27 avril 2018

HISTOIRE D'AFRIQUE COLONIALE: ALMAMY SAMORY TOURE

«Henri GADEN (Bordeaux, 1867 – Saint-Louis, 1939), ethnographe, spécialiste des études Peules», par Amadou Bal BA

Henri GADEN fut à la fois soldat, ethnographe, linguiste, administrateur colonial et premier grand spécialiste, connu et reconnu, de la langue et de la culture Peules. Sa mission en Afrique se déroula, à partir de 1894, au Soudan, au Niger, au Tchad, en Mauritanie, puis se termina à Saint-Louis du Sénégal. Il a séjourné en Afrique sur une longue période de 45 ans, de 1894 à 1939. Choisissant de ne pas rentrer en France après sa retraite en décembre 1926, contre l’avis de son ami Henri GOURAUD (1867-1946), il a continué de vivre à Saint-Louis du Sénégal, avec sa femme sénégalaise, Coumba CISSE, originaire de Podor, et sa famille adoptive, jusqu’à sa mort, en 1939. Il est enterré au cimetière de Sor, à Saint-Louis.

Coumba Cissé Hagen

Militaire, mais aussi ethnologue, Henri GADEN a laissé une collection importante de 355 clichés photographiques, conservée aux Archives municipales de Bordeaux, sa ville natale. Parmi ces photos j’ai été ému d’admirer, notamment, celles du résistant Samory Touré (1833-1900), d’Ahmadou TALL (1833-1898), fils d’El Hadji Omar TALL (vers 1797 – 12 février 1864), dont l’empire Toucouleur a été vaincu par le lieutenant-colonel Archinard en 1893.

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Henri GADEN, affecté à Bandiagara, au Soudan (Mali) à partir du 15 novembre 1894, débarque à Dakar le 29 octobre 1894, rempli de préjugés. Henri GADEN est encore ce bourgeois, fondamentalement raciste et méprisant. Il évoque dans ses impressions, pour ses premiers contacts avec l’Afrique, l’accueil d’une «nuée de pirogues», ou encore «un tas de taches noires ont grimpé à bord», à son bateau. «Les Noirs sont décidément une sale race ; surtout ceux d’ici, terriblement paresseux et indolents qu’il faut rudoyer ferme pour en tirer quelque chose», dit-il.

Ces préjugés s’expliquent en partie par le milieu social conservateur de Jules, Nicolas, Henri GADEN, né le 24 janvier 1867, à Bordeaux au sein d’une famille de la haute bourgeoisie, de négociants en vin, d’origine allemande. Il avait quatre jeunes sœurs. Sa mère, Dorothée Marie Hélène ROUSSE est la fille d’un commandant de navire et corsaire originaire de la Rochelle.

Cette idéologie conservatrice peut également être renforcée par le fait qu’une partie de sa sont des colons établis à Saint-Louis du Sénégal depuis 1820. En effet, la tante d’Henri GADEN, Aménaïde GADEN, sœur de son père, épousa en 1857, Paul DEVES, fils de Justin DEVES (1879-1865, maire de Saint-Louis de 1909 à 1912), fondateur de la maison de commerce «Devès et Chaumet». Bruno DEVES fut à l’origine d’une communauté métisse basée à Saint-Louis, suite à son mariage avec une Sénégalaise.

Henri GADEN est encore d’une sensibilité conservatrice quand il est inscrit, en 1886, au lycée Louis-le-Grand, à Paris. Ainsi, il visite le site de la construction de la Tour Eiffel qui n’avait alors que 70 mètres de haut, et s’exclame : «elle promet de faire le plus vilain possible». Le penchant encore réactionnaire d’Henri GADEN l’incline à sympathiser pour la cause du général Georges BOULANGER (1837-1891) soutenu par d’importantes manifestations à Paris. Le général BOULANGER qui avait été ministre de la guerre, jusqu’en 1886, a remporté un franc succès aux élections partielles de 1888 en Dordogne, et avait pour ambition de fédérer un ensemble hétéroclite de monarchistes, de républicains, de populistes et de mécontents de tous bords. En janvier 1889, le général BOULANGER qui conspirait contre la démocratie, menacé d’arrestation, s’enfuit à Bruxelles, où il se suicida, sur la tombe de sa maîtresse.

Le choix d’Henri GADEN de la carrière militaire renforce ses idées de droite. Après son entrée à Saint-Cyr à partir de 1888, et son affectation au régiment de Tarbes le 1er octobre 1890, Henri GADEN fut mis à la disposition, du Ministère des Colonies à partir du 25 août 1894. En raison de la défaite de 1870 contre l’Allemagne, l’Armée est devenue une force conservatrice, avec un objectif de «restauration morale». La France, pour redorer sn blason, voulait entreprendre, à travers la colonisation, «la civilisation» de l’Afrique.

Au fil du temps, Henri GADEN va subir une transformation radicale. Il a noué de solides relations avec les Africains, notamment avec ses «amis Toucouleurs» appartenant «à ces peuples que nous aimons», prend t-il le soin de préciser. Pour l’essentiel, ses contributions tournent autour de la question Peule. Pourquoi cette transformation radicale ?

Quand Henri GADEN arrive en Afrique, à Bandiagara, au Soudan (actuel Mali) pays des Dogons et des Peuls, le colonialisme est largement triomphant. Les dernières poches de résistances cèdent. Auparavant, le capitaine Joseph GALLIENI (1849-1916, une station de métro porte son nom, terminus de la ligne 3, à Bagnolet), envoyé pour surveiller la ligne de chemin de fer, fut attaqué, capturé et retenu par les Bambaras, pendant 10 mois, avant d’être libéré par l’Armée française. La ville de Bandiagara est tombée aux mains des Français, le 29 avril 1893, soit un an avant l’arrivée de GADEN, sous l’égide du lieutenant-colonel Archinard. Amadou Cheikou, le fils d’El Hadji Omar TALL s’est enfui ; c’est Aguibou TALL (1843-1907), un fils cadet d’El Hadji Omar qui est installé comme roi fantoche, avec un titre : «le Fama». Henri GADEN rencontre Aguibou TALL, pour la première fois, le 8 janvier 1895. «Au camp, grands palabres avec Aguibou d’abord, puis avec tous les chefs. Il y en a de tous sortes : Foutankés, anciens fidèles d’El Hadji Omar, peuls, anciens maîtres du pays, Habés (Dogons)», précise-t-il. Les Foutankés, rebaptisés par les Ouolofs «Toucouleurs», «race de conquérants qui avaient détrôné les Peuls, sont venus au Mali avec El Hadji Omar. Ce sont de fort beaux Noirs qui doivent à leur origine Peule, une physionomie fine et intelligente» souligne Henri GADEN.

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Par conséquent, Henri GADEN est en contact avec les Peuls dès son arrivée en Afrique. Cependant, dans une démarche dite «indigéniste» et en vue de l’efficacité de sa mission, Henri GADEN a besoin de comprendre la motivation des Hal-Poularéen (Toucouleurs) qui ont suivi du Fouta-Toro au Mali, El Hadji Omar dans sa guerre sainte contre le colonialisme français. En effet, arrivé à l’âge de 27 ans en Afrique, Henri GADEN ne connaissait pas l’Afrique et ses coutumes. Sa relation avec Agui TALL, «le Fama», est difficile. «Les intrigues les plus ridicules se jouent autour du Fama. Il est entouré de conseillers détestables, et attisent la discorde au lieu de l’apaiser», dit-il. Henri GADEN avait envisagé d’établir un rapport sur la situation politique et sur l’esclavage, largement encore pratiqué en Afrique. Ses rapports avec Aguibou sont, de ce fait, encore tendus. Evoquant la personnalité d’Aguibou, il note : «c’est l’être le plus faux et le plus absurde que l’on puisse trouver». Or, pour être un bon administrateur, il a vite compris qu’il faut s’entourer de bons conseillers locaux afin d’éviter certains pièges. C’est ainsi qu’Henri GADEN rencontre, en janvier 1895, Mademba SY (1842-1919), un «Torodo» (noble) et frère de Mamadou Racine SY (1838-1902, 1er officier des Tirailleurs sénégalais), un ancien employé de la Poste et du Télégraphe, un grand traditionnaliste et connaisseur de la culture peule. Mademba SY est placé par les Français à la tête du royaume du Sansanding (région de Ségou, Mali) jusqu’en 1918. GADEN trouva que Mademba SY est un «homme très intelligent». «Mademba est fort intéressant sur le pays qu’il connaît à fond, son histoire, ses usages, ses langues», dit-il. Henri GADEN commence petit à petit à nuancer son jugement sévère sur les Africains. «La société est divisée en castes bien tranchée (…). Un Noir se croirait déshonoré, s’il prenait un autre métier que celui de son père. Et voila les gens que nous avons la prétention de civiliser !», s’exclame-t-il. Il a d’autres contacts locaux pour éclairer ses décisions, dont El Hadji Mamadou TRAORE, un marabout de Bandiagara, jugé : «très intelligent, connaissant bien l’histoire du pays et de ses différentes races ; c’est un homme à idées larges et à l’esprit très ouvert avec lequel je compte avoir de nombreuses conversations», dit-il. Mamadou TRAORE avait accompagné l’explorateur allemand, Heinrich BARTH (1821-1865) entre Say, sur le Niger et Koukaoua.

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En 1897, Henri GADEN fut chargé avec son ami, Henri GOURAUD, de liquider le résistant Samory Touré. Mais la bataille ne démarra qu’à partir de septembre 1898. Le 27 septembre 1898, sur la base de renseignements fournis par des sofas, Samory est arrêté, sans coup de fusil, dans son camp, par le sergent Bratières et trois tirailleurs (Faganda et Banda Touré ainsi que Filifing Keita). Samory était armé, non pas par les Anglais, mais par des maisons de commerce françaises de Saint-Louis et de Kayes. Il avait mis en place un système de renseignement sophistiqué qui lui permettait d’anticiper les mouvements de troupes des Français ; il avait envoyé des jeunes garçons s’engager comme «boys» pour servir les Blancs. Car c’est autour de la table que les langues se délient. On sait que l’arrière petit-fils de Samory, Ahmed Sékou Touré, devint président de la Guinée en 1958. Ses relations avec la France étaient difficiles.

Après un séjour en France de 14 mois, d’août 1899 à octobre 1900, il revint à Zinder au Niger, pays des Touaregs et des Peuls. Son interprète, Bakary DIALLO, ainsi qu’Abdoulaye DEME, interprète de la mission française, sont des Peuls. Membre d’un tribunal local, Henri GADEN a renforcé ses liens avec les érudits musulmans.

D’octobre 1903 à mars 1904, il retrouve en vacance en France. A son retour, Henri GADEN a des missions au Congo et au Tchad. Il revient en France en juin 1907 pour être affecté en juin 1908, à Boutilimit, en Mauritanie. Il prit comme interprète Cheikh Siddiyya qui connaissait la famille de Bou El-Mogdad Seck (1826-1880) et celle de Ckeik Sadibou Chérif (1848-1917, ami des Français et adversaire de la guerre sainte), un éminent religieux. Proche maintenant du Fouta-Toro par son installation depuis septembre 1909 à Saint-Louis, Henri GADEN s’exprimant bien en Peul, a orienté ses recherches vers cette ethnie. Parmi ses éminents contacts et conseillers, on compte Abdoulaye KANE, interprète principal de l’administration coloniale et un notable originaire de Sinthiou Diongui, des Yirlaabé Hébbiayabé. C’est à ce moment qu’il rencontre Coumba Cissé qui sera sa compagne, jusqu’à sa mort, et qui l’a sans doute guidé dans ses contacts et recherches.

Le 2 avril 1914, il est mobilisé, pendant la première guerre mondiale, au Maroc sous le commandement du maréchal Hubert-Joseph LYAUTEY (1854-1934). Démobilisé le 24 décembre 1915, à la suite d’une blessure, Henri GADEN retourne à Saint-Louis du Sénégal, en novembre 1916, en qualité de Commissaire du gouvernement général pour le territoire civil de la Mauritanie. Par décret, la Mauritanie devient une colonie indépendante le 4 décembre 1920. Henri GADEN, gouverneur de 3e classe depuis le 7 août 1919, devient lieutenant-gouverneur de la Mauritanie jusqu’à sa retraite (officiellement le 31 décembre 1926). Il est l’organisateur de la Mauritanie, dont il devient le premier gouverneur.

