.
 
Les revenus des biens produits par le travail des esclaves finança une grande partie de l’âge d’or des Pays-Bas au XVII° siècle, une période réputée pour ses réalisations artistiques, littéraires, scientifiques, et philosophiques.
 
Le travail des esclaves créa de vastes sources de richesse pour les Hollandais sous la forme de métaux précieux, sucre, tabac, cacao, café et coton et d’autres biens, et aida à financer la création à Amsterdam de beaux et célèbres canaux et du centre ville.
 
Source: humanityinaction.org
 
 

5° Le Portugal :

 

 
E5
Le Portugal fut le premier de tous les pays européens à s’impliquer dans la traite négrière transatlantique. Du XV au XIX° siècle, les Portugais exportèrent 4,5 millions d’Africains comme esclaves vers les Amériques, ce qui en fait le plus grand trafiquant d’êtres humains en Europe.
 
Le travail esclave était la force motrice de la croissance de l’économie sucrière dans la colonie portugaise du Brésil, et le sucre est le principal produit d’exportation de 1600 à 1650. Des gisements d’or et de diamants furent découverts au Brésil en 1690, ce qui suscita une augmentation de l’importation d’esclaves  d’Afrique pour alimenter ce nouveau marché rentable.
 
La grande partie de l’intérieur du Brésil où l’or fut extrait était connu sous le nom de Minas Gerais (Mines générales). Les mines d’or dans cette région sont devenus la principale activité économique du Brésil colonial au cours du XVIII° siècle. Au Portugal, l’or fut principalement utilisé pour payer des biens industrialisés tels que les textiles et les armes, et construire de magnifiques monuments baroques comme le couvent de Mafra.
 
Source: africaspeaks.com
 
 

6° L’Espagne :

E6
 
À partir de 1492, l’Espagne était le premier pays européen à coloniser le Nouveau Monde, où ils établirent un monopole économique dans les territoires de la Floride et d’autres parties de l’Amérique du Nord, du Mexique, de Trinidad, de Cuba et d’autres îles des Caraïbes. Les populations autochtones de ces colonies  mouraient pour la plupart de maladies ou d’asservissement, de sorte que le espagnol furent forcés de compter de plus en plus sur le travail des esclaves africains pour gérer leurs colonies.
 
L’argent provenant de ces colonies créa une grande richesse pour les dynasties des Habsbourg et Bourbon tout au long de l’emprise de l’Espagne sur la zone. Mais il a également attiré les rivaux européens de l’Espagne, ce qui incita les dirigeants espagnols à dépenser les richesses des Amériques pour alimenter les guerres européennes successives.

Les flottes de trésor espagnoles furent utilisés pour protéger la cargaison transportée à travers l’océan Atlantique. La cargaison des navires incluait le bois, les produits manufacturés, les différentes ressources de métaux et de produits de luxe coûteux dont l’argent, l’or, les pierres précieuses, les perles, les épices, le sucre, les feuilles de tabac et de la soie.

 
Les villes portuaires  espagnoles prospérèrent. Séville, qui avait le monopole royal sur le commerce du Nouveau Monde, fut transformé d’un port provincial en une grande ville et un important centre politique. Puisque les colons espagnols ne pas produisaient encore leurs propres aliments de base tels que le vin, l’huile, la farine, les armes et le cuir, et avaient de grandes réserves financières pour les payer, les prix dans la Castille et l’Andalousie augmentèrent fortement alors que les commerçants achetaient  des marchandises à expédier.
 
Les prix de l’huile, du vin et du blé triplèrent entre 1511 et 1539. Les grands vignobles de Jerez, les oliveraies de Jaén, et l’industrie du cuir de Tolède bras et ont été établis sur leur échelle présente au cours de ces années.
 
Source historique : asp52.hubpages.com
Source historique : mygeologypage.ucdavis.edu
 

Traduction de Franswa MAKANDAL

26 avril 2014

Etats Unis d'OBAMA: Happy birthday Mumia Abu-Jamal !

A 60 ans, l'ex condamné à mort a passé plus de la moitié de sa vie en prison

 
A l'occasion des 60 ans de Mumia Abu-Jamal, le collectif "Sauvons Mumia" organise un grand rassemblement national le jeudi 24 avril à 18h, place de la Concorde à Paris, à proximité de l’ambassade et du consulat américains pour demander sa libération. Par deux fois c'est la mobilisation citoyenne dans le monde entier qui a sauvé la vie du prisonnier alors qu'il était sur le point d'être exécuté, cette fois les militants veulent qu'il puisse enfin "rentrer à la maison" ! Jaky Hortaut, l'animateur du collectif en France revient sur les raisons de son engagement et nous expose les enjeux de la mobilisation.

