Coefficient UEFA
Le coefficient UEFA est utilisé lors des tirages au sort des compétitions continentales organisées par l'Union des associations européennes de football. En fonction des performances des clubs sur le plan européen pendant cinq saisons, ce coefficient est calculé grâce à un système de points et un classement est établi. À l'issue de la saison 2016-2017, l'OM est à la soixante-quinzième place103. Depuis la création de ce classement en 1960, l'Olympique de Marseille dispute l'Europe assez fréquemment pour avoir été classé quarante-six fois en cinquante-six ans. La meilleure position est cinquième club européen en 1992-1993 et le club marseillais fait partie du top 10 européen de 1991-1992 à 1994-1995104. L'OM rentre six fois dans le top 10 des meilleurs coefficients saisonniers : 3e meilleur coefficient de la saison en 1987-1988105 et 1992-1993106, 4e en 2003-2004107, 5e en 1990-1991108, 6e en 1998-1999109 et 7e en 1989-1990110.
Records
À la fin de la saison 2016-2017, l'Olympique de Marseille a accumulé plusieurs records en France et en Europe durant toute son histoire. Concernant les performances uniques pour un club français, il y a le Soulier d'or 1971 de Josip Skoblar113, le Ballon d'or 1991 de Jean-Pierre Papin114 et la victoire en Ligue des champions 1993OG 17.
Records européens
La compétition reine en Europe s’appelle Coupe d'Europe des clubs champions de 1955-1956 à 1991-1992, puis Ligue des champions depuis 1992-1993. Ces deux formats inclus, soit 62 éditions, l'OM est l'un des treize champions d'Europe qui remportent la compétition sans perdre de match115. Pendant dix-neuf ans, de 1991-1992 à 2010-2011, l'OM a eu le record du nombre de meilleurs buteurs consécutifs (3 saisons, 1990-1992). Cette performance est battue par le FC Barcelone qui a le meilleur buteur quatre saisons de suite (2009-2012)116.
Dans le format Ligue des champions, le club possède la plus large victoire à l'extérieur en phase finale depuis qu'il a gagné 0-7 sur le terrain du MŠK Žilina en novembre 2010117. Le match Feyenoord Rotterdam-Marseille de décembre 1999 possède le record de cartons rouges : trois, dont deux pour l'OM117. Pendant dix ans, de 1992-1993 à 2002-2003, les Marseillais ont établi la plus large victoire de la compétition (6-0 contre le CSKA Moscou en mars 1993 et performance dépassée par un succès 7-0 de la Juventus contre l'Olympiakos en décembre 2003)118.
Records français
Le club phocéen a les meilleures performances en Ligue des champions, en Ligue Europa et en Coupe Intertoto. Il est l'unique vainqueur de la Ligue des championsOG 17, il termine deux fois finaliste de la Ligue Europa quand d'autres ne l'ont été qu'une fois119 et il remporte la Coupe Intertoto comme onze autres clubs120. Il s'agit aussi du club qui a disputé le plus de finales européennes (4)OG 17. En outre, l'OM possède le record du nombre de meilleurs buteurs en Ligue des champions (3)116 et en championnat (12)121, dont le record de meilleur buteur consécutif en championnat (6 saisons, 1988-1993)121. Il a le buteur le plus prolifique sur une saison de championnat (Josip Skoblar, 44 buts en 1970-1971)OG 18, sur une finale de Coupe de France (Jean-Pierre Papin, 3 buts en 1988-1989)122, sur plusieurs finales de Coupe de France (Emmanuel Aznar, 4 buts en 3 finales)122 ou sur une édition du Trophée des champions (André Ayew, 3 buts en 2011)123. Le club a aussi le record du nombre de meilleur passeur en championnat (4)124.
En championnat de France, l'Olympique de Marseille a le record de victoires (1056)100, de buts marqués (3845)100, de places de vice-champion (11)125 ou de places sur le podium (25)125. Sur une saison, il a le plus grand nombre de victoires consécutives à l'extérieur (9)126, le plus petit nombre de défaites à domicile (aucune)126 et le plus petit nombre de défaites à l’extérieur (1)126. En 1991-1992, l'OM établit le plus petit nombre de défaites (3) et ce record est effacé par le FC Nantes, une défaite lors de la saison 1994-1995OG 19. Il est aussi le dernier club parmi les vingt participants du premier championnat de France à avoir été relégué en D2 (saison 1959-1960)B 14.
En Coupe de France, l'OM détient le record du plus grand nombre de finales jouées (19)122 et de la meilleure attaque sur une édition (63 buts inscrits en 1933-1934)B 14. L'Olympique de Marseille possède la meilleure attaque sur une édition du Trophée des champions (5 buts inscrits en 2011)123.
Personnalités du club
Historique des présidents
Depuis sa création, l'Olympique de Marseille a connu plusieurs présidents que l'on peut qualifier d'emblématiques. Il s'agit notamment de Marcel Leclerc, de Bernard Tapie et plus récemment de Pape DioufOG 20.
Marcel Leclerc débarque en 1965127 dans un club à reconstruire, qui évolue en deuxième division. L'homme de presse, propriétaire notamment d'un journal sportif (But !A 11) amène dans les caisses vides du club un apport financier conséquent et demande en contrepartie à la mairie de Marseille une détaxe pour les matchs au stade Vélodrome et l'octroi d'une subvention. Devant le refus de la municipalité, il quitte le Vélodrome et fait aménager le stade de l'HuveauneB 15 où le club évoluera une saison et où il retrouvera l'élite.
En 1969, il remporte la Coupe de France et tient sa promesse émise avant la finale en plongeant dans le Vieux-PortOG 21. Il remporte le titre de champion de France en 1971 et rentre dans l'histoire en 1972 en réalisant le premier doublé Coupe-Championnat de l'histoire du clubOG 9. Mais en juillet 1972, Marcel Leclerc est démis de ses fonctions, accusé de malversations financièresB 8.
Un dîner à l'ambassade d'URSS en 1985 où étaient présents Gaston Defferre, alors maire de Marseille, ainsi que sa femme et Bernard Tapie, seraient à l'origine de la venue de l'homme d'affaires sur la Canebière en 1986B 16. Tapie impose rapidement sa marque en dirigeant le club de façon omnipotenteF 3, ce qui entraîne une valse des entraîneurs (Gérard Banide, Gérard Gili et Franz Beckenbauer en feront les frais), et en ramenant des Jean-Pierre Papin, Karl-Heinz Förster ou encore Alain Giresse. Il décroche quatre titres de champion (1989, 1990, 1991, 1992), une Coupe de France en 1989, perd la finale de Coupe des clubs champions européens à Bari en 1991 mais accédera à la gloire deux ans plus tard à Munich face à l'AC Milan. L’affaire VA-OM viendra stopper et ternir cette épopée.
C'est durant l'année 2005 que Pape Diouf devint président de l'OM sous l'influence de l'actionnaire majoritaire de l'époque, Robert Louis-Dreyfus128. En 2006, il est à l'origine d'une décision controversée d'aligner une équipe bis de l'OM face au Paris SG pour le compte de la 30e journée de championnat de Ligue 1. Il avait en effet refusé d'envoyer l'équipe des titulaires, arguant du non-respect par les services de sécurité du PSG des normes de sécurité concernant l'accueil des supporters marseillais au Parc des Princes. Cette décision lui a attiré les foudres d'une partie du public français, de la Ligue de football professionnel et du diffuseur exclusif du championnat, Canal+ ; mais elle lui a aussi permis de faire l'union sacrée autour de lui parmi les supporters olympiens129. Ce match se terminera par un inattendu 0-0 au terme d'un match fermé. Sous sa présidence, l'Olympique de Marseille progresse régulièrement dans la hiérarchie française (5e en 2005-2006, puis 2e en 2006-2007, 3e en 2007-2008, et 2e en 2008-2009), en se qualifiant très régulièrement en Ligue des Champions. Il accède également deux fois d'affilée à la finale de la Coupe de France (perdues en 2006 face au Paris Saint-Germain et en 2007 face au FC Sochaux).
Historique des entraîneurs
József Eisenhoffer a été joueur à l'Olympique de Marseille mais aussi entraîneur de l'Olympique de Marseille pendant six saisons durant lesquelles il remporta un titre de champion de France en 1937 puis un titre de vainqueur de la Coupe de France en 1938.
En 1964, Mario Zatelli est nommé entraîneur du club phocéen, après y avoir évolué en tant que joueur dans les années 1930. À son palmarès d’entraîneur, il compte une remontée en première division en 1966, une Coupe de France en 1969 et un doublé Coupe-Championnat en 1972, obtenus avec notamment le duo d'attaque Magnusson-Skoblar. Sa carrière d'entraîneur au sein du club ne fut pas des plus tranquilles, le président Marcel Leclerc l’ayant embauché puis remercié trois fois jusqu’en 1973. Avec Zatelli, l'OM a écrit l'une des plus belles pages de son histoire. En décembre 1970, Mario Zatelli est limogé et se voit remplacé par le technicien français Lucien Leduc qui remporte avec l'OM un titre de champion de France en 1971. Cependant, la saison suivante, il est à son tour remplacé par Mario Zatelli, son prédécesseur. L'ancien défenseur central de l'OM, Jules Zvunka, a porté à plusieurs reprises le costume de pompier de service au sein du club phocéen. En effet, en 1974, Zvunka évite une relégation du club qui semblait presque inéluctable, puis termine 2e du championnat en 1975 avant de gagner la Coupe de France. Il est rappelé en 1977 pour redresser un OM qui alors enchaînait une série de résultats catastrophiques toutes compétitions confondues avant d'être de nouveau renvoyé. Seize mois plus tard (en décembre 1978), il est appelé à la rescousse pour un troisième sauvetage réussi avec une série de 11 matchs sans défaite130.
En 1988, Gérard Gili succède à la surprise générale à Gérard Banide au poste d'entraîneur de l'équipe première et devient le second entraîneur de l'ère Tapie. Il opte pour la sobriété et réalise le doublé pour sa première saison alors qu'il n'a aucune expérience au haut niveau. Il échouera en demi-finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre Benfica en 1990 à cause de la fameuse main de Vata en toute fin de match. Il reste ensuite cinq ans à la tête du centre de formation de Marseille. Il reviendra sur le banc olympien en 1997, mais sans grand succès.
Raymond Goethals a notamment mené l'Olympique de Marseille à son titre de champion d'Europe en 1993, devenant ainsi le premier entraîneur à remporter un trophée européen avec un club français de football. Avant d'entraîner l'OM, il a de bons résultats avec l'équipe nationale belge, avec le club bruxellois d'Anderlecht (finale de la Coupe européenne des vainqueurs de coupe en 1977 avant de remporter la compétition l'année suivante, en 1978), avec le Standard de Liège (champion de Belgique en 1982 et 1983), plus une finale européenne, de nouveau avec Anderlecht (nouveau titre de champion de Belgique et deux Coupes de Belgique). En 1990, Raymond Goethals est appelé à Marseille par Bernard Tapie en vue de décrocher la première Coupe d'Europe d'un club français. En 1991, l'OM échoue de justesse en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions après la séance des tirs au but, face à l'Étoile rouge de Belgrade. En 1993, il remporte avec son équipe, la finale de la Ligue des champions face au Milan AC, accomplissant là le plus haut fait d'armes de sa carrière.
En 1997, Rolland Courbis est engagé pour reconstruire l'Olympique de Marseille. Dès sa première saison, il réussit à qualifier le club pour la Coupe UEFA. La saison suivante, l'OM et les Girondins de Bordeaux se disputent le titre jusqu'à la dernière journée, les Girondins terminant vainqueurs et Marseille se qualifie le club pour la Ligue des champions 1999-2000, cinq ans après sa dernière participation. Courbis emmène aussi le club en finale de Coupe UEFA 1998-1999 qu'il perd contre Parme AC.
En septembre 2007, l'entraîneur belge Éric Gerets succède à Albert Emon limogé pour cause de mauvais début de saison, l'OM étant alors dix-septième. Il réussit à faire remonter le club, avec pour son premier match un succès à Anfield contre le Liverpool Football Club et qualifie l'OM pour la Ligue des champions de l'UEFA 2008-2009. La saison suivante, il finit second du championnat et à l'instar de Courbis 10 ans plus tôt, il perd le titre à la dernière journée dans un « mano a mano » avec les Girondins de Bordeaux. Il quitte le club en fin de saison.
Il est remplacé à l'été 2009 par Didier Deschamps, capitaine emblématique de l'équipe marseillaise ayant remporté la Ligue des champions en 1993, qui a également entrainé et mené l'AS Monaco en finale de cette même compétition en 2004. Il remporte en tout six compétitions (championnat de France 2010, Coupe de la Ligue 2010, 2011, 2012 et Trophée des champions 2010, 2011). En 2010, il réussit à qualifier l'OM en huitième de finale de Ligue des championspour la première fois depuis 1999. La saison suivante, l'OM est quart de finaliste de la Ligue des champions en éliminant l'Inter de Milan en 8e de finale.
Après une saison 2011-2012 très moyenne ponctuée par une dixième place au classement du championnat, Vincent Labrune décide de se séparer de son entraîneur Didier Deschamps qui, dans la foulée, prend en main l'équipe de France. Il choisit le technicien français Élie Baup pour le remplacer. Les hommes de Baup finissent à la deuxième place au terme de la saison 2012-2013. Cependant, suite à une campagne européenne catastrophique ponctuée par zéro point lors de la phase de poules de la Ligue des champions, Baup est substitué en décembre 2013 par José Anigo qui assure l'intérim jusqu'à la fin de la saison et place l'OM en sixième position.
Pour la saison 2014-2015, c'est l'entraîneur argentin Marcelo Bielsa, ancien sélectionneur de l'Argentine et du Chili, qui prend les commandes de l'Olympique de Marseille. Leader de la sixième à la vingtième journée, l'OM rate sa fin de saison et termine finalement quatrième, se qualifiant pour la Ligue Europa 2015-2016. Il démissionne à la surprise générale à la fin du premier match de la saison suivante. Vincent Labrune nomme l'espagnol Míchel pour succéder à Franck Passi qui s'est chargé de l'intérim après le départ de Bielsa. Après plusieurs mois sans résultats positifs à domicile et une mauvaise position au classement, l'OM se sépare de l'espagnol et intronise Franck Passi à la tête de l'équipe. Il permet à l'OM de se maintenir en Ligue 1 en terminant à la treizième place puis d'arriver en finale de la Coupe de France, finale perdue face au PSG. Il restera en poste jusqu'à la nomination par les nouveaux dirigeants de l'OM du technicien français Rudi Garcia en octobre 2016.
Joueurs emblématiques
Ci-dessous sont présentées les équipes les plus souvent alignées qui ont été sacrées championnes de France de première division depuis l'instauration du professionnalisme en France en 1932131 ainsi que l'équipe qui a été sacrée championne d'Europe en 1993132.
