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LE PANAFRICANISME NOUVEAU
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18 septembre 2014

CAMEROUN: Comment les services de renseignements ont capturé le capitaine Guerandi Mbara

Guérandi Mbara était exilé au Burkina Faso depuis le 5 juin 1984

Selon une enquête publiée dans Jeune Afrique, l’ex-putschiste a été drogué et transféré au Cameroun dans une transaction qu’il croyait destinée à l’achat d’armes

Selon une enquête publiée dans l’hebdomadaire Jeune Afrique, édition du 14 au 20 septembre 2014 et intitulée «Cameroun: Enquête sur une affaire d’Etat», Guérandi Mbara - l’un des cerveaux du putsch manqué de 1984 contre Paul Biya et l’un des derniers survivants de ce coup d’Etat – est, depuis janvier 2013, aux mains des services de renseignement camerounais. Mort ou encore en vie, le magazine ne répond pas toutefois à la question.

Pour l’hebdomadaire qui n’utilise pas le conditionnel dans son enquête, Guerandi est parti de l’aéroport de Sofia en Bulgarie le 25 janvier 2013 à bord d’un petit avion conduit par des pilotes macédoniens, croyant se rendre en Russie pour rencontrer un vendeur d’armes. C’est que l’ex-capitaine de l’armée camerounaise, exilé au Burkina Faso depuis le 5 juin 1994, nourrissait toujours le désir de voir partir Paul Biya du pouvoir, par les armes. A bord de l’avion, il sera plutôt drogué avec un sédatif et conduit…à l’aéroport international de Douala par ses convoyeurs. Arrivé le 26 janvier au matin, il a été remis à une équipe de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE), «dirigée par le commissaire James Elong Lobé], quelque part sur la route entre Edéa et Pouma», précise Jeune Afrique. Et depuis, plus de nouvelles de l’opposant.

A l’origine du traquenard
Militaire et fils de militaire Kirdi, Guérandi Mbara est issu de la promotion 1974 de l’Ecole militaire interarmées (EMIA) de Yaoundé avec Thomas Sankara et Blaise Compaoré. C’est ce dernier, président de la République du Burkina Faso, qui consentira à accueillir ce capitaine âgé de 30 ans à l’époque, le 5 juin 1984, après le putsch manqué d’avril de la même année, lequel putsch avait vu de nombreux militaires fusillés par la suite. Au Burkina Faso, Guerandi Mbara développe sereinement ses relations, se rendant en Occident à sa guise. Il obtiendra même un doctorat en Sciences politiques en France, à l’Université Paris-Descartes, en 1997.

Le début de la fin pour cet opposant de Paul Biya jusqu’à la moelle, intervient en 2012 lorsqu’il rentre en contact, à Paris, avec Georges Starckmann. Un dealer d’armes qui a mené quelques activités sur le continent: notamment en Côte d’Ivoire, au Biafra et même au Cameroun. «Devant Starckman donc, Guérandi Mbara se vante. Il dit disposer de 2000 hommes prêts à renverser Paul Biya et assure qu’il a un plan d’attaque détaillé. Une vidéo de la conversation serait parvenue aux services camerounais», écrit Jeune Afrique.

Starckman décide de revendre l’information au Cameroun, contre une prime de 500.000 euros. L’objectif est d’amadouer Guerandi pour le remettre aux autorités camerounaises. Après avoir perçu 350.000 euros, il recommande, pour la besogne, de s’attacher les services d’un colonel portugais, José Alberto Fernando Abrantes. Ancien de la sécurité de l’ambassade du Portugal en Côte d’Ivoire, ce colonel installé au Cameroun est en relation à cette époque avec la DGRE pour des «services».

C’est donc lui qui va exécuter la mission. «En dix mois, une trentaine de voyages et de rencontres seront nécessaires pour approcher, mettre en confiance et neutraliser l’opposant camerounais», poursuit Jeune Afrique. La première fois, le 14 janvier 2013, Guérandi accepte de rendre à Porto pour rencontrer Abrantes lequel devait officiellement le conduire en Russie pour son besoin.

Le plan de vol initial d’Abrantes est de droguer l’opposant à l’aide d’un sédatif pour le conduire à l’aéroport de Bafoussam en toute «discrétion». Les pilotes macédoniens de l’aéronef rejetteront l’idée au motif que ce n’est pas un aéroport international, leurs licences pouvant ainsi être compromises. Après des négociations et tergiversations, Abrantes va se résoudre à mettre le cap sur l’aéroport international de Douala après un transit par Sofia en Bulgarie. Pour faire passer son colis, arrivé le 26 janvier au matin à l’aéroport international de Douala, sans attirer le regard des curieux, Abrantes va être aidé en cela par «Thierry André Mathé, le commissaire de l’aéroport. Il leur trouve une porte discrète de sortie», indique Jeune Afrique. C’est sous l’effet du sédatif que Guérandi sera remis à une équipe de la DGRE, «quelque part sur la route entre Edéa et Pouma dans la région du Littoral», précise Abrantes à Jeune Afrique.

Le contractuel portugais, qui a livré les détails de cette opération au magazine, indique qu’il parle parce qu’il n’a pas été payé. Personne n’a les nouvelles de Guérandi Mbara depuis ce jour, ni même son cousin, Samuel Kleda, archevêque de Douala, que cite Jeune Afrique.

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30 avril 2014

MAURITANIE: Manifeste des Haratines : «La mise à l’écart d’IRA a permis l’organisation de la marche»

Aidara Cheikh - L’opposition dite radicale et le pouvoir auraient posé comme condition de participation à la marche organisée hier par leManifeste des Haratineset à son autorisation, par la mise à l’écart deBirame Dah Abeid et de son organisation, IRA

C’est du moins ce qu’a déclaré le porte-parole,Hamady Ould Lehbouss qui précise que «la mise à l’écart d’IRA a permis l’organisation de la marche». 

Ce qui est sûr, la décision de non participation prise par le Bureau Exécutif de IRAaurait mis en minorité deux de ses plus éminents cadres, Brahim Ould Bilal etOuld Sidi Moyla, partisans de la participation. Ces derniers en ont profité pour déclarer leur départ de «l’organisation antiesclavagiste la plus combattue aujourd’hui en Mauritanie» selon ses partisans. 

Finalement, la marche organisée hier, mardi 29 avril 2014, par le Manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines, se serait déroulée dans une unanimité paradoxale entre le pouvoir et son opposition la plus radicale. 

Les deux parties ennemies de la scène politique nationale se seraient entendues sur la mise à l’écart de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste(IRA) et de son président, Birame Dah Abeid. C’est du moins ce que rapporte le porte-parole du mouvement, Hamady Ould Lehbouss, qui ajoute que «Birame Dah Abeid s’est réuni chez lui au P.K 10, le dimanche 27 avril dernier, avec le Coordinateur de la marche, Ould Hendaye». 

Accords

Les deux hommes seraient parvenus, selon lui, à s’entendre sur la participation d’IRA sans ses slogans et ses banderoles, mais avec une prise de parole de son président au cours du meeting clôturant la marche. Une dernière réunion de mise à niveau portant sur l’organisation de la marche était alors programmée la nuit du 27 avril à 20 heures, chez un certain Békaye, infirmier d’état et sympathisant d’IRA. Le président du Conseil du Manifeste, S.E l’ambassadeur Mohamed Saïd Homody etSamory Ould Beye devaient y participer à côté de Ould Hendaye

Selon Hamady Ould Lehbouss, la surprise fut ainsi grande lorsqu’à quelques minutes du rendez-vous, information leur fut donnée que finalement, IRA ne pouvait plus participer à la manifestation du 29 avril. 

Les raisons réelles, rapportées par certains dirigeants du Manifeste et rapportée parHamady Ould Lehbouss, joint au téléphone, seraient que l’opposition dite radicale aussi bien que le gouvernement auraient posé comme condition, l’une pour sa participation et la mise en place de la logistique, et l’autre pour l’autorisation, la mise à l’écart de Birame et de IRA

En effet, selon Hamady Ould Lehbouss, la Coordination de l’opposition dite radicale aurait posé comme condition pour sa participation qu’IRA ne prenne pas part à la marche. Idem pour le gouvernement qui aurait dépêché pour la cause,Mohamed Ould Boilil, le président de l’Assemblée Nationale, Fatimetou Hamady, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Bekaye Ould Abdel Maleck, ministre de l’Enseignement Supérieur et Moctar Ould Mohamed, haut responsable à la Primature. 

Reçue par Samory Ould Beye, la délégation aurait posé la non participation d’IRAet de son président, comme condition à la délivrance de l’autorisation pour la marche. Une condition entérinée en présence du Wali de Nouakchott et du préfet duKsar.

«Suite à ce nouveau rebondissement, le Bureau exécutif d’IRA s’est réunie en session extraordinaire pour conduite à tenir» affirme Hamady Ould Lehbouss. Selon lui, Birame s’était retiré pour ne pas influer sur la décision à prendre.  

«En fin de compte, le BE a décidé à l’unanimité de ses membres de ne pas participer à la marche pour ne pas créer des problèmes et en compromettre le déroulé» ajoute-t-il. Deux éminents cadres du mouvement, Brahim Ould Bilal etOuld Sidi Moyla, qui avaient voté pour la participation se seraient alors retirés, avant d’annoncer plus tard qu’ils quittent IRA.

Dans une note publiée hier, le mouvement IRA a réaffirmé sa résistance «contre les forces centrifuges face à l’offensive menée par l’union des deux bords du système contre IRA» et qui rappellerait selon le communiqué, «l’union qui eut lieu entre les deux bords du système esclavagiste lors de l’incinération symbolique des livres esclavagistes en 2012».

Démentis

Contacté pour en savoir plus sur sa défection, le désormais vice-président d’IRA, Brahim Ould Bilal, aurait évoqué des raisons directes et des raisons indirectes. Taisant ces dernières, en attendant le communiqué qu’il déclare publier incessamment, il a affirmé n’avoir pas pu supporter davantage les décisions unilatérales de Birame qui aurait décidé par rapport à la marche, la non participation sans l’avis du Bureau exécutif, affirmant avoir essuyé des propos déplacés de la part de son président. 

D’autre part, le Coordinateur de la marche, l’ex-colonel de l’armée Ould Hendaye, décrit comme un homme juste et l’un des rares officiers de l’armée à avoir démissionné pour ses principes, il a servi une autre version du feuilleton IRA-Manifeste

Selon lui, la non participation d’IRA à la marche du 29 avril est une décision souveraine de l’organisation, face au refus par les organisateurs de lui permettre de défiler avec ses slogans et de donner la parole à son président. « Un seul discours sera prononcé à la clôture de la marche, ce sera celui du président du Conseil, SEM. Saïd Homody qui prononcera un mot consensuel et nous ne permettrons jamais que l’on invite des gens pour les insulter ; la marche concerne tous les Mauritaniens ; ce sera l’occasion de réparer le fossé intercommunautaire et non le lieu pour approfondir les dissensions» dira-t-il. 

Il a par ailleurs démenti les informations relatives aux conditionnalités évoquées plus haut sur la participation de l’opposition à la marche et sur l’autorisation accordée par le gouvernement, précisant que les organisateurs n’auraient jamais accepté de telles exigences liées à la participation ou non d’une organisation membre du Manifeste

Sur la réunion qui devait avoir lieu chez l’infirmier Bekaye la nuit du 27 avril dernier avec Birame, il a déclaré que ce dernier avait invité Samory sans lui préciser l’objet de l’invitation. Et quand ce dernier a appris, selon lui, qu’il s’agissait d’une réunion de réconciliation avec BirameSamory aurait affirmé n’avoir pas de problème avecBirame et qu’il n’est pas prêt à participer à une réunion dont l’objectif réel lui a été caché. 

Ainsi, le Manifeste aurait refusé de distribuer les antennes de parole, de peur que certains discours ne heurtent la sensibilité de certaines communautés invitées à la marche, notamment la communauté maure qui a déclaré sa mobilisation pour épauler les revendications justes des Haratines pour une meilleure revalorisation de leurs droits politiques, économiques et sociaux.

Cheikh Aïdara

22 septembre 2013

MAURITANIE: LE PROTOTYPE DU RACISTE MAURITANIEN

Nos maladies et l’heure de la vérité (4)

Nos maladies et l’heure de la vérité (4)

Cette collectivité négro-mauritanienne, musulmane et pratiquante à 100%, forte de nombreux érudits, oulémas, imams de mosquée, juristes et professeurs de mahadra dans tout le pays, depuis que l’islam s’y est implanté, est traînée, par une certaine élite, vers le français avec lequel elle n’entretient, pourtant, aucune attache historique ni économique. 

Faut-il, donc, rompre le puissant lien religieux avec plus d’un milliard et demi de musulmans, pour s’agripper à une population de l’ordre d’une soixantaine de millions, étrangère, qui plus est, à leur tradition et dont le champ d’application de la langue est extrêmement réduit dans la sphère mondiale ?

La France est un petit pays, certes actif sur le plan international, mais qui a perdu ses valeurs gaulliennes, au profit de lobbys exogènes. Elle a atteint ses limites de développement, ses ressources économiques sont très limitées, par rapport aux besoins accrus de sa population, revendicatrice à l’extrême, et sa langue n’occupe que le 16ème rang mondial.

Consciente des limites de ses moyens économiques et de son recul constant, l’ancienne puissance coloniale s’est attelée à l’Allemagne, depuis de Gaulle, pour continuer à exister.

L’illustre général, prévoyant et, même, prédicateur de taille historique, prédisait que l’avenir de la France dépendrait de la qualité de ses liens avec l’Allemagne et les pays arabes. Le moins qu’on puisse dire est que son conseil n’a guère été suivi et la France s’est retrouvée en récession.

Situation qui l’a obligée à revenir en Afrique, après l’avoir jetée à la corbeille : il s’agissait de pallier au besoin, urgent, en matières premières qu’elle troquera, à moins de 60 % des cours mondiaux, avec des « responsables » africains en perte de vitesse et de popularité, contre « garantie sécuritaire ». C’est dans ces eaux troubles qu’elle évolue actuellement.

Manque d’arguments

J’aurai pu aisément comprendre que l’incitation de ces intellectuels négro-mauritaniens concernât l’anglais ou l’espagnol, respectivement première et seconde langues mondiales, l’arabe en étant la troisième. Mais le français… Franchement, c’est folie douce ou manque d’arguments. 

C’est peut-être une aubaine, pour les non-musulmans, de trouver une langue (français, anglais ou espagnol) de communication, quand ils n’ont pas de langue écrite mais pour des musulmans – et, donc, pour tout mauritanien – cela ne semble un guère intéressant placement, tant intellectuellement qu’économiquement.

Tout comme, d’ailleurs, le ridicule acharnement à perpétuer les langues vernaculaires. On l’a vu, ailleurs, notamment avec le breton, le berbère, le copte ou le swahili : l’enseignement, à l’école, de ces patois, transcrits en caractères latins, retardent considérablement les enfants, pour une utilité nulle, en fin de compte. Aucune population au monde n’a pu tirer fortune des langues vernaculaires.

Les égarés, que certains appellent extrémistes, prônent le racisme en Mauritanie. Cultivant la haine, ils incitent à la fitna, sous l’anonymat. Et si certains, parmi nous, peuvent les identifier, la grande majorité croit, par ignorance des réalités, qu’ils sont une émanation de la collectivité négro-mauritanienne, portant ainsi rancœur injuste à cette paisible et honorable communauté nationale.

Grave danger, pour notre unité nationale, qu’on doit, pourtant, facilement juguler. Car il ne s’agit, uniquement, que d’un groupe de poltrons, malades de complexe d’infériorité. S’ils luttent contre le racisme en Mauritanie, il faudrait bien qu’ils soient égaux à eux-mêmes, à l’instar de Nelson Mandela qui aura, loin de tout anonymat, lui, payé, pour cette cause, vingt-cinq ans de prison. 

Mais voilà : à la différence du grand homme d’Afrique du Sud, ces couards n’ont, eux, aucun argument, justifié ou justifiable, ils ne se nourrissent et ne se complaisent que la diffusion de mensonges, au détriment de leur collectivité.

Y a-t-il exclusion du Noir, de l’école, du savoir, de l’emploi aux services de l’Etat, de la police, de la Garde, de la gendarmerie, de l’armée, de l’accession à la richesse ? Y a-t-il refus de l’union sociale (mariage « mixte ») ? Non, ces pauvres gens n’obéissent qu’à des forces exogènes, pour détruire ou altérer l’union nationale mauritanienne. Soyons sérieux, de grâce !

Cependant et sous le prétexte le plus futile, ils ne feront du mal qu’à leurs propres parents et ne leur seront d’aucun recours, comme ce fut le cas dans le passé douloureux. Par ailleurs, il semble ignorer la loi du plus grand nombre, reconnue universellement, qui influe, même, sur le fonctionnement des grandes démocraties avancées.

L’islam n’a-t-il condamné le racisme, en précisant que le plus proche d’Allah est celui qui pratique avec probité l’islam, quelle que soit sa couleur ? Sommes-nous musulmans ou non ? Quant à ceux qui aiment à se déclarer français d’infortune, ils retiendront mieux, peut-être, le proverbe suivant : « on est réellement supérieur aux autres que par sa vertu et son mérite ». Proverbe, soit dit en passant, qui est une quasi-traduction d’une parole du prophète Mohamed (PBL) dans sa célèbre khoutba au Mont Arafat, en 632, au cours de son « Hejettou El Widaa ».

Cette communauté nationale a connu, malheureusement, des atrocités, inhumaines et imméritées, en 1989-1991, qui ont, certes, laissé de profondes traces, et je m’associe aux douleurs des familles des victimes – certaines étaient de mes intimes amis – qu’Allah les accueille en son saint Paradis !

Mais le mal est fait et l’on ne peut faire revivre les morts. Prions, ensemble, pour que de tels faits ne se reproduisent plus sur notre terre, si généreuse pour la paix de nos cœurs et pour l’union. C‘est cela que nous méritons. Eloignons-nous donc, tous ensemble, des égarés frileux qui ne se déploient, somme toute, et probablement inconsciemment, que pour le retour de l’horreur.

Je crois, en avoir fini, avec le sommaire tour de nos problèmes et de nos maux internes. On pourra donc aborder, avec moins de risques et une plus claire perception de son urgence, la question de la réorganisation des services de notre Etat. Il y a, sans doute, à inventer. Mais avant de se poser cette question, il convient de voir un peu ailleurs ce qui fonctionne. 

Parmi les innombrables modèles et théories en ce domaine, j’ai été, pour ma part, très séduit par trois systèmes : le modèle anglo-saxon, rationalisant l’organisation des services publics ; la théorie de Frederick Winslow, de Philadelphie, sur l’organisation scientifique du travail et son application, au secteur public, par Melvil Dewey ; et « the Management », découlant de la théorie scientifique, appliqué, parMorris L. Cooke, au secteur public.

Ces sujets étant longs à développer ici, je ne m’y étendrai pas et en évoquerai juste quelques traits significatifs, nos responsables répugnant à lire des textes trop volumineux et préférant le style télégraphique, n’ayant, semble-t-il, que les moyens de retenir le sommaire. Mais je reste à la disposition de toute personne désireuse d’en savoir plus. (A suivre)

Par Brahim Ould Boïdaha 

26 février 2013

CHRONIQUE DE L'AFRIQUE:Visite guidée en France coloniale

Par RFI

Pour la huitième année consécutive, démarre ce samedi la semaine anti-coloniale. Son objectif est de combattre la racisme, d'aider à sortir de la guerre des mémoires, en proposant pendant deux semaines - du 16 février au 3 Mars - des films, des expositions et des débats sur des thèmes aussi sensibles que la Françafrique, l'immigration, l'esclavage et le droit à réparations. Pour annoncer cet événement, le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) et le réseau Sortir du colonialisme ont organisé une visite guidée de lieux liés à l'esclavage et à la colonisation.

Louis Georges Tin

Y'a bon Banania ! Le célèbre tirailleur a symbolisé l'empire colonial français tout au long du XXème siècle

 

Dans le bus vert à impériale, les historiens ont pris place. Des guides pour une visite originale de ces lieux de mémoires liés à l'histoire de la traite négrière, à l'esclavage et à la colonisation. Première escale : la place des Victoires, dans le 1er arrondissement, à l'emplacement de l'hôtel de Massiac aujourd'hui disparu, qui abritait le premier lobby de colons esclavagistes en 1789.

« Le triomphe du club Massiac, explique Marcel Dorigny, historien, a été d'obtenir de l'Assemblée constituante une loi accordant aux colonies une autonomie interne très large, et avec le monopole du statut des personnes, autrement dit, de l'esclavage. »

Au cours de la visite, les organisateurs avait prévus un chocolat chaud, avec le célèbre Y'a bon Banania !, et quelques biscuits. « Ce sourire au chocolat, poursuit Marcel Dorigny, c'est le sourire de la biscuiterie nantaise, qui a été constituée avec des familles de négriers, avec des capitaux issus directement de la traite négrière. »

Des ratés à l'allumage, puis direction l’esplanade des Invalides. L'historien Pascal Blanchard donne de la voix pour expliquer l'exposition coloniale de 1889 : « Pendant plusieurs expositions coloniales et universelles, ont été présentés des villages africains, des villages antillais, des villages canaques. C'est à peu près resté dans la tête de nos arrière-arrière-grands-parents, puisque pour la plupart, le premier noir qu'ils ont vu, c'est peut-être dans un zoo humain. »

Un tour de Paris revisité qui prend fin à la Goutte d'or, dans le 18e arrondissement de la capitale, où se concentre une importante population immigrée.

 

25 février 2013

CHRONIQUE DE LA MAURITANIE: La prison-mouroir de Walata.

Civils d´octobre 1986 et militaires d´octobre 1987 arrivent ensemble dans le fort maudit. Ils sont enchainés. La ration d´eau quotidienne " : 2 boites de Gloria". La nourriture : riz bouilli et sable. Les travaux forcés de 8 heures du matin jusqu´à 20 heures à peu prés. Vexation sur vexation. On les avertit à l´arrivée " : On veut vous tuer à petit feu. Quelqu´un déconne, on le fusille et on dit à Nouakchott qu´il est mort de dysenterie."

On leur a tout pris à leur arrivée : montres, bagues, argent, radios.» On ne nous a rien donné pour vous. Contentez-vous de ce que vous avez. Pas de syndicalisme. Vous travaillez, un point c´est tout". La faim. La soif. Maladies.Les hommes deviennent des zombies.

 Le 22 mars 1988, 22 détenus âgés ont essayé d´enlever leurs chaînes aux pieds afin de pouvoir ôter leurs pantalons pour prier correctement. Ils ont été torturés. Plus simulacre d´exécution derrière le fort. Aprés cet incident, les conditions de détention se détériorent, en admettant que ce fût possible. On bouche les vasistas qui éclairaient les cellules. On fait courir le bruit ensuite que les détenus de Walata ont essayé de prendre la fuite. Parce que les autorités savaient que tous étaient sur le point de mourir. Effectivement, Le 26 août 87 meurt l´adjudant de gendarmerie BÂ Alassane Omar ; le 2 septembre, c´est l´écrivain Téne Youssouf Guéye qui succombe ; le 13, le lieutenant Ba Abdoul Qudus, le 28, l´ancien ministre Djigo Tafsirou. 32 prisonniers ne pouvaient plus marcher. D´autres se nourrissaient de feuilles d´arbres, d´insectes. Les vêtements se déplaçaient tout seul à  cause de la multitude de poux qui les infestaient. L´abjection ne connait pas de bornes.

 La communauté internationale s´émeut. Les civils partent pour le fort d´Aïoun le 30 octobre 1988. Les militaires les rejoindront le 31 janvier 1989. C´est nettement mieux."C´était la fête, par rapport à Walata". Les détenus vivent dans des cellules spacieuses. Ils font même du sport. Foot et basket. Les familles sont autorisées de visite en mars. Les événements mauritano-sénégalais durcissent la détention. Sans jamais égaler Walata. Le 12 décembre 1989, remise de peine d´une année. Les civils condamnés á 4 ans sont libérés. Les autres le seront le 14 septembre 1990.Les militaires bénéficieront de l´amnistie du 3 mars 1991.

 

Habib Ould Mahfoudh

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25 juin 2018

MALI: Fosses communes des Peulh du Mali

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout et plein air
Abdoul Ba Lobbo Mamoye

Depuis quelques jours nous avons reçu tous des vidéos et des audio de certaines femmes Peulh du Mali (nos sœurs) dans une telle colère et exaspération qu'elles appellent leurs frères Peulh de tous les pays à la guerre.

Or, elle ne réalisent pas qu'il ne s'agit pas de faire la guerre mais de la remporter;

On ne fait pas la guerre avec des hommes sans armes, sans formation militaire, sans aucune organisation;

J'ai entendu des écervelés répondre à cet appel pour rajouter la honte à l'affront, car ils risquent de se faire massacrer sans résoudre le problème des Peulhs du Mali.

Il faut que ceux qui appellent à la guerre sachent qu'on peut savoir quand est ce que la guerre a commencé mais jamais quand est ce qu'elle va finir ni COMMENT?

On dit que les Peulhs sont un peuple courageux certes, faut-il encore savoir qu'est ce que le courage? ou de quel courage s'agit-il?

Jaurès disait " Le courage, c'est de comprendre sa propre vie... Le courage, c'est d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille... Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel."

il ne s'agit pas donc d'aller tuer des innocents en représailles et faire d'autres victimes innocentes.

Il s'agit de faire plier les pouvoirs publics Maliens et les auteurs des tueries, de sorte que le Peulh du Mali puisse vivre paisiblement à côté des autres peuples dans la paix, comme l'on fait d'autres peuples en Afrique et ailleurs.

Les tutsi du Rwanda ont survécu au génocide et vivent en paix aujourd'hui avec les Hutus, les juifs ont été massacrés pendant la deuxième guerre Mondiale mais aujourd'hui ils sont les Maîtres du Monde.

Si le Peulh veut être respecté et honoré, il doit arrêter de vivre pour et par seulement la vache mais la garder comme un symbole et envoyer ses enfants à l'école pour en faire des cadres internationaux dans tous les domaines de compétence;

Si le Peulh veut être respecté, il doit arrêter de faire des enfants sans pouvoir les nourrir et les éduquer correctement;

Remplir une cour de femmes et d'enfants sans assurer leur avenir et leur éducation ne fait qu'accentuer la misère dans nos foyers et accroître nos faiblesses;

Il faut bien sûr agir, mais il y a un préalable avant d'agir.