Henri GADEN était, avant tout, un administrateur colonial qui poursuivait un objectif de connaissance de l’Afrique, mais le cadre d’une démarche, comme Maurice DELAFOSSE, «indigéniste». Il s’agit, pour le colonisateur, de mieux comprendre pour agir en connaissance de cause. En effet, si cette ethnologie de terrain apporte des renseignements utiles à la domination coloniale, mais on ne peut la limiter à cela. En effet, l’ethnologie valorise les cultures traditionnelles africaines que le colonisateur, dans «sa mission de civilisation», de mépriser. Cette question de la reconnaissance de l’identité africaine sera, plus tard, un socle pour le nationalisme africain et la revendication pour l’indépendance. Par conséquent, Henri GADEN a contribué, de façon décisive, à la réhabilitation de l’histoire africaine, à travers ses travaux linguistiques et ethnologiques. C’est à titre qu’il publie, en 1931, «Proverbes et maximes peuls et toucouleurs», fruit d’une vingtaine d’années de collecte et du travail avec ses «collaborateurs» africains dont il cite les noms dans l’introduction : Ismaïla M’BAYE, brigadier de police à Saint-Louis, son «vieil ami Seydou Nourou TALL», petit-fils d’El Hadji Oumar TALL et Djibril LY, interprète principal du cadre des interprètes de la Mauritanie. Henri GADEN explique l’une des motivations de son travail «En employant les loisirs de la retraite à la présentation de ces dictons, nous avons eu surtout pour but de faire mieux connaître des populations que nous aimons pour avoir pu apprécier leurs qualités, tout comme officier des troupes coloniales que comme administrateur».

Henri GADEN fait également traduire «La vie d’El Hadji Omar, Qacida en Poular», de Mahammadou Aliou TYAM, et entreprend de publier les cahiers de Yoro DYAO sur l’histoire et les coutumes des différents royaumes Ouolofs. Il ne peut mener à terme son projet de dictionnaire peul-français, Henri GADEN, meurt le 12 décembre 1939 à l’hôpital colonial de Saint-Louis.

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I – Henri GADEN spécialiste de l’histoire et des traditions peules

A – Henri GADEN et les chroniques du Fouta Sénégalais

Dans le courant de 1911, Henri GADEN remit à Maurice DELAFOSSE deux manuscrits arabes, dont l’un émane d’Abdoulaye KANE, interprète principal en retraite, à Saldé, et l’autre procuré par Paul Chéruy, commandant à Boghé (Mauritanie) qui lui-même est en relation avec Yahia KANE, chef des Yirlaabé Hebbiyabé, et gendre d’Abdoulaye KANE. Ces manuscrits sont l’œuvre de Siré Abbas SOH, originaire de Diaba, un éminent généalogiste, spécialiste de l’histoire du Fouta-Toro et de ses grandes familles. Siré Abbas SOH s’est fondé, lui-même de la tradition orale et des travaux de Tapsirou Bogguel. Une chronique sur le Fouta a été établie par Elimane Léwa, au temps du Satigui Soulèye N’DIAYE, sur l’histoire des Déniyankobé. Thierno Siwol a reconstitué la chronologie de cette dynastie peule. Ces documents ont été complétés par des renseignements recueillis par Henri GADEN. Henri GADEN pour ses notes et commentaires dans «Chroniques du Fouta sénégalais», a fait recours à Bouna N’DIAYE (17 décembre 1895-28 juillet1952), fils du roi du Djolof.

Maurice DELAFOSSE regrette que le document original en arabe, de Tapsirou Bogguel sur lequel s’est fondé, en partie, Siré Abbas SOH, soit perdu. Par ailleurs, il juge de façon sévère la qualité de l’expression écrite de SOH dont la valeur littéraire est «nulle», avec un style «amphigourique». «Le merveilleux tient une place un peu trop considérable en ces récits» ajoute Maurice DELAFOSSE. Mais le fait qu’il ait accepté de publier le texte atteste bien de sa valeur historique.

Une bonne partie de ce récit traite de l’origine des familles régnantes au Fouta-Toro : la première dynaste, les Dia Ogo, qui seraient d’origine «judéo-syrienne», avec résidences à Agnam Godo, Bokki Diawé et Kawel ; Moussa, dynastie des Manna, dont l’un des clans BA, des Seybobbé avec un règne de 300 ans ; Les Tondions ; les Diawfulfili, ancêtres des Diouf, Sérères ; Les Lam Termès avec nom DIA, de N’Guidilogne et Thilogne avec un règne de 30 ans ; les Lam-Taga).

Cet ouvrage relate, et en particulier, l’histoire des Dényankobé qui portaient le titre de Satigui : Coly Tenguella BA, après un périple du Mali en Guinée, puis en Gambie et enfin au Fouta-Toro et résida à Agnam Godo pendant 27 ans et unifia le Fouta-Toro avec une puissante cavalerie ; Yéro Coly, dit Yéro Diam, Yéro Siré Coly ; Samba Yéro Coly dit Sawa Laamou ; Boubacar Sawa Laamou dit Boubacar Tabakali Diadié Garmé ; Siré Sawa Laamou dit Siré Tabakali ; Guéladio Siré Sawa Laamou dit Guéladio Bambi ; Guéladio Boubacar Sawa Laamou dit Guéladio Tabara ; Samba Boubacar Sawa Laamou dit Samba Mali Gatta ; Guéladio Bocar Sawa Laamou dit Guéladio Diégui ; Sawa Dondé, Guéladio Dondé ; Gatta Coumba, Diaam Hola ; Siré Garmé ; Boubou Moussa Hamady Silman ; Samba Guéladio Dégui dispute le pouvoir à Konko Bou Moussa et son frère Soulèye Boubou Moussa dit Soulèye N’DIAYE, il s’exile au Boundou ; Siré Boubou Moussa ; Yéro Sade ; Samba Guéladio Diégui ; Siré Dondé et Soulèye N’DIAYE, «le jeune», dernier monarque de la dynastie des Dényankobé. Les Satigui, pourtant une des dynasties prestigieuses du Fouta-Toro, ont souvent régné avec l’aide des Maures et ont installé des pratiques de pillage et d’esclavage.

Vint, par la suite, la dynastie des Almany (1776-1890) ou «La Révolution des Torodo» avec Thierno Souleymane BAL, «Mouddo Horma», fils de Racine Samba Boubacar Ibrahima et de Maïmouna Oumou DIENG, qui mit fin à ce racket des Maures et réactiva l’islamisation du Fouta-Toro. Parti venger la mort injuste de Mohamadou Aly Racine, l’Almamy Souleymane BAL fut lui aussi tué lors de la deuxième expédition en Mauritanie. L’imposition du turban est le rite principal intronisant chaque nouvel Almamy. Abdoulkader KANE succéda à Thierno Souleymane BAL. Parti poursuivre le Damel du Cayor, Amary N’Goné, qui a assassiné par surprise Hamady Ibrahima (il faisait la prière), Abdelkader fut fait prisonnier, pendant un an. Les gens de Bossoya qui l’accompagnaient se sont enfui la nuit et l’ont lâché. Pendant cette capture, il fut remplacé par Hamady Lamine BAL. Les gens du village d’Ogo contestèrent, un certain temps, sa légitimité, et il avait plus de 80 ans. Il fut tué le jeudi 4 avril 1807, au village de Gouriki. Il fut remplacé, à titre intérimaire, par Moctar Koudédié TALLA de Dionto, par Hamady Lamine BAL de Pire jusqu’en 1810.

Le régime des Almamy est un Etat théocratique, démocratique, et fondé sur principes et valeurs morales, notamment de probité. Il en résulte que le vrai pouvoir est détenu par le «Baatou», l’assemblée des notables du Fouta-Toro. On a recensé 85 désignations d’un Almamy, avec de courtes périodes de vacance du pouvoir. La durée moyenne de règne de chaque Almamy est entre 3 mois et un an et demi. Chacun a le droit de postuler au titre d’Almamy ; ce qui en renforce l’aspect démocratique. On est loin de certains régimes africains actuels, de président à vie, fondés sur la cupidité, l’arbitraire et l’autoritarisme. En conséquence, les grandes familles du Fouta-Toro sont accédé à l’Almamat (KANE, BAL, BA, ANNE, TOURE, DIA, SY, THIAM, TALLA, BARRO, LY, WANE, N’DIACK). Mais deux familles qui ont dominé cette dynastie : les LY ont été 30 fois au pouvoir et les WANE 23 fois, tandis que les BAL, à l’origine de cet Etat, n’ont été désignés que 4 fois Almamy. Les différents Almamy sont issus de différents villages, notamment de Bodé, Ogo, N’Guidjilone, Haïré Lao, M’Boumba, Diaba, Sinthiou Bamambé, etc. Certains Almamy ont été 2 ou 3 fois au pouvoir. Il est vrai qu’un certain Youssoufa a été 13 fois Almamy, mais à chaque fois, c’est à la suite d’une élection. Lorsqu’El Hadji Omar TALL tenta d’inférer dans ce jeu de désignation de l’Almamy, ce fut une grave crise.

Siré Abbas SOH cite la liste, sans qu’elle soit exhaustive, sans établir une chronologie précise, des Almamy suivants : Youssoufou Siré Demba LY de Diaba, Aboubacry Lamine BAL de Bodé, retour de Youssoufa, puis Siré Amadou Siré Aly d’Ogo, Youssoufa Siré, Aly Thierno Ibrahima de M’Boumba, Youssoufa Siré encore lui, il engagea une guerre contre Bocar Lamine BAL, Siré Lamine Hassane de Haïré, retour de Youssoufa, Bocar Modibo Soulèymane de Dondou, retour de Youssoufa, Ibra Diattar Attoumane de Gawol, Mohamadou Tapsirou Siré ANNE de N’Guidjilone, Youssoufa, Birane Thierno Ibra de M’Boumba, Mamadou Siré Malick BA d’Agniam Thiodaye, Mahmoudou Siré Malick d’Agniam Wouro Siré, Amadou Bouba LY d’Ogo, Siré Amadou Siré de Diama Halwaly, Youssoufa Siré LY (13ème fois Almamy), Almany Birane de Horé Fondé. Le Fouta-Toro resta un certain temps sans Almamy, en raison d’une grande famine. Ensuite ce furent, à partir de 1836, Baba LY Tapsirou Bogguel de Diaba, Mohamadou Birane WANE de M’Boumba, Mohamadou Mamoudou Siré d’Agniam Wouro Siré, Mohamadou Birane, Siré Aly Thierno Ibra WANE de M’Boumba, Amadou Hamat Samba SY de Pété, Racine Mahmoudou Hamady Ibra, de Médina N’Diatibé, Mohamadou Birane et ce fut l’avénèment d’El Hadji Oumar qui l’envoya avec Thierno Mollé Ibra pour une mission dans le Fouta. Ce furent ensuite Sibaway Siré Ahmadou d’Ogo, Amadou Hamat Samba, Racine Mahmoudou Hamady, Mahamadou Birane (vers 1859, fort de Matam). Ce dernier accompagna El Hadji Oumar à N’DIOUM qui recommandait aux Foutankais la nomination d’Amadou Thierno Demba, comme nouvel Almamy, contre Moustapha, pendant un certain au Fouta-Toro. Ensuite, les Foutankais élirent : Mahmoudou Elimane Malick de Bababé, Ahmady Thierno Demba de Diaba, Hamat N’DIAYE dit Alhassane de Haïré, (construction du fort de Haïré), Racine Mahamadou de Sinthiou Bamambé, Sada Ibra Amadou de M’Bolo Birane, Mohamadou Mamadou Aliou Tacko de Haïré (incursion d’une armée des Foutanakais, avec Demba War, chez Lat-Dior pour délivrer Ibra, le fils de l’Almamy Mohamadou), Malick Mohamadou de Diaba Deklé, Racine Mamadou pour la seconde fois. Le dernier Almamy est Boubou Abba LY de 1884 à 1890.

Dans son étude sur «le régime des terres dans la Vallée du Sénégal, au Fouta, antérieurement à l’occupation française», Henri GADEN s’est entouré de conseils de traditionnalistes, notamment Abdoulaye KANE et de Cheikh Mamadou Mamadou KANE le père d’Abdou Salam KANE, (1879-1955), prestigieux chef de canton, un descendant de l’Almamy Abdelkader KANE. Siré Abbas SOH était de surcroît son ami. Une des sœurs de Bou El Mogdad, qui a collaboré avec Henri GADEN, était mariée à Abdou Salam KANE.

Henri GADEN pense que les institutions indigènes du Fouta-Toro, et leur régime foncier, personnifie un autre versant de l’histoire et de l’organisation des Hal Poularèen. En effet, selon lui, le régime des terres se trouve au centre de l’histoire du Sénégal et de son peuplement. Il a fondé, sur cette problématique, sa reconstitution de l’histoire des dynasties du Fouta-Toro.
Henri GADEN considère également que la connaissance des pratiques foncières, est fondamentale pour la politique coloniale. Les Peuls ont une conception de la propriété foncière, fondamentalement, différente du droit français. Henri GADEN fait remarquer que la colonisation loin d’améliorer le régime foncier en Afrique a introduit une logique privatiste qui va perturber ce système. Il suggère que le système traditionnel soit maintenu ; le colonisateur ne devrait pas le réformer, au nom de la «civilisation», au risque de menacer l’équilibre social.