L'équipe type du titre en 1937 I 1,133
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Martin
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L'équipe type du titre en 1948 I 1,134
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L'équipe type du titre en 1971 I 1,135
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L'équipe type du titre en 1972 I 1,136
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L'équipe type du titre en 1989 I 1,137
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L'équipe type du titre en 1990 I 2,138
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L'équipe type du titre en 1991 I 2,139
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L'équipe type du titre en 1992 I 2,140
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L'équipe type du titre en Ligue des champions en 1993 132.
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L'équipe type du titre en 2010 I 2,141
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Tout au long de son histoire, l'Olympique de Marseille a compté de grands joueurs qui, pour la plupart, ont également été internationaux.
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Liste des 50 footballeurs cités en 2013 dans l'ouvrage Les 50 plus grands joueurs de l'OME 1.
Effectif professionnel actuel
Le premier tableau liste l'effectif professionnel de l'OM pour la saison 2017-2018. Le second recense les prêts effectués par le club lors de cette même saison.
Structures du club
Structures sportives
Stades
Vue panoramique du stade dans son ancienne configuration lors du match OM-MSK Žilina en 2010.
Le club, qui pratiquait ses activités sur un terrain du Parc Borély ainsi que sur un champ de manœuvres jouxtant le Parc Chanot, décide après son premier titre de champion du Littoral USFSA en 1904 d'avoir un stade digne de ce nom et se porte acquéreur du stade de l'HuveauneC 1. Ce stade porte plus tard le nom de Fernand Bouisson, international et capitaine de la section rugby. Cette enceinte de 15 000 spectateurs est aussi utilisée durant la Seconde Guerre mondiale, le Vélodrome étant utilisé par les militaires, puis entre 1965 et 1966 à la suite du refus de la mairie de détaxer les matchs au stade Vélodrome et en 1982-1983 lors de la rénovation du Vélodrome en vue de l'Euro 1984B 17.
L'Olympique de Marseille évolue à domicile au stade Vélodrome depuis le 13 juin 1937 et un match d'inauguration face aux Italiens du Torino Football Club en match amical qui se termine sur la victoire des Phocéens (2-1)A 5. Ce dernier, propriété de la ville de Marseille, est situé au 3 boulevard Michelet dans le 8e arrondissement de Marseille. L'accès à l'Orange Vélodrome peut se faire grâce aux transports en commun via la Ligne 2 du métro de Marseille en sortant au terminus Sainte-Marguerite Dromel débouchant sur la rue Raymond Teisseire du côté de la tribune Ganay ou en sortant à la station Rond-point du Prado donnant sur le boulevard Michelet du côté de la tribune Jean Bouin147. En voiture, le stade est accessible depuis le réseau autoroutier à la sortie centre-ville de l'A55 ou encore à la sortie numéro 36 de l'A7.
Sous l'impulsion de Bernard Tapie, la chanson Jump de Van Halen accompagne l'entrée des joueurs sur le terrain depuis août 1986A 4. De plus, le titre Come with me de Puff Daddy et Jimmy Page résonne lorsqu'un but est inscrit par les joueurs marseillais148.
Le stade connaît plusieurs liftings à l'occasion de l'Euro 1984 et de la Coupe du monde 1998. Ce dernier devient ainsi le deuxième stade de France en matière de places disponibles, derrière le stade de France, avec une capacité de 60 013 spectateurs. Très critiqué par les Marseillais notamment pour son architecture (absence de toiture, aucune résonance acoustique), le stade Vélodrome est l'objet de plusieurs projets visant à le couvrir ou l'agrandir149. Le 9 juillet 2009, le conseil municipal adopte un projet de reconfiguration du stade Vélodrome et de ses alentours, comprenant la couverture de l'ensemble des tribunes et une capacité portée à 67 394 places150. De nombreux travaux sont opérés au niveau du stade entre 2011 et 2014 en vue de l'organisation de l'Euro 2016 en France.
À partir de la saison 2014-2015, le club phocéen joue dans l'enceinte rénovée qu'il inaugure contre Montpellier HSC en s'inclinant (0-2). Depuis 2014, le stade répond aux critères des stades de catégorie 4 de l'UEFA151. Le 3 juin 2016 est signé un partenariat entre Arema et Orange. Le stade Vélodrome prend alors le nom d'Orange Vélodrome appliquant un contrat de naming pour une durée de 10 ans152,153.
Centre d'entraînement
Le centre d'entraînement de la Commanderie est inauguré en juillet 1991 par les joueurs de l’Olympique de Marseille, laissant derrière eux les terrains de Luminy ou de Saint-Menet, dispersés un peu partout dans la ville. Ce projet était issu d'un vœu de l'ancien directeur sportif Michel Hidalgo.
En 2002, ce centre situé dans le 12e arrondissement de Marseille se développe et se modernise. En janvier 2005, l'ensemble des services administratifs ainsi que le pôle OM Médias du club sont transférés dans un bâtiment neuf du complexe olympien154.
Le 26 août 2009, le centre est renommé « Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus », en hommage à l'ancien propriétaire du club décédé en juillet 2009155. Le centre connaît à cette occasion une nouvelle extension avec l'inauguration d'un bâtiment pour le secteur sportif comprenant notamment des chambres pour des mises au vert à Marseille même.
Les joueurs du centre de formation s'entraînent dans ce complexe mais étaient hébergés à la Bastide des Accates156 dans le 9e arrondissement. En janvier 2011, un centre d'hébergement flambant neuf est inauguré au centre d'entrainement Robert Louis-Dreyfus comportant 1 900 m2. Il remplace la Bastide devenue vétuste.
Centre de formation
L'international français Samir Nasri est passé par toutes les sections de jeunes de l'Olympique de Marseille ainsi que par l'équipe réserve.
Le centre de formation de l'OM se situe au centre d'entraînement Robert-Louis-Dreyfus. Le vice-président du centre est l'ancien Olympien Robert Nazarétian, Jean-Luc Cassini est le directeur du centre de formation depuis août 2016. Sébastien Pérez est, quant à lui, responsable du recrutement157. Les meilleurs éléments de l'équipe des moins de 19 ans entraînée par Olivier Januzzi intègrent l'équipe réserve olympienne aujourd'hui coachée par David Le Frapper. Historiquement, le centre de formation de l'Olympique de Marseille n'est pas réputé comme l'un des meilleurs de France mais il a tout de même permis de faire éclore des joueurs comme Alain Boghossian, Mathieu Flamini, Mehdi Benatia, Samir Nasri, Romain Alessandrini, André Ayew, Jordan Ayew ou encore plus récemment Maxime Lopez.
Au cours de l'année 2017, l'OM par l'intermédiaire de son président Jacques-Henri Eyraud a signé de nombreux partenariats avec les clubs amateurs du bassin marseillais. Sous la responsabilité de Stéphane Richard, deux types de partenariat différents ont été signés : un partenariat nommé OM Next Generation Champion a été conclu avec l'AS Gémenos, l'ASPTT Marseille, le Burel FC, le FC Martigues et Luynes Sports. L'autre partenariat dénommé OM Next Generation a été signé notamment avec l'Aubagne FC, le SMUC ou encore l'US Endoume158. Ces accords prévoient notamment une dotation de l'ordre de 5 000 euros par saison pour chacun des clubs affiliés mais aussi la formation des éducateurs financée par l'OM. En contrepartie, les clubs partenaires s'engagent à signaler à l'OM les jeunes joueurs prometteurs et à favoriser leur arrivée au centre de formation de l'OM dans la mesure où le pouvoir décisionnaire appartient uniquement aux parents des joueurs concernés159.
Siège
Avant le Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus, l'OM a connu de multiples adresses. Le club s'installe tout d'abord 7, rue de Suffren près du Vieux-Port, où se trouvait le défunt club d'escrime de l'Épée avant de sièger rue de la Tour à la Brasserie Saint-Georges en 1909, au Café de la Bourse en 1920, puis à la Brasserie des Sports sur la Place Castellane en 1924. L'OM sera domicilié 6, rue Edmond Rostand puis 1, rue Reine-Élizabeth à l'angle de la Canebière jusqu'en 1949. Ensuite pendant près de vingt ans, le club siège place Félix-Baret avant que Marcel Leclerc décide de s'installer dans l'enceinte du stade Vélodrome. L'arrivée de Bernard Tapie entraîne un nouveau déménagement sur l'avenue du Prado. En 1996, le club s'installe à nouveau près de son stade sur la rue Négresko, avant de définitivement prendre place à La Commanderie en 2005A 12.
Boutiques officielles
Quatre boutiques officielles sont présentes dans la cité phocéenne : le musée-boutique du stade Vélodrome et trois boutiques (rue Saint-Ferréol, Canebière et La Valentine). Une cinquième boutique est ouverte à Vitrolles en juillet 2010 tandis qu'une sixième apparaît à Plan de Campagne à l'été 2011. L'OM a aussi inauguré une boutique dans le centre-ville d'Alger en décembre 2008, ce qui en fait le premier club français à posséder une boutique officielle à l'étranger. L'Olympique de Marseille possède en outre un millier de points de vente à travers la FranceA 13. Le club compte ainsi développer un réseau de points de vente à travers toute l'Afrique160, ainsi qu'en Asie et au Moyen-Orient161.
En 2016, le club en partenariat avec Adidas, ouvre une nouvelle boutique officielle de l’OM au sein de l'Orange Vélodrome. Cette boutique, située sous le parvis du côté de la tribune Jean Bouin, est dotée d’une surface de 1 000 m2. Les supporters ont ainsi la possibilité de se procurer l'ensemble des produits dérivés de l’OM en étant au plus près du stade162.
Musée
L'Orange Vélodrome devrait accueillir, d'ici à 2020, un musée entièrement consacré à l'histoire de l'Olympique de Marseille. D'une superficie de 5 000 m2, il devrait être ouvert tous les jours et contiendrait notamment un restaurant163. Le club phocéen serait ainsi doté d'un équipement à la hauteur de son prestigieux passé et du niveau des grands clubs européens tels que le FC Barcelone ou la Juventus.
Aspects juridiques et économiques
Aspects juridiques
Statut juridique et légal
L'Olympique de Marseille se compose d'une association détentrice du numéro d'affiliation à la FFF et d'une société. L'association Olympique de Marseille gère désormais uniquement la section amateur, la section féminine et des stages à travers toute la France. La société Olympique de Marseille, au capital social de 57 millions d'euros, possède le statut de société anonyme sportive professionnelle(SASP) depuis 2001. Avant cette date, le club était une société anonyme à objet sportif (SAOS)164. Son chiffre d'affaires s'élève à 93 millions d'euros sur l'année 2017. Elle comporte entre 100 et 199 salariés165. Elle a vocation à gérer à la fois la section professionnelle de l'OM mais aussi les équipes de jeunes (des moins de 12 ans jusqu'à l'équipe réserve) du centre de formation depuis 2017166.
Organigramme
L'actionnaire majoritaire et président du conseil de surveillance du club est l'homme d'affaire américain Frank McCourt165. Par ailleurs, une part résiduelle du capital est détenue par Kyril Louis-Dreyfus, le fils de l'ancienne propriétaire Margarita Louis-Dreyfus167. Jacques-Henri Eyraud est le président du directoire de l'Olympique de Marseille165. Andoni Zubizarreta est le directeur sportif, assisté par Albert Valentin52.
Aspects économiques
Éléments comptables
Chaque saison, l'Olympique de Marseille publie son budget prévisionnel de fonctionnement après validation auprès de la DNCG, l'instance qui contrôle l'état des finances des clubs français de football. Le budget prévisionnel d'un club s'établit en amont de l'exercice à venir et correspond à une estimation de l'ensemble des recettes et des dépenses prévues par l'entité. Les droits audiovisuels, qui varient notamment selon le nombre de diffusions des matchs du club et selon le classement final, les contrats de sponsoring ainsi que les recettes liées à la billetterie tiennent une part importante dans le budget marseillais en ce qui concerne les produits d'exploitation. Le résumé graphique ci-dessous est un diagramme en tuyaux d'orgue qui présente les budgets prévisionnels de l'Olympique de Marseille saison après saison168,169,170,171,172,173,174,175,176,177,178.
Transferts les plus coûteux
Les deux tableaux ci-dessous synthétisent les plus grosses ventes et achats de joueurs dans l'histoire du club marseillais.
Légende : M€ = millions d'euros.
Soutien et image
Groupes de supporters
Les supporters de l’Olympique de Marseille occupent une place prépondérante dans la vie du club depuis près d'un siècle. Ce sont eux qui financent les travaux d'aménagement du stade de l'Huveaune au début des années 1920184. Mis en sommeil durant les années 1950et 1960, les supporters marseillais retrouvent à nouveau des couleurs à l'occasion de la présidence Leclerc avec la création de l'Association des Supporters de l'OM dans les années 1970A 14. Par la suite, le phénomène ultras arrive en provenance d'Italie et fait rentrer les fans marseillais dans l'ère moderne du supportérisme. Ce phénomène donne naissance à de nombreux groupes dans les années 1980 dont le Commando Ultra'84 qui est le plus ancien groupe ultra de FranceA 15,D 1. À partir de 1987, le président Bernard Tapie cède la gestion des abonnements des virages à ces groupes de supporters, ce qui les implique totalement dans la vie du club. Une majoration sur les abonnements comprise entre 30 et 50 euros par an est perçue par les associations, permettant ainsi le financement des tifos, des animations ou des déplacements. Ce système unique en France n'est plus mis en place depuis l'arrivée des nouveaux propriétaires en 2017.
Des années 1980 jusqu'au début des années 1990, les supporters marseillais sont décrits comme ayant une idéologie nationaliste et raciste185. À titre d'exemples, des joueurs adverses Noirs sont l'objet de jets de bananes comme Basile Boli en 1987-1988 ou Joseph-Antoine Bell en 1989-1990OG 22,186. Depuis le milieu des années 1990, les supporters olympiens sont associés à une idéologie antiraciste et ils sont mis en opposition aux fans parisiens qui ont pour lieu commun d'être d'idéologie racisteOG 23,185. Les groupes suivants clament l'idéologie antiraciste et le multiculturalisme : le Commando Ultra'84187, les MTP188, les Yankee188, les South Winners189 et les Fanatics190. Les dirigeants de l'OM cautionnent cette vision puisqu'au cours des années 2000 et 2010, des tenues de l'OM ont été de couleur orange ou vert-jaune-rouge. La couleur orange symbolise l'antiracisme, elle vient des South Winners qui ont mis leurs Bomber à l'envers lors d'un match PSG-OM en 1989-1990 afin de matérialiser leur opposition à des skinheads parisiensOG 24,189. L'association de couleur vert, jaune et rouge représente les couleurs panafricaines et dans le cas du maillot de l'OM, le président Pape Diouf justifie leurs présences comme symbole du multiculturalisme de la ville191.