J'appelle tous les Peulh du Monde de se ressaisir et réfléchir avant d'agir. Abdoul Ba Lobbo Mamoye

19 avril 2017

PRÉSIDENTIELLES 2017 EN FRANCE: MARINE, FILLON, DUPONT AIGNAN nous sommes chez nous

À la veille du centenaire du conflit de 1914-1918, retour sur l'engagement de l'Afrique au cours des deux guerres mondiales.

DANS CE DOSSIER

Le 7 novembre, lors de son allocution pour le lancement des célébrations du centenaire de la Première Guerre mondiale, qui auront lieu jusqu’en 2018, le président François Hollande a salué l’engagement des soldats « venant de toutes les colonies, de l’Afrique à l’Asie du Sud-Est, qui ont pris part à une guerre qui aurait pu ne pas être la leur ». À cette occasion, la ville de Reims prévoit d’ériger, en 2014, une statue en hommage aux combattants africains tombés lors de la bataille de la Marne et espère, à ce titre, recevoir le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, dont l’arrière-grand-père, Nango Keïta, est mort à Verdun. L’engagement des troupes coloniales sera également rappelé lors du défilé du 14 Juillet, lors de l’inauguration du mémorial de Notre-Dame-de-Lorette ou encore à travers divers projets pédagogiques. Des 1 500 manifestations qui auront lieu dans l’Hexagone et qui sont labellisées par la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale pour le début de l’année, certaines seront consacrées aux minorités – les Corses notamment – impliquées dans ce conflit. Mais aucune ne sera consacrée en tant que telle au rôle joué par l’Afrique et au lourd tribut payé par ses 500 000 soldats mobilisés. Si l’engagement des Subsahariens est désormais reconnu, celui des Maghrébins souffre encore d’un déficit de travaux de recherches. Rappellera-t-on alors que la Première Guerre mondiale fut aussi une guerre coloniale ? Que la France, le Royaume-Uni et l’Afrique du Sud se partagèrent les possessions allemandes ? Que pour la première fois Paris alla chercher dans ses colonies des hommes qu’il envoya au front en Europe et qu’il renouvellera l’opération lors de la Seconde Guerre mondiale et en Indochine par la suite ? Que sans le courage et la bravoure de ces hommes, mais aussi sans les ressources exploitées sur le continent, il n’aurait pas remporté les deux conflits mondiaux ainsi que l’ont démontré efficacement les chercheurs internationaux invités à participer du 17 au 22 novembre au festival Images et Histoire à Brazzaville ? La France, a rappelé François Hollande, a une « dette d’honneur » à l’égard de ses anciens soldats coloniaux et de « leurs descendants ». Espérons qu’elle l’honore à la hauteur du sacrifice africain.

16 avril 2018

L'Olympique de Marseille (OM) est un club de

   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
  L'Olympique de Marseille (OM) est un club de football français fondé en août 1899 à Marseille par René Dufaure de Montmirail. Cet article traite uniquement de la section masculine de l'Olympique de Marseille. Neuf titres de championnat de France professionnel, dix Coupes de France, trois Coupes de la Ligue, trois Trophées des champions, une Coupe Intertoto et une Ligue des champions de l'UEFA composent le palmarès du club provençal.

Le club joue au stade de l'Huveaune de 1904 à 1937, date à laquelle est inauguré le stade Vélodrome. Auparavant, le club marseillais remporte sa première Coupe de France en 1924 et devient le tout premier club provincial à s'adjuger ce titre.

L'OM est l'un des clubs qui a joué durant la saison inaugurale 1932-1933 et qui évolue encore en Ligue 1 aujourd'hui. Après un premier titre de champion de France en 1929, dans une compétition aujourd'hui disparue, le club marseillais remporte son premier Championnat professionnel en 1937, avant de descendre pour la première fois en seconde division en 1959. Une série de montées et descentes s'effectue dans les années 1960 et la décennie suivante est marquée par le premier doublé Coupe-Championnat de l'histoire du club en 1972.

Après une période noire aux débuts des années 1980 où l'OM est proche de la faillite, l'arrivée de Bernard Tapie introduit la période la plus faste du club, avec quatre titres de champion consécutifs, une Coupe de France et la Ligue des champions 1992-1993, qui reste la seule remportée par un club français. L'affaire VA-OM et ses conséquences économiques plongent le club en deuxième division. Suite à sa remontée en 1996, le club se confronte à nouveau à la justice avec l'affaire des comptes de l'OM et n'arrive plus à gagner de titre majeur, malgré notamment deux finales de Coupe UEFA (1999 et 2004). Cette période blanche prend fin avec le titre de champion de France 2009-2010 et trois victoires consécutives en Coupe de la Ligue en 20102011 et 2012.

Le club est présidé par Jacques-Henri Eyraud depuis le 17 octobre 2016, l'actionnaire majoritaire étant l'Américain Frank McCourt. L'équipe première, entraînée par Rudi Garcia depuis le 20 octobre 2016, évolue lors de la saison 2017-2018 en Ligue 1 pour la soixante-huitième fois de son histoire, ce qui constitue un record pour un club français.

 

Sommaire

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Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Olympique de Marseille.

Les débuts (1899-1914)

Photographie montrant le fondateur de l'OM, René Dufaure de Montmirail.
Le fondateur de l'OM, René Dufaure de Montmirail.

Officiellement, le club de l'Olympique de Marseille est fondé par René Dufaure de Montmirail en 1899 par arrêté préfectoral daté du mois d'aoûtB 1. Le club est issu de la fusion du Football Club de Marseille, fondé par la même personne en 1897 et qui lègue sa devise « Droit au but » au club olympien, et du club d'escrime L'Épée1. Les statuts du club sont adoptés en assemblée générale extraordinaire en août 1899 et reconnus officiellement par arrêté préfectoral le 12 décembre 1900B 1. L'article 41 des Statuts et règlements de l'OM précise que « tout sociétaire devra posséder l'insigne de la Société, dont le port est obligatoire dans les promenades, déplacements, concours et fêtesA 1. »

Le terme « Olympique » a été choisi pour plusieurs raisons : à la fin du xixe siècle, l'olympisme est sur le devant de la scène avec notamment les premiers jeux de l'ère moderne qui se déroulent à Athènes en 1896. En outre, le club comportait plusieurs sections sportives autres que le football (au sens de football association) comme la boxe ou l'escrime. Il fallait donc choisir un terme qui fasse référence à ces différentes disciplines sportives. Enfin, ce mot renvoie à l'Olympe et permet de faire un lien avec les racines grecques de la ville de MarseilleA 2. qui fêtait cette année-là le 25e centenaire de sa fondation par les Phocéens.

Photographie de la première page des Statuts et règlements de l'OM.
Statuts et règlements de l'OM.

L'équipe de rugby est la section phare des débuts du club, avec notamment des joueurs comme Harry BaurCamille Montade ou Fernand Bouisson. Reconnu par l'USFSA en 1894, le football, alors appelé « football association », est véritablement pratiqué à partir de 1902. De tous les clubs de football de la cité marseillaise, l'OM devient rapidement le club phare de la ville grâce à son organisation et son budget, reléguant le Sporting Club de Marseille ou l'Union sportive phocéenne au second plan. Il évolue alors au stade de l'HuveauneC 1.

En 1903, l'OM, qui vient alors de remporter son quatrième championnat du littoral consécutif (concernant les clubs de la ville de Marseille et sa banlieue), participe pour la première fois au Championnat de France de football USFSA2, où il est éliminé dès le tour préliminaire sur tapis vert3. Le club n'arrive pas à franchir la dernière marche en tombant en demi-finales en 19041907 et 19084, mais domine sans partage au niveau régional en décrochant six titres de champion du littoral d'affilée, de 1903 à 1908. Le club rival du Stade helvétique de Marseille met fin à cette domination et accroche même trois titres de champion de France USFSA4.

Après la Grande Guerre, l'OM échoue en finale de la dernière édition du Championnat de France USFSA face au Havre AC (4-1)4. L'Olympique de Marseille réalise ainsi sa première grande performance en championnat, même si la diversité des compétitions nationales relativise ce parcours.

Premiers succès nationaux (1920-1932)

Photographie d'un joueur tirant dans un ballon en finale de Coupe de France 1924.
En 1924Jean Boyer marque le deuxième but de l'OM synonyme de première victoire en Coupe de France.

C'est à partir des années 1920 que l'Olympique de Marseille acquiert une renommée sur le plan national. Marino Dallaporta devient président en 1921 et engage une politique d'achat de vedettesC 1, imitant ainsi la politique du grand rival sétois, en recrutant à Paris pour la nouvelle saison 1923-1924 Édouard Crut et Jean Boyer, le premier étant international militaire, le second ayant participé à la victoire historique de la France contre l'Angleterre en mai 1921 en marquant l'un des deux buts françaisA 3.

L'OM remporte à trois reprises la Coupe de France en 19241926 et 1927OG 1, devenant ainsi le premier club de province à s'adjuger ce trophée, ainsi que le premier club à se faire remettre la Coupe par le Président de la RépubliqueC 2. Marseille redevient la place forte du football régional en accrochant deux titres de champions du Sud-Est. L'OM poursuit sur sa lancée en remportant le championnat de France amateur en 1929 contre le Club françaisB 2.

Afin de remplacer le prolifique attaquant Edouard Crut, Charles Elkabbach repère le jeune Joseph Alcazar qui évolue au Club Athlétic Liberté d'Oran à un poste défensif en 1927. C'est pourtant en tant qu'attaquant que Pepito, comme il fut surnommé, va littéralement porter l'OM de la fin des années 1920 jusqu'à son départ pour Lille en inscrivant 67 réalisations en 95 matchs professionnels de Division 1. Alcazar, qui est le premier joueur venu d'Afrique du Nord à porter le maillot de l'OM, devient également le premier joueur de l'OM à participer à une Coupe du monde avec l'équipe de France en 1934. Ses performances sur le terrain ainsi que ses traits de personnalités font d'Alcazar le premier véritable personnage dans l'histoire de l'OMB 3.

L'OM adhère au groupement des clubs professionnels et intègre le nouveau Championnat de France professionnel créé en 1932. Cette adhésion, donnant le statut de club professionnel au club olympien, entraîne un remaniement de toute son organisation avec la nomination d'un président, d'un secrétaire général et d'un trésorier5.

Second âge d'or et professionnalisme (1932-1940)

Photographie montrant plusieurs joueurs en action lors de la finale entre le FC Sète et l'OM en 1934.
Scène de la finale de Coupe de France en 1934 entre le FC Sète et l'OM.

Ce championnat national est divisé en deux poules. Pour sa première saison en professionnel dans ce tout nouveau championnat, l'OM affronte dans son groupe des clubs comme le FC Sète, le Racing Club de FranceHyèresMulhouse, l'Excelsior de Roubaix ou encore le SC Nîmes. À l'issue de cette première saison, les joueurs de l'Olympique de Marseille terminent second de leur poule6 derrière le futur champion de France, l'Olympique lilloisA 4. Les années 1930 vont représenter le second âge d'or de l'OM comme en témoignent les quatre finales disputées, le titre de champion en 1937 et les quatre fois où les Phocéens terminent deuxième du championnat.

L'OM de ces années recrute principalement des joueurs venant de trois zones géographiques distinctes : l'Europe de l'Est, l'Afrique du Nord et la ProvenceB 3. L'Europe de l'Est, dont les sélections de la Hongrie et de l'Autriche dominent le paysage footballistique mondial de l'époque, offre à l'OM de nombreux joueurs talentueux à l'image de l'ailier gauche József Eisenhoffer qui attirera derrière lui les attaquants hongrois Willy Kohut et Edmond Weiskopf ou encore l'entraîneur autrichien Vinzenz Dittrich. Concernant la zone nord-africaine, Emmanuel AznarMario ZatelliLarbi Ben Barek ou encore Abdelkader Ben Bouali viennent garnir les rangs marseillais. L'OM s'est aussi appuyé sur des joueurs issus de la région comme Laurent Di LortoMax Conchy ou encore Georges DardB 4József Eisenhoffer arrive à l'OM en décembre 1932 en provenance de l'Hakoah Vienne après avoir été repéré durant un match amical disputé contre l'OM au stade de l'Huveaune le 30 octobre 1932. Eisie, comme il était surnommé, évolue ensuite sept saisons sous les couleurs de l'OM et demeure l'un des chefs d'orchestre du secteur offensif marseillais.

La saison suivante est la saison du doublé raté pour les Olympiens. Les joueurs du FC Sète battent les Marseillais en finale de la Coupe de FranceOG 2. L'OM, qui devait remporter au moins un match sur les trois qui lui restaient, perd ses trois derniers matchs en retard permettant le sacre des Sétois en tant que champion de France 1933-1934OG 3. L'Olympique de Marseille décroche finalement son premier championnat de France en 1937 grâce à un meilleur rapport entre buts marqués et encaissés par rapport au FC Sochaux (1,76 contre 1,33). Eisenhoffer offre ainsi à l'OM son premier titre de champion en tant que club professionnel en 1937B 3. Le 13 juin 1937, l'OM prend ses quartiers au stade Vélodrome, doté d'une capacité de 35 000 places, lors d'un match amical contre le Torino Football Club (2-1)A 5.

Entre-temps, l'OM confirme sa réputation de « club de coupe » en remportant de nouveau la Coupe de France en 1935 (il devient le club le plus titré de cette compétition avec le Red StarOG 4) et 1938OG 5. L'équipe, malgré le départ de son gardien Di Lorto est renforcée par l'arrivée du jeune attaquant français Mario Zatelli, du gardien de but Brésilien Jaguaré Vasconcellos et de Larbi Ben Barek7. Les joueurs de l'Olympique de Marseille terminent deux fois consécutivement vice-champions de France de Division 1 en 1938 et en 1939.

L'OM durant les années 1940 (1940-1950)

Photographie montrant Mario Zatelli accroupi.
Mario Zatelli a joué à l'OM dans les années 1930-1940puis entraîné l'OM dans les années 1960-1970.

La France entre en guerre en septembre 1939. Les clubs professionnels du championnat de Division 1 voient leurs effectifs se vider de leur substance puisque les joueurs sont appelés au combat et rejoignent les rangs de l’armée française. La Fédération restructure le championnat et le découpe en trois zones. L’OM est alors intégré à la zone Sud-Est. Par ailleurs, le stade Vélodrome est réquisitionné par les forces armées allemandes et contraint l'OM à retourner jouer au stade de l'Huveaune8.

Dans un championnat où des équipes comme le RC Strasbourg et le FC Sochaux-Montbéliard sont absents par la force des choses, l’OM se livre à une rude bataille avec les joueurs de l’OGC Nice et de l’AS Cannes. Au terme de cette saison championnat de la zone Sud-Est 1939-1940, les Niçois remportent le titre devant les Marseillais et les Cannois. L'Olympique échoue en finale de la Coupe de France face au RC Paris (2-1)OG 4. Durant cette saison, il est à noter l'apparition pour un seul match d'Ahmed Ben Bella, futur président algérienA 6.

En 1941, l'OM est sacré champion de France de la zone libre devant le Toulouse Football Club grâce à un meilleur goal-average. Néanmoins, ce titre n'est pas comptabilisé dans le palmarès olympien. En 1942-1943, l'attaque olympienne se montre prolifique avec un total de 100 buts6 sont inscrits en championnat, dont 20 au cours d'un unique match contre Avignon (20-2) durant lequel Emmanuel Aznar inscrit neuf butsA 7. Dans le même temps, le club remporte sa sixième Coupe de FranceOG 6 contre les Girondins de Bordeaux (4-0), ceci grâce à une nouvelle génération de footballeurs de valeur comme Roger Scotti ou encore Georges Dard.

La saison 1943-1944 voit l'apparition d'équipes fédérales mises en place par le régime de Vichy, qui remplacent les clubs dans le championnat de France ; plusieurs Olympiens évoluent alors dans l'Équipe fédérale Marseille-Provence. Ces équipes fédérales sont dissoutes à la Libération. En 1945, l'OM dispute la Coupe de la Libération (renommée ensuite Coupe de la Victoire) et perd en finale au stade de l'Huveaune face au FC Metz9.

Après une neuvième puis une sixième place, l'OM redevient champion de France en 1948, onze ans après son dernier titre, grâce à un match nul obtenu dans les derniers instants d'un match contre le FC Sochaux et deux succès contre le CO Roubaix-Tourcoing (6-0) et le FC Metz (6-3)10. Les Phocéens prennent la troisième place l'année suivanteOG 7.

Difficultés et première descente en Division 2 (1950-1959)

Lors de la saison 1951-1952, l'OM échappe de peu à la relégation en deuxième division, notamment grâce à son buteur suédois Gunnar Andersson et réussit à sauver sa place au plus haut niveau lors des barrages contre le Valenciennes FCB 5. En 1953, l'attaquant suédois Gunnar Andersson conserve son titre de meilleur buteur en inscrivant 35 butsB 6. L'OM parvient en finale de deux compétitions : la Coupe de France en 1954, perdue contre l'OGC Nice et la Coupe Charles Drago en 1957, gagnée contre le Racing Club de Lens. Après un maintien obtenu à la dernière journée en 195811, l'OM descend pour la première fois de son histoire en deuxième division en 1959. Les Marseillais font péniblement leurs débuts en deuxième division en terminant à la dixième placeB 6.

Suite à une première tentative de remontée en 1961, les Marseillais réussissent finalement à accéder à la Division 1 en 1962 grâce notamment à l'arrivée du technicien brésilien Otto Gloria. Durant les quatre mois passés avec le club phocéen, il ne perd qu'un seul match grâce notamment au buteur Etienne Sansonetti auteur de 16 réalisations en 38 rencontres. La saison d'après, les nombreux changements sur le banc olympien ne permettent pas d'empêcher une nouvelle descente du club marseillais en Division 2 en 19636.

Malgré la relégation à l'échelon inférieur, l'OM fait ses premiers pas sur la scène européenne en Coupe des villes de foires. Les Marseillais connaissent néanmoins une élimination prématurée dès le premier tour en matchs aller-retour face aux Belges de l'Union Saint-Gilloise (1-0 ; 4-2)B 7. Pour la saison 1963-1964, les hommes de Jean Robin ratent de peu la remontée en Division 1 en terminant le championnat à la cinquième place malgré les 20 buts de son buteur Antoine Keller. La saison suivante voit l'OM flirter avec la zone de relégation en Division 3B 6.

De nouveaux titres avec Leclerc (1965-1972)

Photographie montrant Roger Magnusson.
L'ailier suédois Roger Magnusson remporte 4 titres avec l'OM entre 1969 et 1972.

Marcel Leclerc, chef d'entreprise à Marseille, décide de prendre la tête de l'Olympique de Marseille en 1965 alors que le club végète en deuxième division et vient de faire une saison des plus catastrophiques : les Olympiens terminent en effet quatorzième du classement. Progressivement, l'ambition de Leclerc permet au club marseillais de remonter en première division en 1966 puis de remporter sa septième Coupe de France en 1969OG 8. En 1969-1970, l’OM dirigé par Mario Zatellitermine vice-champion de France derrière les Stéphanois. Cette saison-là, les bonnes performances du club olympien sont liées à un secteur offensif très prolifique composé de l’attaquant camerounais Joseph Yegba Maya, de Charly Loubet, de Josip Skoblar ou encore du Suédois Roger Magnusson 12.

La saison suivante, après une lutte acharnée contre le rival stéphanois, les joueurs de Lucien Leducdécrochent le titre de champion de France en 1971 grâce notamment à un duo d'attaquants composé de Josip Skoblar et de Roger Magnusson13. Sur la scène européenne, les phocéens sont éliminés au premier tour de la Coupe UEFA par le Spartak Trnava.

Photographie montrant le visage de Josip Skoblar.
Josip Skoblar détient le record du nombre de buts inscrits en une saison de Division 1 avec 44 buts.

En 1971-1972, l'OM participe pour la première fois à la Coupe d'Europe des clubs championsB 7. De ce fait, les dirigeants marseillais frappent un grand coup sur le marché des transferts en recrutant le portier international français Georges Carnus et le défenseur central international français Bernard Bosquier en provenance du rival historique stéphanois. Cette saison-là, l'Olympique de Marseille réalise pour la première fois de son histoire le doublé coupe-championnat en remportant la Coupe de France. En Coupe d'Europe, l'Olympique de Marseille est éliminé au deuxième tour de la Coupe des clubs champions par l'Ajax Amsterdam. Au Vélodrome, les Néerlandais menés par Johan Cruyff et Johan Neeskensremportent la partie face aux hommes de Lucien Leduc (2-1). Au match retour, les Marseillais, qui comptaient dans leur rang Georges CarnusRoger Magnusson ou encore Josip Skoblar, s'inclinent (4-1) avec un doublé de Johan CruyffOG 9.

Pour la saison 1972-1973, l'OM s'attache les services du goléador stéphanois Salif Keita et du défenseur international français Marius Trésor. Les phocéens finissent à la troisième place du classement de Division 1. Sur la scène européenne, après avoir battu à l'aller les Italiens de la Juventus Turin au stade Vélodrome (1-0), les Marseillais entraînés par le tacticien Kurt Linder perdent le match retour (3-0) et sont alors éliminés prématurément dès le premier tour de la Coupe des clubs champions14. Accusé de détournement de fonds, le président du club Marcel Leclerc est contraint de démissionner en 1972B 8. Il est condamné en 1976 pour le détournement, au préjudice de l'OM, de 3,3 millions de francs15.

Des résultats en dents de scie (1972-1980)

Photographie montrant le brésilien Jairzinho.
Champion du monde en 1970 avec le Brésil, l'ailier international brésilien Jairzinho rejoint l'OM en 1974.

La saison 1973-1974 est difficile pour les Olympiens. Avec les départs de Magnusson et de Keita, le club se classe douzième du championnat. En Coupe UEFA, malgré la victoire des Marseillais au match aller (2-0), le club phocéen est éliminé par les Allemands du FC Cologne suite à la lourde défaite au match retour sur la pelouse de Cologne (6-0)F 1.

La saison suivante est tout autre, l'OM tape fort sur le marché des transferts et s'offre deux pointures internationales en attaque. Paulo César16 signe à l'OM pour 600 000 dollars17. Afin qu'il n'attrape pas le mal du pays, Fernand Méric décide de faire signer en octobre 1974 son compatriote auriverde, l'attaquant international brésilien Jairzinho, meilleur buteur à la Coupe du Monde 1970 avec le Brésil, qui signe à l'OM pour 1 250 000 francs. Le 13 mai 1975, lors du quart de finale retour de la Coupe de Francecontre le Paris-Saint-Germain, Jairzinho est accusé d'avoir agressé un juge de touche. Il proclame son innocence mais est reconnu coupable et condamné à deux ans de suspension dont un avec sursis. Ce jugement signifie la fin de son passage à Marseille. Grâce à ses stars brésiliennes, le club marseillais finit vice-champion de France derrière l'AS Saint-Etienne.

Au cours de la saison 1975-1976, l'OM finit seulement neuvième du classement. La seule éclaircie de la saison est la neuvième coupe de France qui est remportée grâce notamment aux performances réalisées par l'attaquant international argentin Hector YazaldeOG 10. Les saisons d'après sont également difficiles pour l'OM qui se positionne à la douzième place du classement puis quatrième la saison qui suit. En 1979, le retour de Jules Zvunka fait remonter la pente à un OM moribond qui termine à nouveau à la douzième place du classement à l'issue de la saison 1978-197918.

Les années noires (1980-1986)

Le début des années 1980 est plus que compliqué pour les Phocéens qui se voient relégués en deuxième division à l'issue de la saison 1979-1980. L'OM reste englué dans la zone de relégation tout au long de la saison malgré la présence de joueurs tels que Marius Trésorou Didier SixB 6. En deuxième division, la direction du club décide alors de mener une politique de promotion des jeunes en intégrant dans l'équipe première les « Minots », vainqueurs de la coupe Gambardella deux ans plus tôt, où figurent notamment José AnigoÉric Di MecoMarcel De Falco ou encore Jean-Charles De Bono. Ces jeunes évitent la relégation en troisième division en ne perdant aucune des six dernières rencontres de la saison, battant même Montpellier et permettent à l'entité marseillaise de finir sixième du championnat de Division 2AOG 11,19.

La saison suivante, l'OM dirigé par Roland Gransart termine à la troisième place d'un championnat où seuls les deux premiers peuvent monter. En 1982-1983, c'est le début de saison difficile des marseillais qui entraînera une quatrième position au classement final du championnat de Division 2B 6.

À l'été 1983, le président Jean Carrieu rebâtit un effectif pour permettre au club de retrouver sa place dans l'élite au terme d'une saison prolifique en buts. En effet, le trio offensif marseillais est composé de l'ailier sénégalais Sarr Boubacar, de Marc Pascal et du Serbe Žarko Olarević qui inscrivent respectivement 25, 23 et 20 réalisations20.

Pour son retour dans l'élite du football français, les dirigeants olympiens décident de garder une grande partie de l'effectif qui a permis la remontée. L'OM réalise une saison très moyenne en restant cantonné en deuxième partie de classement de Division 1 et se sauve in extremis de la descente en Division 2. La saison suivante est assez similaire et voit l'OM terminer seulement à la douzième place et s'incline en finale de la Coupe de France 1986 face aux Girondins de BordeauxOG 12.

L'OM au sommet avec Tapie (1986-1994)

Photographie montrant Jean-Pierre Papin.
Le buteur Jean-Pierre PapinBallon d'or 1991 avec l'OM, a été élu Olympien du xxe siècle.

Arrivé à l'initiative du maire de Marseille, Gaston Defferre, courant 1986, l'homme d'affaires Bernard Tapie prend les rênes du club avec une ferme intention : remporter la Coupe d'Europe21. Il est à l'origine de la page la plus glorieuse de l'histoire du club. Ces années se caractérisent par de nombreux changements d'équipe et d'entraîneur. Au fil des saisons, le onze marseillais va être modifié et amélioré de façon à être plus compétitif pour atteindre l'objectif fixé par Tapie de gagner la Ligue des champions. À son arrivée, il engage le défenseur allemand Karl-Heinz FörsterAlain Giresse ainsi que Jean-Pierre Papin. En 1986Michel Hidalgo quitte son poste à la DTN pour devenir le directeur sportif de l'OM22. La première saison de l'ère Tapie se conclue à une deuxième place au classement du championnat.