B – Henri GADEN et la vie d’El hadji Oumar TALL

Henri GADEN a fait traduire et publier l’ouvrage de Mohammadou Aliou TYAM relatant l’épopée d’El Hadji Oumar TALL qui se voulait continuateur du Prophète Mohamet. Il chante le Jihâd à travers la biographie poétique de celui-ci. Cette guerre sainte se déroule dans un contexte de conquête coloniale ; ce qui a valu à El Ehadji Oumar d’être au centre d’une littérature abondante.

Le témoignage de Mohammadou Aliou THIAM est encore actuellement une des sources importantes de cette époque, avec un savant mélange de l’oralité et de l’écriture. Né vers 1830 à Dian, près de Haïré Lao, il est issu d’une famille maraboutique. Il appartient à la première génération de Foutankais qui ont rallié la cause d’El Hadji Oumar, vers 1846. En 1862, il est désigné comme missionnaire par El Hadji Oumar, afin d’obtenir la conversion d’Ali D. Monzon, roi fugitif de Ségou.

La «Qacida» est un long poème de 1200 vers rimés, composé à la fin du Jihâd, mais rédigé à Ségou entre 1864 et 1880. Le texte embrasse toute la vie d’El Ehadji Oumar : naissance, Jihâd, disparition. Il sublime Ahmadou, le successeur d’El Hadji. On note des héros secondaires, mais haut en couleurs, comme les deux lieutenants d’El Hadji Oumar que sont Alpha Oumar Thierno Baïla et Alpha Oumar Thierno Mollé, symboles de fidélité et d’héroïsme. Les griots ou artisans du verbe sont omni présents ; car El Hadji Oumar était un excellent communicateur, et ces griots lui ont assuré une survie pour la postérité. Imprégnés de la culture islamique, ces griots épicent leurs récits de versets de Coran.

El Hadji Oumar est peint sous les traits d’un être extraordinaire, supérieur aux hommes, «un Waliyou», très proche des Dieux païens. Capable de se métamorphoser, il boute la mort à distance. Omar est également un faiseur de miracles, grâce auxquels il sauve d’une situation critique, ou plonge son ennemi dans une position désespérée ou intenable.

Cheikh Moussa CAMARA, de Gouriki, mais qui a grandi à Ganguel (1863 ou 1864-1945), qui a également consacré une biographie à El Hadji Oumar, célèbre les grandes vertus de ce Foutankais. Contrairement aux autres chroniqueurs, il dénonce le fait de rattacher la généalogie d’El Hadji Oumar à celle du Prophète Mohamet. Il réitère le caractère fondamentalement peul d’El Hadji Oumar qui a renversé les royaumes Bambaras, jadis ennemis jurés des Toucouleurs. Pour Cheikh Moussa CAMARA, en dépit de ses grandes qualités, El Hadji Oumar est un mortel. Cheikh Moussa CAMARA est resté célèbre, en raison notamment de sa distanciation et son esprit critique, et notamment de son opposition farouche à la guerre sainte.

Henri GADEN connaissait Cheikh Moussa CAMARA (1864-1945), un ami de Cheikh Saadi Bouh (1848-1917). Cheikh Moussa, spécialiste des grandes familles régnantes du Fouta-Toro, avait remis en 1924, à Maurice DELAFOSSE, en 1924, un manuscrit à traduire, son «Zuhûr Al-Basâtin» ou «Florilège au Jardin de l’histoire des Noirs : l’aristocratie peule et la Révolution des clercs musulmans (Vallée du Sénégal)», mais Maurice DELAFOSSE mourut en 1926. Cheikh Moussa Camara remit un nouveau manuscrit à Henri GADEN le 22 mars 1937. Moussa CAMARA disparut en 1945, son projet ne vit le jour que 75 ans après, sous la direction de Jean SCHMIDT en 1998.

II – Henri GADEN et la connaissance de l’idéal Peul (Poulagou)

A – Henri GADEN et les Proverbes et maximes Peuls

«Les proverbes d’un pays riches de tout bon sens de la race qui l’habite. En eux se trouvent la malice, l’expérience, la sagesse des hommes. Ils résument, sous une forme imagée et frappante, de longues observations et des réflexions souvent profondes. Ils nous aident à comprendre des peuples différents de nous», dit Henri GADEN.

Dans son ouvrage «Maximes et proverbes peuls» daté de 1931, Henri GADEN relate qu’il prenait des notes depuis 1910 et s’est appuyé sur différents traditionnalistes, dont son «vieil ami, El Hadji Saïdou Nourou TAL». Il a recensé 1282 proverbes et maximes et les a regroupés sous différents thèmes : l’enfant, l’amour, le pouvoir, le bien et le mal, le caractère, le courage et l’intelligence, la parole, la bienséance, l’avarice, la reconnaissance, l’ingratitude, l’honnêteté, la malhonnêteté et la méchanceté, la sagesse pratique, la vie l’attachement aux traditions. Ces maximes ont souvent «un but de renseignement moral» ou sont «un concept moral et pratique», précise GADEN. J’ai deux illustrations de ces maximes.
D’une part, les maximes et proverbes qui relatent des sentiments affectifs. «Le cœur n’est pas un genou pour qu’on le plie. On pliera un genou, mais non son cœur ; car on ne commande pas à ses sentiments» ou encore «Gros, maigre, qu’importe au coeur. Peu importe au cœur que la personne aimée soit grasse ou maigre, riche ou pauvre, car l’amour est aveugle».
D’autre part, certaines maximes font référence au pouvoir : «Le crapaud et ses provisions de route font ensemble le dîner du Roi. Le sujet et ses biens sont à la discrétion du Roi qui n’en fait qu’une bouchée, quand il lui plaît».

B – Henri GADEN et «Le Poular, dialecte peul du Fouta”

«Enfin, Malherbe vint», disait Boileau. Avec cet ouvrage d’Henri GADEN sur le Poular, nous savons plus exactement ce qu’est la langue peule, la plus vieille et la plus structurée des langues africaines. Il y avait, certes, avant cette contribution d’Henri GADEN, des études d’ethnologues allemands, de Dietrich Westermann (1875-1956) en 1909 et Carl Meinhof (1857-1944) en 1911, mais elles étaient limitées et incomplètes.

La lucidité et la précision d’Henri GADEN nous font découvrir cette belle langue qu’on a crue complexe et indéchiffrable dans sa structure. Henri GADEN nous expose la langue peule avec une logique mathématique. Pour cela, il fait recours à la fameuse loi dite de la «permutation des consonnes», mais qu’il dénomme «loi des alternances» ; elle sert à distinguer les noms des êtres humains des autres noms. Pour la première fois, sont définis et expliqués les phénomènes de la nasalisation, le rôle des voyelles de liaison, la formation des adjectifs et des participatifs, la valeur de chacune des catégories de suffixe, etc. Il présente les similarités avec la langue bantoue.
Il existe un système de classification des noms avec une distinction des êtres et des objets. La distinction entre le singulier et le pluriel est répartie entre 4 classes. «Si un homme n’a ni Ndi, ni dam, ni bé, qu’il se taise», dit un proverbe peul. Le «Ndi» est le pronom de la classe des grains et des éléments farineux, «Dam», le pronom des liquides, notamment de l’eau et du lait, «Bé», le pronom des hommes. Finalement, ce proverbe pourrait signifier que «si un homme n’a ni grain, ni eau, ni lait, ni gens, qu’il ne fasse pas le fanfaron ; car il n’est rien de ce qui est nécessaire à l’homme».

C – Henri GADEN et «Les cahiers de Yoro DYAO», sur les coutumes et légendes du Sénégal.

Henri GADEN a fait publier les cahiers de Yoro Boly DYAO né à Khouma, vers 1847, dans le Oualo. De souche noble, un Brack de la dynastie des Loggar, fils de Tagne Fara Penda et de Peinda M’BDJI, Yoro DYAO a été l’un des premiers africains à fréquenter, en 1856, l’école des Fils de chefs, créée en 1855 par le général Louis FAIDHERBE (1818-1889). Il s’y fera remarquer par sa grande intelligence et son application. Yoro DYAO fut nommé, en 1861 commandant du canton du Oualo. Très fier de ses origines d’aristocrate du Oualo, il a eu une longue carrière agitée, fut démis 5 fois, puis réintégré dans l’administration coloniale, à plusieurs reprises. Suspendu le 12 février 1914, il obtient sa pension de retraite, la même année en raison, notamment de sa charge de famille ; il avait 27 enfants. Yoro DYAO meurt le 3 avril 1919.
Chaque fois que les griots et notables se réunissaient dans la cour de son père, il prenait des notes, d’où ces fameux «cahiers» publiés par Henri GADEN. Yoro DYAO voulait écrire l’histoire du Oualo, ainsi que celle de l’ancien empire du Djolof qui comprenait les pays du Oualo, Cayor, Baol, Sine et Saloum. Cet empire est crée au XIIème siècle par N’Diadiane N’DIAYE. Suivant Henri GADEN, Yoro DYAO serait un descendant de Lamane DYAO qui aurait cédé la souveraineté de son pays à N’Diadiane N’DIAYE. Ainsi, dans l’un de ses «Cahiers», Yéro DYAO relate, notamment l’histoire de N’Diadiane N’DIAYE (vers 1200) qui est, en fait, commune aux Peuls et aux Ouolofs. N’Diadiane N’DIAYE, souvent décrit comme un ancêtres des Oulofs, est en fait un métis. Son père est un berbère, (Boubacar Ibn Amar, dit Abou Darday) et sa mère est peule (Fatimata SALL). En effet, le père de N’DIAYE convertit le Lam-Toro qui lui donna en mariage sa fille. Ils eurent un enfant nommé Ahmadou qui fut appelé, par la suite, nommé N’Diadiane N’DIAYE et qui régna 44 ans, de 1212 à 1256, sur l’empire du Djolof.

Avec la même histoire, les mêmes héros, on explique au Fouta-Toro, l’origine des Lidoubé Diam. Un Arabe, originaire de Médine, nommé Ahmed Fadéla, vint un jour s’établir au village de N’Diawara, et le chef de village lui donna sa fille en mariage. Il eut un fils, puis mourut. L’enfant fut nommé Diam Ly et fut l’ancêtre des Lidoubé Diam. Diam LY devint le Cadi de N’Diawara, mais fut contraint par les villageois à l’exil ; beaucoup de gens n’acceptaient pas qu’une personne de souche étrangère soit chargée des fonctions de juge. Il se rendit sur la rive droite du fleuve, et devint le chef des peuls Diaobé Dindi.

BIBLIOGRAPHIE SELECTIVE :