 

Rappel des faits :

Le journaliste de radio noir américain, Mumia Abu-Jamal a été condamné à mort en 1982 à l’issue d’un procès raciste et expéditif, et dont l’iniquité est internationalement reconnue (Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, Amnesty International, Parlement européen). Accusé d’avoir tué un policier, il a toujours crié son innocence. Depuis 33 ans sa situation suscite une mobilisation sur tous les continents.
Par deux fois, en 1995 et en 1999, il fut l’objet d’une ordonnance d’exécution mais l’ampleur de la protestation empêcha l’irréparable.
Après 30 ans passés dans l’enfer du couloir de la mort, en octobre 2011, la Cour Suprême des États-Unis rejetait enfin le recours de l’accusation qui demandait sa condamnation à mort définitive et irrévocable. Quelques semaines plus tard, en décembre 2011, le Procureur de Philadelphie mettait un terme à 30 ans d’acharnement judiciaire en renonçant à toute nouvelle procédure. De ce fait, la peine de mort était commuée en prison à vie.
« La peine de mort est écartée, c’est désormais le déni de justice qui doit être reconnu et Mumia libéré », a déclaré le prix Nobel de la paix Mgr Desmond Tutu.


Jacky Hortaut, l'animateur du collectif de défense de Mumia en France nous explique les enjeux de la mobilisation du 24 avril et ses prolongements :

20 avril 2014

MAURITANIE:Le calvaire des citoyens noirs de la Mauritanie dans leur droit le plus absolu

A.A D Quiproquo - Il ne passe jamais un jour sans qu’un citoyen noir mauritanien ne soit confronté à des pénibles tracasseries pour l’obtention d’un service auquel pourtant il a droit. Les multiples cas d’injustice de la part des autorités mauritaniennes et des services administratifs se reproduisent presque incessamment à travers tout le pays. 

Et ce depuis l’enclenchement de cet enrôlement exclusif en vue de moderniser et de sécuriser le système d’indication nationale et de l’administration, plusieurs citoyens noirs se sont vus refuser catégoriquement le droit de s’enrôler ou la possibilité de renouveler de leur passeports venus à échéance (les anciens passeports).

Ce sont des citoyens au même titre que Zeinab Mint ou Sid ’Ahmed qu’on s’opposa un niet systématique pour la simple raison étant noir. Ces pratiques racistes ont été viscéralement dénoncé par des milliers de mauritaniens enMauritanie même et a l’étranger. 

Mes associations et mouvements de contestations a moult reprises ont porté aux autorités administratives, a l’opinion nationale et internationale et aux associations des défenses de droits humains ces actes ignobles, criminels, anti citoyens posés à l’égard de la communauté noire de pays qui est en entrain de connaitre une déportation numérique 

De Sélibabi en passant par MaghamaToufoundeCivetTokomadjiDjeol,Kaedi, et j’en passe, des citoyens épris de droit le plus naturel et inaliénable a savoir la reconnaissance en tant que mauritanien, n’ ont pas hésité a crier leur ras le bol 

Pour étayer l’injustice qui sévit encore dans ce pays, des cas frappants de refus de renouvellement de passeport pour des détails racistes et chauvins ont été racontes des citoyens meurtris par une attitude administrative très majoritairement beïdane qui veut vaille que vaille renier la citoyenneté de certains paisibles mauritaniens.

Ces cas sont avérés et je changera sciemment les noms pour protéger avantage des victimes. Une fille nommée Binta est étudiante depuis quelques années a l’étranger .Cette année, elle décide rentrer en Mauritanie dans l’unique but de revoir sa famille restée au pays et de pouvoir en conséquence renouveler son passeport expiré .

Étant enrôlée dans les conditions les plus transparentes , ayant soin de payer les taxes relatives au passeport , contre toute attente, on lui signifia qu’elle ne pourra pas avoir le nouveau passeport numérique 

Fatoumata Diallo
, vient de l’étranger ou elle vit depuis 7 ans pour passer des vacances avec sa famille A son arrivée à l’aéroport de Nouakchott, son passeport fut retiré car considéré comme caduque. Fatoumata devrait en réalité passer que 4 à 8 semaines en Mauritanie


Après une semaine de séjour, elle entama les démarches pour dénicher le passeport numérique. Fatoumata étant enrôlée depuis 2012 avait la ferme certitude que l’obtention du nouveau passeport ne prendra point du temps. A sa grande surprise, en ayant soin de payer tous les frais afférent au passeport, on lui refusa le passeport prétextant que son empreinte digitale n’était pas bonne.