Lors de la saison 1987-1988, l'OM dirigé par Gérard Banide, soucieux d'aider Jean-Pierre Papin à la pointe de l'attaque, recrute l'ailier ghanéen Abedi Pelé et le buteur allemand Klaus AllofsA 8. Malgré ces arrivées, les Olympiens terminent sixièmes du championnat de Division 1. En Europe, le club atteint les demi-finales de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1988 face à l'Ajax Amsterdam de Dennis BergkampB 7Bernard Tapie décide alors d'introniser Gérard Gili sur le banc marseillais. Pour cette saison 1988-1989, le club marseillais recrute le portier Gaëtan Huard, les milieux Éric Di Meco et Franck Sauzée ainsi que les attaquants Éric Cantona et Philippe Vercruysse. L'OM finit champion de France et remporte la Coupe de France en battant l'AS Monaco (4-3)B 6.

Photographie montrant l'ancien défenseur Basile Boli.
Basile Boli marque le but de la victoire en finale de la Ligue des champions 1992-1993.

En 1989-1990Michel Hidalgo fait notamment venir Carlos Mozer et Enzo Francescoli. L'arrivée de Chris Waddle est l'œuvre de Tapie lui-même qui est tombé sous le charme de l'ailier anglais de Tottenham. Les hommes de Gérard Gili survolent le championnat et décrochent un nouveau titre de champion de Division 1. Sur la scène européenne, l'OM atteint puis les demi-finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1990 face au Benfica LisbonneB 7. Les Olympiens remportent le match aller de la demi-finale (2-1) mais le Benfica remporte le match retour (1-0) sur un but de la main de VataF 1.

À l'orée de la saison 1990-1991, le onze olympien parvient à faire signer le portier Pascal Olmeta dans les buts marseillais ainsi que le défenseur central Basile Boli. Cette saison est marquée par une grande instabilité au poste d'entraîneur. En effet, Gérard Gili est remplacé en septembre 1990 par l'Allemand Franz Beckenbauer lui-même remplacé en janvier 1991 par le technicien belge Raymond Goethals. Ces nombreux changements n'affectent pas les résultats de l'équipe qui obtient un nouveau titre de champion de France de Division 1. Au niveau européen, le club marseillais échoue en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Étoile rouge de Belgrade de Sinisa Mihajlovic aux tirs au but (5-3)B 9. Une nouvelle fois champion de Division 1, l'OM est éliminé prématurément au deuxième tour de la Ligue des champions par les Tchèques du Sparta PragueB 7. Le mercato d'été 1992 est marqué par les départs de PapinMozer et Waddle. Le club marseillais fait notamment signer Desailly ainsi que les attaquants Bokšić et Völler. Choix qui se révèleront payants puisque l'OM terminera à la première place du championnat. Le 26 mai 1993, à Munich, l'OM bat en finale de la Ligue des champions le Milan AC de Fabio Capello (1-0) avec un but de la tête de Basile BoliOG 13. Il s'agit de la première victoire d'un club français en Coupe d'EuropeF 2, qui fait naître un nouveau slogan pour les supporters marseillais : « À jamais les premiers ».

Affaire VA-OM et conséquences (1993-1996)

Article détaillé : Affaire VA-OM.
Photographie montrant Fabien Barthez sous les couleurs de l'OM.
Fabien Barthez reste à l'OM en 1994-1995 alors que le club descend en deuxième division.

Le 22 mai 1993, le club de l'US Valenciennes-Anzin révèle l'existence d'une tentative de corruption. Une somme d'argent aurait été promise par un dirigeant de l'OM à Glassmann, Jorge Burruchaga et Christophe Robert pour qu'ils « laissent filer » le match et surtout que les Marseillais arrivent sans blessure à Munich pour la finale de Ligue des champions face au Milan ACB 10, qui se joue quatre jours plus tard. À la suite de cette affaire, le conseil fédéral retire le titre de champion de France 1993 à l’OMOG 6. L’UEFA exclut Marseille des compétitions européennes de la saison 1993-1994 (Ligue des champions et Supercoupe de l'UEFA), et la FIFA retire à l'OM le droit de jouer la Coupe intercontinentaleB 10.

Cette privation de compétitions internationales entraîne un manque à gagner de près de 100 millions de francs dans le budget prévisionnel de l’OM. Bernard Tapie décide de se séparer plusieurs joueurs tels qu’Alen Bokšić et Marcel Desailly afin de combler le déficit. L'OM finit néanmoins deuxième du championnat lors de la saison 1993-1994 derrière le Paris Saint-Germain. Le 22 avril 1994, suite à l’affaire VA-OM, le conseil fédéral de la Ligue de football décide de rétrograder le club en deuxième division mais laisse la possibilité à l’OM de disputer la Coupe UEFA 1994-1995.

Malgré une interdiction de recruter des joueurs sous contrat, le club parvient à remporter le championnat de Division 2. Cependant, la DNCG alors présidée par André Soulier, adversaire politique déclaré de Bernard Tapie, lui interdit de remonter en Division 1 étant donné l'existence d'une dette de 250 millions de francs. À la suite de cette décision, Tapie quitte la présidence du club olympien le 11 décembre 1994A 9. En Europe, les Marseillais sont éliminés au deuxième tour de la Coupe UEFA face aux Suisses du FC SionB 9.

L'OM doit déposer le bilan et se voit contraint de disputer une nouvelle saison en deuxième division. Lors de la saison 1995-1996, après un début de saison compliqué qui voit le départ d'Henri Stambouli au profit du retour de Gérard Gili, l’OM termine à la deuxième place du classement grâce notamment au buteur irlandais Cascarino, qui devient le véritable goléador de l'équipe lors de ces deux années en Division 2 avec 61 réalisations inscrites. L’OM remonte ainsi en première divisionB 6.

Podiums et finales avec Robert Louis-Dreyfus (1996-2009)

Photographie montrant l'ancien milieu de l'OM, Robert Pirès.
L'OM de Robert Pirèss'incline en finale de la Coupe UEFA contre Parme FC en 1999.

En 1996, l'homme d'affaires Robert Louis-Dreyfus est appelé par la mairie de Marseille pour devenir l'actionnaire principal et mécène de l'OM. Le 14 décembre 1996, ce dernier devient président du club phocéen23. Le président d'Adidas veut contrer les prétentions de Nike dans ce sport « pour conserver le leadership, en gardant au moins un club mythique dans chaque pays »24Rolland Courbis est nommé entraîneur de l'OM en 1997 par le nouveau président actionnaire Robert Louis-Dreyfus. Ce dernier fait notamment venir dans la cité phocéenne le gardien international allemand, champion du monde en 1990Andreas Köpke ainsi que l'attaquant international italien Fabrizio Ravanelli. Ce recrutement prestigieux permet au club de retrouver la Coupe UEFA grâce à l'obtention de la quatrième place en championnat25. La saison suivante, l'OM fête son centenaire et investit sur de nombreux joueurs de talents comme Robert PirèsPeter Luccin ou encore les attaquants Florian Maurice et Christophe Dugarry. Avec cette équipe, l'OM de Rolland Courbis termine à la deuxième place du championnat à l'issue d'un sprint final contre le Bordeaux d'Élie Baup et atteint la finale de la Coupe UEFA qu'il perd contre le Parme AC de Lilian ThuramOG 14.

Cette saison n'est pas confirmée par la suite. En Ligue des champions, l'OM bat au Vélodrome le champion d'Europe en titre Manchester United (1-0)26, mais les Marseillais se font éliminer lors de la seconde phase de poules. Courbis quitte l'Olympique de Marseille en novembre 1999, victime d'un début de saison raté27. Cette phase de poule de la Ligue des championsse conclut par une lourde défaite des hommes de Bernard Casoni face aux Italiens de la Lazio Rome entraîné par le technicien suédois Sven-Goran Eriksson. Alors que les Marseillais s’étaient inclinés à l’extérieur notamment face aux Néerlandais du Feyenoord Rotterdam(3-0), face à Manchester United (2-1) et face à Chelsea (1-0), ils s’inclinent une nouvelle fois au stade Olympique de Rome (5-1) avec un quadruplé de l’attaquant italien Simone Inzaghi et un but de l’ancien Marseillais Alen Bokšić28. Lors des saisons suivantes, l'OM a du mal à se stabiliser. En effet, de nombreux joueurs partent et plusieurs entraîneurs se succèdent. Le club frôle la relégation à deux reprises, terminant à la quinzième place du championnat en 2000 et 2001. La saison 2000-2001 est notamment marquée par une élimination des Marseillais entraînés par l'Espagnol Javier Clemente sur la pelouse du Havre AC (4-1) en Coupe de la Ligue puis en Coupe de Francesur la pelouse de La Berrichonne de Châteauroux (1-0)29. À l'intersaison 2002Alain Perrin signe à l'OM et permet au club de se hisser à la troisième place du classement à l'issue de la saisonB 6.

Après avoir éliminé l'Austria Vienne en barrage de la Ligue des champions, les Olympiens connaissent des difficultés et ne parviennent pas à sortir des poules de la Ligue des champions suite aux défaites enregistrées face au FC Porto et au Real MadridB 9. Le 14 janvier2004Alain Perrin démissionne et c'est l'entraîneur de la réserve, José Anigo, qui prend les commandes de l'équipe. En championnat, l'OM termine à la septième place derrière le FC Nantes. Sur la scène européenne, l'OM reversé en Coupe UEFA, parvient en finale de la compétition après avoir éliminé l'Inter MilanLiverpool FC et Newcastle United. Marseille s’incline toutefois en finale à Göteborg face au FC Valence (2-0) et échoue une seconde fois en cinq ans en finale de la Coupe UEFAOG 15.

Drogba parti à Chelsea, le club, présidé par le Sénégalais Pape Diouf, opère de nombreux changements dans son effectif et n'atteint que la cinquième place du championnat en 2005 et en 2006. Le 23 août 2005, le club olympien remporte la Coupe Intertoto 2005 en battant le club espagnol du Deportivo La Corogne (2-0 ; 5-1). Ils sortent de la phase de poule de la Coupe UEFA mais sont battus en huitièmes de finale par le Zénith Saint-Pétersbourg (0-1 ; 1-1)30. Les Marseillais s'inclinent en finale de la Coupe de France en 2006 face au Paris Saint-Germain (1-2)B 11. Pour la saison 2006-2007Albert Emon devient l'entraîneur principal en lieu et place de Jean Fernandez. L'OM retrouve le haut du classement avec une place de vice-champion derrière l'Olympique lyonnais et dispute une nouvelle finale de Coupe de France qu'il perd contre le FC Sochaux-Montbéliard (2-2 après prolongations puis 4 tirs au but à 5)OG 8. En Coupe UEFA, l'OM est éliminé au premier tour par les Tchèques du Mlada Boleslav (1-0 ; 4-2)31.

Photographie montrant le milieu albanais Lorik Cana sous le maillot de l'OM.
Lorik Cana est l'un des cadres de l'OM entre 2005 et 2009.

Après un début de saison 2007-2008 catastrophique qui entraîne le limogeage d'Albert Emon et l'arrivée du Belge Éric Gerets, les Phocéens renversent la tendance en alignant une longue série de victoires et terminent finalement troisième de Ligue 1. Au cours de cette saison, l'OM est éliminé dès les huitièmes de finale de la Coupe de France par l'USJA Carquefou qui évolue à l'époque au quatrième échelon32. En Coupe d'Europe, les hommes d'Eric Gerets finissent à la troisième place de leur poule de Ligue des champions derrière le FC Porto et Liverpool FC. Cette phase de poule se caractérise par deux matchs diamétralement opposés face aux Anglais de Liverpool entraîné par l’Espagnol Rafael Benitez qui avait déjà battu l’OM en finale de la Coupe UEFA avec le FC Valence : une victoire à Anfield (0-1) et une lourde défaite au stade Vélodrome (0-4)33,34. Ils sont éliminés comme en 2006 dès les huitièmes de finale de la Coupe UEFA par les Russes du Zénith Saint-Pétersbourg (3-1 ; 2-0)B 7.

La saison suivante, l'OM est à la lutte pour le titre de champion de France avec les Girondins de Bordeaux pendant toute la saison mais voit finalement les Girondins de devenir champions. Sur la scène européenne, après avoir une nouvelle fois terminé troisième de leur groupe de Ligue des championsderrière Liverpool FC et l'Atlético Madrid, l'OM est reversé en Coupe UEFA. Les Olympiens échouent en quarts de finale de la Coupe UEFA contre le futur vainqueur de l'épreuve à savoir les Ukrainiens du FC Chakhtior Donetsk (2-0 ; 1-2)B 7. Suite à un désaccord avec Robert Louis-Dreyfus, le technicien belge Éric Gerets annonce son départ du club en fin de saison. Pape Diouf décide alors de confier le poste à l'ancien capitaine olympien Didier Deschamps, libre de tout contrat après avoir fait remonter en Serie A italienne la Juventus35. Le 17 juin 2009Pape Diouf quitte le club à la suite de tensions avec le conseil de surveillance du club36. Le 22 juin 2009, le club annonce la nomination de Jean-Claude Dassier en tant que président du directoire du club marseillais37.

Retour des titres puis instabilité (2009-2016)

S'appuyant sur le travail réalisé par Éric Gerets entre 2007 et 2009, l'OM de Didier Deschamps se renforce avec notamment Lucho GonzálezGabriel Heinze et Souleymane Diawara. Alors distancés d'une dizaine de points du leader bordelais à la trêve hivernale, les Phocéens enchaînent une série de huit victoires consécutives en championnat. Après une période de dix-sept ans sans titre majeur, l'OM met fin à cette série en remportant le 27 mars 2010 la Coupe de la Ligue au détriment des Girondins de Bordeaux en finale puis en étant sacré champion de France 2010. Sur le plan européen, l'OM termine à la troisième place de sa poule de qualification de la Ligue des champions derrière le Real Madrid et l'AC Milan. Reversés en Europa League, les Marseillais s'arrêtent en huitièmes de finale en s'inclinant face au Benfica Lisbonne (1-1 ; 1-2)38.

Le 28 juillet 2010, l'OM remporte le Trophée des champions face au Paris Saint-Germain aux tirs au but. L'OM continue sur sa lancée en conservant la Coupe de la Ligue lors de la saison 2010-2011 battant en finale le Montpellier HSC (1-0)38. En championnat, le club termine vice-champion de France derrière le LOSC Lille de Rudi Garcia. En Coupe d'Europe, le club phocéen finit second de sa poule de Ligue des champions derrière le Chelsea FC mais s'incline en huitièmes de finale contre Manchester United (0-0 ; 2-1)39.

En juillet 2011, l'Olympique de Marseille remporte pour la deuxième fois de suite le trophée des champions en s'imposant face au LOSC de Rudi Garcia40. Rongés par des dissensions internes, les marseillais terminent la saison 2011-2012 à la dixième place du championnat de Ligue 1. Cette saison est également caractérisée par une piteuse élimination de l'Olympique de Marseille en Coupe de France en quarts de finale face à l'US Quevilly (3-2)41. En ce qui concerne la Coupe d'Europe, après avoir éliminé les Italiens de l'Inter Milan, les Olympiens dirigés par Didier Deschamps parviennent néanmoins à atteindre pour la première fois en 21 ansNote 2 les quarts de finale de la Ligue des champions en perdant face aux Allemands du Bayern Munich (0-2 ; 2-0)42. L'autre satisfaction de la saison est la troisième victoire consécutive des Marseillais en Coupe de la Ligue après avoir battu l'Olympique lyonnais en finale (1-0) après prolongations43.

Photographie montrant le gardien de but marseillais Steve Mandanda.
Steve Mandanda est le joueur le plus capé de l'histoire de l'OM (453 capes)44.

À l'issue de cette saison, Didier Deschamps quitte le club et est remplacé par Élie Baup45. Sous ses ordres, l'OM porté par les internationaux français André-Pierre Gignac et Mathieu Valbuena termine vice-champion de France derrière le PSG46. Sur la scène européenne, après avoir sorti les Turcs d'Eskişehirspor au troisième tour de l'Europa League et éliminé les Moldaves du Sheriff Tiraspol, l'OM se qualifie pour la phase de poules de l'Europa League. Les joueurs d'Élie Baup finissent troisièmes de leur groupe derrière les Turcs de Fenerbahçe SK et les Allemands du Borussia M'Gladbach.

La saison suivante, à la suite d'une piteuse campagne en Ligue des champions qui se matérialise par un bilan de zéro point en phase de poules (une première pour un club français), Vincent Labrune décide d'évincer Élie Baup et le remplace par José Anigo. Au terme de la saison 2013-2014, le club termine à la sixième place du championnat47. L'OM démarre la saison 2014-2015 à toute allure avec une série de huit victoires consécutives et termine l'année civile en tant que champion d'automne. La deuxième partie de saison est plus difficile, d'abord éliminé de la Coupe de France contre Grenoble Foot 38. Le club provençal termine finalement à la 4e place du championnat48.

L'entraineur espagnol Míchel, qui avait pris la suite de Bielsa, est démis de ses fonctions en raison de mauvais résultats. Franck Passi, qui prend les rênes de l'équipe, réussit à hisser l'OM jusqu'en finale de Coupe de France contre le Paris Saint-Germain où les Marseillais s'inclinent (4-2). En championnat, l'OM termine à la treizième place. En Coupe d'Europe, l'OM termine second de sa poule d'Europa League derrière les Portugais du SC Braga et devant les Tchèques du Slovan Liberec et les Néerlandais du FC Groningue. Les marseillais sont ensuite éliminés de la compétition dès les seizièmes de finale par les Espagnols de l'Athletic Bilbao (0-1 ; 1-1)49.

Nouvelles ambitions avec McCourt (2016-)

Photographie montrant l'international français Dimitri Payet avec le maillot de l'OM.
Dimitri Payet est la tête d'affiche de l'OM Champions Project de Frank McCourt.

Après plusieurs semaines de négociations, le club officialise le rachat de l’OM par l’homme d’affaires américain Frank McCourt le 17 octobre 2016. Ce nouvel élan se concrétise par la nomination à la présidence du club de Jacques-Henri Eyraud, homme d’affaires français âgé de 48 ans et cofondateur de Sporever50. Le 20 octobre 2016Rudi Garcia devient l'entraîneur du club en lieu et place de Franck Passi51. Le 27 octobre 2016, l'acte II de l'« OM Champions Project » est marqué par l'arrivée de l'espagnol Andoni Zubizarreta au poste de directeur sportif52.

Après le mercato hivernal, où notamment le milieu de terrain international espoirs français Morgan Sanson53 et l'attaquant international français Dimitri Payet54 ont rejoint les rangs de l'Olympique de Marseille, les hommes de Rudi Garcia finissent à la cinquième position juste derrière l'Olympique lyonnais, grâce notamment aux 21 buts inscrits par l'attaquant Bafétimbi Gomis et aux 15 buts inscrits par l'ailier droit Florian Thauvin. Néanmoins, cette saison est marquée par de cinglantes défaites face aux poids lourds du championnat que ce soit contre l'AS Monaco à trois reprises (4-0, puis 1-4 en Ligue 1 ; 3-4 en Coupe de France) ou contre le Paris Saint-Germain (1-5) au match retour55.

Durant l'intersaison 2017, les nouveaux dirigeants de l'OM parviennent à faire signer des joueurs d'expérience, à l'image du récent champion de France Valère Germain56, des internationaux français Steve Mandanda57 — de retour dans le club — et Adil Rami58 ou encore de l'international brésilien Luiz Gustavo59. Sur la scène européenne, après avoir éliminé les Belges du KV Ostende, puis les Slovènes du NK Domžale dans les tours préliminaires, les joueurs dirigés par Rudi Garcia terminent seconds de la phase de poules de la Ligue Europa derrière les Autrichiens du FC Salzbourg et se qualifient par conséquent pour les seizièmes de finale60. Les Marseillais battent les Portugais du SC Braga en seizièmes de finale, les Espagnols de l'Athletic Bilbao en huitièmes de finale, puis les Allemands du RB Leipzig en quarts de finale. Au tour suivant, ils retrouvent le FC Salzbourg61.

Identité du club

Logos

René Dufaure de Montmirail, fondateur du club, s'inspire de son sceau personnel sous forme de monogramme, un D et un M entrelacés, pour créer le premier blason du clubOG 6. La devise « Droit au but » du défunt Football Club de Marseille62 est reprise par le club et est placée en travers du logo. Celui-ci évolue ensuite en une version Art déco de 1935 à 1972, puis une version plus kitsch à partir de 1972. En 1986, la devise réapparaît sur le blason.

Une étoile symbolisant la victoire en Ligue des champions surmonte ensuite le logo62. À l'occasion du centenaire en 1999 est introduite une nouvelle couleur dorée, qui sera aussi celle du troisième maillot olympien arboré en Coupe UEFA. Le 17 février 200462 est présenté un nouveau logo qui se veut plus moderne, les lettres n'étant plus entrelacées mais fondues dans une même couleur bleu pantone63 et la devise étant inscrite non plus sur un cartouche barrant les lettres O et M mais en dessous et en lettres dorées. Il faut également préciser que l'Olympique de Marseille utilise parfois sur ses jeux de maillots des reprises de ses anciens logos (maillots domicile 2009-2010 et 2014-2015, maillot extérieur 2012-2013 et maillot third 2017-2018).

Couleurs

Article détaillé : Maillot de l'Olympique de Marseille.
Couleurs de l’équipe
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1899-1920
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1920-1986
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1986-2015
Tenue domicile généraliste depuis la fondation du club

Le club phocéen arbore un maillot blanc à domicile, et ce depuis la création du club. La couleur blanche a été choisie pour évoquer la pureté de l'olympismeprônée par Pierre de Coubertin. Le short et les chaussettes sont noirs jusqu'au début des années 1920 en souvenir de l'ancien Football Club de Marseille puis apparaissent short blanc et chaussettes bleues, couleurs de la ville de MarseilleA 10. D'une manière générale, l'OM évolue jusqu'en 1986 avec un haut blanc, un short blanc et des bas bleus puis à partir de la saison 1986-1987, les trois composantes de la tenue sont blanches. La couleur originelle du col du maillot est le blanc, hormis en 1936-1937 où il est bleu. Ce phénomène ne se reproduit qu'en 1968-1969 et dès lors, le col du maillot n'est plus obligatoirement blanc à travers les saisons. Il a pu être ponctuellement tricolore en 1971-1972 à la suite du titre de champion de France ou orange lors de la saison 2012-201364.

Couleurs de l’équipe
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1920-1989
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1989-1997
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1997-2014
Tenue extérieure généraliste depuis les années 1920

La fin des années 1980 coïncide avec plusieurs changements. Le principal réside en 1986-1987 dans la modification de couleur des chaussettes qui deviennent blanches au lieu de bleu65,66. Entre 1985 et 1991, les manches blanches sont généralement coupées par une ou deux bandes bleues64. En 1989-1990, le bleu à tendance sombre jusqu'alors est éclairci et il tend vers du bleu ciel année après année.

L'entreprise d'éclaircissement et son utilisation sont particulièrement visibles depuis la saison 1996-199764. Les saisons 1986-1987 ou 1995-1996 peuvent voire l'OM arborer une tenue domicile composée d'un maillot et de chaussettes blanches et d'un short bleu67,68. Lors des saisons 1996-199769 et 1997-199870, le maillot blanc est coupé par une bande horizontale bleue faisant référence au maillot 1988-1989 où l'équipe réalise un doublé Coupe-Championnat71.

En plus de la généralisation d'une troisième tenue, une autre conséquence du marketing concerne le design des maillots. Un exemple de stylisation des maillots marseillais est l'apparition de parements reprenant les symboles des armoiries de la ville. Par exemple, la croix bleue est présente sur les maillots domicile 2000-2001722004-2005732005-200674 et 2006-200775 ainsi que sur le maillot third 2014-201576.

D'une manière générale, le marketing respecte les couleurs et motifs historiques des maillots domicile et extérieur des clubs de football mais il provoque plus de controverses sur le maillot third77.

La plus grande polémique est l'utilisation de maillots Europe de couleur orange, sable ou noir sur la période 2007-201378. Ces maillots étant la tenue prioritaire dans les compétitions européennes, l'OM n'y affiche plus ses couleurs blanches traditionnelles qu'en cas de conflits de couleur79.

Équipementiers et sponsors

Photographie du maillot de l'OM de la saison 2006-2007.
Sponsor Neuf sur le maillot domicile de la saison 2006-2007.

C’est en 1969 que le premier équipementier de l’OM apparaît pour la première fois sur les maillots portés par les joueurs marseillais. Il s’agit de l’équipementier français Le Coq Sportif80. Il demeurera l’équipementier officiel du club jusqu’en 1974, année durant laquelle l’allemand Adidas signe avec l’OM. Ce dernier fournit le club de 1974 jusqu'en 201881,82, avec cependant une interruption de 1994 à 1996, à la suite de l'affaire VA-OM.

À compter du 1er juillet 2018, la marque allemande Puma sera pour une durée de 5 ans le nouvel équipementier du club pour un montant annuel de près de 15 millions d’euros par an, hors primes de résultats83.

En ce qui concerne le sponsor maillot, aucun sponsor maillot n’était inscrit sur le maillot des joueurs de l’Olympique de Marseille jusqu’en 1971. À partir de cette année là, l’OM devient le premier club français à arborer une publicité sur le maillot en compagnie du Nîmes OlympiqueOG 16. C’est BUT !, un journal sportif appartenant à Marcel Leclerc alors président du club, qui devient le premier sponsor maillot en 1971-1972. Avec l’avènement du nouveau propriétaire Robert Louis-Dreyfus en 1997, c’est l’entreprise Ericsson qui devient sponsor maillot principal de 1997 à 2001 avant de céder sa place à Khalifa Airways, autre entreprise dans le giron du groupe Louis-Dreyfus.

Le 14 octobre 2017Orange devient le sponsor maillot du club pour deux saisons, soit jusqu'en 201984.

Palmarès et records

Palmarès

Le tableau suivant récapitule les performances de l'Olympique de Marseille dans les diverses compétitions françaises et européennes.

Palmarès de l'équipe première de l'Olympique de Marseille
Compétitions internationalesChampionnats nationauxCoupes nationales
Compétitions nationales disparuesCompétitions régionalesTournois saisonniers

Bilan sportif

À l'issue de la saison 2016-2017, l'Olympique de Marseille totalise 67 participations au championnat de France de première division et 12 participations au championnat de deuxième division nationale. Marseille est le club comptant le plus de participations en première division, devant le FC Sochaux100. L'OM a été le premier club à atteindre les 1 000 buts (1953-1954)101 ou les 1 000 victoires (2013-2014)102.