1 – Les travaux d’Henri GADEN
GADEN (Henri), Proverbes et maximes peuls et toucouleurs, traduits, expliqués et annotés, Paris, Institut d’ethnologie, 1931, 368 pages ;
GADEN (Henri), Poular, dialecte Peul du Fouta, Paris, E. Leroux, 1912, tome 1, 338 pages et tome II 263 pages ;
GADEN (Henri), «Du nom des Toucouleurs et les peuples islamisés du Fouta sénégalais», in Revue des études ethnologiques et sociologiques, 1912, (1-2) pages 50-56 ;
GADEN (Henri), «Légendes et coutumes sénégalaises, Cahiers de Yoro Dyao», in Revue des études ethnologiques et sociologiques, 1912, (1-2) pages 119-137 et 191-202 ;
TYAM (Mohammadou Aliou), La vie d’El hadji Omar, Qacido en Poular, Paris, Institut d’ethnologie, transcription, traduction, notes et glossaire d’Henri GADEN, 1935, 289 pages ;
SOH (Siré Abbas), Chroniques du Fouta sénégalais, traduites de deux manuscrits arabes inédits de Siré Abbas Soh, et accompagnées de notes, documents, annexes et commentaires, d’un glossaire et de cartes, par Maurice DELAFOSSE, avec la collaboration d’Henri GADEN, Paris, 1913, collection de la revue du monde musulman, E. Leroux, 328 pages ;
GADEN (Henri) «Du régime des terres de la vallée du Sénégal, antérieurement à l’occupation française», in Renseignements Coloniaux et Documents, 1911, vol. 10, pages 245-249 ;
GADEN (Henri), «Les alternances de consonnes initiales du Foufouldé, dialecte peul du Fouta-Djallon», in Revue d’Outre-mer, 1929, 3ème trimestre, pages 286-306 ;
GADEN (Henri), «Note sur le dialecte Foul, parlé par les Foulbé du Baguimi», Journal Asiatique, 1908, tome 11, janvier-février, 10ème série, pages 5-66 et Paris, Imprimerie Nationale, 1908, 70 pages ;
GADEN (Henri), Notice sur la résidence de Zinder, Paris, H. Charles-Lavauzelle, 1904, 119 pages ;
GADEN (Henri), «La capture de Samory», in Le Tour du Monde, à travers le monde, n°8, 25 février 1899, pages 57-60 ;
Institut Fondamental d’Afrique Noire, Université de Dakar, Fonds Gaden et autres, présentation par Thierno DIALLO, Dakar, IFAN, 1966, 154 pages.
2 – Les contributions sur Henri GADEN ou certaines figures historiques
DILLEY (Roy), Henri Gaden, à travers l’Afrique de l’Ouest (1894-1939), fils de Bordeaux, aventurier africain, Paris, l’Harmattan, 2015, 405 pages ;
METAYER (Fabrice), Des Français à la conquête de l’Afrique Occidentale : le regard d’Henri Gaden à travers sa correspondance, 1894-1897, Aix-en-Provence, Centre d’Etudes des Mondes Africains, Collection Clio, 2003, 93 pages ;
PONDOULO (Anna), «A la recherche d’Henri Gaden (1867-1939)», Islam et Sociétés au Sud du Sahara, 2002 (16) pages 7-33 ;
RICARD (Alain) et JEGO (Anne-Laure), Henri Gaden : photographe, Bordeaux, 2001, Confluences, 12 pages ;
RICARD (Alain), Henri Gaden, ethnologue, in Henri Gaden, photographe, op cit., pages 1-3 ;
ROUSSEAU (Raymond), «Le Sénégal d’autrefois, étude sur le Oualo ; Cahiers de Yoro DYAO», in Bulletin du Comité d’études historiques et scientifiques de l’A.O.F, 1929, (2) n°1-2, pages 133-211 ;
JEGO (Anne-Laure), Le parcours du capitaine Henri Gaden, ethnographe au Soudan français à la fin du XIXème siècle : analyse des clichés stéréoscopique, Nanterre, Université de Paris X, mémoire de maîtrise d’ethnographie, 2002, 98 pages ;
PONDOPOULO (Anna), «Une histoire aux multiples visages. La reconstitution coloniale de l’histoire du Fuuta Sénégalais au début du XXème siècle», Outre-mers, 2006, (93) pages 57-77 ;
GOURAUD (général, Henri-Joseph-Eugène, 1867-1946), Au Soudan : souvenirs d’un Africain, Paris, Tisné, 255 pages ;
KANE (Abdou Salam), «Coutume civile et pénale toucouleur», in sous la direction de Bernard MAUPOIL, A. S KANE et M. CAMPISTRON, Coutumiers juridiques de l’AOF : Sénégal, Paris, Larose, Comité d’études historiques et scientifiques de l’AOF, série A, n°8, tome1, 1939, 348 pages, spéc pages 55-115 ;
KANE (Abdou Salam), «Régime des terres chez les populations du Fouta sénégalais, in Bulletin du Comité d’études historiques et scientifiques de l’A.O.F., 1935 (18) 4 pages 449-461 ;
DIOUF (Gorgui, Alioune), Abdou Salam KANE, chef de canton, Dakar, Université, mémoire de maîtrise, 1975, 55 pages ;
SY (Seydou Madani), Le capitaine Mamadou Racine SY (1838-1902) une figure sénégalaise au temps des tirailleurs, Paris, Khartala, 2014, 181 pages ;
DESCHAMPS (Hubert), Roi de la brousse : mémoires d’autres mondes, Paris, Berger-Levrault, 1975, 359 pages, spéc. pages 262-281 (histoire d’Abdou Salam KANE et de sa famille).

Paris, le 8 août 2015, par M. Amadou Bal BA – http://baamadou.over-blog.fr/.

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16 avril 2018

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  L'Olympique de Marseille (OM) est un club de football français fondé en août 1899 à Marseille par René Dufaure de Montmirail. Cet article traite uniquement de la section masculine de l'Olympique de Marseille. Neuf titres de championnat de France professionnel, dix Coupes de France, trois Coupes de la Ligue, trois Trophées des champions, une Coupe Intertoto et une Ligue des champions de l'UEFA composent le palmarès du club provençal.

Le club joue au stade de l'Huveaune de 1904 à 1937, date à laquelle est inauguré le stade Vélodrome. Auparavant, le club marseillais remporte sa première Coupe de France en 1924 et devient le tout premier club provincial à s'adjuger ce titre.

L'OM est l'un des clubs qui a joué durant la saison inaugurale 1932-1933 et qui évolue encore en Ligue 1 aujourd'hui. Après un premier titre de champion de France en 1929, dans une compétition aujourd'hui disparue, le club marseillais remporte son premier Championnat professionnel en 1937, avant de descendre pour la première fois en seconde division en 1959. Une série de montées et descentes s'effectue dans les années 1960 et la décennie suivante est marquée par le premier doublé Coupe-Championnat de l'histoire du club en 1972.

Après une période noire aux débuts des années 1980 où l'OM est proche de la faillite, l'arrivée de Bernard Tapie introduit la période la plus faste du club, avec quatre titres de champion consécutifs, une Coupe de France et la Ligue des champions 1992-1993, qui reste la seule remportée par un club français. L'affaire VA-OM et ses conséquences économiques plongent le club en deuxième division. Suite à sa remontée en 1996, le club se confronte à nouveau à la justice avec l'affaire des comptes de l'OM et n'arrive plus à gagner de titre majeur, malgré notamment deux finales de Coupe UEFA (1999 et 2004). Cette période blanche prend fin avec le titre de champion de France 2009-2010 et trois victoires consécutives en Coupe de la Ligue en 20102011 et 2012.

Le club est présidé par Jacques-Henri Eyraud depuis le 17 octobre 2016, l'actionnaire majoritaire étant l'Américain Frank McCourt. L'équipe première, entraînée par Rudi Garcia depuis le 20 octobre 2016, évolue lors de la saison 2017-2018 en Ligue 1 pour la soixante-huitième fois de son histoire, ce qui constitue un record pour un club français.

 

Sommaire

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Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Olympique de Marseille.

Les débuts (1899-1914)

Photographie montrant le fondateur de l'OM, René Dufaure de Montmirail.
Le fondateur de l'OM, René Dufaure de Montmirail.

Officiellement, le club de l'Olympique de Marseille est fondé par René Dufaure de Montmirail en 1899 par arrêté préfectoral daté du mois d'aoûtB 1. Le club est issu de la fusion du Football Club de Marseille, fondé par la même personne en 1897 et qui lègue sa devise « Droit au but » au club olympien, et du club d'escrime L'Épée1. Les statuts du club sont adoptés en assemblée générale extraordinaire en août 1899 et reconnus officiellement par arrêté préfectoral le 12 décembre 1900B 1. L'article 41 des Statuts et règlements de l'OM précise que « tout sociétaire devra posséder l'insigne de la Société, dont le port est obligatoire dans les promenades, déplacements, concours et fêtesA 1. »

Le terme « Olympique » a été choisi pour plusieurs raisons : à la fin du xixe siècle, l'olympisme est sur le devant de la scène avec notamment les premiers jeux de l'ère moderne qui se déroulent à Athènes en 1896. En outre, le club comportait plusieurs sections sportives autres que le football (au sens de football association) comme la boxe ou l'escrime. Il fallait donc choisir un terme qui fasse référence à ces différentes disciplines sportives. Enfin, ce mot renvoie à l'Olympe et permet de faire un lien avec les racines grecques de la ville de MarseilleA 2. qui fêtait cette année-là le 25e centenaire de sa fondation par les Phocéens.

Photographie de la première page des Statuts et règlements de l'OM.
Statuts et règlements de l'OM.

L'équipe de rugby est la section phare des débuts du club, avec notamment des joueurs comme Harry BaurCamille Montade ou Fernand Bouisson. Reconnu par l'USFSA en 1894, le football, alors appelé « football association », est véritablement pratiqué à partir de 1902. De tous les clubs de football de la cité marseillaise, l'OM devient rapidement le club phare de la ville grâce à son organisation et son budget, reléguant le Sporting Club de Marseille ou l'Union sportive phocéenne au second plan. Il évolue alors au stade de l'HuveauneC 1.

En 1903, l'OM, qui vient alors de remporter son quatrième championnat du littoral consécutif (concernant les clubs de la ville de Marseille et sa banlieue), participe pour la première fois au Championnat de France de football USFSA2, où il est éliminé dès le tour préliminaire sur tapis vert3. Le club n'arrive pas à franchir la dernière marche en tombant en demi-finales en 19041907 et 19084, mais domine sans partage au niveau régional en décrochant six titres de champion du littoral d'affilée, de 1903 à 1908. Le club rival du Stade helvétique de Marseille met fin à cette domination et accroche même trois titres de champion de France USFSA4.

Après la Grande Guerre, l'OM échoue en finale de la dernière édition du Championnat de France USFSA face au Havre AC (4-1)4. L'Olympique de Marseille réalise ainsi sa première grande performance en championnat, même si la diversité des compétitions nationales relativise ce parcours.

Premiers succès nationaux (1920-1932)

Photographie d'un joueur tirant dans un ballon en finale de Coupe de France 1924.
En 1924Jean Boyer marque le deuxième but de l'OM synonyme de première victoire en Coupe de France.

C'est à partir des années 1920 que l'Olympique de Marseille acquiert une renommée sur le plan national. Marino Dallaporta devient président en 1921 et engage une politique d'achat de vedettesC 1, imitant ainsi la politique du grand rival sétois, en recrutant à Paris pour la nouvelle saison 1923-1924 Édouard Crut et Jean Boyer, le premier étant international militaire, le second ayant participé à la victoire historique de la France contre l'Angleterre en mai 1921 en marquant l'un des deux buts françaisA 3.

L'OM remporte à trois reprises la Coupe de France en 19241926 et 1927OG 1, devenant ainsi le premier club de province à s'adjuger ce trophée, ainsi que le premier club à se faire remettre la Coupe par le Président de la RépubliqueC 2. Marseille redevient la place forte du football régional en accrochant deux titres de champions du Sud-Est. L'OM poursuit sur sa lancée en remportant le championnat de France amateur en 1929 contre le Club françaisB 2.

Afin de remplacer le prolifique attaquant Edouard Crut, Charles Elkabbach repère le jeune Joseph Alcazar qui évolue au Club Athlétic Liberté d'Oran à un poste défensif en 1927. C'est pourtant en tant qu'attaquant que Pepito, comme il fut surnommé, va littéralement porter l'OM de la fin des années 1920 jusqu'à son départ pour Lille en inscrivant 67 réalisations en 95 matchs professionnels de Division 1. Alcazar, qui est le premier joueur venu d'Afrique du Nord à porter le maillot de l'OM, devient également le premier joueur de l'OM à participer à une Coupe du monde avec l'équipe de France en 1934. Ses performances sur le terrain ainsi que ses traits de personnalités font d'Alcazar le premier véritable personnage dans l'histoire de l'OMB 3.

L'OM adhère au groupement des clubs professionnels et intègre le nouveau Championnat de France professionnel créé en 1932. Cette adhésion, donnant le statut de club professionnel au club olympien, entraîne un remaniement de toute son organisation avec la nomination d'un président, d'un secrétaire général et d'un trésorier5.

Second âge d'or et professionnalisme (1932-1940)

Photographie montrant plusieurs joueurs en action lors de la finale entre le FC Sète et l'OM en 1934.
Scène de la finale de Coupe de France en 1934 entre le FC Sète et l'OM.

Ce championnat national est divisé en deux poules. Pour sa première saison en professionnel dans ce tout nouveau championnat, l'OM affronte dans son groupe des clubs comme le FC Sète, le Racing Club de FranceHyèresMulhouse, l'Excelsior de Roubaix ou encore le SC Nîmes. À l'issue de cette première saison, les joueurs de l'Olympique de Marseille terminent second de leur poule6 derrière le futur champion de France, l'Olympique lilloisA 4. Les années 1930 vont représenter le second âge d'or de l'OM comme en témoignent les quatre finales disputées, le titre de champion en 1937 et les quatre fois où les Phocéens terminent deuxième du championnat.

L'OM de ces années recrute principalement des joueurs venant de trois zones géographiques distinctes : l'Europe de l'Est, l'Afrique du Nord et la ProvenceB 3. L'Europe de l'Est, dont les sélections de la Hongrie et de l'Autriche dominent le paysage footballistique mondial de l'époque, offre à l'OM de nombreux joueurs talentueux à l'image de l'ailier gauche József Eisenhoffer qui attirera derrière lui les attaquants hongrois Willy Kohut et Edmond Weiskopf ou encore l'entraîneur autrichien Vinzenz Dittrich. Concernant la zone nord-africaine, Emmanuel AznarMario ZatelliLarbi Ben Barek ou encore Abdelkader Ben Bouali viennent garnir les rangs marseillais. L'OM s'est aussi appuyé sur des joueurs issus de la région comme Laurent Di LortoMax Conchy ou encore Georges DardB 4József Eisenhoffer arrive à l'OM en décembre 1932 en provenance de l'Hakoah Vienne après avoir été repéré durant un match amical disputé contre l'OM au stade de l'Huveaune le 30 octobre 1932. Eisie, comme il était surnommé, évolue ensuite sept saisons sous les couleurs de l'OM et demeure l'un des chefs d'orchestre du secteur offensif marseillais.