Malgré ses multiples démarches, Bineta Ba est toujours bloquée en Mauritanie. Binta Ba devrait passer des examens à l’université très prochainement. Elle continue de s’apitoyer sur son triste sort en attendant qu’elle soit rétablie dans son droit..

Quant à Fatoumata Diallo, le temps de son séjour est bien passé et aujourd’hui, elle est bloquée en Mauritanie .Elle va perdre non seulement son travail à l’étranger mais aussi elle est victime d’un refus du droit de citoyenneté sciemment orchestré par des chauvins qui sèment la zizanie, le désordre dans ce pays.

Ces deux de figures sont parmi des milliers de cas qui se passent en catimini ou les victimes réduites a une impuissance administrative ont tout bonnement abdiqué. Il appartient à alors l’ensemble des citoyens mauritaniens de toutes races confondues de dénoncer ces pratiques qui minent la cohésion sociale de ce pays et continuent de diviser ses fils.

A.A D Quiproquo

17 octobre 2013

MAURITANIE: QUI DIT QUE L'ESCLAVAGE N'EXISTE PLUS EN MAURITANIE?

Esclavage: la Mauritanie à l’index

Près de 30 millions de personnes dans le monde vivent dans des conditions d'esclavage, selon un nouvel indice classant 162 pays dans le monde. 

En terme de pourcentage de la population d'un pays réduite en esclavage, c'est la Mauritanie qui arrive en tête du classement, avec un taux de 4%, révèle le Global Slavery Index 2013*, compilé par l'organisationWalk Free

"On trouve encore des esclaves héréditaires en Mauritanie, des enfants naissent esclaves" et sont contraints d'effectuer des tâches domestiques ou de travailler dans les champs, raconte Nick Grono, le directeur général de Walk Free

La définition de l'esclavage moderne est quelque peu différente de celle qui avait cours au XVIIIe siècle, du temps de la traite négrière.

"L'esclavage moderne est une situation où les gens sont sous l'emprise de la violence. Ils sont contraints de prendre des emplois ou d'accepter des situations où ils sont économiquement exploités. Ils ne sont pas payés ou alors reçoivent le minimum pour survivre et ne sont pas libres de partir", selon Nick Grono.

Les personnes victimes de trafic humain, celles contraintes de se marier, les enfants exploités dans les conflits entrent aussi dans la définition de Walk Free.

L’estimation de 29,8 millions d'esclaves dans le monde effectuée par Walk Freeest plus élevée que d’autres tentatives de quantifier l’esclavage moderne.

L’Organisation Internationale du Travail estime à 21 millions de personnes lenombre de personnes victimes de travail forcé.

Selon Walk Free, l’Inde est le pays qui compte le plus d’esclaves (14 millions), suivie de la Chine (2,9 millions) et du Pakistan (2,1millions) et le Nigéria(700.000). Viennent ensuite l'Ethiopie (650.000), la Russie, la Thaïlande, laRépublique démocratique du Congo (460.000), la Birmanie et le Bangladesh.

En Inde, "des communautés entières dans des villages du nord sont réduites en esclavage, forcées de fabriquer des briques ou de travailler dans des carrières. Des enfants sont contraints de travailler sur des métiers à tisser pour fabriquer les tapis qui sont vendus dans nos magasins", explique Nick Grono.

Walk Free, une nouvelle organisation basée en Australie, est soutenue par l'ancienne secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et le co-fondateur deMicrosoft et philanthrope Bill Gates.


*Global Slavery Index 2013 

29 avril 2014

MAURITANIE: IRA PERD SES PILIERS

Déclaration de retrait de Brahim Ould Bilal Ould Abeid et Mohamed Vall Ould Sidi Moyla tous les deux vice-président



Après nos échecs répétés à faire de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) une véritable organisation capable de respecter son règlement intérieur, ses instances de direction et ses procédures de prise des décisions les plus cruciales ;
Après que la décision de boycott de la Marche du Manifeste des Hratin qui aura lieu aujourd'hui, a été prise en dehors du Bureau Exécutif et pour des raisons qui continuent à nous échapper ;
Etant donné le fait que notre combat au sein d’IRA était motivé strictement par l’intérêt des Hratine et non pour servir quelqu’un ni pour nous servir nous-mêmes (et ce pour la simple raison que les Hratine ont plus besoin de reprendre confiance en eux-mêmes que de se fabriquer des symboles et encore moins des gourous);
Par respect à nos responsabilités historiques, par attachement à nos principes immuables de soutien aux opprimés, de luttes contre toutes les injustices, l’iniquité et le despotisme dont souffre, plus particulièrement, les Hratine et par soucis de ne pas être entrainés là où nous ne voulons pas aller ;
Etant donné tout ce qui précède, nous avons décidé de nous retirer d’IRA en souhaitant bonne continuation à nos amis et frères qui décident d’y rester…
Qu’Allah guide nos pas.
Nouakchott      le 29 Avril  2014
-          Brahim Ould Bilal Ould Abeid, Vice-president
-          Mohamed Vall Ould Sidi Moyla, Vice-president
14 octobre 2013

BURKINA FASO: QUE VISE LE DICTATEUR COMPAORE, APRES 25 ANS DE RÈGNE SANS RÉSULTAT?