Bilan par championnat (mis à jour au terme de la saison 2016-2017)
ChampionnatSaisonsTitresJGNPBpBcDiff.
Division 1/Ligue 1 67 9 2398 1056 614 728 3845 3089 +756
Division 2/Ligue 2 12 1 432 206 114 112 665 450 +215
Bilan par compétition européenne (mis à jour au terme de la saison 2016-2017)
CompétitionSaisonsJGNPBpBcMeilleure performance
Coupe des clubs champions / Ligue des champions 14 102 43 19 40 153 118 Vainqueur (1993)
Coupe UEFA / Ligue Europa 12 76 33 22 21 108 81 Finaliste (1999 et 2004)
Coupe des coupes (Compétition disparue) 3 14 8 2 4 19 13 Demi-finaliste (1988)
Coupe Intertoto (Compétition disparue) 2 8 4 3 1 16 9 Vainqueur (2005)
Total compétitions UEFA 31 200 88 46 66 296 221 -
Coupe des villes de foires (Compétition disparue) 3 6 3 0 3 7 8 Seizième de finaliste (196319691971)
Total Europe 34 206 91 46 69 303 229 -

Coefficient UEFA

Le coefficient UEFA est utilisé lors des tirages au sort des compétitions continentales organisées par l'Union des associations européennes de football. En fonction des performances des clubs sur le plan européen pendant cinq saisons, ce coefficient est calculé grâce à un système de points et un classement est établi. À l'issue de la saison 2016-2017, l'OM est à la soixante-quinzième place103. Depuis la création de ce classement en 1960, l'Olympique de Marseille dispute l'Europe assez fréquemment pour avoir été classé quarante-six fois en cinquante-six ans. La meilleure position est cinquième club européen en 1992-1993 et le club marseillais fait partie du top 10 européen de 1991-1992 à 1994-1995104. L'OM rentre six fois dans le top 10 des meilleurs coefficients saisonniers : 3e meilleur coefficient de la saison en 1987-1988105 et 1992-19931064e en 2003-20041075e en 1990-19911086e en 1998-1999109 et 7e en 1989-1990110.

Meilleur classement en 1992-1993111
RangClubCoefficient
3 Drapeau : Italie Juventus 7.291
4 Drapeau : Italie AC Milan 7.005
5 Drapeau : France Olympique de Marseille 6.936
6 Drapeau : Belgique Anderlecht 6.760
7 Drapeau : Portugal FC Porto 6.483
Classement UEFA 2016-2017112
RangClubCoefficient
73 Drapeau : Autriche Rapid Vienne 28.570
74 Drapeau : Pologne Legia Varsovie 28.450
75 Drapeau : France Olympique de Marseille 28.333
76 Drapeau : Allemagne Eintracht Francfort 27.899
77 Drapeau : Italie Torino 27.666

Records

À la fin de la saison 2016-2017, l'Olympique de Marseille a accumulé plusieurs records en France et en Europe durant toute son histoire. Concernant les performances uniques pour un club français, il y a le Soulier d'or 1971 de Josip Skoblar113, le Ballon d'or 1991 de Jean-Pierre Papin114 et la victoire en Ligue des champions 1993OG 17.

Records européens

Photographie montrant Loic Rémy sous le maillot olympien.
Loïc Rémy marque l'un des sept buts contre le MŠK Žilina.

La compétition reine en Europe s’appelle Coupe d'Europe des clubs champions de 1955-1956 à 1991-1992, puis Ligue des champions depuis 1992-1993. Ces deux formats inclus, soit 62 éditions, l'OM est l'un des treize champions d'Europe qui remportent la compétition sans perdre de match115. Pendant dix-neuf ans, de 1991-1992 à 2010-2011, l'OM a eu le record du nombre de meilleurs buteurs consécutifs (3 saisons, 1990-1992). Cette performance est battue par le FC Barcelone qui a le meilleur buteur quatre saisons de suite (2009-2012)116.

Dans le format Ligue des champions, le club possède la plus large victoire à l'extérieur en phase finale depuis qu'il a gagné 0-7 sur le terrain du MŠK Žilina en novembre 2010117. Le match Feyenoord Rotterdam-Marseille de décembre 1999 possède le record de cartons rouges : trois, dont deux pour l'OM117. Pendant dix ans, de 1992-1993 à 2002-2003, les Marseillais ont établi la plus large victoire de la compétition (6-0 contre le CSKA Moscou en mars 1993 et performance dépassée par un succès 7-0 de la Juventus contre l'Olympiakos en décembre 2003)118.

Records français

Le club phocéen a les meilleures performances en Ligue des champions, en Ligue Europa et en Coupe Intertoto. Il est l'unique vainqueur de la Ligue des championsOG 17, il termine deux fois finaliste de la Ligue Europa quand d'autres ne l'ont été qu'une fois119 et il remporte la Coupe Intertoto comme onze autres clubs120. Il s'agit aussi du club qui a disputé le plus de finales européennes (4)OG 17. En outre, l'OM possède le record du nombre de meilleurs buteurs en Ligue des champions (3)116 et en championnat (12)121, dont le record de meilleur buteur consécutif en championnat (6 saisons, 1988-1993)121. Il a le buteur le plus prolifique sur une saison de championnat (Josip Skoblar, 44 buts en 1970-1971)OG 18, sur une finale de Coupe de France (Jean-Pierre Papin, 3 buts en 1988-1989)122, sur plusieurs finales de Coupe de France (Emmanuel Aznar, 4 buts en 3 finales)122 ou sur une édition du Trophée des champions (André Ayew, 3 buts en 2011)123. Le club a aussi le record du nombre de meilleur passeur en championnat (4)124.

En championnat de France, l'Olympique de Marseille a le record de victoires (1056)100, de buts marqués (3845)100, de places de vice-champion (11)125 ou de places sur le podium (25)125. Sur une saison, il a le plus grand nombre de victoires consécutives à l'extérieur (9)126, le plus petit nombre de défaites à domicile (aucune)126 et le plus petit nombre de défaites à l’extérieur (1)126. En 1991-1992, l'OM établit le plus petit nombre de défaites (3) et ce record est effacé par le FC Nantes, une défaite lors de la saison 1994-1995OG 19. Il est aussi le dernier club parmi les vingt participants du premier championnat de France à avoir été relégué en D2 (saison 1959-1960)B 14.

En Coupe de France, l'OM détient le record du plus grand nombre de finales jouées (19)122 et de la meilleure attaque sur une édition (63 buts inscrits en 1933-1934)B 14. L'Olympique de Marseille possède la meilleure attaque sur une édition du Trophée des champions (5 buts inscrits en 2011)123.

Personnalités du club

Historique des présidents

Photographie montrant le président de l'OM de l'époque, Marcel Leclerc, en train d'assister au match contre l'Ajax Amsterdam.
Marcel Leclerc au stade Vélodrome lors du match opposant l'OM à l'Ajax Amsterdam de Johan Cruyffen 1971.

Depuis sa création, l'Olympique de Marseille a connu plusieurs présidents que l'on peut qualifier d'emblématiques. Il s'agit notamment de Marcel Leclerc, de Bernard Tapie et plus récemment de Pape DioufOG 20.

Marcel Leclerc débarque en 1965127 dans un club à reconstruire, qui évolue en deuxième division. L'homme de presse, propriétaire notamment d'un journal sportif (But !A 11) amène dans les caisses vides du club un apport financier conséquent et demande en contrepartie à la mairie de Marseille une détaxe pour les matchs au stade Vélodrome et l'octroi d'une subvention. Devant le refus de la municipalité, il quitte le Vélodrome et fait aménager le stade de l'HuveauneB 15 où le club évoluera une saison et où il retrouvera l'élite.

En 1969, il remporte la Coupe de France et tient sa promesse émise avant la finale en plongeant dans le Vieux-PortOG 21. Il remporte le titre de champion de France en 1971 et rentre dans l'histoire en 1972 en réalisant le premier doublé Coupe-Championnat de l'histoire du clubOG 9. Mais en juillet 1972, Marcel Leclerc est démis de ses fonctions, accusé de malversations financièresB 8.

Photographie montrant l'ancien président de l'OM, Bernard Tapie.
Bernard Tapie a conduit l'OM vers ses plus grands succès.

Un dîner à l'ambassade d'URSS en 1985 où étaient présents Gaston Defferre, alors maire de Marseille, ainsi que sa femme et Bernard Tapie, seraient à l'origine de la venue de l'homme d'affaires sur la Canebière en 1986B 16. Tapie impose rapidement sa marque en dirigeant le club de façon omnipotenteF 3, ce qui entraîne une valse des entraîneurs (Gérard BanideGérard Gili et Franz Beckenbauer en feront les frais), et en ramenant des Jean-Pierre PapinKarl-Heinz Förster ou encore Alain Giresse. Il décroche quatre titres de champion (1989199019911992), une Coupe de France en 1989, perd la finale de Coupe des clubs champions européens à Bari en 1991 mais accédera à la gloire deux ans plus tard à Munich face à l'AC Milan. L’affaire VA-OM viendra stopper et ternir cette épopée.

C'est durant l'année 2005 que Pape Diouf devint président de l'OM sous l'influence de l'actionnaire majoritaire de l'époque, Robert Louis-Dreyfus128. En 2006, il est à l'origine d'une décision controversée d'aligner une équipe bis de l'OM face au Paris SG pour le compte de la 30e journée de championnat de Ligue 1. Il avait en effet refusé d'envoyer l'équipe des titulaires, arguant du non-respect par les services de sécurité du PSG des normes de sécurité concernant l'accueil des supporters marseillais au Parc des Princes. Cette décision lui a attiré les foudres d'une partie du public français, de la Ligue de football professionnel et du diffuseur exclusif du championnat, Canal+ ; mais elle lui a aussi permis de faire l'union sacrée autour de lui parmi les supporters olympiens129. Ce match se terminera par un inattendu 0-0 au terme d'un match fermé. Sous sa présidence, l'Olympique de Marseille progresse régulièrement dans la hiérarchie française (5e en 2005-2006, puis 2e en 2006-2007, 3e en 2007-2008, et 2e en 2008-2009), en se qualifiant très régulièrement en Ligue des Champions. Il accède également deux fois d'affilée à la finale de la Coupe de France (perdues en 2006 face au Paris Saint-Germain et en 2007 face au FC Sochaux).

Historique des entraîneurs

Photographie montrant le visage de Jozsef Eisenhoffer.
Jozsef Eisenhoffer obtient le premier titre de champion de France de l'OM en 1937.

József Eisenhoffer a été joueur à l'Olympique de Marseille mais aussi entraîneur de l'Olympique de Marseille pendant six saisons durant lesquelles il remporta un titre de champion de France en 1937 puis un titre de vainqueur de la Coupe de France en 1938.

En 1964Mario Zatelli est nommé entraîneur du club phocéen, après y avoir évolué en tant que joueur dans les années 1930. À son palmarès d’entraîneur, il compte une remontée en première division en 1966, une Coupe de France en 1969 et un doublé Coupe-Championnat en 1972, obtenus avec notamment le duo d'attaque Magnusson-Skoblar. Sa carrière d'entraîneur au sein du club ne fut pas des plus tranquilles, le président Marcel Leclerc l’ayant embauché puis remercié trois fois jusqu’en 1973. Avec Zatelli, l'OM a écrit l'une des plus belles pages de son histoire. En décembre 1970Mario Zatelli est limogé et se voit remplacé par le technicien français Lucien Leduc qui remporte avec l'OM un titre de champion de France en 1971. Cependant, la saison suivante, il est à son tour remplacé par Mario Zatelli, son prédécesseur. L'ancien défenseur central de l'OM, Jules Zvunka, a porté à plusieurs reprises le costume de pompier de service au sein du club phocéen. En effet, en 1974, Zvunka évite une relégation du club qui semblait presque inéluctable, puis termine 2e du championnat en 1975 avant de gagner la Coupe de France. Il est rappelé en 1977 pour redresser un OM qui alors enchaînait une série de résultats catastrophiques toutes compétitions confondues avant d'être de nouveau renvoyé. Seize mois plus tard (en décembre 1978), il est appelé à la rescousse pour un troisième sauvetage réussi avec une série de 11 matchs sans défaite130.

Photographie montrant Gérard Gili.
Gérard Gili a obtenu trois titres avec l'OM en 1989 et en 1990.

En 1988Gérard Gili succède à la surprise générale à Gérard Banide au poste d'entraîneur de l'équipe première et devient le second entraîneur de l'ère Tapie. Il opte pour la sobriété et réalise le doublé pour sa première saison alors qu'il n'a aucune expérience au haut niveau. Il échouera en demi-finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre Benfica en 1990 à cause de la fameuse main de Vata en toute fin de match. Il reste ensuite cinq ans à la tête du centre de formation de Marseille. Il reviendra sur le banc olympien en 1997, mais sans grand succès.

Raymond Goethals a notamment mené l'Olympique de Marseille à son titre de champion d'Europe en 1993, devenant ainsi le premier entraîneur à remporter un trophée européen avec un club français de football. Avant d'entraîner l'OM, il a de bons résultats avec l'équipe nationale belge, avec le club bruxellois d'Anderlecht (finale de la Coupe européenne des vainqueurs de coupe en 1977 avant de remporter la compétition l'année suivante, en 1978), avec le Standard de Liège (champion de Belgique en 1982 et 1983), plus une finale européenne, de nouveau avec Anderlecht (nouveau titre de champion de Belgique et deux Coupes de Belgique). En 1990Raymond Goethals est appelé à Marseille par Bernard Tapie en vue de décrocher la première Coupe d'Europe d'un club français. En 1991, l'OM échoue de justesse en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions après la séance des tirs au but, face à l'Étoile rouge de Belgrade. En 1993, il remporte avec son équipe, la finale de la Ligue des champions face au Milan AC, accomplissant là le plus haut fait d'armes de sa carrière.

Photographie montrant Raymond Goethals.
Le technicien belge Raymond Goethals a permis à l'OM de soulever sa première C1 en 1993.

En 1997Rolland Courbis est engagé pour reconstruire l'Olympique de Marseille. Dès sa première saison, il réussit à qualifier le club pour la Coupe UEFA. La saison suivante, l'OM et les Girondins de Bordeaux se disputent le titre jusqu'à la dernière journée, les Girondins terminant vainqueurs et Marseille se qualifie le club pour la Ligue des champions 1999-2000, cinq ans après sa dernière participation. Courbis emmène aussi le club en finale de Coupe UEFA 1998-1999 qu'il perd contre Parme AC.

En septembre 2007, l'entraîneur belge Éric Gerets succède à Albert Emon limogé pour cause de mauvais début de saison, l'OM étant alors dix-septième. Il réussit à faire remonter le club, avec pour son premier match un succès à Anfield contre le Liverpool Football Club et qualifie l'OM pour la Ligue des champions de l'UEFA 2008-2009. La saison suivante, il finit second du championnat et à l'instar de Courbis 10 ans plus tôt, il perd le titre à la dernière journée dans un « mano a mano » avec les Girondins de Bordeaux. Il quitte le club en fin de saison.

Photographie montrant Didier Deschamps.
À son retour à l'OM, Didier Deschamps a offert un nouveau titre de champion de France en 2010.

Il est remplacé à l'été 2009 par Didier Deschamps, capitaine emblématique de l'équipe marseillaise ayant remporté la Ligue des champions en 1993, qui a également entrainé et mené l'AS Monaco en finale de cette même compétition en 2004. Il remporte en tout six compétitions (championnat de France 2010, Coupe de la Ligue 2010, 2011, 2012 et Trophée des champions 2010, 2011). En 2010, il réussit à qualifier l'OM en huitième de finale de Ligue des championspour la première fois depuis 1999. La saison suivante, l'OM est quart de finaliste de la Ligue des champions en éliminant l'Inter de Milan en 8e de finale.

Après une saison 2011-2012 très moyenne ponctuée par une dixième place au classement du championnat, Vincent Labrune décide de se séparer de son entraîneur Didier Deschamps qui, dans la foulée, prend en main l'équipe de France. Il choisit le technicien français Élie Baup pour le remplacer. Les hommes de Baup finissent à la deuxième place au terme de la saison 2012-2013. Cependant, suite à une campagne européenne catastrophique ponctuée par zéro point lors de la phase de poules de la Ligue des champions, Baup est substitué en décembre 2013 par José Anigo qui assure l'intérim jusqu'à la fin de la saison et place l'OM en sixième position.

Pour la saison 2014-2015, c'est l'entraîneur argentin Marcelo Bielsa, ancien sélectionneur de l'Argentine et du Chili, qui prend les commandes de l'Olympique de Marseille. Leader de la sixième à la vingtième journée, l'OM rate sa fin de saison et termine finalement quatrième, se qualifiant pour la Ligue Europa 2015-2016. Il démissionne à la surprise générale à la fin du premier match de la saison suivante. Vincent Labrune nomme l'espagnol Míchel pour succéder à Franck Passi qui s'est chargé de l'intérim après le départ de Bielsa. Après plusieurs mois sans résultats positifs à domicile et une mauvaise position au classement, l'OM se sépare de l'espagnol et intronise Franck Passi à la tête de l'équipe. Il permet à l'OM de se maintenir en Ligue 1 en terminant à la treizième place puis d'arriver en finale de la Coupe de France, finale perdue face au PSG. Il restera en poste jusqu'à la nomination par les nouveaux dirigeants de l'OM du technicien français Rudi Garcia en octobre 2016.

Joueurs emblématiques

Ci-dessous sont présentées les équipes les plus souvent alignées qui ont été sacrées championnes de France de première division depuis l'instauration du professionnalisme en France en 1932131 ainsi que l'équipe qui a été sacrée championne d'Europe en 1993132.

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L'équipe type du titre en 1937I 1,133
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L'équipe type du titre en 1948I 1,134
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L'équipe type du titre en 1971I 1,135
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L'équipe type du titre en 1972I 1,136
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L'équipe type du titre en 1989I 1,137
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L'équipe type du titre en 1990I 2,138
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L'équipe type du titre en 1991I 2,139
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L'équipe type du titre en 1992I 2,140
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L'équipe type du titre en Ligue des champions en 1993132.
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L'équipe type du titre en 2010I 2,141

Tout au long de son histoire, l'Olympique de Marseille a compté de grands joueurs qui, pour la plupart, ont également été internationaux.

Joueurs les plus capés au 22 février 2018142
JoueursMatchsButsCarrière au club
Drapeau : France Steve Mandanda 476 0 2007-2016 / 2017-
Drapeau : France Roger Scotti 452 66 1942-1958
Drapeau : France François Bracci 343 15 1968-1979 / 1983-1985
Drapeau : France Jean Bastien 339 13 1935-1938 / 1939-1940 / 1941-1949
Drapeau : France Mathieu Valbuena 331 38 2006-2014
Drapeau : France Georges Dard 329 107 1936-1937 / 1938-1948 / 1949-1954
Drapeau : France Jean-Paul Escale 327 0 1960-1971
Drapeau : France Benoît Cheyrou 306 28 2007-2014
Drapeau : France Marius Trésor 298 12 1972-1980
Drapeau : France Jules Zvunka 298 0 1966-1973
Meilleurs buteurs au terme de la saison 2016-2017143
JoueursMatchsButsCarrière au club
Drapeau : Suède Gunnar Andersson 250 194 1950-1958
Drapeau : France Jean-Pierre Papin 275 182 1986-1992
Drapeau : Croatie Josip Skoblar 211 176 1966-1967 / 1969-1975
Drapeau : France Jean Boyer 181 170 1923-1935
Drapeau : France Emmanuel Aznar 205 152 1936-1949 / 1951-1952
Drapeau : France Joseph Alcazar 193 138 1927-1936 / 1941-1942
Drapeau : Cameroun Joseph 236 112 1962-1970
Drapeau : France Georges Dard 330 106 1936-1937 / 1938-1948 / 1949-1954
Drapeau : Sénégal Mamadou Niang 227 100 2005-2010
Drapeau : France Mario Zatelli 149 99 1935-1938 / 1943-1944 / 1945-1948

Effectif professionnel actuel

Le premier tableau liste l'effectif professionnel de l'OM pour la saison 2017-2018. Le second recense les prêts effectués par le club lors de cette même saison.

Effectif professionnel de l'Olympique de Marseille au 25 mars 2018144
Joueurs     Encadrement technique
No P.Nat.145NomDate de naissanceSélection146Club précédentContrat
1 G Drapeau de la France Romain Cagnon 12/05/1997 (20 ans) France -16 ans Stade rennais 2017-2018
16 G Drapeau de la France Yohann Pelé 04/11/1982 (35 ans) France espoirs FC Sochaux 2015-2019
30 G Drapeau de la France Steve Mandanda 28/03/1985 (33 ans) France Crystal Palace FC 2017-2020
40 G Drapeau de la France Florian Escales 03/02/1996 (22 ans) France espoirs Formé au club 2016-2019
2 D Drapeau du Japon Hiroki Sakai 12/04/1990 (28 ans) Japon Hanovre 96 2016-2021
6 D Drapeau du Portugal Rolando 31/08/1985 (32 ans) Portugal FC Porto 2015-2018
12 D Drapeau du Cameroun Henri Bedimo 04/06/1984 (33 ans) Cameroun Olympique lyonnais 2016-2019
13 D Drapeau de la Tunisie flèche vers la droite Aymen Abdennour 06/08/1989 (28 ans) Tunisie Valence CF 2017-2019
17 D Drapeau de la Guinée Bouna Sarr 31/01/1992 (26 ans)
FC Metz 2015-2020
18 D Drapeau de la France Jordan Amavi 09/03/1994 (24 ans) France espoirs Aston Villa 2017-2021
20 D Drapeau de la France Christopher Rocchia 01/02/1998 (20 ans)
Formé au club 2017-2021
23 D Drapeau de la France Adil Rami 27/12/1985 (32 ans) France FC Séville 2017-2021
- D Drapeau du Cameroun Brice Nlaté 08/10/1995 (22 ans) Cameroun Formé au club 2014-2018
- D Drapeau de l'Arménie Gaël Andonian 07/02/1995 (23 ans) Arménie Formé au club 2015-2018
4 M Drapeau de la France Boubacar Kamara 23/11/1999 (18 ans) France -19 ans Formé au club 2017-2020
8 M Drapeau de la France Morgan Sanson 18/08/1994 (23 ans) France espoirs Montpellier HSC 2017-2021
19 M Drapeau du Brésil Luiz Gustavo 23/07/1987 (30 ans) Brésil VfL Wolfsbourg 2017-2021
22 M Drapeau de la France Grégory Sertic 05/08/1989 (28 ans) France espoirs Girondins de Bordeaux 2017-2020
27 M Drapeau de la France Maxime Lopez 04/12/1997 (20 ans) France espoirs Formé au club 2014-2021
29 M Drapeau du Cameroun André Zambo Anguissa 16/11/1995 (22 ans) Cameroun Coton Sport 2015-2021
5 A Drapeau de l'Argentine Lucas Ocampos 11/07/1994 (23 ans) Argentine -17 ans AS Monaco FC 2015-2020
10 A Drapeau de la France Dimitri Payet Capitaine 29/03/1987 (31 ans) France West Ham United 2017-2022
11 A Drapeau de la Grèce Konstantínos Mítroglou 12/03/1988 (30 ans) Grèce SL Benfica 2017-2021
14 A Drapeau du Cameroun Clinton Njie 15/08/1993 (24 ans) Cameroun Tottenham Hotspur 2016-2020
15 A Drapeau de la Turquie Yusuf Sarı 20/11/1998 (19 ans) Turquie espoirs Formé au club 2017-2021
26 A Drapeau de la France Florian Thauvin 26/01/1993 (25 ans) France Newcastle United 2016-2021
28 A Drapeau de la France Valère Germain 17/04/1990 (27 ans) France espoirs AS Monaco FC 2017-2021
   
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : Italie Paolo Rongoni
  • Drapeau : France Fabien Bossuet
  • Drapeau : Italie Paolo Casale
Entraîneur(s) des gardiens
Kinésithérapeute
  • Drapeau : France Stéphane Santiago
  • Drapeau : France Alain Soultanian
  • Drapeau : France Yannick Dyduch
  • Drapeau : France Geoffrey Van Overschelde

Analyste vidéo

  • Drapeau : France Thomas Benedet

Intendant(s)

  • Drapeau : Algérie Walid Baaloul
Médecin(s)
  • Drapeau : France Franck Le Gall
  • Drapeau : France Jacques Taxil

Légende

Consultez la documentation du modèle

Joueurs prêtés  
P.Nat.NomDate de naissanceSélectionClub en prêtContrat  
3 D Drapeau du Brésil Dória 08/11/1994 (23 ans) Brésil Yeni Malatyaspor 2014-2019
15 D Drapeau de la Slovaquie Tomáš Hubočan 17/09/1985 (32 ans) Slovaquie Trabzonspor 2016-2019
7 M Drapeau de la France Rémy Cabella 08/03/1990 (28 ans) France AS Saint-Étienne 2016-2020
20 M Drapeau de la Tunisie Saîf-Eddine Khaoui 27/04/1995 (22 ans) Tunisie ESTAC Troyes 2016-2021

Structures du club

Structures sportives

Stades

Articles détaillés : Stade de l'Huveaune et stade Vélodrome.
Photographie montrant le stade Vélodrome dans son ancienne configuration.
Vue panoramique du stade dans son ancienne configuration lors du match OM-MSK Žilina en 2010.

Le club, qui pratiquait ses activités sur un terrain du Parc Borély ainsi que sur un champ de manœuvres jouxtant le Parc Chanot, décide après son premier titre de champion du Littoral USFSA en 1904 d'avoir un stade digne de ce nom et se porte acquéreur du stade de l'HuveauneC 1. Ce stade porte plus tard le nom de Fernand Bouisson, international et capitaine de la section rugby. Cette enceinte de 15 000 spectateurs est aussi utilisée durant la Seconde Guerre mondiale, le Vélodrome étant utilisé par les militaires, puis entre 1965 et 1966 à la suite du refus de la mairie de détaxer les matchs au stade Vélodrome et en 1982-1983 lors de la rénovation du Vélodrome en vue de l'Euro 1984B 17.