On dénombre au total huit groupes de supporters officiels192,193 :
Les supporters marseillais occupent une place centrale dans la vie du club.
| Nom | Abréviation | Date de création | Emplacement au stade |
| Commando Ultra'84 |
CU'84 |
1984 |
Virage Sud |
| Yankee Nord Marseille |
YNM |
1987 |
Virage Nord |
| Club des Amis de l'OM |
CAOM |
1987 |
Tout le stade |
| South Winners |
SW87 |
1987 |
Virage Sud |
| Fanatics |
FAN 88 |
1988 |
Virage Nord |
| Dodgers |
DM92 |
1992 |
Virage Nord |
| Marseille Trop Puissant |
MTP |
1994 |
Virage Nord |
| Handi Fan Club |
|
2005 |
Tribune Ganay |
Affluence
Le stade Vélodrome connaît 30 fois la meilleure affluence moyenne du championnat de France entre 1947-1948 et 2014-2015 (1948, 1954, 1955, 1969 à 1973, 1975, 1987 à 1993, 1999 à 2011 et 2015). C'est le record devant le Paris SG (16 fois) et le RC Paris (14 fois). Sept de ces meilleures affluences ont été des records absolus en leur temps : 26 559 en 1970-1971, 31 544 en 1986-1987, 31 727 en 1989-1990, 51 409 en 1998-1999, 51 918 en 1999-2000, 52 996 en 2004-2005 et 53 130 spectateurs en 2014-2015. En championnat, le record d'affluence dans l'histoire du club phocéen date du 26 février 2017 avec 65 252 spectateurs venus lors de la réception du Paris Saint-Germain (1-5)194,195. En Coupe d'Europe, le record d'affluence est daté du 12 avril 2018 lors de la réception du RB Leipzig (5-2) avec 61 882 spectateurs196.
Les cinq plus grandes affluences de l'OM ont toutes été réalisées à l'extérieur ou sur terrain neutre dans des stades avec une plus grande capacité que le Vélodrome. 110 000 supporters sont présents à l'Estádio da Luz du Benfica Lisbonne en 1989-1990, 100 000 personnesau stade Central Lénine du Spartak Moscou en 1990-1991, 81 051 personnes au stade San Siro de l'AC Milan en 1990-1991, 80 000 personnes au stade de Silésie du Górnik Zabrze en 1971-1972 et 79 800 personnes sur terrain neutre au stade de France contre Sochaux en 2006-2007195,197.
L'OM est le premier club français à avoir joué devant plus de 40 000 spectateurs en deuxième division (40 376 face au Toulouse FC, le 16 octobre 1981B 14).
Évolution de la moyenne de spectateurs à domicile de l'Olympique de Marseille depuis la saison 1969-1970195
Légende : point noir = saison en première division, point rouge = saison en deuxième division.
Rivalités
Rivalités sur un plan national
Depuis les années 1970 se dégagent notamment les confrontations contre l'AS Saint-Étienne dans un premier temps, les Girondins de Bordeaux au cours des années 1980, le Paris SG dans les années 1990 ou l'Olympique lyonnais à partir de la seconde moitié des années 2000198. Malgré le côté éphémère de l'intensité sportive, la singularité des ASSE-OM, Bordeaux-OM, PSG-OM ou OL-OM perdurent dans le temps.
Les rencontres entre OM et ASSE sont régies par une rivalité médiatique et sportive qui apparaissent durant les années 1970 et qui dure un peu moins d'une décennie199. Les Stéphanoissont l'équipe phare à cette période et l'OM, sous l'impulsion de son président Marcel Leclerc, ambitionne également de jouer les premiers rôles. Les premières années voient le club marseillais rester dans l'ombre de Saint-Étienne puis la réussite sportive naissante conditionne un duel entre les deux équipes fanions200. Les matchs houleux, les « affaires » ou les personnalités charismatiques du président Marcel Leclerc et de son homologue Roger Rocher alimentent là aussi le caractère particulier de ces oppositions199.
Lorsque Bernard Tapie devient président de l'OM au cours de la saison 1985-1986201, le club vient de connaitre quatre saisons en deuxième division de 1980-1981 à 1983-1984202 et il a pour objectif de refaire du club le numéro un203. Les Girondins de Bordeaux sont l'équipe phare durant la décennie 1980, ainsi l'OM se présente en qualité d'outsider et, comme avec Saint-Étienne, le succès sportif grandissant des Marseillais conditionne une rivalité sportive jusqu'à la fin des années 1980. Cette rivalité est également en grande partie liée à l'affrontement médiatique par presse interposée qui durera plusieurs années entre Bernard Tapie et le président bordelais Claude Bez204,OG 25,D 2.
Par suite de la perte d'influence de Bordeaux sur le football français, Bernard Tapie recherche un autre rival pour pimenter le championnat et avoir un adversaire de premier ordre. Ainsi, la rivalité sportive entre l'OM et le Paris Saint-Germain a été volontairement montée de toutes pièces par les dirigeants des deux clubs205. Avec le temps, ces rencontres sont appelées « Classique » ou « Classico »OG 26, elles deviennent la confrontation majeure du championnat de FranceOG 27 et elles dépassent la rivalité sportive puisque s'y ajoutent des notions d'antagonismes géographiques, culturels ou sociologiques entre Marseille et Paris206.
Les années 2000 voient l'avènement de l'Olympique lyonnais qui remporte sept championnats consécutifs de 2001-2002 à 2007-2008 alors que le club n'avait jamais été champion auparavant207. Ainsi, l'OL acquiert une crédibilité au fil des ans et la confrontation OM-OL s'axe alors autour d'une rivalité sportive, de notoriété et de prestige entre le grand club français des années 1990 et celui des années 2000. Ces rencontres peuvent être appelées « Olympico »208.
Rivalités sur un plan régional
Lors de la fondation du club au début du xxe siècle, une multitude de clubs sont déjà présents à Marseille. Le grand rival à cette époque est le Stade helvétique de Marseille qui rafle un bon nombre de championnats et qui place l'OM dans le rôle de l'éternel second. Cette rivalité occasionne parfois des accrochages entre supporters mais elle permet surtout d'accroître la popularité du football à Marseille. Par exemple, 2 000 spectateurs assistent au derby OM-SH en 1908. Néanmoins la Première Guerre mondialeentraîne la fermeture de la plupart des clubs dont le SH Marseille ce qui confère à l'OM un monopole sur la ville209.
Au niveau régional, une rivalité a pu s'installer de manière sporadique avec divers club tels que l'AS Aixoise, le Sporting Toulon Var ou les clubs azuréens de l'AS Cannes, l'AS Monaco et de l'OGC Nice210.
La rivalité avec Aix-en-Provence est oubliée avec le temps et elle date des années 1950-1960. Le Sporting Toulon Var est également un club avec lequel l'Olympique de Marseille connaît une certaine tension notamment de 1984-1985 à 1992-1993 lorsque les deux clubs évoluent ensemble en championnat de France. À l'échelle régionale, ce derby est considéré comme le plus âpre. Concernant l'AS Cannes, ces confrontations s'axe surtout autour d'une rivalité historique, les deux clubs étant présents à la première édition du championnat de France. Les matchs contre l'OGC Nice sont surnommés les « Derby du Sud-Est » et ils sont les « plus connus et les plus anciens des derbies [régionaux] de l’OM »210.
Autres équipes
Équipe réserve et sections de jeunes
L'international ghanéen André Ayew est passé par toutes les sections de jeunes de l'Olympique de Marseille ainsi que l'équipe réserve.
L'équipe réserve de l'Olympique de Marseille est la deuxième équipe dans la hiérarchie du club. Elle existe dès le début du xxe siècle comme en témoigne sa participation au championnat du Littoral USFSA de 2e série 1909-1910 tandis que l'équipe fanion joue le championnat du Littoral de 1re série. De la saison 1932-1933, date d'apparition du professionnalisme, à la saison 1969-1970, les mondes professionnels et amateurs sont séparés. Ainsi, les réservistes olympiens ont évolué au niveau 1, 2 ou 3 du monde amateur. L'équipe a été championne de Division d'Honneur Méditerranée (DH, niveau 2) en 1958212 et 1966213ainsi que de Promotion d'Honneur Méditerranée (PH, niveau 3) en 1951 214. Lorsqu'elle a participé au Championnat de France amateur, qui correspond au niveau 1 en amateur, l'équipe n'a jamais été championne du groupe Sud-Est et sa meilleure performance est une 5e place acquise en 1958-1959215.
À partir de la saison 1970-1971, une réforme intègre les mondes professionnels et amateurs dans une même pyramide hiérarchique et jusqu'à la saison 1992-1993, le 3e niveau est le niveau maximum où peut évoluer une équipe réserve. L'OM est présent en Division 3 de 1971 à 1993215 et la saison 1975-1976 se ponctue d'un titre de champion du groupe Sud216. Cette période au niveau 3 est entrecoupée d'une saison en Division 4, la saison 1982-1983 où les réservistes terminent champions du groupe H217.
Le niveau 3, alors appelé National 1, devient une division mixte entre clubs professionnels et amateurs en 1993-1994 et dès lors, la réserve olympienne passe mécaniquement du 3e niveau au 4e niveau puisque les équipes réserves ne peuvent plus évoluer à un niveau supérieur à la 4e division. Les Olympiens sont champions de France des réserves professionnelles (CFA, niveau 4) en 2002 sous les ordres de José Anigo218, de Division d'Honneur Méditerranée (DH, niveau 6) en 2011 avec Franck Passi219. et du groupe G du championnat de France amateur 2 (CFA2, niveau 5) en 2015 sous la houlette de Thomas Fernandez220. L'équipe réserve est entraînée par David Le Frapper et évolue en National 2 (N2) depuis la saison 2015-2016221.
La réserve a eu l'occasion de s'illustrer par deux fois en Championnat de France de Division 1. Lors de la saison 1969-1970, le président Marcel Leclerc décide d'aligner l'équipe réserve évoluant en DH Méditerranée en contestation d'un match en retard programmé le 28 décembre 1969 en période de fêtes. Les réservistes réalisent un match nul 2-2 sur le terrain du club parisien du Red Star mais ce score est annulé par la Ligue. Le match rejoué a lieu en mars 1970 avec l'équipe fanion qui gagne 1-6 dont un quintuplé de l'attaquant camerounais Joseph. En 2005-2006, pour le match PSG-OM, le président Pape Diouf estime que le quota de places réservé aux supporters marseillais n’est pas suffisant et que leur sécurité n'est pas assurée. Le onze olympien se compose de quatre joueurs professionnels qui encadrent sept réservistes alors en CFA2, la 5e division, et ils réalisent un match nul 0-0 au Parc des Princes222,223,224.
L'Olympique de Marseille comprend nombre de formations de jeunes, des débutants aux juniors. Ces derniers ont atteint la finale de la Coupe nationale des juniors (ancêtre de la Coupe Gambardella) en 1937225 puis remportent la Coupe Gambardella en 1979225 face au Racing Club de Lens (2-0). Lors de la même année, les cadets du club ont remporté le titre de champion de France cadets226 contre l'Olympique lyonnais aux tirs aux buts, trois ans après avoir échoué en finale de la Coupe des Cadets227 face au Racing Club de Strasbourg (2-1). Les 16 ans nationaux remportent le titre de champion de France en 2008228. L'équipe réussit à conserver son titre en 2009, ce qui constitue une première dans cette compétition229. L'équipe des 14 ans a quant à elle été deux fois championne fédérale (en 2007230 et 2009231). Les poussins ont remporté la Coupe nationale des poussins232 en 1987, 1991, 1995 et 1996 et ont atteint la finale en 1992.
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Palmarès de l'équipe réserve et des sections de jeunes
.
- (1) : Le palmarès complet de la compétition est connu et le nombre de trophée est exact. Sans symbole, il est possible de concevoir que des trophées puissent manquer.
- (g) : Les championnats dans lesquels a évolué l'équipe réserve sont généralement composés de plusieurs groupes puis les 1er de ces groupes s'affrontent pour déterminer le vainqueur du championnat. Avec ce symbole, l'OM est uniquement champion de son groupe puis a perdu contre les autres champions. Sans ce symbole, l'OM est champion de son groupe puis a gagné contre les autres champions.
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Effectif de l'Olympique de Marseille réserve 2017-2018 238
Notes et références
Notes
- ↑ a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
- ↑ Le dernier quart de finale disputé remonte à 1991 ; en 1993, le club remporte certes l'épreuve, mais la formule de la compétition ne comporte alors pas de quarts de finale.
- ↑ L'OM a également terminé en tête du championnat de France en 1993 mais s'est vu retirer son titre à la suite de l'affaire VA-OM. Le Conseil Fédéral du 22 septembre 1993 avait déclaré le match Valenciennes-Marseille perdu pour les deux équipes et pris la décision de suspendre le titre de champion pour la saison 1992-1993, à titre conservatoire, dans l'attente des décisions judiciaires. Le retrait du titre sera confirmé par la suite, en conséquence le titre de champion 1993 est resté non attribué85.
- ↑ Le titre de Championnat de France de football 1940-1941 n'est pas comptabilisé, comme tous les championnats de guerre.
- ↑ L'Olympique de Marseille dispute le Challenge des champions face au Stade rennais. Le score étant nul à l'issue du temps réglementaire, il est prévu de faire jouer une séance de tirs au but, mais le public l'ignorant, il envahit le terrain empêchant le dénouement de la rencontre. A posteriori, l'UNFP attribue le titre conjointement aux deux clubs.
Références
- Tout (et même plus) sur l'OM
- ↑ Oreggia 2009, « Divers », p. 101.
- ↑ Oreggia 2009, « Il était une fois », p. 5.
- ↑ Oreggia 2009, « Le déclic des années 1920 », p. 35.
- ↑ a et b Oreggia 2009, « Divers », p. 103
- ↑ a et b Oreggia 2009, « Stades », p. 77.
- ↑ Oreggia 2009, « Quelques « histoires » moins connues », p. 13.
- ↑ Oreggia 2009, « Quelques « histoires » moins connues », p. 14
- ↑ Oreggia 2009, « Joueurs », p. 38.
- ↑ Oreggia 2009, « Il était une fois », p. 8
- ↑ Oreggia 2009, « Il était une fois », p. 6.
- ↑ Oreggia 2009, « Médias », p. 96.
- ↑ Oreggia 2009, « Il était une fois », p. 10.
- ↑ Oreggia 2009, « Le club en 2009 », p. 115
- ↑ Oreggia 2009, « Supporters », p. 20.
- ↑ Oreggia 2009, « Supporters », p. 25.
- La grande histoire de l'OM
- ↑ a et b Pécheral 2007, « Ainsi fonts, fonts, fonts (baptismaux) », p. 10-11.
- ↑ Pécheral 2007, « Le déclic des années 1920 », p. 45.
- ↑ a, b et c Pécheral 2010, « Les années 30, un deuxième âge d'or », p. 89-92.
- ↑ Pécheral 2010, « Les années 30, un deuxième âge d'or », p. 89-92.
- ↑ Pécheral 2007, « Les quatre saisons d'Henri Roessler », p. 146-147.