La saison suivante est la saison du doublé raté pour les Olympiens. Les joueurs du FC Sète battent les Marseillais en finale de la Coupe de FranceOG 2. L'OM, qui devait remporter au moins un match sur les trois qui lui restaient, perd ses trois derniers matchs en retard permettant le sacre des Sétois en tant que champion de France 1933-1934OG 3. L'Olympique de Marseille décroche finalement son premier championnat de France en 1937 grâce à un meilleur rapport entre buts marqués et encaissés par rapport au FC Sochaux (1,76 contre 1,33). Eisenhoffer offre ainsi à l'OM son premier titre de champion en tant que club professionnel en 1937B 3. Le 13 juin 1937, l'OM prend ses quartiers au stade Vélodrome, doté d'une capacité de 35 000 places, lors d'un match amical contre le Torino Football Club (2-1)A 5.

Entre-temps, l'OM confirme sa réputation de « club de coupe » en remportant de nouveau la Coupe de France en 1935 (il devient le club le plus titré de cette compétition avec le Red StarOG 4) et 1938OG 5. L'équipe, malgré le départ de son gardien Di Lorto est renforcée par l'arrivée du jeune attaquant français Mario Zatelli, du gardien de but Brésilien Jaguaré Vasconcellos et de Larbi Ben Barek7. Les joueurs de l'Olympique de Marseille terminent deux fois consécutivement vice-champions de France de Division 1 en 1938 et en 1939.

L'OM durant les années 1940 (1940-1950)

Photographie montrant Mario Zatelli accroupi.
Mario Zatelli a joué à l'OM dans les années 1930-1940puis entraîné l'OM dans les années 1960-1970.

La France entre en guerre en septembre 1939. Les clubs professionnels du championnat de Division 1 voient leurs effectifs se vider de leur substance puisque les joueurs sont appelés au combat et rejoignent les rangs de l’armée française. La Fédération restructure le championnat et le découpe en trois zones. L’OM est alors intégré à la zone Sud-Est. Par ailleurs, le stade Vélodrome est réquisitionné par les forces armées allemandes et contraint l'OM à retourner jouer au stade de l'Huveaune8.

Dans un championnat où des équipes comme le RC Strasbourg et le FC Sochaux-Montbéliard sont absents par la force des choses, l’OM se livre à une rude bataille avec les joueurs de l’OGC Nice et de l’AS Cannes. Au terme de cette saison championnat de la zone Sud-Est 1939-1940, les Niçois remportent le titre devant les Marseillais et les Cannois. L'Olympique échoue en finale de la Coupe de France face au RC Paris (2-1)OG 4. Durant cette saison, il est à noter l'apparition pour un seul match d'Ahmed Ben Bella, futur président algérienA 6.

En 1941, l'OM est sacré champion de France de la zone libre devant le Toulouse Football Club grâce à un meilleur goal-average. Néanmoins, ce titre n'est pas comptabilisé dans le palmarès olympien. En 1942-1943, l'attaque olympienne se montre prolifique avec un total de 100 buts6 sont inscrits en championnat, dont 20 au cours d'un unique match contre Avignon (20-2) durant lequel Emmanuel Aznar inscrit neuf butsA 7. Dans le même temps, le club remporte sa sixième Coupe de FranceOG 6 contre les Girondins de Bordeaux (4-0), ceci grâce à une nouvelle génération de footballeurs de valeur comme Roger Scotti ou encore Georges Dard.

La saison 1943-1944 voit l'apparition d'équipes fédérales mises en place par le régime de Vichy, qui remplacent les clubs dans le championnat de France ; plusieurs Olympiens évoluent alors dans l'Équipe fédérale Marseille-Provence. Ces équipes fédérales sont dissoutes à la Libération. En 1945, l'OM dispute la Coupe de la Libération (renommée ensuite Coupe de la Victoire) et perd en finale au stade de l'Huveaune face au FC Metz9.

Après une neuvième puis une sixième place, l'OM redevient champion de France en 1948, onze ans après son dernier titre, grâce à un match nul obtenu dans les derniers instants d'un match contre le FC Sochaux et deux succès contre le CO Roubaix-Tourcoing (6-0) et le FC Metz (6-3)10. Les Phocéens prennent la troisième place l'année suivanteOG 7.

Difficultés et première descente en Division 2 (1950-1959)

Lors de la saison 1951-1952, l'OM échappe de peu à la relégation en deuxième division, notamment grâce à son buteur suédois Gunnar Andersson et réussit à sauver sa place au plus haut niveau lors des barrages contre le Valenciennes FCB 5. En 1953, l'attaquant suédois Gunnar Andersson conserve son titre de meilleur buteur en inscrivant 35 butsB 6. L'OM parvient en finale de deux compétitions : la Coupe de France en 1954, perdue contre l'OGC Nice et la Coupe Charles Drago en 1957, gagnée contre le Racing Club de Lens. Après un maintien obtenu à la dernière journée en 195811, l'OM descend pour la première fois de son histoire en deuxième division en 1959. Les Marseillais font péniblement leurs débuts en deuxième division en terminant à la dixième placeB 6.

Suite à une première tentative de remontée en 1961, les Marseillais réussissent finalement à accéder à la Division 1 en 1962 grâce notamment à l'arrivée du technicien brésilien Otto Gloria. Durant les quatre mois passés avec le club phocéen, il ne perd qu'un seul match grâce notamment au buteur Etienne Sansonetti auteur de 16 réalisations en 38 rencontres. La saison d'après, les nombreux changements sur le banc olympien ne permettent pas d'empêcher une nouvelle descente du club marseillais en Division 2 en 19636.

Malgré la relégation à l'échelon inférieur, l'OM fait ses premiers pas sur la scène européenne en Coupe des villes de foires. Les Marseillais connaissent néanmoins une élimination prématurée dès le premier tour en matchs aller-retour face aux Belges de l'Union Saint-Gilloise (1-0 ; 4-2)B 7. Pour la saison 1963-1964, les hommes de Jean Robin ratent de peu la remontée en Division 1 en terminant le championnat à la cinquième place malgré les 20 buts de son buteur Antoine Keller. La saison suivante voit l'OM flirter avec la zone de relégation en Division 3B 6.

De nouveaux titres avec Leclerc (1965-1972)

Photographie montrant Roger Magnusson.
L'ailier suédois Roger Magnusson remporte 4 titres avec l'OM entre 1969 et 1972.

Marcel Leclerc, chef d'entreprise à Marseille, décide de prendre la tête de l'Olympique de Marseille en 1965 alors que le club végète en deuxième division et vient de faire une saison des plus catastrophiques : les Olympiens terminent en effet quatorzième du classement. Progressivement, l'ambition de Leclerc permet au club marseillais de remonter en première division en 1966 puis de remporter sa septième Coupe de France en 1969OG 8. En 1969-1970, l’OM dirigé par Mario Zatellitermine vice-champion de France derrière les Stéphanois. Cette saison-là, les bonnes performances du club olympien sont liées à un secteur offensif très prolifique composé de l’attaquant camerounais Joseph Yegba Maya, de Charly Loubet, de Josip Skoblar ou encore du Suédois Roger Magnusson 12.

La saison suivante, après une lutte acharnée contre le rival stéphanois, les joueurs de Lucien Leducdécrochent le titre de champion de France en 1971 grâce notamment à un duo d'attaquants composé de Josip Skoblar et de Roger Magnusson13. Sur la scène européenne, les phocéens sont éliminés au premier tour de la Coupe UEFA par le Spartak Trnava.

Photographie montrant le visage de Josip Skoblar.
Josip Skoblar détient le record du nombre de buts inscrits en une saison de Division 1 avec 44 buts.

En 1971-1972, l'OM participe pour la première fois à la Coupe d'Europe des clubs championsB 7. De ce fait, les dirigeants marseillais frappent un grand coup sur le marché des transferts en recrutant le portier international français Georges Carnus et le défenseur central international français Bernard Bosquier en provenance du rival historique stéphanois. Cette saison-là, l'Olympique de Marseille réalise pour la première fois de son histoire le doublé coupe-championnat en remportant la Coupe de France. En Coupe d'Europe, l'Olympique de Marseille est éliminé au deuxième tour de la Coupe des clubs champions par l'Ajax Amsterdam. Au Vélodrome, les Néerlandais menés par Johan Cruyff et Johan Neeskensremportent la partie face aux hommes de Lucien Leduc (2-1). Au match retour, les Marseillais, qui comptaient dans leur rang Georges CarnusRoger Magnusson ou encore Josip Skoblar, s'inclinent (4-1) avec un doublé de Johan CruyffOG 9.

Pour la saison 1972-1973, l'OM s'attache les services du goléador stéphanois Salif Keita et du défenseur international français Marius Trésor. Les phocéens finissent à la troisième place du classement de Division 1. Sur la scène européenne, après avoir battu à l'aller les Italiens de la Juventus Turin au stade Vélodrome (1-0), les Marseillais entraînés par le tacticien Kurt Linder perdent le match retour (3-0) et sont alors éliminés prématurément dès le premier tour de la Coupe des clubs champions14. Accusé de détournement de fonds, le président du club Marcel Leclerc est contraint de démissionner en 1972B 8. Il est condamné en 1976 pour le détournement, au préjudice de l'OM, de 3,3 millions de francs15.

Des résultats en dents de scie (1972-1980)

Photographie montrant le brésilien Jairzinho.
Champion du monde en 1970 avec le Brésil, l'ailier international brésilien Jairzinho rejoint l'OM en 1974.

La saison 1973-1974 est difficile pour les Olympiens. Avec les départs de Magnusson et de Keita, le club se classe douzième du championnat. En Coupe UEFA, malgré la victoire des Marseillais au match aller (2-0), le club phocéen est éliminé par les Allemands du FC Cologne suite à la lourde défaite au match retour sur la pelouse de Cologne (6-0)F 1.

La saison suivante est tout autre, l'OM tape fort sur le marché des transferts et s'offre deux pointures internationales en attaque. Paulo César16 signe à l'OM pour 600 000 dollars17. Afin qu'il n'attrape pas le mal du pays, Fernand Méric décide de faire signer en octobre 1974 son compatriote auriverde, l'attaquant international brésilien Jairzinho, meilleur buteur à la Coupe du Monde 1970 avec le Brésil, qui signe à l'OM pour 1 250 000 francs. Le 13 mai 1975, lors du quart de finale retour de la Coupe de Francecontre le Paris-Saint-Germain, Jairzinho est accusé d'avoir agressé un juge de touche. Il proclame son innocence mais est reconnu coupable et condamné à deux ans de suspension dont un avec sursis. Ce jugement signifie la fin de son passage à Marseille. Grâce à ses stars brésiliennes, le club marseillais finit vice-champion de France derrière l'AS Saint-Etienne.

Au cours de la saison 1975-1976, l'OM finit seulement neuvième du classement. La seule éclaircie de la saison est la neuvième coupe de France qui est remportée grâce notamment aux performances réalisées par l'attaquant international argentin Hector YazaldeOG 10. Les saisons d'après sont également difficiles pour l'OM qui se positionne à la douzième place du classement puis quatrième la saison qui suit. En 1979, le retour de Jules Zvunka fait remonter la pente à un OM moribond qui termine à nouveau à la douzième place du classement à l'issue de la saison 1978-197918.

Les années noires (1980-1986)

Le début des années 1980 est plus que compliqué pour les Phocéens qui se voient relégués en deuxième division à l'issue de la saison 1979-1980. L'OM reste englué dans la zone de relégation tout au long de la saison malgré la présence de joueurs tels que Marius Trésorou Didier SixB 6. En deuxième division, la direction du club décide alors de mener une politique de promotion des jeunes en intégrant dans l'équipe première les « Minots », vainqueurs de la coupe Gambardella deux ans plus tôt, où figurent notamment José AnigoÉric Di MecoMarcel De Falco ou encore Jean-Charles De Bono. Ces jeunes évitent la relégation en troisième division en ne perdant aucune des six dernières rencontres de la saison, battant même Montpellier et permettent à l'entité marseillaise de finir sixième du championnat de Division 2AOG 11,19.

La saison suivante, l'OM dirigé par Roland Gransart termine à la troisième place d'un championnat où seuls les deux premiers peuvent monter. En 1982-1983, c'est le début de saison difficile des marseillais qui entraînera une quatrième position au classement final du championnat de Division 2B 6.

À l'été 1983, le président Jean Carrieu rebâtit un effectif pour permettre au club de retrouver sa place dans l'élite au terme d'une saison prolifique en buts. En effet, le trio offensif marseillais est composé de l'ailier sénégalais Sarr Boubacar, de Marc Pascal et du Serbe Žarko Olarević qui inscrivent respectivement 25, 23 et 20 réalisations20.

Pour son retour dans l'élite du football français, les dirigeants olympiens décident de garder une grande partie de l'effectif qui a permis la remontée. L'OM réalise une saison très moyenne en restant cantonné en deuxième partie de classement de Division 1 et se sauve in extremis de la descente en Division 2. La saison suivante est assez similaire et voit l'OM terminer seulement à la douzième place et s'incline en finale de la Coupe de France 1986 face aux Girondins de BordeauxOG 12.