L'Olympique de Marseille évolue à domicile au stade Vélodrome depuis le 13 juin 1937 et un match d'inauguration face aux Italiens du Torino Football Club en match amical qui se termine sur la victoire des Phocéens (2-1)A 5. Ce dernier, propriété de la ville de Marseille, est situé au 3 boulevard Michelet dans le 8e arrondissement de Marseille. L'accès à l'Orange Vélodrome peut se faire grâce aux transports en commun via la Ligne 2 du métro de Marseille en sortant au terminus Sainte-Marguerite Dromel débouchant sur la rue Raymond Teisseire du côté de la tribune Ganay ou en sortant à la station Rond-point du Prado donnant sur le boulevard Michelet du côté de la tribune Jean Bouin147. En voiture, le stade est accessible depuis le réseau autoroutier à la sortie centre-ville de l'A55 ou encore à la sortie numéro 36 de l'A7.

Photographie montrant l'Orange Vélodrome dans sa nouvelle configuration.
Vue sur l'Orange Vélodrome à Marseille.

Sous l'impulsion de Bernard Tapie, la chanson Jump de Van Halen accompagne l'entrée des joueurs sur le terrain depuis août 1986A 4. De plus, le titre Come with me de Puff Daddy et Jimmy Page résonne lorsqu'un but est inscrit par les joueurs marseillais148.

Le stade connaît plusieurs liftings à l'occasion de l'Euro 1984 et de la Coupe du monde 1998. Ce dernier devient ainsi le deuxième stade de France en matière de places disponibles, derrière le stade de France, avec une capacité de 60 013 spectateurs. Très critiqué par les Marseillais notamment pour son architecture (absence de toiture, aucune résonance acoustique), le stade Vélodrome est l'objet de plusieurs projets visant à le couvrir ou l'agrandir149. Le 9 juillet 2009, le conseil municipal adopte un projet de reconfiguration du stade Vélodrome et de ses alentours, comprenant la couverture de l'ensemble des tribunes et une capacité portée à 67 394 places150. De nombreux travaux sont opérés au niveau du stade entre 2011 et 2014 en vue de l'organisation de l'Euro 2016 en France.

À partir de la saison 2014-2015, le club phocéen joue dans l'enceinte rénovée qu'il inaugure contre Montpellier HSC en s'inclinant (0-2). Depuis 2014, le stade répond aux critères des stades de catégorie 4 de l'UEFA151. Le 3 juin 2016 est signé un partenariat entre Arema et Orange. Le stade Vélodrome prend alors le nom d'Orange Vélodrome appliquant un contrat de naming pour une durée de 10 ans152,153.

Photographie montrant l'Orange Vélodrome depuis l'intérieur dans sa nouvelle configuration.
Vue depuis l'intérieur de l'Orange Vélodrome dans sa nouvelle configuration en 2015.

Centre d'entraînement

Le centre d'entraînement de la Commanderie est inauguré en juillet 1991 par les joueurs de l’Olympique de Marseille, laissant derrière eux les terrains de Luminy ou de Saint-Menet, dispersés un peu partout dans la ville. Ce projet était issu d'un vœu de l'ancien directeur sportif Michel Hidalgo.

En 2002, ce centre situé dans le 12e arrondissement de Marseille se développe et se modernise. En janvier 2005, l'ensemble des services administratifs ainsi que le pôle OM Médias du club sont transférés dans un bâtiment neuf du complexe olympien154.

Le 26 août 2009, le centre est renommé « Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus », en hommage à l'ancien propriétaire du club décédé en juillet 2009155. Le centre connaît à cette occasion une nouvelle extension avec l'inauguration d'un bâtiment pour le secteur sportif comprenant notamment des chambres pour des mises au vert à Marseille même.

Les joueurs du centre de formation s'entraînent dans ce complexe mais étaient hébergés à la Bastide des Accates156 dans le 9e arrondissement. En janvier 2011, un centre d'hébergement flambant neuf est inauguré au centre d'entrainement Robert Louis-Dreyfus comportant 1 900 m2. Il remplace la Bastide devenue vétuste.

Centre de formation

Photographie montrant Samir Nasri sous le maillot de l'Equipe de France.
L'international français Samir Nasri est passé par toutes les sections de jeunes de l'Olympique de Marseille ainsi que par l'équipe réserve.

Le centre de formation de l'OM se situe au centre d'entraînement Robert-Louis-Dreyfus. Le vice-président du centre est l'ancien Olympien Robert Nazarétian, Jean-Luc Cassini est le directeur du centre de formation depuis août 2016Sébastien Pérez est, quant à lui, responsable du recrutement157. Les meilleurs éléments de l'équipe des moins de 19 ans entraînée par Olivier Januzzi intègrent l'équipe réserve olympienne aujourd'hui coachée par David Le Frapper. Historiquement, le centre de formation de l'Olympique de Marseille n'est pas réputé comme l'un des meilleurs de France mais il a tout de même permis de faire éclore des joueurs comme Alain BoghossianMathieu FlaminiMehdi BenatiaSamir NasriRomain AlessandriniAndré AyewJordan Ayew ou encore plus récemment Maxime Lopez.

Au cours de l'année 2017, l'OM par l'intermédiaire de son président Jacques-Henri Eyraud a signé de nombreux partenariats avec les clubs amateurs du bassin marseillais. Sous la responsabilité de Stéphane Richard, deux types de partenariat différents ont été signés : un partenariat nommé OM Next Generation Champion a été conclu avec l'AS Gémenos, l'ASPTT Marseille, le Burel FC, le FC Martigues et Luynes Sports. L'autre partenariat dénommé OM Next Generation a été signé notamment avec l'Aubagne FC, le SMUC ou encore l'US Endoume158. Ces accords prévoient notamment une dotation de l'ordre de 5 000 euros par saison pour chacun des clubs affiliés mais aussi la formation des éducateurs financée par l'OM. En contrepartie, les clubs partenaires s'engagent à signaler à l'OM les jeunes joueurs prometteurs et à favoriser leur arrivée au centre de formation de l'OM dans la mesure où le pouvoir décisionnaire appartient uniquement aux parents des joueurs concernés159.

Structures extra-sportives

Siège

Avant le Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus, l'OM a connu de multiples adresses. Le club s'installe tout d'abord 7, rue de Suffren près du Vieux-Port, où se trouvait le défunt club d'escrime de l'Épée avant de sièger rue de la Tour à la Brasserie Saint-Georges en 1909, au Café de la Bourse en 1920, puis à la Brasserie des Sports sur la Place Castellane en 1924. L'OM sera domicilié 6, rue Edmond Rostand puis 1, rue Reine-Élizabeth à l'angle de la Canebière jusqu'en 1949. Ensuite pendant près de vingt ans, le club siège place Félix-Baret avant que Marcel Leclerc décide de s'installer dans l'enceinte du stade Vélodrome. L'arrivée de Bernard Tapie entraîne un nouveau déménagement sur l'avenue du Prado. En 1996, le club s'installe à nouveau près de son stade sur la rue Négresko, avant de définitivement prendre place à La Commanderie en 2005A 12.

Boutiques officielles

Quatre boutiques officielles sont présentes dans la cité phocéenne : le musée-boutique du stade Vélodrome et trois boutiques (rue Saint-FerréolCanebière et La Valentine). Une cinquième boutique est ouverte à Vitrolles en juillet 2010 tandis qu'une sixième apparaît à Plan de Campagne à l'été 2011. L'OM a aussi inauguré une boutique dans le centre-ville d'Alger en décembre 2008, ce qui en fait le premier club français à posséder une boutique officielle à l'étranger. L'Olympique de Marseille possède en outre un millier de points de vente à travers la FranceA 13. Le club compte ainsi développer un réseau de points de vente à travers toute l'Afrique160, ainsi qu'en Asie et au Moyen-Orient161.

En 2016, le club en partenariat avec Adidas, ouvre une nouvelle boutique officielle de l’OM au sein de l'Orange Vélodrome. Cette boutique, située sous le parvis du côté de la tribune Jean Bouin, est dotée d’une surface de 1 000 m2. Les supporters ont ainsi la possibilité de se procurer l'ensemble des produits dérivés de l’OM en étant au plus près du stade162.

Musée

L'Orange Vélodrome devrait accueillir, d'ici à 2020, un musée entièrement consacré à l'histoire de l'Olympique de Marseille. D'une superficie de 5 000 m2, il devrait être ouvert tous les jours et contiendrait notamment un restaurant163. Le club phocéen serait ainsi doté d'un équipement à la hauteur de son prestigieux passé et du niveau des grands clubs européens tels que le FC Barcelone ou la Juventus.

Aspects juridiques et économiques

Aspects juridiques

Statut juridique et légal

L'Olympique de Marseille se compose d'une association détentrice du numéro d'affiliation à la FFF et d'une société. L'association Olympique de Marseille gère désormais uniquement la section amateur, la section féminine et des stages à travers toute la France. La société Olympique de Marseille, au capital social de 57 millions d'euros, possède le statut de société anonyme sportive professionnelle(SASP) depuis 2001. Avant cette date, le club était une société anonyme à objet sportif (SAOS)164. Son chiffre d'affaires s'élève à 93 millions d'euros sur l'année 2017. Elle comporte entre 100 et 199 salariés165. Elle a vocation à gérer à la fois la section professionnelle de l'OM mais aussi les équipes de jeunes (des moins de 12 ans jusqu'à l'équipe réserve) du centre de formation depuis 2017166.

Organigramme

L'actionnaire majoritaire et président du conseil de surveillance du club est l'homme d'affaire américain Frank McCourt165. Par ailleurs, une part résiduelle du capital est détenue par Kyril Louis-Dreyfus, le fils de l'ancienne propriétaire Margarita Louis-Dreyfus167Jacques-Henri Eyraud est le président du directoire de l'Olympique de Marseille165Andoni Zubizarreta est le directeur sportif, assisté par Albert Valentin52.

Aspects économiques

Éléments comptables

Chaque saison, l'Olympique de Marseille publie son budget prévisionnel de fonctionnement après validation auprès de la DNCG, l'instance qui contrôle l'état des finances des clubs français de football. Le budget prévisionnel d'un club s'établit en amont de l'exercice à venir et correspond à une estimation de l'ensemble des recettes et des dépenses prévues par l'entité. Les droits audiovisuels, qui varient notamment selon le nombre de diffusions des matchs du club et selon le classement final, les contrats de sponsoring ainsi que les recettes liées à la billetterie tiennent une part importante dans le budget marseillais en ce qui concerne les produits d'exploitation. Le résumé graphique ci-dessous est un diagramme en tuyaux d'orgue qui présente les budgets prévisionnels de l'Olympique de Marseille saison après saison168,169,170,171,172,173,174,175,176,177,178.

Transferts les plus coûteux

Les deux tableaux ci-dessous synthétisent les plus grosses ventes et achats de joueurs dans l'histoire du club marseillais.

Acquisitions179,180,181
RangJoueurMontantProvenanceDate
1erDrapeau : France Dimitri Payet29 M€Drapeau : Angleterre West Ham United29 janvier 2017
2e Drapeau : Argentine Lucho González 19 M€ Drapeau : Portugal FC Porto 30 juin 2009
3e Drapeau : France André-Pierre Gignac 16 M€ Drapeau : France Toulouse FC 20 août 2010
4e Drapeau : France Loïc Rémy
Drapeau : France Florian Thauvin
Drapeau : Grèce Konstantínos Mítroglou
15 M€ Drapeau : France OGC Nice
Drapeau : France LOSC Lille
Drapeau : Portugal SL Benfica
19 août 2010
2 septembre 2013
31 août 2017
Cessions182,183
RangJoueurMontantDestinationDate
1erDrapeau : Belgique Michy Batshuayi39 M€Drapeau : Angleterre Chelsea FC3 juillet 2016
2e Drapeau : Côte d'Ivoire Didier Drogba 38,5 M€ Drapeau : Angleterre Chelsea FC 3 juillet 2004
3e Drapeau : France Franck Ribéry 25 M€ Drapeau : Allemagne FC Bayern Munich 7 juin 2007
4e Drapeau : France Giannelli Imbula 20 M€ Drapeau : Portugal FC Porto 1er juillet 2015
5e Drapeau : France Florian Thauvin 18,35 M€ Drapeau : Angleterre Newcastle United 19 août 2015
Légende : M€ = millions d'euros.

Soutien et image

Groupes de supporters

Photographie montrant le tifo réalisé par les groupes de supporters lors du classique contre le PSG en 2015.
Tifo réalisé sur l'ensemble des tribunes lors du clasico contre le Paris Saint-Germain en 2015.

Les supporters de l’Olympique de Marseille occupent une place prépondérante dans la vie du club depuis près d'un siècle. Ce sont eux qui financent les travaux d'aménagement du stade de l'Huveaune au début des années 1920184. Mis en sommeil durant les années 1950et 1960, les supporters marseillais retrouvent à nouveau des couleurs à l'occasion de la présidence Leclerc avec la création de l'Association des Supporters de l'OM dans les années 1970A 14. Par la suite, le phénomène ultras arrive en provenance d'Italie et fait rentrer les fans marseillais dans l'ère moderne du supportérisme. Ce phénomène donne naissance à de nombreux groupes dans les années 1980 dont le Commando Ultra'84 qui est le plus ancien groupe ultra de FranceA 15,D 1. À partir de 1987, le président Bernard Tapie cède la gestion des abonnements des virages à ces groupes de supporters, ce qui les implique totalement dans la vie du club. Une majoration sur les abonnements comprise entre 30 et 50 euros par an est perçue par les associations, permettant ainsi le financement des tifos, des animations ou des déplacements. Ce système unique en France n'est plus mis en place depuis l'arrivée des nouveaux propriétaires en 2017.

Des années 1980 jusqu'au début des années 1990, les supporters marseillais sont décrits comme ayant une idéologie nationaliste et raciste185. À titre d'exemples, des joueurs adverses Noirs sont l'objet de jets de bananes comme Basile Boli en 1987-1988 ou Joseph-Antoine Bell en 1989-1990OG 22,186. Depuis le milieu des années 1990, les supporters olympiens sont associés à une idéologie antiraciste et ils sont mis en opposition aux fans parisiens qui ont pour lieu commun d'être d'idéologie racisteOG 23,185. Les groupes suivants clament l'idéologie antiraciste et le multiculturalisme : le Commando Ultra'84187, les MTP188, les Yankee188, les South Winners189 et les Fanatics190. Les dirigeants de l'OM cautionnent cette vision puisqu'au cours des années 2000 et 2010, des tenues de l'OM ont été de couleur orange ou vert-jaune-rouge. La couleur orange symbolise l'antiracisme, elle vient des South Winners qui ont mis leurs Bomber à l'envers lors d'un match PSG-OM en 1989-1990 afin de matérialiser leur opposition à des skinheads parisiensOG 24,189. L'association de couleur vert, jaune et rouge représente les couleurs panafricaines et dans le cas du maillot de l'OM, le président Pape Diouf justifie leurs présences comme symbole du multiculturalisme de la ville191.

On dénombre au total huit groupes de supporters officiels192,193 :

Photographie montrant un drapeau tenu par un membre du Commando Ultra'84.
Les supporters marseillais occupent une place centrale dans la vie du club.
NomAbréviationDate de créationEmplacement au stade
Commando Ultra'84 CU'84 1984 Virage Sud
Yankee Nord Marseille YNM 1987 Virage Nord
Club des Amis de l'OM CAOM 1987 Tout le stade
South Winners SW87 1987 Virage Sud
Fanatics FAN 88 1988 Virage Nord
Dodgers DM92 1992 Virage Nord
Marseille Trop Puissant MTP 1994 Virage Nord
Handi Fan Club   2005 Tribune Ganay

Affluence

Le stade Vélodrome connaît 30 fois la meilleure affluence moyenne du championnat de France entre 1947-1948 et 2014-2015 (1948195419551969 à 197319751987 à 19931999 à 2011 et 2015). C'est le record devant le Paris SG (16 fois) et le RC Paris (14 fois). Sept de ces meilleures affluences ont été des records absolus en leur temps : 26 559 en 1970-1971, 31 544 en 1986-1987, 31 727 en 1989-1990, 51 409 en 1998-1999, 51 918 en 1999-2000, 52 996 en 2004-2005 et 53 130 spectateurs en 2014-2015. En championnat, le record d'affluence dans l'histoire du club phocéen date du 26 février 2017 avec 65 252 spectateurs venus lors de la réception du Paris Saint-Germain (1-5)194,195. En Coupe d'Europe, le record d'affluence est daté du 12 avril 2018 lors de la réception du RB Leipzig (5-2) avec 61 882 spectateurs196.

Les cinq plus grandes affluences de l'OM ont toutes été réalisées à l'extérieur ou sur terrain neutre dans des stades avec une plus grande capacité que le Vélodrome. 110 000 supporters sont présents à l'Estádio da Luz du Benfica Lisbonne en 1989-1990100 000 personnesau stade Central Lénine du Spartak Moscou en 1990-199181 051 personnes au stade San Siro de l'AC Milan en 1990-199180 000 personnes au stade de Silésie du Górnik Zabrze en 1971-1972 et 79 800 personnes sur terrain neutre au stade de France contre Sochaux en 2006-2007195,197.

L'OM est le premier club français à avoir joué devant plus de 40 000 spectateurs en deuxième division (40 376 face au Toulouse FC, le 16 octobre 1981B 14).

Évolution de la moyenne de spectateurs à domicile de l'Olympique de Marseille depuis la saison 1969-1970195
Légende : point noir = saison en première division, point rouge = saison en deuxième division.

Rivalités

Rivalités sur un plan national

Photographie montrant les joueurs de l'OM affrontent ceux de Lyon en 2005.
Match OM-OL (1-1) du 14 août2005.

Depuis les années 1970 se dégagent notamment les confrontations contre l'AS Saint-Étienne dans un premier temps, les Girondins de Bordeaux au cours des années 1980, le Paris SG dans les années 1990 ou l'Olympique lyonnais à partir de la seconde moitié des années 2000198. Malgré le côté éphémère de l'intensité sportive, la singularité des ASSE-OMBordeaux-OMPSG-OM ou OL-OM perdurent dans le temps.

Les rencontres entre OM et ASSE sont régies par une rivalité médiatique et sportive qui apparaissent durant les années 1970 et qui dure un peu moins d'une décennie199. Les Stéphanoissont l'équipe phare à cette période et l'OM, sous l'impulsion de son président Marcel Leclerc, ambitionne également de jouer les premiers rôles. Les premières années voient le club marseillais rester dans l'ombre de Saint-Étienne puis la réussite sportive naissante conditionne un duel entre les deux équipes fanions200. Les matchs houleux, les « affaires » ou les personnalités charismatiques du président Marcel Leclerc et de son homologue Roger Rocher alimentent là aussi le caractère particulier de ces oppositions199.

Lorsque Bernard Tapie devient président de l'OM au cours de la saison 1985-1986201, le club vient de connaitre quatre saisons en deuxième division de 1980-1981 à 1983-1984202 et il a pour objectif de refaire du club le numéro un203. Les Girondins de Bordeaux sont l'équipe phare durant la décennie 1980, ainsi l'OM se présente en qualité d'outsider et, comme avec Saint-Étienne, le succès sportif grandissant des Marseillais conditionne une rivalité sportive jusqu'à la fin des années 1980. Cette rivalité est également en grande partie liée à l'affrontement médiatique par presse interposée qui durera plusieurs années entre Bernard Tapie et le président bordelais Claude Bez204,OG 25,D 2.

Par suite de la perte d'influence de Bordeaux sur le football français, Bernard Tapie recherche un autre rival pour pimenter le championnat et avoir un adversaire de premier ordre. Ainsi, la rivalité sportive entre l'OM et le Paris Saint-Germain a été volontairement montée de toutes pièces par les dirigeants des deux clubs205. Avec le temps, ces rencontres sont appelées « Classique » ou « Classico »OG 26, elles deviennent la confrontation majeure du championnat de FranceOG 27 et elles dépassent la rivalité sportive puisque s'y ajoutent des notions d'antagonismes géographiques, culturels ou sociologiques entre Marseille et Paris206.

Les années 2000 voient l'avènement de l'Olympique lyonnais qui remporte sept championnats consécutifs de 2001-2002 à 2007-2008 alors que le club n'avait jamais été champion auparavant207. Ainsi, l'OL acquiert une crédibilité au fil des ans et la confrontation OM-OL s'axe alors autour d'une rivalité sportive, de notoriété et de prestige entre le grand club français des années 1990 et celui des années 2000. Ces rencontres peuvent être appelées « Olympico »208.

Rivalités sur un plan régional

Photographie montrant les joueurs de l'OM affrontant ceux du Stade helvètique de Marseille.
Le derby marseillais entre l'Olympique de Marseille et le Stade helvétique en 1908.

Lors de la fondation du club au début du xxe siècle, une multitude de clubs sont déjà présents à Marseille. Le grand rival à cette époque est le Stade helvétique de Marseille qui rafle un bon nombre de championnats et qui place l'OM dans le rôle de l'éternel second. Cette rivalité occasionne parfois des accrochages entre supporters mais elle permet surtout d'accroître la popularité du football à Marseille. Par exemple, 2 000 spectateurs assistent au derby OM-SH en 1908. Néanmoins la Première Guerre mondialeentraîne la fermeture de la plupart des clubs dont le SH Marseille ce qui confère à l'OM un monopole sur la ville209.

Au niveau régional, une rivalité a pu s'installer de manière sporadique avec divers club tels que l'AS Aixoise, le Sporting Toulon Var ou les clubs azuréens de l'AS Cannes, l'AS Monaco et de l'OGC Nice210.

La rivalité avec Aix-en-Provence est oubliée avec le temps et elle date des années 1950-1960. Le Sporting Toulon Var est également un club avec lequel l'Olympique de Marseille connaît une certaine tension notamment de 1984-1985 à 1992-1993 lorsque les deux clubs évoluent ensemble en championnat de France. À l'échelle régionale, ce derby est considéré comme le plus âpre. Concernant l'AS Cannes, ces confrontations s'axe surtout autour d'une rivalité historique, les deux clubs étant présents à la première édition du championnat de France. Les matchs contre l'OGC Nice sont surnommés les « Derby du Sud-Est » et ils sont les « plus connus et les plus anciens des derbies [régionaux] de l’OM »210.

Autres équipes

Équipe réserve et sections de jeunes

Photographie montrant André Ayew sous le maillot de l'Equipe nationale du Ghana.
L'international ghanéen André Ayew est passé par toutes les sections de jeunes de l'Olympique de Marseille ainsi que l'équipe réserve.

L'équipe réserve de l'Olympique de Marseille est la deuxième équipe dans la hiérarchie du club. Elle existe dès le début du xxe siècle comme en témoigne sa participation au championnat du Littoral USFSA de 2e série 1909-1910 tandis que l'équipe fanion joue le championnat du Littoral de 1re série211. De la saison 1932-1933, date d'apparition du professionnalisme, à la saison 1969-1970, les mondes professionnels et amateurs sont séparés. Ainsi, les réservistes olympiens ont évolué au niveau 1, 2 ou 3 du monde amateur. L'équipe a été championne de Division d'Honneur Méditerranée (DH, niveau 2) en 1958212 et 1966213ainsi que de Promotion d'Honneur Méditerranée (PH, niveau 3) en 1951 214. Lorsqu'elle a participé au Championnat de France amateur, qui correspond au niveau 1 en amateur, l'équipe n'a jamais été championne du groupe Sud-Est et sa meilleure performance est une 5e place acquise en 1958-1959215.

À partir de la saison 1970-1971, une réforme intègre les mondes professionnels et amateurs dans une même pyramide hiérarchique et jusqu'à la saison 1992-1993, le 3e niveau est le niveau maximum où peut évoluer une équipe réserve. L'OM est présent en Division 3 de 1971 à 1993215 et la saison 1975-1976 se ponctue d'un titre de champion du groupe Sud216. Cette période au niveau 3 est entrecoupée d'une saison en Division 4, la saison 1982-1983 où les réservistes terminent champions du groupe H217.

Le niveau 3, alors appelé National 1, devient une division mixte entre clubs professionnels et amateurs en 1993-1994 et dès lors, la réserve olympienne passe mécaniquement du 3e niveau au 4e niveau puisque les équipes réserves ne peuvent plus évoluer à un niveau supérieur à la 4e division. Les Olympiens sont champions de France des réserves professionnelles (CFA, niveau 4) en 2002 sous les ordres de José Anigo218, de Division d'Honneur Méditerranée (DH, niveau 6) en 2011 avec Franck Passi219. et du groupe G du championnat de France amateur 2 (CFA2, niveau 5) en 2015 sous la houlette de Thomas Fernandez220. L'équipe réserve est entraînée par David Le Frapper et évolue en National 2 (N2) depuis la saison 2015-2016221.

La réserve a eu l'occasion de s'illustrer par deux fois en Championnat de France de Division 1. Lors de la saison 1969-1970, le président Marcel Leclerc décide d'aligner l'équipe réserve évoluant en DH Méditerranée en contestation d'un match en retard programmé le 28 décembre 1969 en période de fêtes. Les réservistes réalisent un match nul 2-2 sur le terrain du club parisien du Red Star mais ce score est annulé par la Ligue. Le match rejoué a lieu en mars 1970 avec l'équipe fanion qui gagne 1-6 dont un quintuplé de l'attaquant camerounais Joseph. En 2005-2006, pour le match PSG-OM, le président Pape Diouf estime que le quota de places réservé aux supporters marseillais n’est pas suffisant et que leur sécurité n'est pas assurée. Le onze olympien se compose de quatre joueurs professionnels qui encadrent sept réservistes alors en CFA2, la 5e division, et ils réalisent un match nul 0-0 au Parc des Princes222,223,224.

L'Olympique de Marseille comprend nombre de formations de jeunes, des débutants aux juniors. Ces derniers ont atteint la finale de la Coupe nationale des juniors (ancêtre de la Coupe Gambardella) en 1937225 puis remportent la Coupe Gambardella en 1979225 face au Racing Club de Lens (2-0). Lors de la même année, les cadets du club ont remporté le titre de champion de France cadets226 contre l'Olympique lyonnais aux tirs aux buts, trois ans après avoir échoué en finale de la Coupe des Cadets227 face au Racing Club de Strasbourg (2-1). Les 16 ans nationaux remportent le titre de champion de France en 2008228. L'équipe réussit à conserver son titre en 2009, ce qui constitue une première dans cette compétition229. L'équipe des 14 ans a quant à elle été deux fois championne fédérale (en 2007230 et 2009231). Les poussins ont remporté la Coupe nationale des poussins232 en 198719911995 et 1996 et ont atteint la finale en 1992.