Burkina Faso: la nouvelle photo officielle du président Compaoré fait débat

La nouvelle photo officielle du président burkinabè Blaise Compaoré.
La nouvelle photo officielle du président burkinabè Blaise Compaoré.
www.lefaso.net
Par RFI

Un nouveau portrait officiel du président burkinabè Blaise Compaoré a été présenté au public. Cette nouveauté intrigue, alors que le président est plutôt en fin de mandat. Il doit quitter son poste en 2015, puisqu'il n'a pas le droit de se représenter à la prochaine élection.

Sur la nouvelle photo officielle, le président Blaise Compaoré porte une veste et une cravate bleus. La chemise est blanche. Le corps du président est légèrement de profil, et son regard est soutenu, profond. On y voit aussi le palais présidentiel et le drapeau national.

Selon ses concepteurs, cette nouvelle photo officielle matérialise fidèlement l’image actuelle du président, « avec tous les symboles et tous les espoirs » qu’il incarne. De l’explication officielle, on peut retenir que cette photo exprime la proximité entre le président du Faso et les citoyens, son esprit d’ouverture, de dialogue et son dynamisme.

Dans la rue, les Burkinabè se questionnent néanmoins sur le sens véritable de la publication d’une nouvelle photo à deux ans de la fin du mandat de Blaise Compaoré. « Quand j’ai vu ça à la télé, ça m’a un peu choqué quand même, parce que ça ressemble un peu à ce qu’on appelle le culte de la personnalité », confie un homme.

Un autre passant interrogé tempère : « Le président du Faso a fait ça pour remettre son image au top. Mais rien ne dit qu’il veut se représenter encore en 2015. Non ! Il n’a pas dit ça. » Mais un troisième rejoint le premier : « Il veut nous faire comprendre qu’il ne va pas quitter (son poste). »

Au-delà de l’explication officielle, la publication de cette photo vient donc, encore, alimenter le débat sur la volonté supposée ou pas du président Blaise Compaoré de briguer un autre mandat en 2015. Mais pour cela, il faut d’abord modifier l’article 37 de la Constitution, qui limite le nombre des mandats présidentiels.

11 octobre 2013

FRANCE: ALAIN DELON LE GRABATAIRE AVOUE SON RACISME

Soutien d'Alain Delon au FN : rafale de commentaires sur Twitter

Alain Delon monte au front, les Twittos aussi

Alain Delon monte au front, les Twittos aussi - 1 (© ASSOCIATED PRESS)
 
Moins d'un mois après ses déclarations polémiques sur les homosexuels, Alain Delon remet le couvert, cette fois sur le FN. Au journaliste du quotidien suisse Le Matin, qui l'interroge sur la poussée du parti anti-frontaliers à Genève et la poussée du FN en France, l'acteur français répond sans détour: "(...) c'est tout à fait édifiant. Edifiant parce que les gens en ont marre qu'on leur parle comme on le fait. Ils veulent de l'action, ils veulent autre chose. Ils ont connu une France différente sous de Gaulle ou même Mitterrand. Voilà pourquoi le Front national, comme le MCG à Genève, prend une place très importante et ça, je l'approuve, je le pousse et le comprends parfaitement bien".

 

"Pour la première fois, ils ne sont plus seuls"

Et L'acteur d'aller encore plus loin : "Depuis des années, Le Pen père et fille se battent, mais ils se battent un peu seuls. Là, pour la première fois, ils ne sont plus seuls. Ils ont les Français avec eux. C'est important. Et que cela déborde sur Genève, c'est vachement important. Là-bas aussi il y a un ras-le-bol".