- ↑ a, b, c, d, e, f, g et h Pécheral 2007, « Annexe III - Le championnat », p. 390
- ↑ a, b, c, d, e, f et g Pécheral 2007, « Annexe V - L'OM et l'Europe », p. 414
- ↑ a et b Pécheral 2007, « Deux rois pour un doublé », p. 210.
- ↑ a, b et c Pécheral 2007, « Annexe V - L'OM et l'Europe », p. 415.
- ↑ a et b Pécheral 2007, « Rien ne VA plus », p. 317.
- ↑ Pécheral 2007, « OM et PSG rivaux sur commande », p. 361
- ↑ Pécheral 2007, « Pages photos IV »
- ↑ Pécheral 2007, « Allé, Di Lorto, Vasconcellos, trois jaguars dans une cage... », p. 55.
- ↑ a, b et c Pécheral 2007, « Le feuilleton du Club Français », p. 66-67.
- ↑ Pécheral 2007, « Leclerc, l'armateur éclairé », p. 183
- ↑ Pécheral 2007, « Bernard Tapie, homme d'affaires », p. 244
- ↑ Pécheral 2007, « Quarantaines », p. 231
- Olympique de Marseille - Un club à la Une
- Le match de football : ethnologie d'une passion partisane à Marseille, Naples et Turin
- Les 50 plus grands joueurs de l'OM
- L'autre public des matchs de football - Sociologie des "supporters à distance" de l'Olympique de Marseille
- Quinze ans après Furiani : L'ombre furtive des souvenirs
- La grande histoire de l'OM, des origines à nos jours
- ↑ Collectif, Coupe de France : La folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p.(ISBN 2915535620), p. 45-47.
- ↑ Collectif, Coupe de France : la folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p.(ISBN 2915535620), p. 350
- ↑ Collectif, 100 ans de football en France, Atlas, 1982, 320 p.(ISBN 2731201088), p. 131-132.
- ↑ a et b Collectif, Coupe de France : la folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p. (ISBN 2915535620), p. 351
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NAISSANCE D'UN ENFANT PRODIGE
Prenons un peu une machine à remonter le temps. Nous sommes en 1972. Par un début d'après midi, j'arrive au monde ! Mon père, me dit-on, était ce jour là aux champs. Rentré à la maison, il me trouva là. Peut-être un peu plus tôt par rapport à ses prévisions". Quelle haute poitrine", s'exclama-t-il. Sitôt, la nouvelle fut le tour de toutes les concessions voisines et apparentées. Elle arriva même jusqu'aux villages voisins : Thidé, Demett, Thiénel, Thialgou, Bakaw et Loopel, Hooré Moondjé, Karafo Abbay et Sayé , Boghé Dow e Less et Wothi, où se trouvent être l'essentiel de nos plus proches parents. Le septième jour de la semaine fut fixée la date d'imposition de mon prénom. Comme il sied dans la tradition musulmane. Car le nom, Ndongo, je le partage, déjà de plein droit avec mon père et tous les membres de sa lignée paternelle. Sa sœur aînée, Aïssata Boubou, dite Famatel Gambi vint de Thidé, un village voisin, distant du nôtre de quatre kilomètres environ. C'est là que certains de nos ancêtres avaient élu domicile depuis quelques année déjà. Une partie de notre famille reconnaissable par des prénoms : Hammath, Boubou, Saidou, Aissta, Kadiata et Pâthé y réside encore. Ma tante arriva vers dix ou onze heures, à pied, s'il vous plaît. De suite, elle apostropha son jeune frère, (mon père Sidi). -Siidi, dit-elle. On innii ? (Sidi, avez-vous attribué au petit un prénom ou pas)? -Oui, lui fut répondu. -Lequel ? S'informa-t-elle ! -Nous l'avons nommé Aboubakri. Elle se tut un moment, puis laissa exploser sa colère. Car à l'entendre, aucune hiérarchie n'a été respectée. Elle se devait d'être consultée et son arrivée quoique tardive, devait être attendue. Car c'est comme ça que le veut la tradition. Elle avait, non seulement la prééminence sur mon père, par le droit d'aînesse mais elle était même plus âgée que sa cousine Gambi Baayel, ma grand-mère maternelle. Qui du reste, portait d'ailleurs lé prénom de sa propre mère : Gambi. Toujours est-il qu'elle fut fâchée et le fit savoir... Et puisque rien, de tout ce qu'elle voulait n'avait, visiblement pas été fait ; elle bouda purement et simplement... Non par sa présence mais par sa retenue. Ainsi ma chère tante refusa fièrement de partager, en tout cas au tout début, ma fête. Il a bien fallu, ce jour-là, la ménager pour qu'elle ait eue, par après, le cœur à la fête. -"Vous, êtes tous comme ça ! Vous n'en tenez qu'à vos têtes, comme si vous étiez, comme ça, père, mère, oncles et tantes, frères et sœurs de vous-mêmes. Et puisque c'est ainsi, appelez-le comme vous voulez, mais moi je l'appelle Baïdi Hawo. Et elle se mura dans son silence, plombant ainsi, pour un temps l’ambiance de ma fête : Une ambiance désormais empreinte de deuil et de réjouissances. -Ma mère qui me raconta plus tard la scène me fit comprendre que ce Baïdi Hawo était le frère puîné de mon grand-père Hamath, Pathé, Siley, Yaro, Boubou, Ibrahima, Alpha Ali Ndongo(notre dernier ancêtre connu de la généalogie des Ndongo) Il s'appelait par sa mère Boubou Hawo. Il eut pour frères et soeurs : Aïssé Pâthé (mère d'Aïssé Houraye de Wothi), Saïdou Pâthé (Baïdi Hawo, notre Baïdi NDONGO), Demba Pâthé (Sidi Hawo), père de Hamath Sidi), Mammadel Pâthé (qui n'a probablement pas eu d'enfants, Saka Pâthé (future mère de Sidi Saka), Koumba Pâthé qui sera l'épouse d'un chérif et aura comme enfant, mon saint et regretté oncle Amadou Haïdra et enfin Alhousseïny Pathé, mort trop jeune. Ils étaient plusieurs et non trois, comme mentionnés tantôt, de cette fratrie. Boubou était le prénom maternel désigné à tout enfant mâle, aîné de tous les Ndongo (de saani e lowwol, celle de ma famille élargie tenant ainsi ces prénoms de leur lignée matrenelle dont Hawo Sadjo, issue de la famille des Ngaïdé nos cousins et proches parents de la famille de Mammadou Boubou.
Saïdou Pathé et Demba Pathé étaient les suivants frères. Demba, sera plus tard, le père de mon oncle Hamath sidi Ndongo Hamady Ndongo. Saïdou, quant à lui était un Sammbaajo. Il était Baïdi, de sa mère et sera connu dans son Toulde Doubango natal par ce prénom de Baïdi Hawo, et Baïdi NDongo sous d'autres cieux, là où le destin l'a appelé. Or, que s'est-il passé dans la vie de ce grand-père, Baïdi, pour que j'hérite, moi, de son prénom alors que des prénoms, j'en ai déjà plusieurs eus , que j'entends partout changeant au gré de mes passages dans telle ou telle concession qui ont toutes bercé mon enfance à Touldé Toulde Doubango ? Baïdi a été enlevé un jour pour partir. Il était jeune et beau. Il devait avoir dix neuf ans environ. Et puis un jour de 1914, sous le règne colonial, Baidi Hawo a été arraché à sa famille et sera envoyé loin à la guerre. Il sera parti loin, très loin et depuis, plus de nouvelles...
Sa mère Hawo Sadjo, jeûnait souvent et la main sur le sein, invoquait son maternel prénom dans l'espoir de son retour. Elle sera morte de chagrin, sans jamais voir revenir son fils. Baïdi avait disparu. Qu'il en soit ainsi, pourvu qu'il vive. Car dit-on chez nous : "Majjere ɓuri maayde", Mieux vaut la perte que la mort, car la mort, elle, est hélas, toujours un terme ! Devenu jeune garçon, l'histoire me fut contée. Fort ému, j'imposais à mon tour à Siley Ndongo, mon frère cadet de ne m'appeler que par ce prénom. Il s’exécuta avec une loyauté telle, qu'elle me touche encore, même en ce moment où j'écris ces lignes. Le temps passa... Devenu, étudiant, à Nouakchott (Mauritanie) puis à Perpignan, en France, je fis mon chemin à Bruxelles, jusqu'à Liège Belgique où je vis en ce moment... Et puis, il y a quelques mois, parlant au téléphone avec ma mère, je lui fis le plaisir de lui dire que j'avais rencontré une parente à nous, comme je la sais très attachée aux liens familiaux. Nous restâmes sur ce sujet pendant quelques minutes. Du coup, elle m'évoqua ce mystère qui entoure notre Baïdi ; parti pourtant avant notre venue, y compris celle de mon père, au monde. Je lui promis que je vais chercher. Elle m'y encouragea fortement, m'y indiquant même son paternel de prénom Saïdou Pâthé, que j'ignorais en réalité. Il faut dire que cette nuit-là, je n'ai pas dormi, du tout. Une promesse faite à une mère, et quelle mère, est lourde de sens. Après une nuit d'intenses recherches, je tombe, après avoir tout essayé, vers 4h du matin, sur la fiche, dans Mémoire des Hommes qui renseignait ainsi : Baïdi Dongo, 2ème classe, 44ème Bataillon sénégalais, né à Boké (Boghé) , Matricule 3683. Recrutement Boké, mort pour la France, le 4 avril 1919 à l’Hôpital Caudéran à Bordeaux. Systématiquement, j'ai poussé un cri, sorti des entrailles : Ah le voilà ! Il est là mon homonyme, mais il est mort. Et je fondis en larmes. Je réveillais ma femme : "Chérie, je l'ai retrouvé Baïdi Hawo, seykiin, il est à Bordeaux, il faut que j'y aille. Elle ouvrit l’œil et me fit : "Bismillaahir Rahmaanir Rahhiiiiiiiiiiiiiim. Qu'est-ce qui se passe ? Je commençais à lui raconter. Elle crut un instant que j'étais devenu fou. Mais, me connaissant, elle se rassura tout de suite après, continuant son sommeil et me laissant, comme d'habitude, tout seul à mes délires. Dès le lendemain, je multipliais les contacts, envoyais des mails, téléphonais. Jusqu’au jour où je fus tombé sur cette bonne âme : Marie Hélène Reiss, du service des anciens combattants et victimes de guerre, de Bordeaux. Il a suffi de quelques mots échangés pour qu'elle comprenne tout, me demande la fiche militaire.de mon aïeul, que je lui ai donnée illico. Deux jours après, j'ouvre mon e mail et voilà ce que je découvre : Cher Monsieur, votre grand-père, dont vous pouvez être fier, Monsieur BAIDI (N) Dongo est enterré dans le cimetière des Pins Francs, quartier Caudéran à Bordeaux, dans le Carré Militaire. Tombe N° 24-30ème rang, Carré 2...
Pour les préparatifs du voyage, encouragé par mon épouse, et par mon ami Ousmane Sao, les réservations faites à l'aide de ma collègue Sabine et les prières incessantes de Mati, nous voilà mon fils et moi, 98 ans, après, en train de nous recueillir sur sa tombe, formuler mille prières pour la paix de sa tombe et le doux repos de son âme. On aurait dit qu'il le savait, que nous serions-là un jour, pour lui. Trois fois de suite nous y sommes retournés en une journée. Trois fois de suite, chapelet à la main, à la bonne impatience du petit, j'y ai récité plus de 500 ikhlas. Cette sourate du Coran, qui nous dit-on, une seule fois récitée valait le tiers du livre saint. Et cinq cent fois psalmodiée pourrait même assurer à tout défunt, les portes et les jardins du Paradis Céleste.
Dans l'après midi, lors de nos entretiens, Tokara Baba et moi, avec le Service des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, nous avons formulé des demandes qui ont toutes été acceptées : De mettre un croissant et une étoile, par respect à sa foi musulmane, au lieu d'une croix, somme toute respectable, mais là, en l’occurrence, un peu anachronique; de changer les plaques plantées devant les tombes des dizaines, voire des centaines de tirailleurs sénégalais, c'est-à-dire originaires d'Afrique Noire ou d'Afrique du Nord; musulmans, pour la plupart où il est écrit par mégarde, par mépris ou même peut-être par lâcheté : A nos morts indochinois de la grande guerre 1914-1918, morts pour la France.
J'ai demandé et obtenu qu'on change ça le plus vite possible. On m'enverra toute la liste des tirailleurs pour eux; mais nos héros à nous. Je les partagerai avec vous pour que certains d'entre vous retrouvent peut-être leurs proches. Pour que cette histoire soit connue et non tue. Car le silence, l'omerta, l'amalgame et le mépris n'ont que trop duré. La France nous doit Éternel Respect. Car sans nos ressources humaines, naturelles, culturelles et financières; sans Nous Afrique, La France, n'est pas La France. A nous de le dire à elle et à nos enfants, pour clouer le bec à ses populistes, fortifier l'identité de nos enfants et affirmer la personnalité, la nôtre et celle de tous nos dirigeants. C'est à ce prix que Baïdi et des centaines de milliers d'autres comme lui ne seront pas tombés au Champ d'Honneur pour rien !

MAURITANIE: LE RETOUR DES RESCAPÉS DE LA BARBARIE DE TAYA ET SES ACOLYTES
| Mardi, 24 Septembre 2013 |
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![Retour des FLAM en Mauritanie après 23 ans d’exil [PhotoReportage]](http://cridem.org/media/photos/photo//flam_acc_2575.JPG)
Le président des FLAM(Forces de Libération Africaines de Mauritanie),Samba Thiam, est arrivé ce mardi, vers 13h 30, à l’Aéroport International de Nouakchott, en provenance de la capitale sénégalaise, à bord d’un vol de Mauritania Airlines International(MAI).
A son arrivée, Samba Thiam, accompagné de Kaw Touré, porte-parole des FLAM, a été accueilli par ses parents, des militants des FLAM et des chefs de partis politiques tels que Ba Mamadou Alassane, président du PLEJ (Parti pour la Liberté, la Légalité et la Justice) et Ballas, président d’Arc-en-ciel.
"Je ne ressens que de l’émotion et un réconfort moral très profond. Voir ce monde venu m’accueillir, c’est quelque chose de très fondamental pour moi.
Cela prouve quelque part que nos 23 ans d’exil n’ont pas été vains. Nous sommes donc très réconfortés et nous sommes très émus de fouler à nouveau le sol de notre pays", a réagi Samba Thiam, président des FLAM.
Babacar Baye Ndiaye
Avec Cridem, comme si vous y étiez...                       
Rédaction Cridem
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MALI: LES BANDITS DE GRAND CHEMIN sont de retour
La rébellion touareg a annoncé vendredi à maliactu qu’elle reprenait la guerre contre l’armée malienne, après les « exactions » commises par cette dernière jeudi à l’aéroport de Kidal, qui ont fait un mort et cinq blessés civils, selon le MNLA.