.
  • (1) : Le palmarès complet de la compétition est connu et le nombre de trophée est exact. Sans symbole, il est possible de concevoir que des trophées puissent manquer.
  • (g) : Les championnats dans lesquels a évolué l'équipe réserve sont généralement composés de plusieurs groupes puis les 1er de ces groupes s'affrontent pour déterminer le vainqueur du championnat. Avec ce symbole, l'OM est uniquement champion de son groupe puis a perdu contre les autres champions. Sans ce symbole, l'OM est champion de son groupe puis a gagné contre les autres champions.

Notes et références

Notes

  1. ↑ a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2.  Le dernier quart de finale disputé remonte à 1991 ; en 1993, le club remporte certes l'épreuve, mais la formule de la compétition ne comporte alors pas de quarts de finale.
  3.  L'OM a également terminé en tête du championnat de France en 1993 mais s'est vu retirer son titre à la suite de l'affaire VA-OM. Le Conseil Fédéral du 22 septembre 1993 avait déclaré le match Valenciennes-Marseille perdu pour les deux équipes et pris la décision de suspendre le titre de champion pour la saison 1992-1993, à titre conservatoire, dans l'attente des décisions judiciaires. Le retrait du titre sera confirmé par la suite, en conséquence le titre de champion 1993 est resté non attribué85.
  4.  Le titre de Championnat de France de football 1940-1941 n'est pas comptabilisé, comme tous les championnats de guerre.
  5.  L'Olympique de Marseille dispute le Challenge des champions face au Stade rennais. Le score étant nul à l'issue du temps réglementaire, il est prévu de faire jouer une séance de tirs au but, mais le public l'ignorant, il envahit le terrain empêchant le dénouement de la rencontre. A posteriori, l'UNFP attribue le titre conjointement aux deux clubs.

Références

Références extraites d'ouvrages

  • Tout (et même plus) sur l'OM
  1.  Oreggia 2009, « Divers », p. 101.
  2.  Oreggia 2009, «  Il était une fois », p. 5.
  3.  Oreggia 2009, « Le déclic des années 1920 », p. 35.
  4. ↑ a et b Oreggia 2009, «  Divers  », p. 103
  5. ↑ a et b Oreggia 2009, « Stades », p. 77.
  6.  Oreggia 2009, «  Quelques «  histoires  » moins connues  », p. 13.
  7.  Oreggia 2009, «  Quelques «  histoires  » moins connues  », p. 14
  8.  Oreggia 2009, « Joueurs », p. 38.
  9.  Oreggia 2009, « Il était une fois », p. 8
  10.  Oreggia 2009, « Il était une fois », p. 6.
  11.  Oreggia 2009, « Médias », p. 96.
  12.  Oreggia 2009, « Il était une fois », p. 10.
  13.  Oreggia 2009, « Le club en 2009 », p. 115
  14.  Oreggia 2009, « Supporters », p. 20.
  15.  Oreggia 2009, « Supporters », p. 25.
  • La grande histoire de l'OM
  1. ↑ a et b Pécheral 2007, «  Ainsi fonts, fonts, fonts (baptismaux)  », p. 10-11.
  2.  Pécheral 2007, « Le déclic des années 1920 », p. 45.
  3. ↑ ab et c Pécheral 2010, «  Les années 30, un deuxième âge d'or  », p. 89-92.
  4.  Pécheral 2010, «  Les années 30, un deuxième âge d'or  », p. 89-92.
  5.  Pécheral 2007, «  Les quatre saisons d'Henri Roessler  », p. 146-147.
  6. ↑ abcdefg et h Pécheral 2007, «  Annexe III - Le championnat  », p. 390
  7. ↑ abcdef et g Pécheral 2007, «  Annexe V - L'OM et l'Europe  », p. 414
  8. ↑ a et b Pécheral 2007, « Deux rois pour un doublé », p. 210.
  9. ↑ ab et c Pécheral 2007, «  Annexe V - L'OM et l'Europe  », p. 415.
  10. ↑ a et b Pécheral 2007, « Rien ne VA plus », p. 317.
  11.  Pécheral 2007, «  OM et PSG rivaux sur commande », p. 361
  12.  Pécheral 2007, « Pages photos IV »
  13.  Pécheral 2007, « Allé, Di Lorto, Vasconcellos, trois jaguars dans une cage... », p. 55.
  14. ↑ ab et c Pécheral 2007, « Le feuilleton du Club Français », p. 66-67.
  15.  Pécheral 2007, « Leclerc, l'armateur éclairé », p. 183
  16.  Pécheral 2007, « Bernard Tapie, homme d'affaires », p. 244
  17.  Pécheral 2007, « Quarantaines », p. 231
  • Olympique de Marseille - Un club à la Une
  1. ↑ ab et c Collectif 2005, p. 7.
  2.  Collectif 2005, p. 6.
  • Le match de football : ethnologie d'une passion partisane à Marseille, Naples et Turin
  1.  Bromberger 1995, « Lever de rideau », p. 18.
  2.  Bromberger 1995, « Histoires de matchs, de villes, de vies », p. 80.
  • Les 50 plus grands joueurs de l'OM
  1.  Collectif 2013, Quatrième de couverture
  • OM le triomphe
  1. ↑ a et b Grimault 1993, «  Trente et un ans d'attente  ».
  2.  Grimault 1993, Quatrième de couverture.
  3.  Grimault 1993, « Cette équipe ne mourra jamais ».
  • L'autre public des matchs de football - Sociologie des "supporters à distance" de l'Olympique de Marseille
  • Quinze ans après Furiani : L'ombre furtive des souvenirs
  • La grande histoire de l'OM, des origines à nos jours
  1. ↑ abcd et e Pécheral 2010, « Parcours de l'OM en Championnat », p. 408-409
  2. ↑ abc et d Pécheral 2010, « Parcours de l'OM en Championnat », p. 410-411
  • Ouvrages généralistes
  1.  Collectif, Coupe de France : La folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p.(ISBN 2915535620)p. 45-47.
  2.  Collectif, Coupe de France : la folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p.(ISBN 2915535620)p. 350
  3.  Collectif, 100 ans de football en France, Atlas, 1982, 320 p.(ISBN 2731201088)p. 131-132.
  4. ↑ a et b Collectif, Coupe de France : la folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p. (ISBN 2915535620)p. 351

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11 avril 2017

NAISSANCE D'UN ENFANT PRODIGE

Prenons un peu une machine à remonter le temps. Nous sommes en 1972. Par un début d'après midi, j'arrive au monde ! Mon père, me dit-on, était ce jour là aux champs. Rentré à la maison, il me trouva là. Peut-être un peu plus tôt par rapport à ses prévisions". Quelle haute poitrine", s'exclama-t-il. Sitôt, la nouvelle fut le tour de toutes les concessions voisines et apparentées. Elle arriva même jusqu'aux villages voisins : Thidé, Demett, Thiénel, Thialgou, Bakaw et Loopel, Hooré Moondjé, Karafo Abbay et Sayé , Boghé Dow e Less et Wothi, où se trouvent être l'essentiel de nos plus proches parents. Le septième jour de la semaine fut fixée la date d'imposition de mon prénom. Comme il sied dans la tradition musulmane. Car le nom, Ndongo, je le partage, déjà de plein droit avec mon père et tous les membres de sa lignée paternelle. 
Sa sœur aînée, Aïssata Boubou, dite Famatel Gambi vint de Thidé, un village voisin, distant du nôtre de quatre kilomètres environ. C'est là que certains de nos ancêtres avaient élu domicile depuis quelques année déjà. Une partie de notre famille reconnaissable par des prénoms : Hammath, Boubou, Saidou, Aissta, Kadiata et Pâthé y réside encore. Ma tante arriva vers dix ou onze heures, à pied, s'il vous plaît. De suite, elle apostropha son jeune frère, (mon père Sidi). 
-Siidi, dit-elle. On innii ? (Sidi, avez-vous attribué au petit un prénom ou pas)?
 -Oui, lui fut répondu. 
-Lequel ? S'informa-t-elle ! 
-Nous l'avons nommé Aboubakri. 
Elle se tut un moment, puis laissa exploser sa colère. Car à l'entendre, aucune hiérarchie n'a été respectée. Elle se devait d'être consultée et son arrivée quoique tardive, devait être attendue. Car c'est comme ça que le veut la tradition. Elle avait, non seulement la prééminence sur mon père, par le droit d'aînesse mais elle était même plus âgée que sa cousine Gambi Baayel, ma grand-mère maternelle. Qui du reste, portait d'ailleurs lé prénom de sa propre mère : Gambi. Toujours est-il qu'elle fut fâchée et le fit savoir... Et puisque rien, de tout ce qu'elle voulait n'avait, visiblement pas été fait ; elle bouda purement et simplement... Non par sa présence mais par sa retenue. Ainsi ma chère tante refusa fièrement de partager, en tout cas au tout début, ma fête. Il a bien fallu, ce jour-là, la ménager pour qu'elle ait eue, par après, le cœur à la fête.
-"Vous, êtes tous comme ça ! Vous n'en tenez qu'à vos têtes, comme si vous étiez, comme ça, père, mère, oncles et tantes, frères et sœurs de vous-mêmes. Et puisque c'est ainsi, appelez-le comme vous voulez, mais moi je l'appelle Baïdi Hawo. Et elle se mura dans son silence, plombant ainsi, pour un temps l’ambiance de ma fête : Une ambiance désormais empreinte de deuil et de réjouissances.
-Ma mère qui me raconta plus tard la scène me fit comprendre que ce Baïdi Hawo était le frère puîné de mon grand-père Hamath, Pathé, Siley, Yaro, Boubou, Ibrahima, Alpha Ali Ndongo(notre dernier ancêtre connu de la généalogie des Ndongo) Il s'appelait par sa mère Boubou Hawo. Il eut pour frères et soeurs : Aïssé Pâthé (mère d'Aïssé Houraye de Wothi), Saïdou Pâthé (Baïdi Hawo, notre Baïdi NDONGO), Demba Pâthé (Sidi Hawo), père de Hamath Sidi), Mammadel Pâthé (qui n'a probablement pas eu d'enfants, Saka Pâthé (future mère de Sidi Saka), Koumba Pâthé qui sera l'épouse d'un chérif et aura comme enfant, mon saint et regretté oncle Amadou Haïdra et enfin Alhousseïny Pathé, mort trop jeune. Ils étaient plusieurs et non trois, comme mentionnés tantôt, de cette fratrie. Boubou était le prénom maternel désigné à tout enfant mâle, aîné de tous les Ndongo (de saani e lowwol, celle de ma famille élargie tenant ainsi ces prénoms de leur lignée matrenelle dont Hawo Sadjo, issue de la famille des Ngaïdé nos cousins et proches parents de la famille de Mammadou Boubou.

Saïdou Pathé et Demba Pathé étaient les suivants frères. Demba, sera plus tard, le père de mon oncle Hamath sidi Ndongo Hamady Ndongo. Saïdou, quant à lui était un Sammbaajo. Il était Baïdi, de sa mère et sera connu dans son Toulde Doubango natal par ce prénom de Baïdi Hawo, et Baïdi NDongo sous d'autres cieux, là où le destin l'a appelé.
Or, que s'est-il passé dans la vie de ce grand-père, Baïdi, pour que j'hérite, moi, de son prénom alors que des prénoms, j'en ai déjà plusieurs eus , que j'entends partout changeant au gré de mes passages dans telle ou telle concession qui ont toutes bercé mon enfance à Touldé Toulde Doubango ?
Baïdi a été enlevé un jour pour partir. Il était jeune et beau. Il devait avoir dix neuf ans environ. Et puis un jour de 1914, sous le règne colonial, Baidi Hawo a été arraché à sa famille et sera envoyé loin à la guerre. Il sera parti loin, très loin et depuis, plus de nouvelles...

Sa mère Hawo Sadjo, jeûnait souvent et la main sur le sein, invoquait son maternel prénom dans l'espoir de son retour. Elle sera morte de chagrin, sans jamais voir revenir son fils. Baïdi avait disparu. Qu'il en soit ainsi, pourvu qu'il vive. Car dit-on chez nous : "Majjere ɓuri maayde", Mieux vaut la perte que la mort, car la mort, elle, est hélas, toujours un terme !
Devenu jeune garçon, l'histoire me fut contée. Fort ému, j'imposais à mon tour à Siley Ndongo, mon frère cadet de ne m'appeler que par ce prénom. Il s’exécuta avec une loyauté telle, qu'elle me touche encore, même en ce moment où j'écris ces lignes. Le temps passa...
Devenu, étudiant, à Nouakchott (Mauritanie) puis à Perpignan, en France, je fis mon chemin à Bruxelles, jusqu'à Liège Belgique où je vis en ce moment...
Et puis, il y a quelques mois, parlant au téléphone avec ma mère, je lui fis le plaisir de lui dire que j'avais rencontré une parente à nous, comme je la sais très attachée aux liens familiaux. Nous restâmes sur ce sujet pendant quelques minutes. Du coup, elle m'évoqua ce mystère qui entoure notre Baïdi ; parti pourtant avant notre venue, y compris celle de mon père, au monde. Je lui promis que je vais chercher. Elle m'y encouragea fortement, m'y indiquant même son paternel de prénom Saïdou Pâthé, que j'ignorais en réalité.
Il faut dire que cette nuit-là, je n'ai pas dormi, du tout. Une promesse faite à une mère, et quelle mère, est lourde de sens. Après une nuit d'intenses recherches, je tombe, après avoir tout essayé, vers 4h du matin, sur la fiche, dans Mémoire des Hommes qui renseignait ainsi : Baïdi Dongo, 2ème classe, 44ème Bataillon sénégalais, né à Boké (Boghé) , Matricule 3683. Recrutement Boké, mort pour la France, le 4 avril 1919 à l’Hôpital Caudéran à Bordeaux. Systématiquement, j'ai poussé un cri, sorti des entrailles : Ah le voilà ! Il est là mon homonyme, mais il est mort. Et je fondis en larmes. Je réveillais ma femme : "Chérie, je l'ai retrouvé Baïdi Hawo, seykiin, il est à Bordeaux, il faut que j'y aille. Elle ouvrit l’œil et me fit : "Bismillaahir Rahmaanir Rahhiiiiiiiiiiiiiim. Qu'est-ce qui se passe ? Je commençais à lui raconter. Elle crut un instant que j'étais devenu fou. Mais, me connaissant, elle se rassura tout de suite après, continuant son sommeil et me laissant, comme d'habitude, tout seul à mes délires. Dès le lendemain, je multipliais les contacts, envoyais des mails, téléphonais. Jusqu’au jour où je fus tombé sur cette bonne âme : Marie Hélène Reiss, du service des anciens combattants et victimes de guerre, de Bordeaux. Il a suffi de quelques mots échangés pour qu'elle comprenne tout, me demande la fiche militaire.de mon aïeul, que je lui ai donnée illico. Deux jours après, j'ouvre mon e mail et voilà ce que je découvre : Cher Monsieur, votre grand-père, dont vous pouvez être fier, Monsieur BAIDI (N) Dongo est enterré dans le cimetière des Pins Francs, quartier Caudéran à Bordeaux, dans le Carré Militaire. Tombe N° 24-30ème rang, Carré 2...

Pour les préparatifs du voyage, encouragé par mon épouse, et par mon ami Ousmane Sao, les réservations faites à l'aide de ma collègue Sabine et les prières incessantes de Mati, nous voilà mon fils et moi, 98 ans, après, en train de nous recueillir sur sa tombe, formuler mille prières pour la paix de sa tombe et le doux repos de son âme. On aurait dit qu'il le savait, que nous serions-là un jour, pour lui. Trois fois de suite nous y sommes retournés en une journée. Trois fois de suite, chapelet à la main, à la bonne impatience du petit, j'y ai récité plus de 500 ikhlas. Cette sourate du Coran, qui nous dit-on, une seule fois récitée valait le tiers du livre saint. Et cinq cent fois psalmodiée pourrait même assurer à tout défunt, les portes et les jardins du Paradis Céleste.

Dans l'après midi, lors de nos entretiens, Tokara Baba et moi, avec le Service des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, nous avons formulé des demandes qui ont toutes été acceptées : De mettre un croissant et une étoile, par respect à sa foi musulmane, au lieu d'une croix, somme toute respectable, mais là, en l’occurrence, un peu anachronique; de changer les plaques plantées devant les tombes des dizaines, voire des centaines de tirailleurs sénégalais, c'est-à-dire originaires d'Afrique Noire ou d'Afrique du Nord; musulmans, pour la plupart où il est écrit par mégarde, par mépris ou même peut-être par lâcheté : A nos morts indochinois de la grande guerre 1914-1918, morts pour la France.

J'ai demandé et obtenu qu'on change ça le plus vite possible. On m'enverra toute la liste des tirailleurs pour eux; mais nos héros à nous. Je les partagerai avec vous pour que certains d'entre vous retrouvent peut-être leurs proches. Pour que cette histoire soit connue et non tue. Car le silence, l'omerta, l'amalgame et le mépris n'ont que trop duré. La France nous doit Éternel Respect. Car sans nos ressources humaines, naturelles, culturelles et financières; sans Nous Afrique, La France, n'est pas La France. A nous de le dire à elle et à nos enfants, pour clouer le bec à ses populistes, fortifier l'identité de nos enfants et affirmer la personnalité, la nôtre et celle de tous nos dirigeants. C'est à ce prix que Baïdi et des centaines de milliers d'autres comme lui ne seront pas tombés au Champ d'Honneur pour rien !

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24 septembre 2013

MAURITANIE: LE RETOUR DES RESCAPÉS DE LA BARBARIE DE TAYA ET SES ACOLYTES

 

 

 

 
Mardi, 24 Septembre 2013 

Retour des FLAM en Mauritanie après 23 ans d’exil [PhotoReportage]

Le président des FLAM(Forces de Libération Africaines de Mauritanie),Samba Thiam, est arrivé ce mardi, vers 13h 30, à l’Aéroport International de Nouakchott, en provenance de la capitale sénégalaise, à bord d’un vol de Mauritania Airlines International(MAI).

A son arrivée, Samba Thiam, accompagné de Kaw Touré, porte-parole des FLAM, a été accueilli par ses parents, des militants des FLAM et des chefs de partis politiques tels que Ba Mamadou Alassane, président du PLEJ (Parti pour la Liberté, la Légalité et la Justice) et Ballas, président d’Arc-en-ciel.


"Je ne ressens que de l’émotion et un réconfort moral très profond. Voir ce monde venu m’accueillir, c’est quelque chose de très fondamental pour moi.

Cela prouve quelque part que nos 23 ans d’exil n’ont pas été vains. Nous sommes donc très réconfortés et nous sommes très émus de fouler à nouveau le sol de notre pays", a réagi Samba Thiam, président des FLAM.

Babacar Baye Ndiaye

 

Avec Cridem, comme si vous y étiez...


















































 

 Rédaction Cridem

 

 

 

29 novembre 2013

MALI: LES BANDITS DE GRAND CHEMIN sont de retour

rebelles-mnlaLa rébellion touareg a annoncé vendredi à maliactu qu’elle reprenait la guerre contre l’armée malienne, après les « exactions » commises par cette dernière jeudi à l’aéroport de Kidal, qui ont fait un mort et cinq blessés civils, selon le MNLA.

« Là où on trouvera l’armée malienne, on lancera l’assaut sur elle. Ce sera automatique. Les mises en garde sont terminées », a déclaré à maliactu.net Mahamadou Djeri Maïga, vice-président du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), la rébellion touareg.

« Ce qui s’est passée (jeudi) est une déclaration de guerre. Nous allons leur livrer cette guerre », a affirmé M. Maïga.

Jeudi, quelques centaines de manifestants avaient pénétré dans l’aéroport de Kidal (nord-est), poussant le Premier ministre malien Oumar Tatam Ly, qui devait s’y poser, à faire demi-tour. D’après certains protestataires, les militaires maliens ont ouvert le feu sur eux.

Selon le MNLA, les tirs « à balles réelles », « sur des femmes et des enfants qui manifestaient pacifiquement », ont fait un mort et cinq blessés – trois femmes et deux enfants, l’une des femmes se trouvant dans un état critique.

Pour le gouvernement malien, ses troupes, « prises à partie par des éléments incontrôlés », ont procédé à des « tirs de sommation » après avoir essuyé « des jets de pierre et des tirs d’armes ».

Les forces de l’Azawad (les territoires nord du Mali, ainsi nommés par les touareg) « feront payer à l’armée malienne son irresponsabilité après son forfait » de jeudi, a lancé Mahamadou Djeri Maïga.

« On ne parle plus de cantonnement. Maintenant que le feu est ouvert, on verra qui est qui. Partout où on a des troupes sur le territoire de l’Azawad, on les appellera à se mobiliser », a-t-il poursuivi, accusant les autorités maliennes de « violer les accords de Ouagadougou (…) malgré les assises et autres cadres de discussion ».

Après 18 mois de crise politico-militaire, les mouvements rebelles touareg avaient signé le 18 juin à Ouagadougou un accord de paix avec Bamako visant à permettre l’organisation de la présidentielle du 28 juillet à Kidal, ville sous contrôle des groupes armés touareg, après l’intervention française qui a chassé du nord du Mali les groupes djihadistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Les relations entre les deux parties se sont envenimées ces dernières semaines, malgré la tenue le week-end dernier du premier tour des élections législatives, qui se sont convenablement déroulées dans le nord du Mali.

(c) maliactu.net

11 avril 2014

MAURITANIE: Abdoul Birane Wane rencontre le Président Mohamed Ould Abdel Aziz

 

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Le Mouvement "Touche pas à ma nationalité", dirigé par Abdoul Birane Wane a été reçu mercredi  soir 9 avril 2014,  au palais ocre par le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz.

A sa sortie de l’audience, le coordinateur s’est confié à la presse pour expliquer l’objet de l’entretien.

Selon Abdoul Birane Wane, la rencontre avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz lui a permis d’évoquer des questions qui touche la communauté negro-mauritanienne à savoir "les conditions de l’enrôlement des mauritaniens dans le pays et à l’étranger, la situation des déportés mauritaniens dans la vallée et ceux qui sont restés au Sénégal et au Mali et qui veulent revenir dans leur patrie. Le problème foncier et leurs distributions aux hommes d’affaires arabes"

« La reconnaissance de la double nationalité, l’ouverture d’une enquête sur l’assassinat de Lamine Mangane et la sanction des coupables, le rétablissement dans ses droits pour l’étudiant Bakary Bathily » ont été aussi abordé

A la question de la réaction du Président Mohamed Ould Abdel Aziz vis-à-vis de  ces questions de TPMN, le  coordinateur a affirmé que « Le président  a promis de se pencher sur ses question afin d’apport une solution à ces doléances »

 

11 mars 2014

MAURITANIE: LES SONINKES

 

Matriarcat Sarakolé, ou Soninké (Mali, Sénégal, Mauritanie) : les fondateurs matrilinéaires de l’empire du Ghana

Sarakolé, ou Soninké, ou Marka, originaires du Wagadou et du Ghana. Leurs ancêtres seraient de race blanche (berbère Zénaga), d’où leur nom de Sera Khoullé (homme blanc) devenu Sarakolé. A la suite de la destruction de l’empire du Ghana, les Sarakolé sont éparpillés le long de la frontière qui sépare le Mali de la Mauritanie, à cheval sur trois pays : le Mali, le Sénégal et la Mauritanie. Au Mali, les Sarakolé sont environ 450 000. Autant en Mauritanie. La dispersion de l’ethnie Sarakolé dans d’autres pays a été si grande qu’il est difficile d’identifier certaines colonies sarakolé isolées, assimilées par le groupe ethnique autochtone. Ils n’en conservent pas moins certaines coutumes de leur ethnie d’origine. Chez les Dogon, plusieurs tribus parlent encore sarakolé. Au Sénégal, de Matam à Kayès, il y a de nombreux Sarakolé. Les Bozo, grands spécialistes de la pêche du Niger, sont d’origine sarakolé.

A la suite de la dislocation de l’empire du Ghana par l’empire du Mali, une partie des habitants du royaume déchu émigra et vint s’installer dans les bras formant le delta inférieur du Niger aux environs du village de Dia (cercle de Macina). Certains restèrent pêcheurs et prirent le nom deBozo. D’autres familles s’installèrent chez lesDogon (ce qui explique le lien des Dogon avec les Bozo). Les autres remontèrent vers le nord et constituèrent des groupes ethniques sarakolé, échelonnés entre Sokolo, Nioro et Bakel. Les Bozo sont musulmans, mais pratiquent des cultes magicoreligieux lors des grandes pêches pour se concilier les dieux des eaux. Ils sculptent des figures géométriques du génie de l’eau.

 Les descendants de l’empire du Ghana

Les Sarakolé actuels sont les descendants de l’empire du Ghana, premier grand empire africain. L’empire du Ghana aurait commencé à la fin du IIIe siècle pour atteindre son apogée aux Xe et me siècles. Il aurait donc précédé de cinq siècles l’empire de Charlemagne. Sa renommée s’étendait jusqu’en Asie. Le chroniqueur arabe El Bekri (xi" siècle) a pu décrire l’empire du Ghana juste avant sa destruction par les Almoravides. Dans la capitale Koumbi (actuellement on peut voir les ruines de Koumbi Saleh, situé à 350 km de Bamako, entre Nara et Timbédra. à la frontière mauritanienne), le roi, assisté de ses dignitaires et de ses interprètes, rendait la justice avec un grand cérémonial. La ville des marchands, bâtie en pierre, avait douze mosquées et était opposée à la ville du roi entourée des bois sacrés où l’on pratiquait les cultes animistes. La richesse du Ghana se fondait non seulement sur l’or et le sel, mais sur le monopole du commerce transsaharien (cuivre, tissus, esclaves, cauris, ivoire, etc.). Ce trafic développa chez les Sarakolé un artisanat très important. Les artisans vendaient à Koumbi, sur les marchés, leurs tissus et leur, poteries. La ville comptait alors plus de 30 000 habitants.

A son apogée vers l’an 1000, l’empire du Ghana était consitué d’une fédération de plusieurs royaumes qui se développèrent après sa chute. Les plus importants étaient le royaume de Diara, le royaume Sosso et le royaume du Galam. Ce furent, en 1076, les berbères du Sud, les Almoravides, qui attaquèrent les premiers les Sarakolé, avec l’aide des Toucouleur du Tekrour, et les convertirent à l’islam. La prospérité du Ghana continua sous les successeurs noirs musulmans. Puis. prise d’abord par les Sosso en 1203, Koumbi fut détruite vers 1240 par le héros légendaire Soundiata Keïta, souverain Malinké du vaste empire du Mali, qui allait succéder au Ghana comme puissance du Soudan occidental. Soundjata déporta tous les artisans de Koumbi dans la capitale du nouvel empire du Mali : Niani.