 

 

 

8 mars 2014

LA FEMME Française : Chronologie droits des femmes

 


1882 : Les lois Ferry instaurent l’enseignement primaire obligatoire et laïque ouvert aux filles comme aux garçons (gratuit depuis 1881).
1884 : Rétablissement du divorce (Loi Naquet)
1907 : Les femmes mariées peuvent disposer librement de leur salaire
1913 : Congés payés de maternité (4 semaines)
1924 : Les programmes scolaires filles et garçons deviennent identiques
1936 : Alors qu’elles ne sont ni électrices ni éligibles 3 femmes sontnommées sous- secrétaires d’Etat dans le gouvernement de Léon Blum : Cécile Brunswig, Irène Joliot-Curie et Suzanne Laure
1938 : Abrogation de l’incapacité civile et suppression de l’autorité maritale : les femmes peuvent s’inscrire à l’université sans l’autorisation de leur mari. Mais il conserve le droit d’imposer le lieu de résidence et d’interdire à son épouse de travailler !
1944 : Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes
1945 : Notion de salaire féminin supprimé, à travail égal, salaire égal
1946 : Le préambule de la Constitution pose le principe de l’égalité H/F dans tous les domaines
1960 : Les mères célibataires peuvent avoir un livret de famille
1965 : Les femmes peuvent gérer leurs biens propres (ouvrir un compte bancaire) et exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari
1967 : Loi Neuwirth la contraception est autorisée (remboursée par la sécurité sociale en 1974)
1970 : Suppression de la notion de chef de famille dans le Code civil
1973 : La mère peut, comme le père transmettre sa nationalité à son enfant légitime ou naturel
1975 : Loi Veil sur l’interruption Volontaire de Grossesse (remboursée en 1982) Obligation de mixité dans tous les établissements publics d’enseignement
1979 : Convention des Nations Unies sur l’élimination des discriminations envers les femmes (CEDAW), ratifiée par la France en 1983
1980 : Loi sur le viol
1982 : Statut de conjoint collaborateur pour les artisans et commerçants
1983 : Loi Roudy : égalité professionnelle entre les sexes
1985 : Egalité des époux dans la gestion des biens de la famille et des enfants
1989 : Première campagne nationale contre les violences conjugales
1990 : La Cour de cassation reconnaît le viol entre époux
1992 : Loi contre le harcèlement au travail
1994 : Le nouveau code pénal reconnaît comme circonstances aggravantes les violences commises par un conjoint ou un concubin
1999 : Révision de la Constitution pour favoriser l’égalité des femmes et des hommes
2000 : Egal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives
2001 : Loi concernant le choix du « patronyme » de son enfant
2003 : Accord cadre relatif à l’amélioration de la place des femmes et des jeunes filles dans les milieux scientifiques et techniques
2006 : L’âge minimum requis pour le mariage est le même pour les 2 sexes (18 ans) Les circonstances aggravantes en cas de violences s’appliquent également pour l’ex conjoint, concubin ou pacsé.

8 mars 2014

FRANCE: Historique du droit de vote des femmes

Le 29 avril 1945 à Paris, les Françaises votent pour la première fois à l'occasion des élections municipales. © AFP

 

Les Françaises votent pour la première fois le 29 avril 1945, à l'occasion des élections municipales puis, quelques mois après, le 21 octobre 1945 elles participent au scrutin national.

L'ordonnance du 21 avril 1944 prise par le gouvernement provisoire du général de Gaulle à Alger stipule que « les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ». Deux ans et demi plus tard, le préambule de la constitution du 27 octobre 1946 inscrit ce principe dans les principes fondamentaux de la République : « la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme ».

Alors que la France avait été l'un des premiers pays à instaurer le suffrage universel masculin, il faudra un long processus pour que ce droit soit étendu aux femmes.

Le droit de vote fut dans un premier temps réservé aux propriétaires de sexe masculin. Les femmes en furent exclues car, estimait-on, leur dépendance économique les empêchait d'exercer un choix libre. Ainsi, sous l'Ancien régime, seules les veuves dotées d'un fief et les mères abbesses pouvaient élire leurs représentants aux États généraux.

À la Révolution, les femmes étant considérées comme « citoyens passifs » et malgré l'appel de Condorcet, elles furent exclues du droit de vote. Exclusion maintenue par la Constitution de 1791. Le code civil de 1804 leur donnait certes des droits civils mais leur refusait la citoyenneté politique.

Au XIXe et au début du XXe siècle, les arguments avancés changent : les devoirs de mère et d'épouse seraient incompatibles avec l'exercice du droit de vote mais, surtout, dans un contexte d'hostilité entre les partisans d'une République laïque et l'église catholique, les femmes sont jugées sous influence cléricale et immatures politiquement.

De la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » d'Olympe de Gouges (1791) aux actions des « suffragettes » et aux organisations telles la ligue française pour le droit des femmes (1882) et l'Union française pour le droit des femmes (1905), des femmes lutteront pour obtenir le droit de vote, étape majeure sur le chemin de la parité et de l'égalité avec les hommes.

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