« Là où on trouvera l’armée malienne, on lancera l’assaut sur elle. Ce sera automatique. Les mises en garde sont terminées », a déclaré à maliactu.net Mahamadou Djeri Maïga, vice-président du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), la rébellion touareg.
« Ce qui s’est passée (jeudi) est une déclaration de guerre. Nous allons leur livrer cette guerre », a affirmé M. Maïga.
Jeudi, quelques centaines de manifestants avaient pénétré dans l’aéroport de Kidal (nord-est), poussant le Premier ministre malien Oumar Tatam Ly, qui devait s’y poser, à faire demi-tour. D’après certains protestataires, les militaires maliens ont ouvert le feu sur eux.
Selon le MNLA, les tirs « à balles réelles », « sur des femmes et des enfants qui manifestaient pacifiquement », ont fait un mort et cinq blessés – trois femmes et deux enfants, l’une des femmes se trouvant dans un état critique.
Pour le gouvernement malien, ses troupes, « prises à partie par des éléments incontrôlés », ont procédé à des « tirs de sommation » après avoir essuyé « des jets de pierre et des tirs d’armes ».
Les forces de l’Azawad (les territoires nord du Mali, ainsi nommés par les touareg) « feront payer à l’armée malienne son irresponsabilité après son forfait » de jeudi, a lancé Mahamadou Djeri Maïga.
« On ne parle plus de cantonnement. Maintenant que le feu est ouvert, on verra qui est qui. Partout où on a des troupes sur le territoire de l’Azawad, on les appellera à se mobiliser », a-t-il poursuivi, accusant les autorités maliennes de « violer les accords de Ouagadougou (…) malgré les assises et autres cadres de discussion ».
Après 18 mois de crise politico-militaire, les mouvements rebelles touareg avaient signé le 18 juin à Ouagadougou un accord de paix avec Bamako visant à permettre l’organisation de la présidentielle du 28 juillet à Kidal, ville sous contrôle des groupes armés touareg, après l’intervention française qui a chassé du nord du Mali les groupes djihadistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Les relations entre les deux parties se sont envenimées ces dernières semaines, malgré la tenue le week-end dernier du premier tour des élections législatives, qui se sont convenablement déroulées dans le nord du Mali.
(c) maliactu.net
MAURITANIE: Abdoul Birane Wane rencontre le Président Mohamed Ould Abdel Aziz
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Le Mouvement "Touche pas à ma nationalité", dirigé par Abdoul Birane Wane a été reçu mercredi soir 9 avril 2014, au palais ocre par le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz.
A sa sortie de l’audience, le coordinateur s’est confié à la presse pour expliquer l’objet de l’entretien.
Selon Abdoul Birane Wane, la rencontre avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz lui a permis d’évoquer des questions qui touche la communauté negro-mauritanienne à savoir "les conditions de l’enrôlement des mauritaniens dans le pays et à l’étranger, la situation des déportés mauritaniens dans la vallée et ceux qui sont restés au Sénégal et au Mali et qui veulent revenir dans leur patrie. Le problème foncier et leurs distributions aux hommes d’affaires arabes"
« La reconnaissance de la double nationalité, l’ouverture d’une enquête sur l’assassinat de Lamine Mangane et la sanction des coupables, le rétablissement dans ses droits pour l’étudiant Bakary Bathily » ont été aussi abordé
A la question de la réaction du Président Mohamed Ould Abdel Aziz vis-à-vis de ces questions de TPMN, le coordinateur a affirmé que « Le président a promis de se pencher sur ses question afin d’apport une solution à ces doléances »
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MAURITANIE: LES SONINKES
Matriarcat Sarakolé, ou Soninké (Mali, Sénégal, Mauritanie) : les fondateurs matrilinéaires de l’empire du Ghana

Sarakolé, ou Soninké, ou Marka, originaires du Wagadou et du Ghana. Leurs ancêtres seraient de race blanche (berbère Zénaga), d’où leur nom de Sera Khoullé (homme blanc) devenu Sarakolé. A la suite de la destruction de l’empire du Ghana, les Sarakolé sont éparpillés le long de la frontière qui sépare le Mali de la Mauritanie, à cheval sur trois pays : le Mali, le Sénégal et la Mauritanie. Au Mali, les Sarakolé sont environ 450 000. Autant en Mauritanie. La dispersion de l’ethnie Sarakolé dans d’autres pays a été si grande qu’il est difficile d’identifier certaines colonies sarakolé isolées, assimilées par le groupe ethnique autochtone. Ils n’en conservent pas moins certaines coutumes de leur ethnie d’origine. Chez les Dogon, plusieurs tribus parlent encore sarakolé. Au Sénégal, de Matam à Kayès, il y a de nombreux Sarakolé. Les Bozo, grands spécialistes de la pêche du Niger, sont d’origine sarakolé.
A la suite de la dislocation de l’empire du Ghana par l’empire du Mali, une partie des habitants du royaume déchu émigra et vint s’installer dans les bras formant le delta inférieur du Niger aux environs du village de Dia (cercle de Macina). Certains restèrent pêcheurs et prirent le nom deBozo. D’autres familles s’installèrent chez lesDogon (ce qui explique le lien des Dogon avec les Bozo). Les autres remontèrent vers le nord et constituèrent des groupes ethniques sarakolé, échelonnés entre Sokolo, Nioro et Bakel. Les Bozo sont musulmans, mais pratiquent des cultes magicoreligieux lors des grandes pêches pour se concilier les dieux des eaux. Ils sculptent des figures géométriques du génie de l’eau.
Les descendants de l’empire du Ghana
Les Sarakolé actuels sont les descendants de l’empire du Ghana, premier grand empire africain. L’empire du Ghana aurait commencé à la fin du IIIe siècle pour atteindre son apogée aux Xe et me siècles. Il aurait donc précédé de cinq siècles l’empire de Charlemagne. Sa renommée s’étendait jusqu’en Asie. Le chroniqueur arabe El Bekri (xi" siècle) a pu décrire l’empire du Ghana juste avant sa destruction par les Almoravides. Dans la capitale Koumbi (actuellement on peut voir les ruines de Koumbi Saleh, situé à 350 km de Bamako, entre Nara et Timbédra. à la frontière mauritanienne), le roi, assisté de ses dignitaires et de ses interprètes, rendait la justice avec un grand cérémonial. La ville des marchands, bâtie en pierre, avait douze mosquées et était opposée à la ville du roi entourée des bois sacrés où l’on pratiquait les cultes animistes. La richesse du Ghana se fondait non seulement sur l’or et le sel, mais sur le monopole du commerce transsaharien (cuivre, tissus, esclaves, cauris, ivoire, etc.). Ce trafic développa chez les Sarakolé un artisanat très important. Les artisans vendaient à Koumbi, sur les marchés, leurs tissus et leur, poteries. La ville comptait alors plus de 30 000 habitants.
A son apogée vers l’an 1000, l’empire du Ghana était consitué d’une fédération de plusieurs royaumes qui se développèrent après sa chute. Les plus importants étaient le royaume de Diara, le royaume Sosso et le royaume du Galam. Ce furent, en 1076, les berbères du Sud, les Almoravides, qui attaquèrent les premiers les Sarakolé, avec l’aide des Toucouleur du Tekrour, et les convertirent à l’islam. La prospérité du Ghana continua sous les successeurs noirs musulmans. Puis. prise d’abord par les Sosso en 1203, Koumbi fut détruite vers 1240 par le héros légendaire Soundiata Keïta, souverain Malinké du vaste empire du Mali, qui allait succéder au Ghana comme puissance du Soudan occidental. Soundjata déporta tous les artisans de Koumbi dans la capitale du nouvel empire du Mali : Niani.
Un peuple d’agriculteurs
Les Sarakolé sont essentiellement agriculteurs. Leurs troupeaux sont confiés aux bergers Peul. Très bons commerçants, comme les Dioula, ils voyagent beaucoup à travers tout l’ouest africain, vendant la noix de cola ou trafiquant l’or. En France, parmi les travailleurs immigrés, 80 % sont des Soninké de la haute vallée du fleuve Sénégal où les mandats envoyés chaque mois font vivre des familles entières.
Une société matrilinéaire et avunculaire
On observe trois groupes sociaux chez les Sarakolé : les Horé, ou Hora (gens libres), les Nyamakala (gens de castes) et les Komo (anciens esclaves). Chaque classe a son diamou (nom patronymique). L’ancienne filiation matrilinéaire se retrouve encore chez les Sarakolé. Ce ne sont pas les fils qui héritent des pères mais les neveux, fils de la soeur du père. Les enfants étaient nommés d’après l’oncle maternel (frère de la mère).
Un islam qui cohabite avec des superstitions animistes
Ardents musulmans, les Sarakolé ont créé un peu partout à travers l’Afrique des communautés islamiques. Le mot Soninké est souvent synonyme de marabout. Tous les délits et crimes sont jugés suivant le droit musulman. C’est parmi les Modini, c’est à dire les marabouts, qu’on choisit le juge (AI Khadi) qu’il ne faut pas confondre avec l’Almamy (iman) qui dirige les prières de la mosquée. Mais en dépit de leur croyance islamique, ils restent superstitieux et craignent les sorciers (soukhounio) et les diananou (djinns). Ils considèrent certains jours de la semaine comme bons ou mauvais pour tel ou tel type d’activité. Ils célèbrent trois fêtes (sallé) principales : celle du Soukhasso, qui a lieu à la fin du mois de Ramadan, celle de Banansallé, fête du mouton (Tabaski) qui a lieu deux mois et dix jours après la Soukhasso, et un mois et dix jours plus tard, a lieu la Haranem sallé, qui correspond au premier jour de l’année musulmane. La circoncision a lieu pendant la saison froide, après la rentrée des récoltes, ce qui correspond aux premiers froids.
Les femmes, représentantes du chant national
Les Guesseré sont les griots Sarakolé. Leur origine remonte au temps de l’empire du Ghana. Ils constituent l’une des castes les plus anciennes du Mali. Ce sont des chanteurs très appréciés. Ce sont les griottes qui sont les cantatrices officielles de l’ethnie sarakolé.
Un décor de caractère sexuel au thème primordial de la fécondité
On trouve encore sur les maisons bourgeoises de Oualata (en Mauritanie), des décors muraux exécutés avec les doigts par les femmes Sarakolé. Oualata fut créée au XIIIe siècle par les savants et les lettrés fugitifs du Ghana, alors grand centre caravanier, carrefour de rencontre de savants, de lettrés et de commerçants. Aujourd’hui les trois quarts de la ville sont en ruine. Les Oualatin sarakolé sont polygames. Leurs femmes cloîtrées apprécient les bijoux, les nattes et ont un sens très poussé de la décoration des maisons et de leur embellissement. C’est ce milieu fermé qui a permis de garder des traditions artisanales très intéressantes, particulièrement celle des décors muraux réalisés par de, potières sarakolé.
Elles se servent de terre rouge (tin lahman), de terre jaune (tin lasfar), de terre blanche (tin ah) et de terre grise (temmenga) Elles lient ces argiles avec de la gomme. L’exécution des dessin, se fait directement avec les doigts. Les décorations sont refaites chaque automne après les pluies. Cet art mural est unique et ne ressemble à rien de connu au Sahara et en Afrique noire. De grandes arabesques, des croix, des chevrons. des spirales sont peints sur les murs intérieurs et extérieurs, le, murs des cours, des terrasses, l’intérieur des chambres, les portes. les piliers. D’après Gabus, tout converge vers un décor de caractère sexuel au thème primordial de la fécondité (phallus stylisé). La porte de la rue est la plus décorée (rouge brun sur fond blanc). Les motifs sont les mêmes mais chaque fois la composition est différente.
Des textiles prisés dans toute l’Afrique de l’ouest
Les hommes portent un boubou et, sur les épaules ou replié sur la tête, le (lissa (longue pièce d’étoffe bleu indigo munie de longues franges tressées). Ils mettent des tépou, sandales de cuir ordinaires et, pour les fêtes, des moukhou, babouches brodées. La femme porte d’abord le fendeli, petit pagne qui s’arrête aux genoux. Puis elle ajoute une blouse appelée camisoli (sans doute par déformation du mot camisole) et porte par dessus le grand boubou (doroké khori) en percale ou en bazin teint à l’indigo. Elle couvre sa tête avec un mouchoir (tikka) en satin noir ou en pai (voile blanc ou bleu). Elle ajoute parfois à cet ensemble le dissa, semblable à celui que portent les hommes. Elle se chausse avec des moukhouni (babouches) brodées.
Une bijouterie d’or raffinée
Les coiffures très compliquées des femmes sont faites par les femmes du forgeron. La femme sarakolé se pare de nombreux bijoux en or et cornaline. L’ourlet de ses oreilles est percé de nombreux trous, ornés de petits anneaux d’or, d’argent ou de cuivre, suivant les moyens dont elle dispose. Au lobe de chaque oreille pend un gros anneau d’or. Les femmes portent autour des hanches des rangées de perles (alternativement rouges et blanches), qui augmentent avec l’âge et les moyens du mari. Les femmes et les hommes des cercles de Nara et Nioro, au Mali, portent sur chacune de leurs tempes trois petites entailles verticales, tandis que les femmes y ajoutent trois cicatrices minuscules sur chacune des Joues, sur le front et même sur le menton. Les femmes sarakolé, comme les femmes toucouleur, se tatouent la lèvre inférieure en bleu foncé pour rehausser la beauté de leur visage.
Des castes d’artisans
Les activités artisanales sont réservées à la caste des Nyamakala subdivisée en Tago (forgeron) et Garanko (cordonnier). Les autres activités sont libres.
Tissage, teinturerie
On trouve des broderies tichbok, à Oualata, d’inspiration marocaine. La teinturerie est pratiquée par toutes les femmes. Chaque maison sarakolé est équipée pour teindre. La teinture est à base d’indigo avec lequel on obtient deux tons : le bleu ciel (bakha khoulé) et le bleu marine foncé (bakha biné). Les tissages sarakolé, tous très beaux, se trouvent à Podor, à Matam, à Bakel, à Touba, au Sénégal, à Nioro, au Mali, à Kaédi et à Néma en Mauritanie.
Vannerie, nattes
Natte de lit (khabta) en nervures de feuilles de palmier et lanières de cuir. Autre natte plus fine (sémé) d’influence maure. Corbeilles à habit.
Cuir
Le Garanko (cordonnier) est spécialiste aussi du tannage des peaux, Il fabrique des babouches brodées (moukhou), des bottes (tioron,ulié), des sandales (tépou), dessus de selle (khirkhé n’doroké), des brides (kharbin nkation), des étuis à amulettes (safayon), des oreillers en cuir, ronds ou rectangulaires (tallah). Leurs outils principaux sont : l’alène (bounné), la planche sur laquelle on tranche le cuir (walakha), le polissoir en bois (maxhâdé), le couteau (labo).