Un peuple d’agriculteurs

Les Sarakolé sont essentiellement agriculteurs. Leurs troupeaux sont confiés aux bergers Peul. Très bons commerçants, comme les Dioula, ils voyagent beaucoup à travers tout l’ouest africain, vendant la noix de cola ou trafiquant l’or. En France, parmi les travailleurs immigrés, 80 % sont des Soninké de la haute vallée du fleuve Sénégal où les mandats envoyés chaque mois font vivre des familles entières.

Une société matrilinéaire et avunculaire

On observe trois groupes sociaux chez les Sarakolé : les Horé, ou Hora (gens libres), les Nyamakala (gens de castes) et les Komo (anciens esclaves). Chaque classe a son diamou (nom patronymique). L’ancienne filiation matrilinéaire se retrouve encore chez les Sarakolé. Ce ne sont pas les fils qui héritent des pères mais les neveux, fils de la soeur du père. Les enfants étaient nommés d’après l’oncle maternel (frère de la mère).

Un islam qui cohabite avec des superstitions animistes

Ardents musulmans, les Sarakolé ont créé un peu partout à travers l’Afrique des communautés islamiques. Le mot Soninké est souvent synonyme de marabout. Tous les délits et crimes sont jugés suivant le droit musulman. C’est parmi les Modini, c’est à dire les marabouts, qu’on choisit le juge (AI Khadi) qu’il ne faut pas confondre avec l’Almamy (iman) qui dirige les prières de la mosquée.
Mais en dépit de leur croyance islamique, ils restent superstitieux et craignent les sorciers (soukhounio) et les diananou (djinns). Ils considèrent certains jours de la semaine comme bons ou mauvais pour tel ou tel type d’activité. Ils célèbrent trois fêtes (sallé) principales : celle du Soukhasso, qui a lieu à la fin du mois de Ramadan, celle de Banansallé, fête du mouton (Tabaski) qui a lieu deux mois et dix jours après la Soukhasso, et un mois et dix jours plus tard, a lieu la Haranem sallé, qui correspond au premier jour de l’année musulmane. La circoncision a lieu pendant la saison froide, après la rentrée des récoltes, ce qui correspond aux premiers froids.

Les femmes, représentantes du chant national

Les Guesseré sont les griots Sarakolé. Leur origine remonte au temps de l’empire du Ghana. Ils constituent l’une des castes les plus anciennes du Mali. Ce sont des chanteurs très appréciés. Ce sont les griottes qui sont les cantatrices officielles de l’ethnie sarakolé.

Un décor de caractère sexuel au thème primordial de la fécondité

On trouve encore sur les maisons bourgeoises de Oualata (en Mauritanie), des décors muraux exécutés avec les doigts par les femmes Sarakolé. Oualata fut créée au XIIIe siècle par les savants et les lettrés fugitifs du Ghana, alors grand centre caravanier, carrefour de rencontre de savants, de lettrés et de commerçants. Aujourd’hui les trois quarts de la ville sont en ruine. Les Oualatin sarakolé sont polygames. Leurs femmes cloîtrées apprécient les bijoux, les nattes et ont un sens très poussé de la décoration des maisons et de leur embellissement. C’est ce milieu fermé qui a permis de garder des traditions artisanales très intéressantes, particulièrement celle des décors muraux réalisés par de, potières sarakolé.

Elles se servent de terre rouge (tin lahman), de terre jaune (tin lasfar), de terre blanche (tin ah) et de terre grise (temmenga) Elles lient ces argiles avec de la gomme. L’exécution des dessin, se fait directement avec les doigts. Les décorations sont refaites chaque automne après les pluies. Cet art mural est unique et ne ressemble à rien de connu au Sahara et en Afrique noire. De grandes arabesques, des croix, des chevrons. des spirales sont peints sur les murs intérieurs et extérieurs, le, murs des cours, des terrasses, l’intérieur des chambres, les portes. les piliers. D’après Gabus, tout converge vers un décor de caractère sexuel au thème primordial de la fécondité (phallus stylisé). La porte de la rue est la plus décorée (rouge brun sur fond blanc). Les motifs sont les mêmes mais chaque fois la composition est différente.

Des textiles prisés dans toute l’Afrique de l’ouest

Les hommes portent un boubou et, sur les épaules ou replié sur la tête, le (lissa (longue pièce d’étoffe bleu indigo munie de longues franges tressées). Ils mettent des tépou, sandales de cuir ordinaires et, pour les fêtes, des moukhou, babouches brodées. La femme porte d’abord le fendeli, petit pagne qui s’arrête aux genoux. Puis elle ajoute une blouse appelée camisoli (sans doute par déformation du mot camisole) et porte par dessus le grand boubou (doroké khori) en percale ou en bazin teint à l’indigo. Elle couvre sa tête avec un mouchoir (tikka) en satin noir ou en pai (voile blanc ou bleu). Elle ajoute parfois à cet ensemble le dissa, semblable à celui que portent les hommes. Elle se chausse avec des moukhouni (babouches) brodées.

Une bijouterie d’or raffinée

Les coiffures très compliquées des femmes sont faites par les femmes du forgeron. La femme sarakolé se pare de nombreux bijoux en or et cornaline. L’ourlet de ses oreilles est percé de nombreux trous, ornés de petits anneaux d’or, d’argent ou de cuivre, suivant les moyens dont elle dispose. Au lobe de chaque oreille pend un gros anneau d’or. Les femmes portent autour des hanches des rangées de perles (alternativement rouges et blanches), qui augmentent avec l’âge et les moyens du mari. Les femmes et les hommes des cercles de Nara et Nioro, au Mali, portent sur chacune de leurs tempes trois petites entailles verticales, tandis que les femmes y ajoutent trois cicatrices minuscules sur chacune des Joues, sur le front et même sur le menton. Les femmes sarakolé, comme les femmes toucouleur, se tatouent la lèvre inférieure en bleu foncé pour rehausser la beauté de leur visage.

Des castes d’artisans

Les activités artisanales sont réservées à la caste des Nyamakala subdivisée en Tago (forgeron) et Garanko (cordonnier). Les autres activités sont libres.

Tissage, teinturerie

On trouve des broderies tichbok, à Oualata, d’inspiration marocaine. La teinturerie est pratiquée par toutes les femmes. Chaque maison sarakolé est équipée pour teindre. La teinture est à base d’indigo avec lequel on obtient deux tons : le bleu ciel (bakha khoulé) et le bleu marine foncé (bakha biné). Les tissages sarakolé, tous très beaux, se trouvent à Podor, à Matam, à Bakel, à Touba, au Sénégal, à Nioro, au Mali, à Kaédi et à Néma en Mauritanie.

Vannerie, nattes

Natte de lit (khabta) en nervures de feuilles de palmier et lanières de cuir. Autre natte plus fine (sémé) d’influence maure. Corbeilles à habit.

Cuir

Le Garanko (cordonnier) est spécialiste aussi du tannage des peaux, Il fabrique des babouches brodées (moukhou), des bottes (tioron,ulié), des sandales (tépou), dessus de selle (khirkhé n’doroké), des brides (kharbin nkation), des étuis à amulettes (safayon), des oreillers en cuir, ronds ou rectangulaires (tallah). Leurs outils principaux sont : l’alène (bounné), la planche sur laquelle on tranche le cuir (walakha), le polissoir en bois (maxhâdé), le couteau (labo).

Métal

Le Tago (forgeron) travaille le fer, les métaux précieux et le bois. Il fabrique des haches (yidou), des houes (tougou), des couteaux (Iabou), des herminettes (séoutou), des bijoux, des portes en bois (bàfou), etc. Son outillage est limité à un marteau (foullâdou), à l’enclume (tâné), une pince longue (khampa), des tenailles (khampa nhourmo), la lime (khassadé), le soufflet de forge (tountou).

Les bijoux sont nombreux et ont chacun un nom :
- merseye : grand collier de perles rouges ou vertes dont l’extrémité est nouée plusieurs fois
- kangoubo : pendentif en forme de boule en or filigrané, suspendu à un cordon de cuir
- diôla : pendentif en or en forme de croix on d’étoile à quatre branches,
- godé : gros bracelet en argent torsadé porté au poignet;
- tankhalémou tangado : anneaux en argent massif portés aux pieds.

Bois

Ce sont les Tago (forgerons) qui travaillent aussi le bois. Les plats en bois sarakolé sont très beaux. Ils se nomment « les gens » (aroudgui). C’est une coupe soutenue par quatre pieds en forme de triangle qui symbolisent quatre jambes d’hommes. Le bord de la coupe est gravé de petits triangles losangés. Ils font aussi des porte-calebasses (acherad) à la hampe sculptée ou pyrogravée et dont les motifs, sont ensuite peints en jaune, vert ou rouge. Les calebasses (khollou) ont souvent un col de bois cousu et surmonté d’un couvercle. Elles servent non seulement de récipient mais aussi d’armoires pour les vêtements. Les instruments de musique des griots sont le dongué, grand tambour, et le dondongué, petit tambour qu’on porte sous le bras, la guitare (gamban). Les artisans sculptent des petits escabeaux de bois à trois ou quatre pieds (corondomo), des louches en bois (kharkhamou).

Poterie

La poterie est exécutée par les femmes des forgerons (taga yakharon). Les dessins sont faits à l’aide de leurs doigts. Elles fabriquent des canaris et des gargoulettes (gdour), des gargoulettes à deux becs (goumbou), des plats à couscous (bégué), des grands pots à eau (ballé). Dans la région de Oualata (Mauritanie), les dessins des poteries ressemblent à ceux des maisons.

6 avril 2014

Génocide du Rwanda : Bagosora échappe à la prison à vie

par 

media

La chambre d'appel du tribunal pénal international pour le Rwanda a réduit la peine de Théoneste Bagosora, le plus célèbre des détenus du TPIR. La chambre d'appel a imposé une peine de trente cinq ans de prison. La Cour d'appel ne le disculpe d'aucuns crimes retenus contre lui en première instance.

Théoneste Bagosora dirigeait de facto l'armée rwandaise au début du génocide de 1994. Selon le président de chambre de la cour d'appel, il demeure coupable de génocide, crimes contre l'humanité, et crimes de guerre.

La chambre d'appel a, par ailleurs, confirmé sa responsabilité en tant que supérieur hiérarchique, pour différents crimes perpétrés à des barrages routiers, dont des viols, des massacres de masse, et des assassinats de responsables politiques. Sa culpabilité est maintenue pour le meurtre de dix casques bleus belges au cours d'une même journée en avril 94 au camp Kigali.

Bagosora avait été arrêté au Cameroun en mars 1996, au terme d'un procès phare du TPIR. Il avait été condamné à la prison à vie. Bagosora risque malgré tout de finir ses jours sous les verrous. Il a soixante dix ans aujourd'hui, et il demeure condamné à trente cinq années en prison.

5 avril 2014

Mauritanie : l'opposition menace de boycotter l'élection présidentielle

Le chef de l'opposition mauritanienne Ahmed Ould Daddah à Nouakchott le 3 mai 2012.
Le chef de l'opposition mauritanienne Ahmed Ould Daddah à Nouakchott le 3 mai 2012. © AFP

L'opposition mauritanienne ne participera pas à l'élection présidentielle prévue cette année en Mauritanie, à une date non encore fixée, si les conditions de transparence ne sont pas réunies, a affirmé vendredi lors d'un forum son chef, Ahmed Ould Daddah.

"Il faudra parvenir à une stratégie consensuelle qui garantirait la transparence et l'équité durant la prochaine présidentielle, sinon il n'y aura ni élection, ni participation" de l'opposition, a déclaré M. Ould Daddah à l'ouverture du "Forum de la démocratie et de l'unité" qui se tiendra jusqu'à dimanche à l'initiative de l'opposition.

Pour participer au prochain scrutin, l'opposition exige "une supervision politique crédible, la mise en place d'organes électoraux fiables et une préparation technique suffisante", a énuméré Ahmed Ould Daddah, chef du Rassemblement des forces démocratiques (RFD).

Ce point constituera l'une des questions "essentielles" à l'ordre du jour du forum, qui réunit des partis de l'opposition dont ceux de la Coordination de l'opposition démocratique (COD) ayant boycotté les élections législatives et municipales tenues en novembre-décembre 2013, après l'échec de pourparlers avec la majorité présidentielle.

La rencontre enregistre également la participation du parti islamiste Tewassoul, membre de la COD mais qui, lui, n'avait pas boycotté ces scrutins et est devenu la première formation d'opposition à l'Assemblée nationale.

Le forum regroupe aussi des organisations de la société civile, de jeunes et des syndicats proches de l'opposition. Il a cependant été boycotté par trois autres partis d'opposition formant la Coordination pour une alternance pacifique (CAP).En plus des conditions de participation à la présidentielle, le forum discutera également de la recherche de consensus sur de "grands défis" comme l'unité nationale et l'esclavage ainsi que de la création d'un cadre de réflexion permanent pour l'avenir du pays, ont indiqué ses organisateurs.

La question d'un candidat unique de l'opposition, évoquée ces derniers jours par des responsables opposants, ne sera cependant pas abordée, a précisé à l'AFP le porte-parole du forum, Saleh Ould Hanenna.

Ahmed Ould Daddah, qui a été très critique dans son discours envers le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz, a cependant affirmé que l'opposition est "disposée à tout dialogue véritable et responsable" avec le pouvoir pour sortir de "la crise politique dans laquelle se débat le pays".

Le gouvernement s'est déclaré prêt à entamer des concertations avec l'opposition pour parvenir à un consensus national sur la présidentielle, avait récemment indiqué le négociateur principal de l'opposition, Mohamed Ould Moloud, à l'issue d'une audience avec le Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz, un ancien général arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en août 2008, avait été élu un an après pour un mandat de cinq ans lors d'un scrutin contesté par l'opposition. Sauf énorme surprise, il devrait être candidat à sa propre succession lors de la prochaine présidentielle.



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4 avril 2014

Togo, élections législatives : lettre ouverte à Mme Ashton Catherine et M. Andris Piebalgs

Lettre ouverte à l’attention de :
  • Mme Ashton Catherine, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎,
  • M. Andris Piebalgs, commissaire au Développement de l’Union européenne

Copies :

  • M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères du gouvernement français
  • M. Pascal Canfin, ministre délégué au Développement du gouvernement français
  • M. Elmar Brok, président de la commission des Affaires étrangères du Parlement Européen
  • Mme Eva Joly, présidente de la commission Développement du Parlement Européen
  • Présidents des groupes parlementaires du Parlement européen :
    • M. Joseph Daul, Parti Populaire Européen (Démocrates-chrétiens)
    • M. Johannes Swoboda, Alliance Progressiste des Socialistes & Démocrates
    • M. Guy Verhofstadt, Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe
    • M. Cohn-Bendit et Mme Rebecca Harms, Verts/Alliance libre européenne
    • M. Marek Grobarczyk, Conservateurs et Réformistes européens
    • Mme Gabi Zimmer, Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique
    • M. Emmanuel Bordez, Europe de la liberté et de la démocratie
    • M. Calixte Batossie Madjoulba, ambassadeur du Togo en France
    • M. Félix Kodjo Sagbo, ambassadeur du Togo à l’Union Européenne

Objet : Demande d’action urgente de l’Union européenne au Togo en vue d’une organisation des élections législatives transparentes, consensuelles et crédibles

Madame le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎,

Monsieur le commissaire au Développement de l’Union européenne,

Entre 2009 et 2011, l’Afrique francophone a connu une vague d’élections présidentielles dont les résultats ont souvent été contestés. Si des transitions démocratiques ont connu un certain succès, au Niger par exemple, la démocratisation du continent africain avance difficilement, et, certains régimes dictatoriaux ont réussi à trouver une ‘légitimité’ internationale en instrumentalisant une démocratie factice au moyen d’élections fraudées. Fin 2012, début 2013, le hasard des calendriers électoraux amène une nouvelle vague d’élections, cette fois, législatives. L’enjeu de démocratisation se déplace des présidentielles aux législatives, mettant l’accent sur le renforcement des institutions.

Au Togo, suite aux massacres de 2005 à l’arrivée de Faure Gnassingbé au pouvoir, en accord avec l’Organisation des Nations unies et le Programme des Nations Unies pour le Développement, l’Union Européenne a soutenu le pays au niveau des processus électoraux et de la construction de l’Etat de droit, par ses Missions d’Observation Electorale et ses financements. Cette action a indirectement conforté un régime caractérisé par la violence de la répression, l’impunité, la corruption, et le refus de toute alternance politique. Le soutien à la démocratisation a parfois perdu de son efficacité et de son sens. En 2010, l’Union européenne a financé à hauteur de 12,5 millions d’euros l’organisation de l’élection présidentielle, et a envoyé une Mission d’Observation, impliquant par son budget les contribuables européens. L’Union européenne était le garant attendu des résultats comme premier donateur et observateur. Les conditions de cette élection n’auraient pas été acceptées dans les démocraties adhérentes à l’Union européenne. L’Union européenne se doit de tirer les conséquences de son implication, particulièrement si elle continue de financer les élections au Togo. [1]

Si, parmi les principales dispositions de l’Accord Politique Global (APG) signé à Ouagadougou en 2006 entre le pouvoir togolais et les partis de l’opposition, suite aux 22 engagements pris en 2004 par l’Etat togolais auprès de l’UE, certaines ont partiellement été exécutées permettant au pouvoir de bénéficier des financements de l’Union européenne, les plus importantes notamment celles relatives aux réformes institutionnelles et constitutionnelles n’ont pu être mises en œuvre du fait du manque de volonté et de la mauvaise foi du pouvoir.

En 2012, l’ONU condamne sévèrement le gouvernement togolais sur la torture, en lui demandant de prendre rapidement des mesures qui auraient dû être prises depuis longtemps, mettant particulièrement en cause l’Agence Nationale de Renseignement (ANR), lui demandant de « mettre en œuvre les recommandations de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) sur les allégations de torture et de mauvais traitements dans les locaux de l’ANR et autres lieux de détention » [2]. Cette nouvelle condamnation démontre que le régime issu des massacres de 2005 a peu progressé dans la construction d’un Etat de droit.

Sans qu’il n’y ait de date certaine et alors que le chef de l’Etat togolais annonce dans ses vœux de nouvel an 2013 vouloir suivre un chronogramme avec une élection fin mars 2013, les législatives au Togo se dérouleront environ 3 ans après la présidentielle de mars 2010. Depuis cette date, les populations entraînées par l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), la coalition de partis réunis au sein du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), et, depuis le mois de mai 2012, le Collectif ‘Sauvons le Togo’ (CST), ainsi que la coalition « Arc-en-ciel », ont contesté les résultats de la présidentielle de 2010, et ont réclamé des élections législatives transparentes et organisées selon les standards internationaux. Le gouvernement a violemment réprimé les mouvements pacifiques de contestation, sans pour autant parvenir à briser la dynamique acquise au changement.

Ces coalitions de partis politiques réclament l’organisation consensuelle d’élections législatives face à la poursuite solitaire de l’organisation de ces élections par le gouvernement. Le Collectif ‘Sauvons le Togo’ a indiqué, le 1er janvier 2013 [3] « qu’il est prématuré d’aborder des questions liées à des élections sans la réalisation consensuelle des réformes institutionnelles et constitutionnelles. Il convient plutôt de réunir les conditions devant ouvrir la voie à un dialogue structuré, franc et sincère, … Le Collectif ‘Sauvons le Togo’ réitère sa proposition pour la mise en place d’un comité préparatoire qui conviendra des modalités du dialogue, dans ses aspects liés à la composition, au fonctionnement et aux sujets à débattre. Pour la sérénité des débats, la présence d’un médiateur choisi consensuellement, avec l’assistance de la communauté internationale, s’impose. »

Comme les diplomaties des principaux pays occidentaux, l’Union européenne est de nouveau prise à témoin d’un processus biaisé. Etant donné l’historique de l’influence européenne au Togo, sa volonté d’accompagner le régime, dont des personnalités fortes sont elles-mêmes mises en cause, vers un objectif de démocratie, quand ce régime ne semble pas partager les valeurs démocratiques, n’a jamais été comprise par la majorité de la population togolaise. La poursuite de cette politique pourrait donc être de nouveau assimilée à une complicité avec le régime dictatorial. A ce stade, l’Union européenne a encore la possibilité de corriger la logique de son implication, pour devenir un acteur fiable et reconnu de la démocratisation.

La qualité de l’organisation d’un scrutin se détermine en amont : au niveau de l’indépendance de l’organisation vis-à-vis du pouvoir, la préparation des listes électorales, la qualité du découpage des circonscriptions, – point bloquant pour le Togo –, le contrôle des moyens de l’Etat, les moyens financiers de l’opposition, la liberté de la presse, l’indépendance et le travail de la justice en cas de répression policière. L’Union européenne a émis après des législatives de 2007 des recommandations qui n’ont jamais été appliquées par le gouvernement togolais. En effet, parmi les recommandations de la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne (MOE-UE) des législatives d’octobre 2007 figure la recommandation selon laquelle « la représentativité des sièges dans la nouvelle législature doit se faire sur des critères démographiques » [4], pour mettre fin à la sur-représentativité manifeste du Nord par rapport au Sud. Ce déséquilibre, imposé par un régime électoralement illégitime, est à la base du trucage prévisible dans l’organisation des législatives par le gouvernement sans concertation avec l’opposition. D’autres recommandations allant dans le même sens sont venues se rajouter dans le rapport de la MOE-UE de 2010, et l’opposition demande leur application. [5]

A partir du « printemps arabe », la politique européenne, que ce soit au niveau de la Commission ou du Parlement, s’est engagée dans le sens d’une politique plus « cohérente vis-à-vis des régimes autoritaires » associant développement, droits humains, et démocratie [6]. Les élections législatives au Togo révèlent un enjeu important pour la démocratisation du continent parce qu’il s’agit d’un des seuls pays subissant une dictature militaire à façade démocratique où le régime pourrait quitter le pouvoir par les urnes, l’opposition ayant réussi à rester électoralement forte malgré les manœuvres récurrentes visant à la déstabiliser. S’il est bien organisé et si les résultats sont correctement restitués, le prochain scrutin permettrait de sortir d’une impasse et montrerait la capacité du Togo à s’engager dans une alternance. Les élections législatives envisagées au Togo pourraient ainsi mettre un terme à la dictature en donnant un exemple positif pour d’autres pays. Il s’agit donc d’un test pour la communauté internationale et en particulier pour l’Union Européenne, qui par son expérience des Missions d’Observation, a la possibilité de devenir un soutien efficace, rapide, reconnu, pour la généralisation de la démocratie en Afrique.

2 avril 2014

Par Damien Glez Blaise Compaoré ne doit pas

Blaise Compaoré ne doit pas beaucoup fermer l’œil ces derniers temps. Blaise Compaoré ne doit pas beaucoup fermer l’œil ces derniers temps. © Glez/J.A.

Au moment où le régime du président burkinabè, Blaise Compaoré, est fragilisé, deux assassinats officiellement non élucidés remontent à la surface : ceux de Thomas Sankara et de Norbert Zongo. La justice du Burkina Faso va-t-elle convaincre de sa bonne foi ?

Bien qu’il se mure dans un silence de comateux, Blaise Compaoré ne doit pas beaucoup fermer l’œil. Après 26 ans de pouvoir, le sommeil du président burkinabè est sans doute perturbé par une défiance politique tout à fait inédite. À l’heure où le principal parti qui le soutient - le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) - souffre d’une hémorragie de militants de premier plan, deux dossiers judiciaires se rappellent au mauvais souvenir du premier magistrat du Faso. Et réveillent concomitamment deux fantômes : celui d’une plume-à-gratter et celui d’un frère d’arme iconique qui viennent chatouiller les orteils du “beau Blaise”.

28 mars 2014, 15 ans après l’assassinat de l’homme de presse burkinabè Norbert Zongo, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples évoque "un certain nombre de carences dans le traitement de cette affaire par la justice nationale". Saisie par les avocats des héritiers du journaliste d’investigation, elle vient de rendre un long arrêt. Le juge Gérard Niyungeko indiquait vendredi 28 mars que la justice burkinabè n’avait pas fait ce qu’il fallait pour identifier et présenter devant la justice les auteurs de l’assassinat, ce qui pourrait être considéré comme une violation des traités internationaux qui garantissent la protection des droits de tout citoyen. En cause : des problèmes de timing dans les procédures et un manque d’empressement à explorer plusieurs pistes tracées, à l’époque, par la Commission d’enquête indépendante. Norbert Zongo enquêtait sur l’assassinat du chauffeur du frère du président Compaoré. Est-il dans l’intérêt du régime burkinabè de laissait penser que ceci pourrait expliquer cela ?

En avril 2006, déjà, le Comité des droits de l'homme de l'ONU demandait à l'État burkinabè de garantir aux familles une justice impartiale.

Hasard du calendrier, une autre juridiction doit s’exprimer ce 2 avril. La Chambre civile du tribunal de grande instance de Ouagadougou doit annoncer son verdict sur une demande d’exhumation du corps de Thomas Sankara, président du Burkina Faso disparu lors d’un coup d'État qui porta au pouvoir l’actuel locataire du palais. Le 15 octobre 1987, quinze responsables de la "Révolution démocratique et populaire"  – dont son président – auraient été enterrés au cimetière de Dagnoën, sans que leurs familles puissent les identifier. Les ayants droit de Sankara souhaitent que leurs dépouilles soient expertisées, afin que l’on connaisse avec certitude leurs identités et que l’on infirme éventuellement la "mort naturelle" officiellement évoquée sur les actes de décès. En avril 2006, déjà, le Comité des droits de l'homme de l'ONU demandait à l'État burkinabè de garantir aux familles une justice impartiale. Celle-ci commence par la preuve des enterrements...

Portée symbolique

Bien sûr, les militants qui commémorent, chaque 13 décembre, l’assassinat de Norbert Zongo se font peu d’illusion sur la possibilité d’une issue judiciaire, quelques années après le décès du seul inculpé dans cette affaire, l’ancien responsable de la garde présidentielle, Marcel Kafando. Bien sûr, peu d’hypothèses accréditent la thèse selon laquelle le corps de Thomas Sankara ne se trouverait pas à Dagnoën. Mais les deux rebondissements de cette semaine ont une portée symbolique certaine. Zongo et Sankara sont les deux icônes de la jeunesse burkinabè, majoritaire dans le pays. La reconnaissance du mauvais traitement judiciaire de la disparition de l’un et la puissance dramaturgique de l’exhumation de l’autre galvaniseraient une population qui se surprend, depuis une année, à imaginer la fin du régime actuel.