L'OM au sommet avec Tapie (1986-1994)

Photographie montrant Jean-Pierre Papin.
Le buteur Jean-Pierre PapinBallon d'or 1991 avec l'OM, a été élu Olympien du xxe siècle.

Arrivé à l'initiative du maire de Marseille, Gaston Defferre, courant 1986, l'homme d'affaires Bernard Tapie prend les rênes du club avec une ferme intention : remporter la Coupe d'Europe21. Il est à l'origine de la page la plus glorieuse de l'histoire du club. Ces années se caractérisent par de nombreux changements d'équipe et d'entraîneur. Au fil des saisons, le onze marseillais va être modifié et amélioré de façon à être plus compétitif pour atteindre l'objectif fixé par Tapie de gagner la Ligue des champions. À son arrivée, il engage le défenseur allemand Karl-Heinz FörsterAlain Giresse ainsi que Jean-Pierre Papin. En 1986Michel Hidalgo quitte son poste à la DTN pour devenir le directeur sportif de l'OM22. La première saison de l'ère Tapie se conclue à une deuxième place au classement du championnat.

Lors de la saison 1987-1988, l'OM dirigé par Gérard Banide, soucieux d'aider Jean-Pierre Papin à la pointe de l'attaque, recrute l'ailier ghanéen Abedi Pelé et le buteur allemand Klaus AllofsA 8. Malgré ces arrivées, les Olympiens terminent sixièmes du championnat de Division 1. En Europe, le club atteint les demi-finales de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1988 face à l'Ajax Amsterdam de Dennis BergkampB 7Bernard Tapie décide alors d'introniser Gérard Gili sur le banc marseillais. Pour cette saison 1988-1989, le club marseillais recrute le portier Gaëtan Huard, les milieux Éric Di Meco et Franck Sauzée ainsi que les attaquants Éric Cantona et Philippe Vercruysse. L'OM finit champion de France et remporte la Coupe de France en battant l'AS Monaco (4-3)B 6.

Photographie montrant l'ancien défenseur Basile Boli.
Basile Boli marque le but de la victoire en finale de la Ligue des champions 1992-1993.

En 1989-1990Michel Hidalgo fait notamment venir Carlos Mozer et Enzo Francescoli. L'arrivée de Chris Waddle est l'œuvre de Tapie lui-même qui est tombé sous le charme de l'ailier anglais de Tottenham. Les hommes de Gérard Gili survolent le championnat et décrochent un nouveau titre de champion de Division 1. Sur la scène européenne, l'OM atteint puis les demi-finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1990 face au Benfica LisbonneB 7. Les Olympiens remportent le match aller de la demi-finale (2-1) mais le Benfica remporte le match retour (1-0) sur un but de la main de VataF 1.

À l'orée de la saison 1990-1991, le onze olympien parvient à faire signer le portier Pascal Olmeta dans les buts marseillais ainsi que le défenseur central Basile Boli. Cette saison est marquée par une grande instabilité au poste d'entraîneur. En effet, Gérard Gili est remplacé en septembre 1990 par l'Allemand Franz Beckenbauer lui-même remplacé en janvier 1991 par le technicien belge Raymond Goethals. Ces nombreux changements n'affectent pas les résultats de l'équipe qui obtient un nouveau titre de champion de France de Division 1. Au niveau européen, le club marseillais échoue en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Étoile rouge de Belgrade de Sinisa Mihajlovic aux tirs au but (5-3)B 9. Une nouvelle fois champion de Division 1, l'OM est éliminé prématurément au deuxième tour de la Ligue des champions par les Tchèques du Sparta PragueB 7. Le mercato d'été 1992 est marqué par les départs de PapinMozer et Waddle. Le club marseillais fait notamment signer Desailly ainsi que les attaquants Bokšić et Völler. Choix qui se révèleront payants puisque l'OM terminera à la première place du championnat. Le 26 mai 1993, à Munich, l'OM bat en finale de la Ligue des champions le Milan AC de Fabio Capello (1-0) avec un but de la tête de Basile BoliOG 13. Il s'agit de la première victoire d'un club français en Coupe d'EuropeF 2, qui fait naître un nouveau slogan pour les supporters marseillais : « À jamais les premiers ».

Affaire VA-OM et conséquences (1993-1996)

Article détaillé : Affaire VA-OM.
Photographie montrant Fabien Barthez sous les couleurs de l'OM.
Fabien Barthez reste à l'OM en 1994-1995 alors que le club descend en deuxième division.

Le 22 mai 1993, le club de l'US Valenciennes-Anzin révèle l'existence d'une tentative de corruption. Une somme d'argent aurait été promise par un dirigeant de l'OM à Glassmann, Jorge Burruchaga et Christophe Robert pour qu'ils « laissent filer » le match et surtout que les Marseillais arrivent sans blessure à Munich pour la finale de Ligue des champions face au Milan ACB 10, qui se joue quatre jours plus tard. À la suite de cette affaire, le conseil fédéral retire le titre de champion de France 1993 à l’OMOG 6. L’UEFA exclut Marseille des compétitions européennes de la saison 1993-1994 (Ligue des champions et Supercoupe de l'UEFA), et la FIFA retire à l'OM le droit de jouer la Coupe intercontinentaleB 10.

Cette privation de compétitions internationales entraîne un manque à gagner de près de 100 millions de francs dans le budget prévisionnel de l’OM. Bernard Tapie décide de se séparer plusieurs joueurs tels qu’Alen Bokšić et Marcel Desailly afin de combler le déficit. L'OM finit néanmoins deuxième du championnat lors de la saison 1993-1994 derrière le Paris Saint-Germain. Le 22 avril 1994, suite à l’affaire VA-OM, le conseil fédéral de la Ligue de football décide de rétrograder le club en deuxième division mais laisse la possibilité à l’OM de disputer la Coupe UEFA 1994-1995.

Malgré une interdiction de recruter des joueurs sous contrat, le club parvient à remporter le championnat de Division 2. Cependant, la DNCG alors présidée par André Soulier, adversaire politique déclaré de Bernard Tapie, lui interdit de remonter en Division 1 étant donné l'existence d'une dette de 250 millions de francs. À la suite de cette décision, Tapie quitte la présidence du club olympien le 11 décembre 1994A 9. En Europe, les Marseillais sont éliminés au deuxième tour de la Coupe UEFA face aux Suisses du FC SionB 9.

L'OM doit déposer le bilan et se voit contraint de disputer une nouvelle saison en deuxième division. Lors de la saison 1995-1996, après un début de saison compliqué qui voit le départ d'Henri Stambouli au profit du retour de Gérard Gili, l’OM termine à la deuxième place du classement grâce notamment au buteur irlandais Cascarino, qui devient le véritable goléador de l'équipe lors de ces deux années en Division 2 avec 61 réalisations inscrites. L’OM remonte ainsi en première divisionB 6.

Podiums et finales avec Robert Louis-Dreyfus (1996-2009)

Photographie montrant l'ancien milieu de l'OM, Robert Pirès.
L'OM de Robert Pirèss'incline en finale de la Coupe UEFA contre Parme FC en 1999.

En 1996, l'homme d'affaires Robert Louis-Dreyfus est appelé par la mairie de Marseille pour devenir l'actionnaire principal et mécène de l'OM. Le 14 décembre 1996, ce dernier devient président du club phocéen23. Le président d'Adidas veut contrer les prétentions de Nike dans ce sport « pour conserver le leadership, en gardant au moins un club mythique dans chaque pays »24Rolland Courbis est nommé entraîneur de l'OM en 1997 par le nouveau président actionnaire Robert Louis-Dreyfus. Ce dernier fait notamment venir dans la cité phocéenne le gardien international allemand, champion du monde en 1990Andreas Köpke ainsi que l'attaquant international italien Fabrizio Ravanelli. Ce recrutement prestigieux permet au club de retrouver la Coupe UEFA grâce à l'obtention de la quatrième place en championnat25. La saison suivante, l'OM fête son centenaire et investit sur de nombreux joueurs de talents comme Robert PirèsPeter Luccin ou encore les attaquants Florian Maurice et Christophe Dugarry. Avec cette équipe, l'OM de Rolland Courbis termine à la deuxième place du championnat à l'issue d'un sprint final contre le Bordeaux d'Élie Baup et atteint la finale de la Coupe UEFA qu'il perd contre le Parme AC de Lilian ThuramOG 14.

Cette saison n'est pas confirmée par la suite. En Ligue des champions, l'OM bat au Vélodrome le champion d'Europe en titre Manchester United (1-0)26, mais les Marseillais se font éliminer lors de la seconde phase de poules. Courbis quitte l'Olympique de Marseille en novembre 1999, victime d'un début de saison raté27. Cette phase de poule de la Ligue des championsse conclut par une lourde défaite des hommes de Bernard Casoni face aux Italiens de la Lazio Rome entraîné par le technicien suédois Sven-Goran Eriksson. Alors que les Marseillais s’étaient inclinés à l’extérieur notamment face aux Néerlandais du Feyenoord Rotterdam(3-0), face à Manchester United (2-1) et face à Chelsea (1-0), ils s’inclinent une nouvelle fois au stade Olympique de Rome (5-1) avec un quadruplé de l’attaquant italien Simone Inzaghi et un but de l’ancien Marseillais Alen Bokšić28. Lors des saisons suivantes, l'OM a du mal à se stabiliser. En effet, de nombreux joueurs partent et plusieurs entraîneurs se succèdent. Le club frôle la relégation à deux reprises, terminant à la quinzième place du championnat en 2000 et 2001. La saison 2000-2001 est notamment marquée par une élimination des Marseillais entraînés par l'Espagnol Javier Clemente sur la pelouse du Havre AC (4-1) en Coupe de la Ligue puis en Coupe de Francesur la pelouse de La Berrichonne de Châteauroux (1-0)29. À l'intersaison 2002Alain Perrin signe à l'OM et permet au club de se hisser à la troisième place du classement à l'issue de la saisonB 6.

Après avoir éliminé l'Austria Vienne en barrage de la Ligue des champions, les Olympiens connaissent des difficultés et ne parviennent pas à sortir des poules de la Ligue des champions suite aux défaites enregistrées face au FC Porto et au Real MadridB 9. Le 14 janvier2004Alain Perrin démissionne et c'est l'entraîneur de la réserve, José Anigo, qui prend les commandes de l'équipe. En championnat, l'OM termine à la septième place derrière le FC Nantes. Sur la scène européenne, l'OM reversé en Coupe UEFA, parvient en finale de la compétition après avoir éliminé l'Inter MilanLiverpool FC et Newcastle United. Marseille s’incline toutefois en finale à Göteborg face au FC Valence (2-0) et échoue une seconde fois en cinq ans en finale de la Coupe UEFAOG 15.

Drogba parti à Chelsea, le club, présidé par le Sénégalais Pape Diouf, opère de nombreux changements dans son effectif et n'atteint que la cinquième place du championnat en 2005 et en 2006. Le 23 août 2005, le club olympien remporte la Coupe Intertoto 2005 en battant le club espagnol du Deportivo La Corogne (2-0 ; 5-1). Ils sortent de la phase de poule de la Coupe UEFA mais sont battus en huitièmes de finale par le Zénith Saint-Pétersbourg (0-1 ; 1-1)30. Les Marseillais s'inclinent en finale de la Coupe de France en 2006 face au Paris Saint-Germain (1-2)B 11. Pour la saison 2006-2007Albert Emon devient l'entraîneur principal en lieu et place de Jean Fernandez. L'OM retrouve le haut du classement avec une place de vice-champion derrière l'Olympique lyonnais et dispute une nouvelle finale de Coupe de France qu'il perd contre le FC Sochaux-Montbéliard (2-2 après prolongations puis 4 tirs au but à 5)OG 8. En Coupe UEFA, l'OM est éliminé au premier tour par les Tchèques du Mlada Boleslav (1-0 ; 4-2)31.

Photographie montrant le milieu albanais Lorik Cana sous le maillot de l'OM.
Lorik Cana est l'un des cadres de l'OM entre 2005 et 2009.

Après un début de saison 2007-2008 catastrophique qui entraîne le limogeage d'Albert Emon et l'arrivée du Belge Éric Gerets, les Phocéens renversent la tendance en alignant une longue série de victoires et terminent finalement troisième de Ligue 1. Au cours de cette saison, l'OM est éliminé dès les huitièmes de finale de la Coupe de France par l'USJA Carquefou qui évolue à l'époque au quatrième échelon32. En Coupe d'Europe, les hommes d'Eric Gerets finissent à la troisième place de leur poule de Ligue des champions derrière le FC Porto et Liverpool FC. Cette phase de poule se caractérise par deux matchs diamétralement opposés face aux Anglais de Liverpool entraîné par l’Espagnol Rafael Benitez qui avait déjà battu l’OM en finale de la Coupe UEFA avec le FC Valence : une victoire à Anfield (0-1) et une lourde défaite au stade Vélodrome (0-4)33,34. Ils sont éliminés comme en 2006 dès les huitièmes de finale de la Coupe UEFA par les Russes du Zénith Saint-Pétersbourg (3-1 ; 2-0)B 7.