Métal
Le Tago (forgeron) travaille le fer, les métaux précieux et le bois. Il fabrique des haches (yidou), des houes (tougou), des couteaux (Iabou), des herminettes (séoutou), des bijoux, des portes en bois (bàfou), etc. Son outillage est limité à un marteau (foullâdou), à l’enclume (tâné), une pince longue (khampa), des tenailles (khampa nhourmo), la lime (khassadé), le soufflet de forge (tountou).
Les bijoux sont nombreux et ont chacun un nom : - merseye : grand collier de perles rouges ou vertes dont l’extrémité est nouée plusieurs fois - kangoubo : pendentif en forme de boule en or filigrané, suspendu à un cordon de cuir - diôla : pendentif en or en forme de croix on d’étoile à quatre branches, - godé : gros bracelet en argent torsadé porté au poignet; - tankhalémou tangado : anneaux en argent massif portés aux pieds.
Bois
Ce sont les Tago (forgerons) qui travaillent aussi le bois. Les plats en bois sarakolé sont très beaux. Ils se nomment « les gens » (aroudgui). C’est une coupe soutenue par quatre pieds en forme de triangle qui symbolisent quatre jambes d’hommes. Le bord de la coupe est gravé de petits triangles losangés. Ils font aussi des porte-calebasses (acherad) à la hampe sculptée ou pyrogravée et dont les motifs, sont ensuite peints en jaune, vert ou rouge. Les calebasses (khollou) ont souvent un col de bois cousu et surmonté d’un couvercle. Elles servent non seulement de récipient mais aussi d’armoires pour les vêtements. Les instruments de musique des griots sont le dongué, grand tambour, et le dondongué, petit tambour qu’on porte sous le bras, la guitare (gamban). Les artisans sculptent des petits escabeaux de bois à trois ou quatre pieds (corondomo), des louches en bois (kharkhamou).
Poterie
La poterie est exécutée par les femmes des forgerons (taga yakharon). Les dessins sont faits à l’aide de leurs doigts. Elles fabriquent des canaris et des gargoulettes (gdour), des gargoulettes à deux becs (goumbou), des plats à couscous (bégué), des grands pots à eau (ballé). Dans la région de Oualata (Mauritanie), les dessins des poteries ressemblent à ceux des maisons.
Génocide du Rwanda : Bagosora échappe à la prison à vie
par
La chambre d'appel du tribunal pénal international pour le Rwanda a réduit la peine de Théoneste Bagosora, le plus célèbre des détenus du TPIR. La chambre d'appel a imposé une peine de trente cinq ans de prison. La Cour d'appel ne le disculpe d'aucuns crimes retenus contre lui en première instance.
Théoneste Bagosora dirigeait de facto l'armée rwandaise au début du génocide de 1994. Selon le président de chambre de la cour d'appel, il demeure coupable de génocide, crimes contre l'humanité, et crimes de guerre.
La chambre d'appel a, par ailleurs, confirmé sa responsabilité en tant que supérieur hiérarchique, pour différents crimes perpétrés à des barrages routiers, dont des viols, des massacres de masse, et des assassinats de responsables politiques. Sa culpabilité est maintenue pour le meurtre de dix casques bleus belges au cours d'une même journée en avril 94 au camp Kigali.
Bagosora avait été arrêté au Cameroun en mars 1996, au terme d'un procès phare du TPIR. Il avait été condamné à la prison à vie. Bagosora risque malgré tout de finir ses jours sous les verrous. Il a soixante dix ans aujourd'hui, et il demeure condamné à trente cinq années en prison.
Mauritanie : l'opposition menace de boycotter l'élection présidentielle
Le chef de l'opposition mauritanienne Ahmed Ould Daddah à Nouakchott le 3 mai 2012. © AFP
L'opposition mauritanienne ne participera pas à l'élection présidentielle prévue cette année en Mauritanie, à une date non encore fixée, si les conditions de transparence ne sont pas réunies, a affirmé vendredi lors d'un forum son chef, Ahmed Ould Daddah.
"Il faudra parvenir à une stratégie consensuelle qui garantirait la transparence et l'équité durant la prochaine présidentielle, sinon il n'y aura ni élection, ni participation" de l'opposition, a déclaré M. Ould Daddah à l'ouverture du "Forum de la démocratie et de l'unité" qui se tiendra jusqu'à dimanche à l'initiative de l'opposition.
Pour participer au prochain scrutin, l'opposition exige "une supervision politique crédible, la mise en place d'organes électoraux fiables et une préparation technique suffisante", a énuméré Ahmed Ould Daddah, chef du Rassemblement des forces démocratiques (RFD).
Ce point constituera l'une des questions "essentielles" à l'ordre du jour du forum, qui réunit des partis de l'opposition dont ceux de la Coordination de l'opposition démocratique (COD) ayant boycotté les élections législatives et municipales tenues en novembre-décembre 2013, après l'échec de pourparlers avec la majorité présidentielle.
La rencontre enregistre également la participation du parti islamiste Tewassoul, membre de la COD mais qui, lui, n'avait pas boycotté ces scrutins et est devenu la première formation d'opposition à l'Assemblée nationale.
Le forum regroupe aussi des organisations de la société civile, de jeunes et des syndicats proches de l'opposition. Il a cependant été boycotté par trois autres partis d'opposition formant la Coordination pour une alternance pacifique (CAP).En plus des conditions de participation à la présidentielle, le forum discutera également de la recherche de consensus sur de "grands défis" comme l'unité nationale et l'esclavage ainsi que de la création d'un cadre de réflexion permanent pour l'avenir du pays, ont indiqué ses organisateurs.
La question d'un candidat unique de l'opposition, évoquée ces derniers jours par des responsables opposants, ne sera cependant pas abordée, a précisé à l'AFP le porte-parole du forum, Saleh Ould Hanenna.
Ahmed Ould Daddah, qui a été très critique dans son discours envers le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz, a cependant affirmé que l'opposition est "disposée à tout dialogue véritable et responsable" avec le pouvoir pour sortir de "la crise politique dans laquelle se débat le pays".
Le gouvernement s'est déclaré prêt à entamer des concertations avec l'opposition pour parvenir à un consensus national sur la présidentielle, avait récemment indiqué le négociateur principal de l'opposition, Mohamed Ould Moloud, à l'issue d'une audience avec le Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf.
Le président Mohamed Ould Abdel Aziz, un ancien général arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en août 2008, avait été élu un an après pour un mandat de cinq ans lors d'un scrutin contesté par l'opposition. Sauf énorme surprise, il devrait être candidat à sa propre succession lors de la prochaine présidentielle.
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Togo, élections législatives : lettre ouverte à Mme Ashton Catherine et M. Andris Piebalgs

Lettre ouverte à l’attention de :
- Mme Ashton Catherine, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité,
- M. Andris Piebalgs, commissaire au Développement de l’Union européenne
Copies :
- M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères du gouvernement français
- M. Pascal Canfin, ministre délégué au Développement du gouvernement français
- M. Elmar Brok, président de la commission des Affaires étrangères du Parlement Européen
- Mme Eva Joly, présidente de la commission Développement du Parlement Européen
- Présidents des groupes parlementaires du Parlement européen :
- M. Joseph Daul, Parti Populaire Européen (Démocrates-chrétiens)
- M. Johannes Swoboda, Alliance Progressiste des Socialistes & Démocrates
- M. Guy Verhofstadt, Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe
- M. Cohn-Bendit et Mme Rebecca Harms, Verts/Alliance libre européenne
- M. Marek Grobarczyk, Conservateurs et Réformistes européens
- Mme Gabi Zimmer, Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique
- M. Emmanuel Bordez, Europe de la liberté et de la démocratie
- M. Calixte Batossie Madjoulba, ambassadeur du Togo en France
- M. Félix Kodjo Sagbo, ambassadeur du Togo à l’Union Européenne
Objet : Demande d’action urgente de l’Union européenne au Togo en vue d’une organisation des élections législatives transparentes, consensuelles et crédibles
Madame le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité,
Monsieur le commissaire au Développement de l’Union européenne,
Entre 2009 et 2011, l’Afrique francophone a connu une vague d’élections présidentielles dont les résultats ont souvent été contestés. Si des transitions démocratiques ont connu un certain succès, au Niger par exemple, la démocratisation du continent africain avance difficilement, et, certains régimes dictatoriaux ont réussi à trouver une ‘légitimité’ internationale en instrumentalisant une démocratie factice au moyen d’élections fraudées. Fin 2012, début 2013, le hasard des calendriers électoraux amène une nouvelle vague d’élections, cette fois, législatives. L’enjeu de démocratisation se déplace des présidentielles aux législatives, mettant l’accent sur le renforcement des institutions.
Au Togo, suite aux massacres de 2005 à l’arrivée de Faure Gnassingbé au pouvoir, en accord avec l’Organisation des Nations unies et le Programme des Nations Unies pour le Développement, l’Union Européenne a soutenu le pays au niveau des processus électoraux et de la construction de l’Etat de droit, par ses Missions d’Observation Electorale et ses financements. Cette action a indirectement conforté un régime caractérisé par la violence de la répression, l’impunité, la corruption, et le refus de toute alternance politique. Le soutien à la démocratisation a parfois perdu de son efficacité et de son sens. En 2010, l’Union européenne a financé à hauteur de 12,5 millions d’euros l’organisation de l’élection présidentielle, et a envoyé une Mission d’Observation, impliquant par son budget les contribuables européens. L’Union européenne était le garant attendu des résultats comme premier donateur et observateur. Les conditions de cette élection n’auraient pas été acceptées dans les démocraties adhérentes à l’Union européenne. L’Union européenne se doit de tirer les conséquences de son implication, particulièrement si elle continue de financer les élections au Togo. [1]
Si, parmi les principales dispositions de l’Accord Politique Global (APG) signé à Ouagadougou en 2006 entre le pouvoir togolais et les partis de l’opposition, suite aux 22 engagements pris en 2004 par l’Etat togolais auprès de l’UE, certaines ont partiellement été exécutées permettant au pouvoir de bénéficier des financements de l’Union européenne, les plus importantes notamment celles relatives aux réformes institutionnelles et constitutionnelles n’ont pu être mises en œuvre du fait du manque de volonté et de la mauvaise foi du pouvoir.
En 2012, l’ONU condamne sévèrement le gouvernement togolais sur la torture, en lui demandant de prendre rapidement des mesures qui auraient dû être prises depuis longtemps, mettant particulièrement en cause l’Agence Nationale de Renseignement (ANR), lui demandant de « mettre en œuvre les recommandations de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) sur les allégations de torture et de mauvais traitements dans les locaux de l’ANR et autres lieux de détention » [2]. Cette nouvelle condamnation démontre que le régime issu des massacres de 2005 a peu progressé dans la construction d’un Etat de droit.
Sans qu’il n’y ait de date certaine et alors que le chef de l’Etat togolais annonce dans ses vœux de nouvel an 2013 vouloir suivre un chronogramme avec une élection fin mars 2013, les législatives au Togo se dérouleront environ 3 ans après la présidentielle de mars 2010. Depuis cette date, les populations entraînées par l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), la coalition de partis réunis au sein du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), et, depuis le mois de mai 2012, le Collectif ‘Sauvons le Togo’ (CST), ainsi que la coalition « Arc-en-ciel », ont contesté les résultats de la présidentielle de 2010, et ont réclamé des élections législatives transparentes et organisées selon les standards internationaux. Le gouvernement a violemment réprimé les mouvements pacifiques de contestation, sans pour autant parvenir à briser la dynamique acquise au changement.
Ces coalitions de partis politiques réclament l’organisation consensuelle d’élections législatives face à la poursuite solitaire de l’organisation de ces élections par le gouvernement. Le Collectif ‘Sauvons le Togo’ a indiqué, le 1er janvier 2013 [3] « qu’il est prématuré d’aborder des questions liées à des élections sans la réalisation consensuelle des réformes institutionnelles et constitutionnelles. Il convient plutôt de réunir les conditions devant ouvrir la voie à un dialogue structuré, franc et sincère, … Le Collectif ‘Sauvons le Togo’ réitère sa proposition pour la mise en place d’un comité préparatoire qui conviendra des modalités du dialogue, dans ses aspects liés à la composition, au fonctionnement et aux sujets à débattre. Pour la sérénité des débats, la présence d’un médiateur choisi consensuellement, avec l’assistance de la communauté internationale, s’impose. »
Comme les diplomaties des principaux pays occidentaux, l’Union européenne est de nouveau prise à témoin d’un processus biaisé. Etant donné l’historique de l’influence européenne au Togo, sa volonté d’accompagner le régime, dont des personnalités fortes sont elles-mêmes mises en cause, vers un objectif de démocratie, quand ce régime ne semble pas partager les valeurs démocratiques, n’a jamais été comprise par la majorité de la population togolaise. La poursuite de cette politique pourrait donc être de nouveau assimilée à une complicité avec le régime dictatorial. A ce stade, l’Union européenne a encore la possibilité de corriger la logique de son implication, pour devenir un acteur fiable et reconnu de la démocratisation.
La qualité de l’organisation d’un scrutin se détermine en amont : au niveau de l’indépendance de l’organisation vis-à-vis du pouvoir, la préparation des listes électorales, la qualité du découpage des circonscriptions, – point bloquant pour le Togo –, le contrôle des moyens de l’Etat, les moyens financiers de l’opposition, la liberté de la presse, l’indépendance et le travail de la justice en cas de répression policière. L’Union européenne a émis après des législatives de 2007 des recommandations qui n’ont jamais été appliquées par le gouvernement togolais. En effet, parmi les recommandations de la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne (MOE-UE) des législatives d’octobre 2007 figure la recommandation selon laquelle « la représentativité des sièges dans la nouvelle législature doit se faire sur des critères démographiques » [4], pour mettre fin à la sur-représentativité manifeste du Nord par rapport au Sud. Ce déséquilibre, imposé par un régime électoralement illégitime, est à la base du trucage prévisible dans l’organisation des législatives par le gouvernement sans concertation avec l’opposition. D’autres recommandations allant dans le même sens sont venues se rajouter dans le rapport de la MOE-UE de 2010, et l’opposition demande leur application. [5]
A partir du « printemps arabe », la politique européenne, que ce soit au niveau de la Commission ou du Parlement, s’est engagée dans le sens d’une politique plus « cohérente vis-à-vis des régimes autoritaires » associant développement, droits humains, et démocratie [6]. Les élections législatives au Togo révèlent un enjeu important pour la démocratisation du continent parce qu’il s’agit d’un des seuls pays subissant une dictature militaire à façade démocratique où le régime pourrait quitter le pouvoir par les urnes, l’opposition ayant réussi à rester électoralement forte malgré les manœuvres récurrentes visant à la déstabiliser. S’il est bien organisé et si les résultats sont correctement restitués, le prochain scrutin permettrait de sortir d’une impasse et montrerait la capacité du Togo à s’engager dans une alternance. Les élections législatives envisagées au Togo pourraient ainsi mettre un terme à la dictature en donnant un exemple positif pour d’autres pays. Il s’agit donc d’un test pour la communauté internationale et en particulier pour l’Union Européenne, qui par son expérience des Missions d’Observation, a la possibilité de devenir un soutien efficace, rapide, reconnu, pour la généralisation de la démocratie en Afrique.