>> Lire aussi : Les fantômes de Thomas Sankara

Blaise Compaoré n’est plus éligible, si l’on s’en tient au verrou constitutionnel justement élaboré suit à l’émotion suscitée par la mort de Zongo. Le président est pris dans un étau, oppressé entre la loi fondamentale qui lui indique la sortie et la pression d’une opposition requinquée, capable de compromettre sa modification. Il n’avait vraiment pas besoin qu’on ressuscite des fantômes ; ni Sankara, le chantre de l’intégrité burkinabè, ni Zongo, le porte-voix des sans-voix. Ultime énigme : des perspectives judiciaires dans le ciel de Compaoré sont-elles de nature à lui faire lâcher le pouvoir, comme convenu, ou à s’accrocher à son immunité présidentielle ?

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16 mars 2014

Charles Blegoudé: le voyou de la rue a joué à la loterie et il a perdu

Charles Blé Goudé, depuis son lieu de détention

Charles Blé Goudé, depuis son lieu de détention © Autre presse par DR

C’est depuis le week-end que l’on a vu circuler sur la toile, des photos supposées être celles de Charles Blé Goudé, le leader des jeunes patriotes et l’ancien ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo. En effet, des photos d’un homme barbu ressemblant à Charles Blé Goudé, un proche de l’ex-président Laurent Gbagbo, détenu dans des conditions visiblement difficiles, circulent et ont été publiées lundi par de nombreux journaux ivoirien et ceci n’est pas sans provoquer un scandale en Côte d’Ivoire.

Ayant vu les images, l’avocat du leader des jeunes patriotes a confirmé qu’il s’agit bien de son client. « C’est son visage, sa morphologie. Il n’y a aucun doute sur ce sujet. C’est bien lui. Vu les conditions dans lesquelles il se trouve, j’ai peur pour sa santé mentale», a déclaré Me Claver N’Dri. L’avocat a déploré le fait qu’il soit chaque fois empêché d’avoir accès à son client depuis le 2 août dernier.

Charles Blé Goudé1

Charles Blé Goudé, le leader des jeunes patriotes © Autre presse par DR

Parmi les photos en question, l’une montre un homme barbu au crâne dégarni, relativement mince, debout devant une porte de prison verte. Une autre image montre un homme allongé à même le sol, seulement vêtu d’un short blanc, avec à ses côté un livre religieux: « La paix avec Dieu ». Derrière lui, un graffiti, « Je me sens libre », est écrit en blanc sur un mur foncé.

La porte-parole adjointe du gouvernement ivoirien Afoussiata Bamba a indiqué que les photos publiées ne relèvent pas de la responsabilité du régime d’Alassane Ouattara. Dans les rangs du pouvoir d’ADO, on avance la probabilité d’images truquées. On précise dans le camp du régime que ni ses avocats, ni ses parents n’ont pu rendre visite à un prisonnier si étroitement surveillé avec un téléphone portable ou appareil photo pour prendre des images. Comme il fallait s’y attendre, les milieux et les médias favorables à Laurent Gbagbo n’ont pas été tendres avec le régime ivoirien ce lundi dénonçant des actes de torture du régime Ouattara.

Charles Blé Goudé2

Charles Blé Goudé, le leader des jeunes patriotes © Autre presse par DR

Charles Blé Goudé, l’ancien leader des jeunes patriotes, un mouvement pro-Gbagbo parfois extrêmement violent, arrêté en janvier 2013 au Ghana après plus d’un an et demi de cavale. L’ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo, a été inculpé de crimes de guerre mais aussi d’assassinats, vols en réunion, etc. par la justice ivoirienne en janvier 2013. Il est aussi poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour « crimes contre l’humanité » commis durant la crise postélectorale de 2010-2011.

5 décembre 2013

HOMMAGE:Nelson Mandela, grand jusque dans sa mort

Tout au long de sa vie, l'ancien président d'Afrique du Sud s'est distingué par son courage, sa farouche volonté. Il entre de plain-pied dans l'Histoire.

Nelson Mandela, grand jusque dans sa mort© Debbie Yazbek / AFP

  • Par Jacques Chevalier

Le grand lion s'est éteint jeudi 5 décembre 2013 dans la soirée. L'âge et les séquelles d'une tuberculose contractée dans les geôles humides de Robben Island ont emporté son dernier souffle. Mais son image, symbole de la lutte contre l'apartheid, est intacte. Un visage souriant et bienveillant, dont l'aspect vieilli aura été préservé des regards indiscrets par la pudeur de celui qu'on appelait Madiba

Sang bleu - il est issu d'une famille royale de l'ethnie Xhosa -, coeur noir, il a rendu l'impensable possible en devenant le premier président noir de la "nation arc-en-ciel". La lutte de ce passionné de boxe commence en 1940 : il est exclu de l'université pour s'être joint à un boycott visant à dénoncer les conditions des étudiants noirs en Afrique du Sud. En 1943, il devient membre du Congrès national africain (ANC), dont il sera le président en 1991. Avocat, s'inspirant des théories de Gandhi qui prônent la non-violence, il croit tout d'abord la plume plus forte que l'épée. Manifestations, contestation de lois racistes, appels à la désobéissance... En vain. En 1960, le massacre de Sharpeville au cours duquel 69 Noirs meurent sous les balles de policiers sonne le glas de cette politique. En décembre 1961, Mandela crée la branche armée de l'ANC, ce qui lui vaut d'être considéré comme une organisation terroriste. Mandela appelle au sabotage plutôt qu'aux assassinats, contrairement à certains membres de l'ANC.

Humanisme et pragmatisme

Madiba préfère la réconciliation à la vendetta. Il apprend l'histoire des Afrikaners, leur langue, entend leurs revendications. En s'affirmant hostile à "la domination aussi bien blanche que noire" et en décrétant que l'Afrikaner est un Africain au même titre qu'un Noir, il se distingue de l'africanisme, en vogue à l'époque. Ses négociations avec Pieter Botha, considéré comme le fer de lance du régime ségrégationniste, sans le consentement et à l'insu de l'ANC en témoignent. Un humanisme doublé d'un pragmatisme politique auquel le microcosme carcéral l'aura exercé pendant ses 27 ans d'emprisonnement.

Condamné à la perpétuité en 1964, il est libéré par Frederik De Klerk en 1990. Tous deux recevront le prix Nobel de la paix en 1993. L'année suivante, les premières élections démocratiques et multiraciales d'Afrique du Sud voient l'ANC triompher : le 10 mai, Mandela est élu président. Des symboles forts, mais qui ne soldent pas les désaccords entre les deux artisans de la transition. En 1995, l'abandon par De Klerk des poursuites à l'encontre de policiers à l'origine de crimes racistes met Mandela dans une colère terrible, portant un coup à la coalition. Un an plus tard, c'est au tour de Mandela d'essuyer les critiques : la Commission vérité et réconciliation qu'il met sur pied est accusée d'épargner la prison aux auteurs d'actes racistes en échange de l'aveu de leurs crimes. Une politique du pardon jugée "facile" et qu'une partie de la classe populaire, ses alliés du parti communiste et des syndicats noirs n'ont pas digérée.

"Éventrement intérieur"

À la fin de son mandat, en 1999, le bilan dressé par ses détracteurs contraste avec son aura d'icône internationale. Économie "anémique", baisse du niveau d'instruction et de la qualité des soins médicaux, manque de logements pour les pauvres, corruption, criminalité et résurgence du racisme... Un "statu quo socio-économique" qu'il assume à demi-mot : conscient que des réformes trop radicales l'auraient fait passer pour un communiste auprès des investisseurs étrangers, Mandela visait avant tout à assurer une transition sans bain de sang ni banqueroute.

Mais la griffe de la guerre impose son prix : sa vie héroïque lui vaudra de se demander si "le combat qu'on mène pour d'autres justifie qu'on néglige sa propre famille". Il vit privé des siens, l'apartheid est son combat, l'absence son cauchemar. Divorcé et remarié trois fois, il perd deux de ses fils. Un "éventrement intérieur" qui le hante au point de déclarer au mariage de sa fille : "Si c'était à refaire, je ne le referais pas."

Mandela est une bête de scène, pas un animal politique : il consacre le reste de sa vie à des oeuvres caritatives, notamment à sa fondation contre le sida, et à rattraper le temps perdu auprès des siens. Sa popularité est universelle, sans appel : ami des stars, de Kadhafi et de la reine d'Angleterre, Mandela symbolise toujours "le triomphe de l'espoir sur l'injustice". Et c'est pour cela que nous l'honorons aujourd'hui.

Le Point.fr - Publié le 05/12/2013 à 22:51

4 décembre 2013

INDE: UNE TRADITION QUI N'EMEUT PAS LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

L’infanticide féminin: Qu’est-ce qui tue les petites filles de l’Inde ?

par Rita Banerji

Traduit de l’original par Philippe Mignon

Ce qui suit est la partie éditée d’un article écrit par Rita Banerji publie la première fois dans The Women’s News Network [pour lire l'article original, veuillezcliquer ici ]

Un rapport publié en 2012par le UN-DESA ( Département des Affaires sociales et économiques des Nations Unies ) au sujet des taux de mortalité globale chez le bébé et l’enfant, a fait une révélation choquante. Il a montreéque l’Inde a un taux de mortalité anormalement élevé chez les filles âgées de 1 a 5 ans- un taux qui était le plus élevé dans l’étude de 150 pays, dont beaucoup, par exemple en Afrique. étaient bien plus pauvres que l’ Inde!

 Le rapport montrequ’une fillette en Inde âgée de 1 à 6 ans a trois fois plus de chance de mourir qu’un garçon du même âge (soit une chance de mourir plus élevée de 75%). Pour 56 garçons qui meurent dans cette tranche d’âge, il y a 100 filles qui meurent. Cependant selon les statistiques, ceci devrait être l’inverse. Normalement les fillettes de cet age ont une chance naturelle de survie parce qu’elles ont un avantage biologique. Ainsi pour le reste du monde le taux de mortalité dans ce groupe d’age est de 116 garçons pour 100 filles.

Quelle est la cause de ce chiffre alarmant chez les fillettes en Inde?

Indian baby

 

photo by Zuhair Al-Traifi ©

Un rapport publié en 2011dans les Archives de Médecine Pédiatrique et de l’Adolescence, d’une étude conduiteconjointement par le Conseil médical Indien et par l’École d’Harvard de la Santé Publique, a établi qu’en Inde, les fillettes en- dessous de 5 ans avaient un taux de mortalité anormalement élevé a cause l’importance de la violence domestique dans les maisons qui prenait pour cible les femmes. Mais pas les petits garçons !

Dans ces maisons, ce n’étaient pas juste les femmes qui étaient tuées par l’infliction de violence mortelle, mais cette violence avait aussi pour cible les fillettes. Des données concernant les déclarations de naissances en Inde ont été rassemblées de 1985 à 2005, et on a ainsi pu découvrir que des petites filles qui avaient été enregistrées pendant cette période, 1.2 million avait été tuées alors qu’elles n’étaient que des nourrissons, et 1,8 million supplémentaire avaient été tuées avant d’atteindre l’âge de 6 ans!!! Ainsi, des fillettes dont la naissance avait été enregistrée pendant 20 ans, 3 millions avaient été tuées avant d’atteindre l’âge de 6 ans.

De plus, l’étude a établi que les fillettes en Inde ont un risque beaucoup plus élevé que les garçons de mourir de violences domestiques. Alors que les filles âgées de 1 a 6 ans ont une chance plus élevée de 21% que les garçons de mourir de violences domestiques avant d’atteindre 5 ans, les fillettes qui ont 1 an de moins courent un risque de 50% plus élevé d’en mourir que les garçons du même age.

Le responsable de cette étude , le Dr. Jay Silverman a déclaré : « être née fille dans une famille indienne au sein de laquelle la mère est violentée rend la survie d’un enfant féminin au-delà de la petite enfance significativement moins probable. De façon choquante cette violence ne présente pas de menace a votre vie si vous avez assez de chance pour être né garçon

Bracelets. Tiruparankundram

 

photo par Joel Dousset ©

Une autre façon de pratiquer le meurtre des petites filles en Inde est la négligence délibérée et abusive. Un rapport de l’UNICEF, datant de 2007, a établi que les fillettes en- dessous de 5 ans avaient un taux de mortalité de 40% plus élevé que les garçons du même âge. Souvent, les familles font délibérément mourir de faim leurs filles en négligeant de les nourrir complètement ou en leur donnant les restes s’il y en a après que les hommes et les garçons aient mangé. Si une fille tombe malade, la famille ne dépensera souvent pas d’argent en soins médicaux, préférant la laisser mourir.

L’infanticide féminin a une longue histoire en Inde, et de manière effrayante, chaque région a sa propre façon établie et traditionnelle de tuer les petites filles, méthodes qui comprennent la noyade du bébé dans un baquet de lait, l’ingestion forcée de sel, ou encore l’enterrement de la fillette vivante dans un pot en terre.Cependant, dans les familles de classe moyenne et plus aisées, les méthodes sont plus détournées, comme par exemple la mise en scène d’accidents ou l’induction de maladies ‘naturelles’ pour éviter que la police ne détecte le meurtre.

Dans une étude menée par le Bureau d’Etat Civil Général de l’Indeet publiée en 2010 dans le journal médical «Le Lancet», un facteur curieux a été mis en lumière. Les filles en Inde âgées d’un mois à 5 ans mouraient de pneumonie et de diarrhée a un taux qui était de 4 a 5 fois plus élevé que chez les garçons du même age.

Mais pourquoi les filles mouraient-elles de ces deux maladies spécifiques?

The Eyes Have It....(Surprise)

 

photo par Akash Banerjee ©

La réponse, qui est choquante, est révélée dans une observation faite par l’auteur Bita Aravamudan dans son livreDisappearing Daughters(« Disparitions de filles»), 2007. Alors qu’elle visitait des endroits ou l’infanticide féminin est pratiqué en Inde, elle a pu observer que les méthodes conventionnelles pour tuer les fillettes pouvaient habituellement être détectées et qu’une investigation policière pouvait être lancée : « Pour éviter les arrestations, les familles adoptent des méthodes douloureuses pour tuer [les bébés filles]… L’induction de la pneumonie était la méthode la plus moderne. Le bébé était enveloppé dans une serviette humide ou trempé dans l’eau froide aussitôt après sa naissance ou quand il revenait de l’hôpital. Si après quelques heures, il était encore vivant, on se rendait chez le médecin, qui diagnostiquait une pneumonie et prescrivait des médicaments, que les parents jetaient immédiatement à la poubelle. Quand le bébé mourait enfin, les parents étaient en possession d’un certificat médical pour prouver la pneumonie. Quelques fois on donnait un peu d’alcool a l’enfant pour créer de la diarrhée, une autre ‘maladie certifiable’».

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Karishma à 2 ans. photo par Rita Banerji ©

En tant que fondatrice de la Campagne des 50 Millions Manquantes, qui a pour but de sensibiliser la conscience collective à l’actuel génocide/ genricide féminin en Inde, je ne suis plus que consciente de ces facteurs. Il y a 2 ans,  la campagne a été impliquée dans le cas d’une petite fille, appelée Karishma, dont la famille ne voulait pas de fille, et qui avait tenté de la tuer à plusieurs reprises. Lire l’histoire de Karishma (en anglais) ici

© The 50 Million Missing Campaign. Tous droits réservés. Pour partager, merci de vous référer à nos conditions de copyright.

A PROPOS DE L’AUTEURE

Rita Banerji est une auteure et activiste pour les droits des femmes, ainsi que la fondatrice de la 50 Million Missing Campaign pour stopper le génocide féminin en Inde. Son livre Sex and Power: Defining History Shaping Societies, porte un regard historique et social sur la relation entre genre et pouvoir en Inde en tant que cause de l’actuel genricide féminin. Son site internet est www.ritabanerji.com. Elle blogue sur Revolutions in my Space et tweet sur @Rita_Banerji

A PROPOS DES PHOTOGRAPHES

Les photos présentes dans cet article ont été prises par les photographes membres de la 50 Million Missing Campaign. Il y a 2400 photographes à travers le monde qui donnent leur soutien aux photos de l’équipe de la Campagne pour 50 millions de disparus en cliquant. Pour voir plus de travail de chacun des photographes cliquer ici et connectez-vous a leur site individuel.

A PROPOS DU TRADUCTEUR

Philippe Mignon qui est le traducteur vit au Portugal en tant que français. D’autre part il est artiste et peintre d’aquarelles. Il a intensément voyage pendant plus de 30 ans en Asie ( Inde, Indonesie-Bali, Népal, Malaisie, Thaïlande, Corée etc… ) On peut le contacter par e-mail :  philippemignon2@hotmail.com ou philippemanoussi@gmail.com ou encore sur facebook.com. si on veut regarder certaines de ses peintures.

4 décembre 2013

AFRIQUE/ COTE D'IVOIRE : LA CPI COURTISE CELUI QUI SE DISAIT GÉNÉRAL DE LA RUE

Côte d’Ivoire: la CPI veut que Charles Blé Goudé lui soit livré

Charles Blé Goudé, lorsqu'il était ministre de la Jeunesse dans le gouvernement de Laurent Gbagbo.
Charles Blé Goudé, lorsqu'il était ministre de la Jeunesse dans le gouvernement de Laurent Gbagbo.
RFI
Par RFI

La Cour Pénale Internationale réclame à nouveau Charles Blé Goudé. Ce lundi, la CPI a réitéré au gouvernement ivoirien sa demande de transfèrement de l’ex-leader des Jeunes patriotes proches de l’ancien président Laurent Gbagbo, incarcéré à la CPI depuis deux ans.

La demande de la Cour pénale internationale auprès du gouvernement ivoirien se veut pressante. Elle est aussi accompagnée d’un rappel : l’obligation d’Abidjan de livrer Charles Blé Goudé, selon un communiqué de la juridiction internationale, qui fixe aussi un délai pour recevoir une réponse. La CPI espère avoir les observations des autorités ivoiriennes sur sa demande au plus tard le 13 janvier prochain.

→ A (RE)LIRE : Charles Blé Goudé inculpé pour crimes de guerre et détenu dans un lieu secret

Le 1er octobre dernier, la CPI avait rendu publique l’existence d’un mandat d’arrêt contre l’ex-« général de la rue » en Côte d’Ivoire. Un mandat qui était sous scellés depuis son émission, le 21 décembre 2011. La CPI soupçonne Charles Blé Goudé de crimes contre l’humanité pendant la crise postélectorale de 2010-2011. Les violences de cette crise ont fait officiellement 3 000 morts.

Inculpé de crimes de guerre en Côte d'Ivoire

Depuis son arrestation en janvier dernier au Ghana, ce proche de Laurent Gbagbo est actuellement détenu dans un lieu tenu secret en Côte d’Ivoire. La justice ivoirienne l’ainculpé de crimes de guerre.

→ A (RE)LIRE : Le non-transfèrement de Simone Gbagbo à la CPI, une «décision politique»

Selon une source gouvernementale, les autorités ivoiriennes réfléchissent à la réponse à donner à la CPI. Vont-elles envoyer Charles Blé Goudé à La Haye ? Elles ont déjà refusé, il y a deux mois, de transférer Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien Président ivoirien, en demandant à la CPI de se déclarer incompétente, afin qu’elle soit jugée en Côte d’Ivoire.

 

LE MANDAT D'ARRÊT ÉMIS PAR LA CPI CONTRE CHARLES BLÉ GOUDÉ
 
14 mai 2013

UN DÉPUTÉ UMP RACISTE: sur les casseurs de Paris

UN DESCENDANT DE NAZIS A L'ASSEMBLEE NATIONALE FRANCAISE (ELU  UMP = union des mômes de p......)

 

Les casseurs sont sûrement des descendants d’esclaves, ils ont des excuses #Taubira va leur donner une compensation!» avait écrit ce député du Var lundi soir sur le réseau social Twitter.

«J’ai fait un amalgame tout à fait regrettable entre deux choses: d’un côté, les propos de Madame Taubira sur le fait qu’il faut indemniser les descendants des esclaves, et je ne supporte plus cette repentance permanente de la France. La France a un passé, glorieux ou moins glorieux, et il est temps d’arrêter de s’excuser», a expliqué M. Vialatte mardi à l’AFP. Et d’ajouter: «J’ai fait l’amalgame avec la politique laxiste en matière de justice de Madame Taubira, qui conduit aux évènements d’hier (lundi), parce qu’aujourd’hui les casseurs sont persuadés qu’ils n’auront pas de sanction».

«C’était rien de plus, je regrette vraiment que ça provoque un tel tollé parce que loin de moi l’idée d’avoir le moindre propos raciste», a souligné l’élu varois. Il précise avoir immédiatement retiré le tweet après sa publication «car j’ai écrit une bêtise».

Plainte

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a réagi au parlant de «degré zéro» de la politique. «J’ai même vu qu’il y avait un tweet d’un député UMP qui considérait que c’était sûrement les descendants d’esclaves qui avaient été manifester hier soir, on est vraiment sur le degré zéro», a-t-il dit sur France Info, estimant qu’«il faudrait que l’opposition soit en capacité d’être aussi de temps en temps un peu à la hauteur et des enjeux, et des discussions».

La Fondation du Mémorial de la Traite des noirs, établie à Bordeaux, a dénoncé «une insulte inacceptable à la mémoire des victimes de la traites des noirs et de l’esclavage» ainsi qu’«une incitation à la haine». «Le député Vialatte franchit une ligne rouge inacceptable pour un représentant du peuple français et pour l’image de la Nation» a-t-elle indiqué dans un communiqué. Elle a décidé de porter plainte contre le député auprès de la justice varoise pour «fausse accusation, diffamation et incitation à la haine raciale».

4 mai 2013

L’HYMNE NATIONAL, L’HYMNE DE LA VICTOIRE ( LE DITANYE) DU BURKINA FASO

L’HYMNE NATIONAL, L’HYMNE DE LA VICTOIRE ( LE DITANYE)

 

I. Contre la férule humiliante il y a déjà mille ans

La rapacité venue de loin les asservir il y a cent ans

Contre la cynique malice métamorphosée

En néocolonialisme et ses petits servants locaux

Beaucoup flanchèrent et certains résistèrent

Mais les échecs, les succès, la sueur, le sang

Ont fortifié notre peuple courageux

Et fertilisé sa lutte héroïque.

REFRAIN

Et une seule nuit a rassemblé en elle l’histoire de tout un peuple

Et une seule nuit a déclenché sa marche triomphale

Vers l’horizon du bonheur une seule nuit a réconcilié

Notre peuple, avec tous les peuples du monde

A la conquête de la liberté et du progrès.

La Patrie ou la mort nous vaincrons.

II. Nourris à la source vive de la révolution,

Les engagés volontaires de la liberté et de la paix

Dans l’énergie nocturne et salutaire du 4 août

N’avaient pas que les armes à la main mais aussi et surtout

La flamme au cour pour légitimement libérer

Le Faso à jamais des fers de tous ceux qui,

Çà et là en polluaient l’âme sucrée

De l’indépendance de la souveraineté

III. Et séant désormais en sa dignité recouvrée

L’amour et l’honneur en partage avec l’humanité

Le peuple de Burkina chante un hymne à la victoire

A la gloire du travail libérateur, émancipateur

A bas l’exploitation de l’homme par l’homme,

Hé ! en avant pour le bonheur de tout homme

Par tous les hommes aujourd’hui et demain

Par tous les hommes ici et pour toujours.

IV. Révolution populaire nôtre, sève nourricière

Maternité immortelle de progrès à visage d’homme

Foyer éternel de démocratie consensuelle

Où enfin l’identité nationale a droit de cité

Où pour toujours l’injustice perd ses quartiers

Et où des mains des bâtisseurs d’un monde radieux

Mûrissent partout les moissons des voux patriotiques

Brillent les soleils infinis de joie. 

La Patrie ou La mort Nous Vaincrons

10 avril 2013

khali diallo: un homme de terrain

L’humanitaire et responsable de l’initiative de la marmite du partage, grâce à laquelle plusieurs familles démunies de Nouakchottarrivent parfois à surmonter leur faim grâce aux nourritures qu’elle collecte auprès de riches pour leur venir en aide serait en danger, suite à des menaces de mort proférées par des anonymes à travers des appels téléphoniques.

Khally Diallo est également connu pour avoir apporté un soutien moral et matériel appréciable à la famille éplorée de Penda Soghé, notamment en mobilisant sur la toile et dans les colonnes de la presse les généreux pour venir en soutien à son orphelin Alassane, âgé de 2 ans et demi.

C’est lui aussi qui est à l’origine de l’organisation de la dernière marche des sympathisants de l’affaire Penda qui avaient interpellé les députés pour que justice soit faite pour cette victime, pour éviter ainsi à d’autres innocentes filles de connaitre le même triste sort, si les multirécidivistes ne sont pas réellement punis par la loi.

Sur un autre plan, notons qu’en guise de solidarité avec la famille de feue Penda les filles de Map et de la diaspora ont décidé d’organiser une Collecte en France en soutien à la famille de la victime, s’engageant à se mobiliser pour lutter contre toute forme d’injustice et pour la préservation de la dignité humaine.

 

sources www.criedem.org 

28 avril 2017

FRANCAFRIQUE: Que fait la France en Afrique ?

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Après la projection d’Afrique 50 de René Vautier (film anticolonialiste consacré aux conditions de vie dans les villages des colonies françaises d’Afrique occidentale), des membres de l’associations Survie présenteront les bases de ce qu’est la Françafrique : ce volet occulte de la politique de la France vis-à-vis de ses anciennes colonies africaines. Comment elle est née, comment elle a vécu, survécu… et comment elle perdure toujours aujourd’hui.

« La Françafrique, c’est comme un iceberg. Vous avez la face du dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France meilleure amie de l’Afrique, patrie des droits de l’homme, etc. Et puis ensuite, vous avez 90% de la relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de maintien de la domination française en Afrique avec des alliés africains… » François-Xavier Verschave

Connaître les mécanismes de la Françafrique nous a donné des clés pour comprendre notre histoire. Nous avons envie de les partager et d’échanger parce que la politique n’est pas une affaire d’experts pour les experts !

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