La saison suivante, l'OM est à la lutte pour le titre de champion de France avec les Girondins de Bordeaux pendant toute la saison mais voit finalement les Girondins de devenir champions. Sur la scène européenne, après avoir une nouvelle fois terminé troisième de leur groupe de Ligue des championsderrière Liverpool FC et l'Atlético Madrid, l'OM est reversé en Coupe UEFA. Les Olympiens échouent en quarts de finale de la Coupe UEFA contre le futur vainqueur de l'épreuve à savoir les Ukrainiens du FC Chakhtior Donetsk (2-0 ; 1-2)B 7. Suite à un désaccord avec Robert Louis-Dreyfus, le technicien belge Éric Gerets annonce son départ du club en fin de saison. Pape Diouf décide alors de confier le poste à l'ancien capitaine olympien Didier Deschamps, libre de tout contrat après avoir fait remonter en Serie A italienne la Juventus35. Le 17 juin 2009Pape Diouf quitte le club à la suite de tensions avec le conseil de surveillance du club36. Le 22 juin 2009, le club annonce la nomination de Jean-Claude Dassier en tant que président du directoire du club marseillais37.

Retour des titres puis instabilité (2009-2016)

S'appuyant sur le travail réalisé par Éric Gerets entre 2007 et 2009, l'OM de Didier Deschamps se renforce avec notamment Lucho GonzálezGabriel Heinze et Souleymane Diawara. Alors distancés d'une dizaine de points du leader bordelais à la trêve hivernale, les Phocéens enchaînent une série de huit victoires consécutives en championnat. Après une période de dix-sept ans sans titre majeur, l'OM met fin à cette série en remportant le 27 mars 2010 la Coupe de la Ligue au détriment des Girondins de Bordeaux en finale puis en étant sacré champion de France 2010. Sur le plan européen, l'OM termine à la troisième place de sa poule de qualification de la Ligue des champions derrière le Real Madrid et l'AC Milan. Reversés en Europa League, les Marseillais s'arrêtent en huitièmes de finale en s'inclinant face au Benfica Lisbonne (1-1 ; 1-2)38.

Le 28 juillet 2010, l'OM remporte le Trophée des champions face au Paris Saint-Germain aux tirs au but. L'OM continue sur sa lancée en conservant la Coupe de la Ligue lors de la saison 2010-2011 battant en finale le Montpellier HSC (1-0)38. En championnat, le club termine vice-champion de France derrière le LOSC Lille de Rudi Garcia. En Coupe d'Europe, le club phocéen finit second de sa poule de Ligue des champions derrière le Chelsea FC mais s'incline en huitièmes de finale contre Manchester United (0-0 ; 2-1)39.

En juillet 2011, l'Olympique de Marseille remporte pour la deuxième fois de suite le trophée des champions en s'imposant face au LOSC de Rudi Garcia40. Rongés par des dissensions internes, les marseillais terminent la saison 2011-2012 à la dixième place du championnat de Ligue 1. Cette saison est également caractérisée par une piteuse élimination de l'Olympique de Marseille en Coupe de France en quarts de finale face à l'US Quevilly (3-2)41. En ce qui concerne la Coupe d'Europe, après avoir éliminé les Italiens de l'Inter Milan, les Olympiens dirigés par Didier Deschamps parviennent néanmoins à atteindre pour la première fois en 21 ansNote 2 les quarts de finale de la Ligue des champions en perdant face aux Allemands du Bayern Munich (0-2 ; 2-0)42. L'autre satisfaction de la saison est la troisième victoire consécutive des Marseillais en Coupe de la Ligue après avoir battu l'Olympique lyonnais en finale (1-0) après prolongations43.

Photographie montrant le gardien de but marseillais Steve Mandanda.
Steve Mandanda est le joueur le plus capé de l'histoire de l'OM (453 capes)44.

À l'issue de cette saison, Didier Deschamps quitte le club et est remplacé par Élie Baup45. Sous ses ordres, l'OM porté par les internationaux français André-Pierre Gignac et Mathieu Valbuena termine vice-champion de France derrière le PSG46. Sur la scène européenne, après avoir sorti les Turcs d'Eskişehirspor au troisième tour de l'Europa League et éliminé les Moldaves du Sheriff Tiraspol, l'OM se qualifie pour la phase de poules de l'Europa League. Les joueurs d'Élie Baup finissent troisièmes de leur groupe derrière les Turcs de Fenerbahçe SK et les Allemands du Borussia M'Gladbach.

La saison suivante, à la suite d'une piteuse campagne en Ligue des champions qui se matérialise par un bilan de zéro point en phase de poules (une première pour un club français), Vincent Labrune décide d'évincer Élie Baup et le remplace par José Anigo. Au terme de la saison 2013-2014, le club termine à la sixième place du championnat47. L'OM démarre la saison 2014-2015 à toute allure avec une série de huit victoires consécutives et termine l'année civile en tant que champion d'automne. La deuxième partie de saison est plus difficile, d'abord éliminé de la Coupe de France contre Grenoble Foot 38. Le club provençal termine finalement à la 4e place du championnat48.

L'entraineur espagnol Míchel, qui avait pris la suite de Bielsa, est démis de ses fonctions en raison de mauvais résultats. Franck Passi, qui prend les rênes de l'équipe, réussit à hisser l'OM jusqu'en finale de Coupe de France contre le Paris Saint-Germain où les Marseillais s'inclinent (4-2). En championnat, l'OM termine à la treizième place. En Coupe d'Europe, l'OM termine second de sa poule d'Europa League derrière les Portugais du SC Braga et devant les Tchèques du Slovan Liberec et les Néerlandais du FC Groningue. Les marseillais sont ensuite éliminés de la compétition dès les seizièmes de finale par les Espagnols de l'Athletic Bilbao (0-1 ; 1-1)49.

Nouvelles ambitions avec McCourt (2016-)

Photographie montrant l'international français Dimitri Payet avec le maillot de l'OM.
Dimitri Payet est la tête d'affiche de l'OM Champions Project de Frank McCourt.

Après plusieurs semaines de négociations, le club officialise le rachat de l’OM par l’homme d’affaires américain Frank McCourt le 17 octobre 2016. Ce nouvel élan se concrétise par la nomination à la présidence du club de Jacques-Henri Eyraud, homme d’affaires français âgé de 48 ans et cofondateur de Sporever50. Le 20 octobre 2016Rudi Garcia devient l'entraîneur du club en lieu et place de Franck Passi51. Le 27 octobre 2016, l'acte II de l'« OM Champions Project » est marqué par l'arrivée de l'espagnol Andoni Zubizarreta au poste de directeur sportif52.

Après le mercato hivernal, où notamment le milieu de terrain international espoirs français Morgan Sanson53 et l'attaquant international français Dimitri Payet54 ont rejoint les rangs de l'Olympique de Marseille, les hommes de Rudi Garcia finissent à la cinquième position juste derrière l'Olympique lyonnais, grâce notamment aux 21 buts inscrits par l'attaquant Bafétimbi Gomis et aux 15 buts inscrits par l'ailier droit Florian Thauvin. Néanmoins, cette saison est marquée par de cinglantes défaites face aux poids lourds du championnat que ce soit contre l'AS Monaco à trois reprises (4-0, puis 1-4 en Ligue 1 ; 3-4 en Coupe de France) ou contre le Paris Saint-Germain (1-5) au match retour55.

Durant l'intersaison 2017, les nouveaux dirigeants de l'OM parviennent à faire signer des joueurs d'expérience, à l'image du récent champion de France Valère Germain56, des internationaux français Steve Mandanda57 — de retour dans le club — et Adil Rami58 ou encore de l'international brésilien Luiz Gustavo59. Sur la scène européenne, après avoir éliminé les Belges du KV Ostende, puis les Slovènes du NK Domžale dans les tours préliminaires, les joueurs dirigés par Rudi Garcia terminent seconds de la phase de poules de la Ligue Europa derrière les Autrichiens du FC Salzbourg et se qualifient par conséquent pour les seizièmes de finale60. Les Marseillais battent les Portugais du SC Braga en seizièmes de finale, les Espagnols de l'Athletic Bilbao en huitièmes de finale, puis les Allemands du RB Leipzig en quarts de finale. Au tour suivant, ils retrouvent le FC Salzbourg61.

Identité du club

Logos

René Dufaure de Montmirail, fondateur du club, s'inspire de son sceau personnel sous forme de monogramme, un D et un M entrelacés, pour créer le premier blason du clubOG 6. La devise « Droit au but » du défunt Football Club de Marseille62 est reprise par le club et est placée en travers du logo. Celui-ci évolue ensuite en une version Art déco de 1935 à 1972, puis une version plus kitsch à partir de 1972. En 1986, la devise réapparaît sur le blason.

Une étoile symbolisant la victoire en Ligue des champions surmonte ensuite le logo62. À l'occasion du centenaire en 1999 est introduite une nouvelle couleur dorée, qui sera aussi celle du troisième maillot olympien arboré en Coupe UEFA. Le 17 février 200462 est présenté un nouveau logo qui se veut plus moderne, les lettres n'étant plus entrelacées mais fondues dans une même couleur bleu pantone63 et la devise étant inscrite non plus sur un cartouche barrant les lettres O et M mais en dessous et en lettres dorées. Il faut également préciser que l'Olympique de Marseille utilise parfois sur ses jeux de maillots des reprises de ses anciens logos (maillots domicile 2009-2010 et 2014-2015, maillot extérieur 2012-2013 et maillot third 2017-2018).

Couleurs

Article détaillé : Maillot de l'Olympique de Marseille.
Couleurs de l’équipe
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1899-1920
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1920-1986
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1986-2015
Tenue domicile généraliste depuis la fondation du club

Le club phocéen arbore un maillot blanc à domicile, et ce depuis la création du club. La couleur blanche a été choisie pour évoquer la pureté de l'olympismeprônée par Pierre de Coubertin. Le short et les chaussettes sont noirs jusqu'au début des années 1920 en souvenir de l'ancien Football Club de Marseille puis apparaissent short blanc et chaussettes bleues, couleurs de la ville de MarseilleA 10. D'une manière générale, l'OM évolue jusqu'en 1986 avec un haut blanc, un short blanc et des bas bleus puis à partir de la saison 1986-1987, les trois composantes de la tenue sont blanches. La couleur originelle du col du maillot est le blanc, hormis en 1936-1937 où il est bleu. Ce phénomène ne se reproduit qu'en 1968-1969 et dès lors, le col du maillot n'est plus obligatoirement blanc à travers les saisons. Il a pu être ponctuellement tricolore en 1971-1972 à la suite du titre de champion de France ou orange lors de la saison 2012-201364.

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1920-1989
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1989-1997
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1997-2014
Tenue extérieure généraliste depuis les années 1920

La fin des années 1980 coïncide avec plusieurs changements. Le principal réside en 1986-1987 dans la modification de couleur des chaussettes qui deviennent blanches au lieu de bleu65,66. Entre 1985 et 1991, les manches blanches sont généralement coupées par une ou deux bandes bleues64. En 1989-1990, le bleu à tendance sombre jusqu'alors est éclairci et il tend vers du bleu ciel année après année.

L'entreprise d'éclaircissement et son utilisation sont particulièrement visibles depuis la saison 1996-199764. Les saisons 1986-1987 ou 1995-1996 peuvent voire l'OM arborer une tenue domicile composée d'un maillot et de chaussettes blanches et d'un short bleu67,68. Lors des saisons 1996-199769 et 1997-199870, le maillot blanc est coupé par une bande horizontale bleue faisant référence au maillot 1988-1989 où l'équipe réalise un doublé Coupe-Championnat71.

En plus de la généralisation d'une troisième tenue, une autre conséquence du marketing concerne le design des maillots. Un exemple de stylisation des maillots marseillais est l'apparition de parements reprenant les symboles des armoiries de la ville. Par exemple, la croix bleue est présente sur les maillots domicile 2000-2001722004-2005732005-200674 et 2006-200775 ainsi que sur le maillot third 2014-201576.

D'une manière générale, le marketing respecte les couleurs et motifs historiques des maillots domicile et extérieur des clubs de football mais il provoque plus de controverses sur le maillot third77.

La plus grande polémique est l'utilisation de maillots Europe de couleur orange, sable ou noir sur la période 2007-201378. Ces maillots étant la tenue prioritaire dans les compétitions européennes, l'OM n'y affiche plus ses couleurs blanches traditionnelles qu'en cas de conflits de couleur79.

Équipementiers et sponsors

Photographie du maillot de l'OM de la saison 2006-2007.
Sponsor Neuf sur le maillot domicile de la saison 2006-2007.