Par Damien Glez Blaise Compaoré ne doit pas
Par Damien Glez
 Blaise Compaoré ne doit pas beaucoup fermer l’œil ces derniers temps. © Glez/J.A.
Au moment où le régime du président burkinabè, Blaise Compaoré, est fragilisé, deux assassinats officiellement non élucidés remontent à la surface : ceux de Thomas Sankara et de Norbert Zongo. La justice du Burkina Faso va-t-elle convaincre de sa bonne foi ?
Bien qu’il se mure dans un silence de comateux, Blaise Compaoré ne doit pas beaucoup fermer l’œil. Après 26 ans de pouvoir, le sommeil du président burkinabè est sans doute perturbé par une défiance politique tout à fait inédite. À l’heure où le principal parti qui le soutient - le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) - souffre d’une hémorragie de militants de premier plan, deux dossiers judiciaires se rappellent au mauvais souvenir du premier magistrat du Faso. Et réveillent concomitamment deux fantômes : celui d’une plume-à-gratter et celui d’un frère d’arme iconique qui viennent chatouiller les orteils du “beau Blaise”.
28 mars 2014, 15 ans après l’assassinat de l’homme de presse burkinabè Norbert Zongo, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples évoque "un certain nombre de carences dans le traitement de cette affaire par la justice nationale". Saisie par les avocats des héritiers du journaliste d’investigation, elle vient de rendre un long arrêt. Le juge Gérard Niyungeko indiquait vendredi 28 mars que la justice burkinabè n’avait pas fait ce qu’il fallait pour identifier et présenter devant la justice les auteurs de l’assassinat, ce qui pourrait être considéré comme une violation des traités internationaux qui garantissent la protection des droits de tout citoyen. En cause : des problèmes de timing dans les procédures et un manque d’empressement à explorer plusieurs pistes tracées, à l’époque, par la Commission d’enquête indépendante. Norbert Zongo enquêtait sur l’assassinat du chauffeur du frère du président Compaoré. Est-il dans l’intérêt du régime burkinabè de laissait penser que ceci pourrait expliquer cela ?
En avril 2006, déjà, le Comité des droits de l'homme de l'ONU demandait à l'État burkinabè de garantir aux familles une justice impartiale.
Hasard du calendrier, une autre juridiction doit s’exprimer ce 2 avril. La Chambre civile du tribunal de grande instance de Ouagadougou doit annoncer son verdict sur une demande d’exhumation du corps de Thomas Sankara, président du Burkina Faso disparu lors d’un coup d'État qui porta au pouvoir l’actuel locataire du palais. Le 15 octobre 1987, quinze responsables de la "Révolution démocratique et populaire" – dont son président – auraient été enterrés au cimetière de Dagnoën, sans que leurs familles puissent les identifier. Les ayants droit de Sankara souhaitent que leurs dépouilles soient expertisées, afin que l’on connaisse avec certitude leurs identités et que l’on infirme éventuellement la "mort naturelle" officiellement évoquée sur les actes de décès. En avril 2006, déjà, le Comité des droits de l'homme de l'ONU demandait à l'État burkinabè de garantir aux familles une justice impartiale. Celle-ci commence par la preuve des enterrements...
Portée symbolique
Bien sûr, les militants qui commémorent, chaque 13 décembre, l’assassinat de Norbert Zongo se font peu d’illusion sur la possibilité d’une issue judiciaire, quelques années après le décès du seul inculpé dans cette affaire, l’ancien responsable de la garde présidentielle, Marcel Kafando. Bien sûr, peu d’hypothèses accréditent la thèse selon laquelle le corps de Thomas Sankara ne se trouverait pas à Dagnoën. Mais les deux rebondissements de cette semaine ont une portée symbolique certaine. Zongo et Sankara sont les deux icônes de la jeunesse burkinabè, majoritaire dans le pays. La reconnaissance du mauvais traitement judiciaire de la disparition de l’un et la puissance dramaturgique de l’exhumation de l’autre galvaniseraient une population qui se surprend, depuis une année, à imaginer la fin du régime actuel.
>> Lire aussi : Les fantômes de Thomas Sankara
Blaise Compaoré n’est plus éligible, si l’on s’en tient au verrou constitutionnel justement élaboré suit à l’émotion suscitée par la mort de Zongo. Le président est pris dans un étau, oppressé entre la loi fondamentale qui lui indique la sortie et la pression d’une opposition requinquée, capable de compromettre sa modification. Il n’avait vraiment pas besoin qu’on ressuscite des fantômes ; ni Sankara, le chantre de l’intégrité burkinabè, ni Zongo, le porte-voix des sans-voix. Ultime énigme : des perspectives judiciaires dans le ciel de Compaoré sont-elles de nature à lui faire lâcher le pouvoir, comme convenu, ou à s’accrocher à son immunité présidentielle ?

Lire l'article sur Jeuneafrique.com
Charles Blegoudé: le voyou de la rue a joué à la loterie et il a perdu
Charles Blé Goudé, depuis son lieu de détention © Autre presse par DR
C’est depuis le week-end que l’on a vu circuler sur la toile, des photos supposées être celles de Charles Blé Goudé, le leader des jeunes patriotes et l’ancien ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo. En effet, des photos d’un homme barbu ressemblant à Charles Blé Goudé, un proche de l’ex-président Laurent Gbagbo, détenu dans des conditions visiblement difficiles, circulent et ont été publiées lundi par de nombreux journaux ivoirien et ceci n’est pas sans provoquer un scandale en Côte d’Ivoire.
Ayant vu les images, l’avocat du leader des jeunes patriotes a confirmé qu’il s’agit bien de son client. « C’est son visage, sa morphologie. Il n’y a aucun doute sur ce sujet. C’est bien lui. Vu les conditions dans lesquelles il se trouve, j’ai peur pour sa santé mentale», a déclaré Me Claver N’Dri. L’avocat a déploré le fait qu’il soit chaque fois empêché d’avoir accès à son client depuis le 2 août dernier.
Charles Blé Goudé, le leader des jeunes patriotes © Autre presse par DR
Parmi les photos en question, l’une montre un homme barbu au crâne dégarni, relativement mince, debout devant une porte de prison verte. Une autre image montre un homme allongé à même le sol, seulement vêtu d’un short blanc, avec à ses côté un livre religieux: « La paix avec Dieu ». Derrière lui, un graffiti, « Je me sens libre », est écrit en blanc sur un mur foncé.
La porte-parole adjointe du gouvernement ivoirien Afoussiata Bamba a indiqué que les photos publiées ne relèvent pas de la responsabilité du régime d’Alassane Ouattara. Dans les rangs du pouvoir d’ADO, on avance la probabilité d’images truquées. On précise dans le camp du régime que ni ses avocats, ni ses parents n’ont pu rendre visite à un prisonnier si étroitement surveillé avec un téléphone portable ou appareil photo pour prendre des images. Comme il fallait s’y attendre, les milieux et les médias favorables à Laurent Gbagbo n’ont pas été tendres avec le régime ivoirien ce lundi dénonçant des actes de torture du régime Ouattara.
Charles Blé Goudé, le leader des jeunes patriotes © Autre presse par DR
Charles Blé Goudé, l’ancien leader des jeunes patriotes, un mouvement pro-Gbagbo parfois extrêmement violent, arrêté en janvier 2013 au Ghana après plus d’un an et demi de cavale. L’ancien ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo, a été inculpé de crimes de guerre mais aussi d’assassinats, vols en réunion, etc. par la justice ivoirienne en janvier 2013. Il est aussi poursuivi par la Cour pénale internationale (CPI) pour « crimes contre l’humanité » commis durant la crise postélectorale de 2010-2011.
HOMMAGE:Nelson Mandela, grand jusque dans sa mort
Tout au long de sa vie, l'ancien président d'Afrique du Sud s'est distingué par son courage, sa farouche volonté. Il entre de plain-pied dans l'Histoire.
© Debbie Yazbek / AFP
Le grand lion s'est éteint jeudi 5 décembre 2013 dans la soirée. L'âge et les séquelles d'une tuberculose contractée dans les geôles humides de Robben Island ont emporté son dernier souffle. Mais son image, symbole de la lutte contre l'apartheid, est intacte. Un visage souriant et bienveillant, dont l'aspect vieilli aura été préservé des regards indiscrets par la pudeur de celui qu'on appelait Madiba.
Sang bleu - il est issu d'une famille royale de l'ethnie Xhosa -, coeur noir, il a rendu l'impensable possible en devenant le premier président noir de la "nation arc-en-ciel". La lutte de ce passionné de boxe commence en 1940 : il est exclu de l'université pour s'être joint à un boycott visant à dénoncer les conditions des étudiants noirs en Afrique du Sud. En 1943, il devient membre du Congrès national africain (ANC), dont il sera le président en 1991. Avocat, s'inspirant des théories de Gandhi qui prônent la non-violence, il croit tout d'abord la plume plus forte que l'épée. Manifestations, contestation de lois racistes, appels à la désobéissance... En vain. En 1960, le massacre de Sharpeville au cours duquel 69 Noirs meurent sous les balles de policiers sonne le glas de cette politique. En décembre 1961, Mandela crée la branche armée de l'ANC, ce qui lui vaut d'être considéré comme une organisation terroriste. Mandela appelle au sabotage plutôt qu'aux assassinats, contrairement à certains membres de l'ANC.
Humanisme et pragmatisme
Madiba préfère la réconciliation à la vendetta. Il apprend l'histoire des Afrikaners, leur langue, entend leurs revendications. En s'affirmant hostile à "la domination aussi bien blanche que noire" et en décrétant que l'Afrikaner est un Africain au même titre qu'un Noir, il se distingue de l'africanisme, en vogue à l'époque. Ses négociations avec Pieter Botha, considéré comme le fer de lance du régime ségrégationniste, sans le consentement et à l'insu de l'ANC en témoignent. Un humanisme doublé d'un pragmatisme politique auquel le microcosme carcéral l'aura exercé pendant ses 27 ans d'emprisonnement.
Condamné à la perpétuité en 1964, il est libéré par Frederik De Klerk en 1990. Tous deux recevront le prix Nobel de la paix en 1993. L'année suivante, les premières élections démocratiques et multiraciales d'Afrique du Sud voient l'ANC triompher : le 10 mai, Mandela est élu président. Des symboles forts, mais qui ne soldent pas les désaccords entre les deux artisans de la transition. En 1995, l'abandon par De Klerk des poursuites à l'encontre de policiers à l'origine de crimes racistes met Mandela dans une colère terrible, portant un coup à la coalition. Un an plus tard, c'est au tour de Mandela d'essuyer les critiques : la Commission vérité et réconciliation qu'il met sur pied est accusée d'épargner la prison aux auteurs d'actes racistes en échange de l'aveu de leurs crimes. Une politique du pardon jugée "facile" et qu'une partie de la classe populaire, ses alliés du parti communiste et des syndicats noirs n'ont pas digérée.
"Éventrement intérieur"
À la fin de son mandat, en 1999, le bilan dressé par ses détracteurs contraste avec son aura d'icône internationale. Économie "anémique", baisse du niveau d'instruction et de la qualité des soins médicaux, manque de logements pour les pauvres, corruption, criminalité et résurgence du racisme... Un "statu quo socio-économique" qu'il assume à demi-mot : conscient que des réformes trop radicales l'auraient fait passer pour un communiste auprès des investisseurs étrangers, Mandela visait avant tout à assurer une transition sans bain de sang ni banqueroute.
Mais la griffe de la guerre impose son prix : sa vie héroïque lui vaudra de se demander si "le combat qu'on mène pour d'autres justifie qu'on néglige sa propre famille". Il vit privé des siens, l'apartheid est son combat, l'absence son cauchemar. Divorcé et remarié trois fois, il perd deux de ses fils. Un "éventrement intérieur" qui le hante au point de déclarer au mariage de sa fille : "Si c'était à refaire, je ne le referais pas."
Mandela est une bête de scène, pas un animal politique : il consacre le reste de sa vie à des oeuvres caritatives, notamment à sa fondation contre le sida, et à rattraper le temps perdu auprès des siens. Sa popularité est universelle, sans appel : ami des stars, de Kadhafi et de la reine d'Angleterre, Mandela symbolise toujours "le triomphe de l'espoir sur l'injustice". Et c'est pour cela que nous l'honorons aujourd'hui.
Le Point.fr - Publié le 05/12/2013 à 22:51
INDE: UNE TRADITION QUI N'EMEUT PAS LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE
L’infanticide féminin: Qu’est-ce qui tue les petites filles de l’Inde ?
par Rita Banerji
Traduit de l’original par Philippe Mignon
Ce qui suit est la partie éditée d’un article écrit par Rita Banerji publie la première fois dans The Women’s News Network [pour lire l'article original, veuillezcliquer ici ]
Un rapport publié en 2012par le UN-DESA ( Département des Affaires sociales et économiques des Nations Unies ) au sujet des taux de mortalité globale chez le bébé et l’enfant, a fait une révélation choquante. Il a montreéque l’Inde a un taux de mortalité anormalement élevé chez les filles âgées de 1 a 5 ans- un taux qui était le plus élevé dans l’étude de 150 pays, dont beaucoup, par exemple en Afrique. étaient bien plus pauvres que l’ Inde!
Le rapport montrequ’une fillette en Inde âgée de 1 à 6 ans a trois fois plus de chance de mourir qu’un garçon du même âge (soit une chance de mourir plus élevée de 75%). Pour 56 garçons qui meurent dans cette tranche d’âge, il y a 100 filles qui meurent. Cependant selon les statistiques, ceci devrait être l’inverse. Normalement les fillettes de cet age ont une chance naturelle de survie parce qu’elles ont un avantage biologique. Ainsi pour le reste du monde le taux de mortalité dans ce groupe d’age est de 116 garçons pour 100 filles.
Quelle est la cause de ce chiffre alarmant chez les fillettes en Inde?
photo by Zuhair Al-Traifi ©
Un rapport publié en 2011dans les Archives de Médecine Pédiatrique et de l’Adolescence, d’une étude conduiteconjointement par le Conseil médical Indien et par l’École d’Harvard de la Santé Publique, a établi qu’en Inde, les fillettes en- dessous de 5 ans avaient un taux de mortalité anormalement élevé a cause l’importance de la violence domestique dans les maisons qui prenait pour cible les femmes. Mais pas les petits garçons !
Dans ces maisons, ce n’étaient pas juste les femmes qui étaient tuées par l’infliction de violence mortelle, mais cette violence avait aussi pour cible les fillettes. Des données concernant les déclarations de naissances en Inde ont été rassemblées de 1985 à 2005, et on a ainsi pu découvrir que des petites filles qui avaient été enregistrées pendant cette période, 1.2 million avait été tuées alors qu’elles n’étaient que des nourrissons, et 1,8 million supplémentaire avaient été tuées avant d’atteindre l’âge de 6 ans!!! Ainsi, des fillettes dont la naissance avait été enregistrée pendant 20 ans, 3 millions avaient été tuées avant d’atteindre l’âge de 6 ans.
De plus, l’étude a établi que les fillettes en Inde ont un risque beaucoup plus élevé que les garçons de mourir de violences domestiques. Alors que les filles âgées de 1 a 6 ans ont une chance plus élevée de 21% que les garçons de mourir de violences domestiques avant d’atteindre 5 ans, les fillettes qui ont 1 an de moins courent un risque de 50% plus élevé d’en mourir que les garçons du même age.
Le responsable de cette étude , le Dr. Jay Silverman a déclaré : « être née fille dans une famille indienne au sein de laquelle la mère est violentée rend la survie d’un enfant féminin au-delà de la petite enfance significativement moins probable. De façon choquante cette violence ne présente pas de menace a votre vie si vous avez assez de chance pour être né garçon.»
photo par Joel Dousset ©
Une autre façon de pratiquer le meurtre des petites filles en Inde est la négligence délibérée et abusive. Un rapport de l’UNICEF, datant de 2007, a établi que les fillettes en- dessous de 5 ans avaient un taux de mortalité de 40% plus élevé que les garçons du même âge. Souvent, les familles font délibérément mourir de faim leurs filles en négligeant de les nourrir complètement ou en leur donnant les restes s’il y en a après que les hommes et les garçons aient mangé. Si une fille tombe malade, la famille ne dépensera souvent pas d’argent en soins médicaux, préférant la laisser mourir.
L’infanticide féminin a une longue histoire en Inde, et de manière effrayante, chaque région a sa propre façon établie et traditionnelle de tuer les petites filles, méthodes qui comprennent la noyade du bébé dans un baquet de lait, l’ingestion forcée de sel, ou encore l’enterrement de la fillette vivante dans un pot en terre.Cependant, dans les familles de classe moyenne et plus aisées, les méthodes sont plus détournées, comme par exemple la mise en scène d’accidents ou l’induction de maladies ‘naturelles’ pour éviter que la police ne détecte le meurtre.
Dans une étude menée par le Bureau d’Etat Civil Général de l’Indeet publiée en 2010 dans le journal médical «Le Lancet», un facteur curieux a été mis en lumière. Les filles en Inde âgées d’un mois à 5 ans mouraient de pneumonie et de diarrhée a un taux qui était de 4 a 5 fois plus élevé que chez les garçons du même age.
Mais pourquoi les filles mouraient-elles de ces deux maladies spécifiques?
photo par Akash Banerjee ©
La réponse, qui est choquante, est révélée dans une observation faite par l’auteur Bita Aravamudan dans son livreDisappearing Daughters(« Disparitions de filles»), 2007. Alors qu’elle visitait des endroits ou l’infanticide féminin est pratiqué en Inde, elle a pu observer que les méthodes conventionnelles pour tuer les fillettes pouvaient habituellement être détectées et qu’une investigation policière pouvait être lancée : « Pour éviter les arrestations, les familles adoptent des méthodes douloureuses pour tuer [les bébés filles]… L’induction de la pneumonie était la méthode la plus moderne. Le bébé était enveloppé dans une serviette humide ou trempé dans l’eau froide aussitôt après sa naissance ou quand il revenait de l’hôpital. Si après quelques heures, il était encore vivant, on se rendait chez le médecin, qui diagnostiquait une pneumonie et prescrivait des médicaments, que les parents jetaient immédiatement à la poubelle. Quand le bébé mourait enfin, les parents étaient en possession d’un certificat médical pour prouver la pneumonie. Quelques fois on donnait un peu d’alcool a l’enfant pour créer de la diarrhée, une autre ‘maladie certifiable’».
Karishma à 2 ans. photo par Rita Banerji ©
En tant que fondatrice de la Campagne des 50 Millions Manquantes, qui a pour but de sensibiliser la conscience collective à l’actuel génocide/ genricide féminin en Inde, je ne suis plus que consciente de ces facteurs. Il y a 2 ans, la campagne a été impliquée dans le cas d’une petite fille, appelée Karishma, dont la famille ne voulait pas de fille, et qui avait tenté de la tuer à plusieurs reprises. Lire l’histoire de Karishma (en anglais) ici…
© The 50 Million Missing Campaign. Tous droits réservés. Pour partager, merci de vous référer à nos conditions de copyright.
A PROPOS DE L’AUTEURE
Rita Banerji est une auteure et activiste pour les droits des femmes, ainsi que la fondatrice de la 50 Million Missing Campaign pour stopper le génocide féminin en Inde. Son livre Sex and Power: Defining History Shaping Societies, porte un regard historique et social sur la relation entre genre et pouvoir en Inde en tant que cause de l’actuel genricide féminin. Son site internet est www.ritabanerji.com. Elle blogue sur Revolutions in my Space et tweet sur @Rita_Banerji
A PROPOS DES PHOTOGRAPHES
Les photos présentes dans cet article ont été prises par les photographes membres de la 50 Million Missing Campaign. Il y a 2400 photographes à travers le monde qui donnent leur soutien aux photos de l’équipe de la Campagne pour 50 millions de disparus en cliquant. Pour voir plus de travail de chacun des photographes cliquer ici et connectez-vous a leur site individuel.
A PROPOS DU TRADUCTEUR
Philippe Mignon qui est le traducteur vit au Portugal en tant que français. D’autre part il est artiste et peintre d’aquarelles. Il a intensément voyage pendant plus de 30 ans en Asie ( Inde, Indonesie-Bali, Népal, Malaisie, Thaïlande, Corée etc… ) On peut le contacter par e-mail : philippemignon2@hotmail.com ou philippemanoussi@gmail.com ou encore sur facebook.com. si on veut regarder certaines de ses peintures.
AFRIQUE/ COTE D'IVOIRE : LA CPI COURTISE CELUI QUI SE DISAIT GÉNÉRAL DE LA RUE
Côte d’Ivoire: la CPI veut que Charles Blé Goudé lui soit livré
Charles Blé Goudé, lorsqu'il était ministre de la Jeunesse dans le gouvernement de Laurent Gbagbo.
RFI
La Cour Pénale Internationale réclame à nouveau Charles Blé Goudé. Ce lundi, la CPI a réitéré au gouvernement ivoirien sa demande de transfèrement de l’ex-leader des Jeunes patriotes proches de l’ancien président Laurent Gbagbo, incarcéré à la CPI depuis deux ans.
La demande de la Cour pénale internationale auprès du gouvernement ivoirien se veut pressante. Elle est aussi accompagnée d’un rappel : l’obligation d’Abidjan de livrer Charles Blé Goudé, selon un communiqué de la juridiction internationale, qui fixe aussi un délai pour recevoir une réponse. La CPI espère avoir les observations des autorités ivoiriennes sur sa demande au plus tard le 13 janvier prochain.
→ A (RE)LIRE : Charles Blé Goudé inculpé pour crimes de guerre et détenu dans un lieu secret
Le 1er octobre dernier, la CPI avait rendu publique l’existence d’un mandat d’arrêt contre l’ex-« général de la rue » en Côte d’Ivoire. Un mandat qui était sous scellés depuis son émission, le 21 décembre 2011. La CPI soupçonne Charles Blé Goudé de crimes contre l’humanité pendant la crise postélectorale de 2010-2011. Les violences de cette crise ont fait officiellement 3 000 morts.
Inculpé de crimes de guerre en Côte d'Ivoire
Depuis son arrestation en janvier dernier au Ghana, ce proche de Laurent Gbagbo est actuellement détenu dans un lieu tenu secret en Côte d’Ivoire. La justice ivoirienne l’ainculpé de crimes de guerre.
→ A (RE)LIRE : Le non-transfèrement de Simone Gbagbo à la CPI, une «décision politique»
Selon une source gouvernementale, les autorités ivoiriennes réfléchissent à la réponse à donner à la CPI. Vont-elles envoyer Charles Blé Goudé à La Haye ? Elles ont déjà refusé, il y a deux mois, de transférer Simone Gbagbo, l’épouse de l’ancien Président ivoirien, en demandant à la CPI de se déclarer incompétente, afin qu’elle soit jugée en Côte d’Ivoire.
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LE MANDAT D'ARRÊT ÉMIS PAR LA CPI CONTRE CHARLES BLÉ GOUDÉ
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UN DÉPUTÉ UMP RACISTE: sur les casseurs de Paris
UN DESCENDANT DE NAZIS A L'ASSEMBLEE NATIONALE FRANCAISE (ELU UMP = union des mômes de p......)

Les casseurs sont sûrement des descendants d’esclaves, ils ont des excuses #Taubira va leur donner une compensation!» avait écrit ce député du Var lundi soir sur le réseau social Twitter.
«J’ai fait un amalgame tout à fait regrettable entre deux choses: d’un côté, les propos de Madame Taubira sur le fait qu’il faut indemniser les descendants des esclaves, et je ne supporte plus cette repentance permanente de la France. La France a un passé, glorieux ou moins glorieux, et il est temps d’arrêter de s’excuser», a expliqué M. Vialatte mardi à l’AFP. Et d’ajouter: «J’ai fait l’amalgame avec la politique laxiste en matière de justice de Madame Taubira, qui conduit aux évènements d’hier (lundi), parce qu’aujourd’hui les casseurs sont persuadés qu’ils n’auront pas de sanction».
«C’était rien de plus, je regrette vraiment que ça provoque un tel tollé parce que loin de moi l’idée d’avoir le moindre propos raciste», a souligné l’élu varois. Il précise avoir immédiatement retiré le tweet après sa publication «car j’ai écrit une bêtise».
Plainte
Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a réagi au parlant de «degré zéro» de la politique. «J’ai même vu qu’il y avait un tweet d’un député UMP qui considérait que c’était sûrement les descendants d’esclaves qui avaient été manifester hier soir, on est vraiment sur le degré zéro», a-t-il dit sur France Info, estimant qu’«il faudrait que l’opposition soit en capacité d’être aussi de temps en temps un peu à la hauteur et des enjeux, et des discussions».
La Fondation du Mémorial de la Traite des noirs, établie à Bordeaux, a dénoncé «une insulte inacceptable à la mémoire des victimes de la traites des noirs et de l’esclavage» ainsi qu’«une incitation à la haine». «Le député Vialatte franchit une ligne rouge inacceptable pour un représentant du peuple français et pour l’image de la Nation» a-t-elle indiqué dans un communiqué. Elle a décidé de porter plainte contre le député auprès de la justice varoise pour «fausse accusation, diffamation et incitation à la haine raciale».
L’HYMNE NATIONAL, L’HYMNE DE LA VICTOIRE ( LE DITANYE) DU BURKINA FASO
L’HYMNE NATIONAL, L’HYMNE DE LA VICTOIRE ( LE DITANYE)
I. Contre la férule humiliante il y a déjà mille ans
La rapacité venue de loin les asservir il y a cent ans
Contre la cynique malice métamorphosée
En néocolonialisme et ses petits servants locaux
Beaucoup flanchèrent et certains résistèrent
Mais les échecs, les succès, la sueur, le sang
Ont fortifié notre peuple courageux
Et fertilisé sa lutte héroïque.
REFRAIN
Et une seule nuit a rassemblé en elle l’histoire de tout un peuple
Et une seule nuit a déclenché sa marche triomphale
Vers l’horizon du bonheur une seule nuit a réconcilié
Notre peuple, avec tous les peuples du monde
A la conquête de la liberté et du progrès.
La Patrie ou la mort nous vaincrons.
II. Nourris à la source vive de la révolution,
Les engagés volontaires de la liberté et de la paix
Dans l’énergie nocturne et salutaire du 4 août
N’avaient pas que les armes à la main mais aussi et surtout
La flamme au cour pour légitimement libérer
Le Faso à jamais des fers de tous ceux qui,
Çà et là en polluaient l’âme sucrée
De l’indépendance de la souveraineté
III. Et séant désormais en sa dignité recouvrée
L’amour et l’honneur en partage avec l’humanité
Le peuple de Burkina chante un hymne à la victoire
A la gloire du travail libérateur, émancipateur
A bas l’exploitation de l’homme par l’homme,
Hé ! en avant pour le bonheur de tout homme
Par tous les hommes aujourd’hui et demain
Par tous les hommes ici et pour toujours.
IV. Révolution populaire nôtre, sève nourricière
Maternité immortelle de progrès à visage d’homme
Foyer éternel de démocratie consensuelle
Où enfin l’identité nationale a droit de cité
Où pour toujours l’injustice perd ses quartiers
Et où des mains des bâtisseurs d’un monde radieux
Mûrissent partout les moissons des voux patriotiques
Brillent les soleils infinis de joie.
La Patrie ou La mort Nous Vaincrons
khali diallo: un homme de terrain
L’humanitaire et responsable de l’initiative de la marmite du partage, grâce à laquelle plusieurs familles démunies de Nouakchottarrivent parfois à surmonter leur faim grâce aux nourritures qu’elle collecte auprès de riches pour leur venir en aide serait en danger, suite à des menaces de mort proférées par des anonymes à travers des appels téléphoniques.
Khally Diallo est également connu pour avoir apporté un soutien moral et matériel appréciable à la famille éplorée de Penda Soghé, notamment en mobilisant sur la toile et dans les colonnes de la presse les généreux pour venir en soutien à son orphelin Alassane, âgé de 2 ans et demi.
C’est lui aussi qui est à l’origine de l’organisation de la dernière marche des sympathisants de l’affaire Penda qui avaient interpellé les députés pour que justice soit faite pour cette victime, pour éviter ainsi à d’autres innocentes filles de connaitre le même triste sort, si les multirécidivistes ne sont pas réellement punis par la loi.
Sur un autre plan, notons qu’en guise de solidarité avec la famille de feue Penda les filles de Map et de la diaspora ont décidé d’organiser une Collecte en France en soutien à la famille de la victime, s’engageant à se mobiliser pour lutter contre toute forme d’injustice et pour la préservation de la dignité humaine.
sources www.criedem.org
FRANCAFRIQUE: Que fait la France en Afrique ?
Après la projection d’Afrique 50 de René Vautier (film anticolonialiste consacré aux conditions de vie dans les villages des colonies françaises d’Afrique occidentale), des membres de l’associations Survie présenteront les bases de ce qu’est la Françafrique : ce volet occulte de la politique de la France vis-à-vis de ses anciennes colonies africaines. Comment elle est née, comment elle a vécu, survécu… et comment elle perdure toujours aujourd’hui.
« La Françafrique, c’est comme un iceberg. Vous avez la face du dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France meilleure amie de l’Afrique, patrie des droits de l’homme, etc. Et puis ensuite, vous avez 90% de la relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de maintien de la domination française en Afrique avec des alliés africains… » François-Xavier Verschave
Connaître les mécanismes de la Françafrique nous a donné des clés pour comprendre notre histoire. Nous avons envie de les partager et d’échanger parce que la politique n’est pas une affaire d’experts pour les experts !
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