C’est en 1969 que le premier équipementier de l’OM apparaît pour la première fois sur les maillots portés par les joueurs marseillais. Il s’agit de l’équipementier français Le Coq Sportif80. Il demeurera l’équipementier officiel du club jusqu’en 1974, année durant laquelle l’allemand Adidas signe avec l’OM. Ce dernier fournit le club de 1974 jusqu'en 201881,82, avec cependant une interruption de 1994 à 1996, à la suite de l'affaire VA-OM.

À compter du 1er juillet 2018, la marque allemande Puma sera pour une durée de 5 ans le nouvel équipementier du club pour un montant annuel de près de 15 millions d’euros par an, hors primes de résultats83.

En ce qui concerne le sponsor maillot, aucun sponsor maillot n’était inscrit sur le maillot des joueurs de l’Olympique de Marseille jusqu’en 1971. À partir de cette année là, l’OM devient le premier club français à arborer une publicité sur le maillot en compagnie du Nîmes OlympiqueOG 16. C’est BUT !, un journal sportif appartenant à Marcel Leclerc alors président du club, qui devient le premier sponsor maillot en 1971-1972. Avec l’avènement du nouveau propriétaire Robert Louis-Dreyfus en 1997, c’est l’entreprise Ericsson qui devient sponsor maillot principal de 1997 à 2001 avant de céder sa place à Khalifa Airways, autre entreprise dans le giron du groupe Louis-Dreyfus.

Le 14 octobre 2017Orange devient le sponsor maillot du club pour deux saisons, soit jusqu'en 201984.

Palmarès et records

Palmarès

Le tableau suivant récapitule les performances de l'Olympique de Marseille dans les diverses compétitions françaises et européennes.

Palmarès de l'équipe première de l'Olympique de Marseille
Compétitions internationalesChampionnats nationauxCoupes nationales
Compétitions nationales disparuesCompétitions régionalesTournois saisonniers

Bilan sportif

À l'issue de la saison 2016-2017, l'Olympique de Marseille totalise 67 participations au championnat de France de première division et 12 participations au championnat de deuxième division nationale. Marseille est le club comptant le plus de participations en première division, devant le FC Sochaux100. L'OM a été le premier club à atteindre les 1 000 buts (1953-1954)101 ou les 1 000 victoires (2013-2014)102.

Bilan par championnat (mis à jour au terme de la saison 2016-2017)
ChampionnatSaisonsTitresJGNPBpBcDiff.
Division 1/Ligue 1 67 9 2398 1056 614 728 3845 3089 +756
Division 2/Ligue 2 12 1 432 206 114 112 665 450 +215
Bilan par compétition européenne (mis à jour au terme de la saison 2016-2017)
CompétitionSaisonsJGNPBpBcMeilleure performance
Coupe des clubs champions / Ligue des champions 14 102 43 19 40 153 118 Vainqueur (1993)
Coupe UEFA / Ligue Europa 12 76 33 22 21 108 81 Finaliste (1999 et 2004)
Coupe des coupes (Compétition disparue) 3 14 8 2 4 19 13 Demi-finaliste (1988)
Coupe Intertoto (Compétition disparue) 2 8 4 3 1 16 9 Vainqueur (2005)
Total compétitions UEFA 31 200 88 46 66 296 221 -
Coupe des villes de foires (Compétition disparue) 3 6 3 0 3 7 8 Seizième de finaliste (196319691971)
Total Europe 34 206 91 46 69 303 229 -

Coefficient UEFA

Le coefficient UEFA est utilisé lors des tirages au sort des compétitions continentales organisées par l'Union des associations européennes de football. En fonction des performances des clubs sur le plan européen pendant cinq saisons, ce coefficient est calculé grâce à un système de points et un classement est établi. À l'issue de la saison 2016-2017, l'OM est à la soixante-quinzième place103. Depuis la création de ce classement en 1960, l'Olympique de Marseille dispute l'Europe assez fréquemment pour avoir été classé quarante-six fois en cinquante-six ans. La meilleure position est cinquième club européen en 1992-1993 et le club marseillais fait partie du top 10 européen de 1991-1992 à 1994-1995104. L'OM rentre six fois dans le top 10 des meilleurs coefficients saisonniers : 3e meilleur coefficient de la saison en 1987-1988105 et 1992-19931064e en 2003-20041075e en 1990-19911086e en 1998-1999109 et 7e en 1989-1990110.

Meilleur classement en 1992-1993111
RangClubCoefficient
3 Drapeau : Italie Juventus 7.291
4 Drapeau : Italie AC Milan 7.005
5 Drapeau : France Olympique de Marseille 6.936
6 Drapeau : Belgique Anderlecht 6.760
7 Drapeau : Portugal FC Porto 6.483
Classement UEFA 2016-2017112
RangClubCoefficient
73 Drapeau : Autriche Rapid Vienne 28.570
74 Drapeau : Pologne Legia Varsovie 28.450
75 Drapeau : France Olympique de Marseille 28.333
76 Drapeau : Allemagne Eintracht Francfort 27.899
77 Drapeau : Italie Torino 27.666

Records

À la fin de la saison 2016-2017, l'Olympique de Marseille a accumulé plusieurs records en France et en Europe durant toute son histoire. Concernant les performances uniques pour un club français, il y a le Soulier d'or 1971 de Josip Skoblar113, le Ballon d'or 1991 de Jean-Pierre Papin114 et la victoire en Ligue des champions 1993OG 17.

Records européens

Photographie montrant Loic Rémy sous le maillot olympien.
Loïc Rémy marque l'un des sept buts contre le MŠK Žilina.

La compétition reine en Europe s’appelle Coupe d'Europe des clubs champions de 1955-1956 à 1991-1992, puis Ligue des champions depuis 1992-1993. Ces deux formats inclus, soit 62 éditions, l'OM est l'un des treize champions d'Europe qui remportent la compétition sans perdre de match115. Pendant dix-neuf ans, de 1991-1992 à 2010-2011, l'OM a eu le record du nombre de meilleurs buteurs consécutifs (3 saisons, 1990-1992). Cette performance est battue par le FC Barcelone qui a le meilleur buteur quatre saisons de suite (2009-2012)116.

Dans le format Ligue des champions, le club possède la plus large victoire à l'extérieur en phase finale depuis qu'il a gagné 0-7 sur le terrain du MŠK Žilina en novembre 2010117. Le match Feyenoord Rotterdam-Marseille de décembre 1999 possède le record de cartons rouges : trois, dont deux pour l'OM117. Pendant dix ans, de 1992-1993 à 2002-2003, les Marseillais ont établi la plus large victoire de la compétition (6-0 contre le CSKA Moscou en mars 1993 et performance dépassée par un succès 7-0 de la Juventus contre l'Olympiakos en décembre 2003)118.

Records français

Le club phocéen a les meilleures performances en Ligue des champions, en Ligue Europa et en Coupe Intertoto. Il est l'unique vainqueur de la Ligue des championsOG 17, il termine deux fois finaliste de la Ligue Europa quand d'autres ne l'ont été qu'une fois119 et il remporte la Coupe Intertoto comme onze autres clubs120. Il s'agit aussi du club qui a disputé le plus de finales européennes (4)OG 17. En outre, l'OM possède le record du nombre de meilleurs buteurs en Ligue des champions (3)116 et en championnat (12)121, dont le record de meilleur buteur consécutif en championnat (6 saisons, 1988-1993)121. Il a le buteur le plus prolifique sur une saison de championnat (Josip Skoblar, 44 buts en 1970-1971)OG 18, sur une finale de Coupe de France (Jean-Pierre Papin, 3 buts en 1988-1989)122, sur plusieurs finales de Coupe de France (Emmanuel Aznar, 4 buts en 3 finales)122 ou sur une édition du Trophée des champions (André Ayew, 3 buts en 2011)123. Le club a aussi le record du nombre de meilleur passeur en championnat (4)124.

En championnat de France, l'Olympique de Marseille a le record de victoires (1056)100, de buts marqués (3845)100, de places de vice-champion (11)125 ou de places sur le podium (25)125. Sur une saison, il a le plus grand nombre de victoires consécutives à l'extérieur (9)126, le plus petit nombre de défaites à domicile (aucune)126 et le plus petit nombre de défaites à l’extérieur (1)126. En 1991-1992, l'OM établit le plus petit nombre de défaites (3) et ce record est effacé par le FC Nantes, une défaite lors de la saison 1994-1995OG 19. Il est aussi le dernier club parmi les vingt participants du premier championnat de France à avoir été relégué en D2 (saison 1959-1960)B 14.

En Coupe de France, l'OM détient le record du plus grand nombre de finales jouées (19)122 et de la meilleure attaque sur une édition (63 buts inscrits en 1933-1934)B 14. L'Olympique de Marseille possède la meilleure attaque sur une édition du Trophée des champions (5 buts inscrits en 2011)123.

Personnalités du club

Historique des présidents

Photographie montrant le président de l'OM de l'époque, Marcel Leclerc, en train d'assister au match contre l'Ajax Amsterdam.
Marcel Leclerc au stade Vélodrome lors du match opposant l'OM à l'Ajax Amsterdam de Johan Cruyffen 1971.

Depuis sa création, l'Olympique de Marseille a connu plusieurs présidents que l'on peut qualifier d'emblématiques. Il s'agit notamment de Marcel Leclerc, de Bernard Tapie et plus récemment de Pape DioufOG 20.

Marcel Leclerc débarque en 1965127 dans un club à reconstruire, qui évolue en deuxième division. L'homme de presse, propriétaire notamment d'un journal sportif (But !A 11) amène dans les caisses vides du club un apport financier conséquent et demande en contrepartie à la mairie de Marseille une détaxe pour les matchs au stade Vélodrome et l'octroi d'une subvention. Devant le refus de la municipalité, il quitte le Vélodrome et fait aménager le stade de l'HuveauneB 15 où le club évoluera une saison et où il retrouvera l'élite.

En 1969, il remporte la Coupe de France et tient sa promesse émise avant la finale en plongeant dans le Vieux-PortOG 21. Il remporte le titre de champion de France en 1971 et rentre dans l'histoire en 1972 en réalisant le premier doublé Coupe-Championnat de l'histoire du clubOG 9. Mais en juillet 1972, Marcel Leclerc est démis de ses fonctions, accusé de malversations financièresB 8.

Photographie montrant l'ancien président de l'OM, Bernard Tapie.
Bernard Tapie a conduit l'OM vers ses plus grands succès.

Un dîner à l'ambassade d'URSS en 1985 où étaient présents Gaston Defferre, alors maire de Marseille, ainsi que sa femme et Bernard Tapie, seraient à l'origine de la venue de l'homme d'affaires sur la Canebière en 1986B 16. Tapie impose rapidement sa marque en dirigeant le club de façon omnipotenteF 3, ce qui entraîne une valse des entraîneurs (Gérard BanideGérard Gili et Franz Beckenbauer en feront les frais), et en ramenant des Jean-Pierre PapinKarl-Heinz Förster ou encore Alain Giresse. Il décroche quatre titres de champion (1989199019911992), une Coupe de France en 1989, perd la finale de Coupe des clubs champions européens à Bari en 1991 mais accédera à la gloire deux ans plus tard à Munich face à l'AC Milan. L’affaire VA-OM viendra stopper et ternir cette épopée.

C'est durant l'année 2005 que Pape Diouf devint président de l'OM sous l'influence de l'actionnaire majoritaire de l'époque, Robert Louis-Dreyfus128. En 2006, il est à l'origine d'une décision controversée d'aligner une équipe bis de l'OM face au Paris SG pour le compte de la 30e journée de championnat de Ligue 1. Il avait en effet refusé d'envoyer l'équipe des titulaires, arguant du non-respect par les services de sécurité du PSG des normes de sécurité concernant l'accueil des supporters marseillais au Parc des Princes. Cette décision lui a attiré les foudres d'une partie du public français, de la Ligue de football professionnel et du diffuseur exclusif du championnat, Canal+ ; mais elle lui a aussi permis de faire l'union sacrée autour de lui parmi les supporters olympiens129. Ce match se terminera par un inattendu 0-0 au terme d'un match fermé. Sous sa présidence, l'Olympique de Marseille progresse régulièrement dans la hiérarchie française (5e en 2005-2006, puis 2e en 2006-2007, 3e en 2007-2008, et 2e en 2008-2009), en se qualifiant très régulièrement en Ligue des Champions. Il accède également deux fois d'affilée à la finale de la Coupe de France (perdues en 2006 face au Paris Saint-Germain et en 2007 face au FC Sochaux).

Historique des entraîneurs

Photographie montrant le visage de Jozsef Eisenhoffer.
Jozsef Eisenhoffer obtient le premier titre de champion de France de l'OM en 1937.

József Eisenhoffer a été joueur à l'Olympique de Marseille mais aussi entraîneur de l'Olympique de Marseille pendant six saisons durant lesquelles il remporta un titre de champion de France en 1937 puis un titre de vainqueur de la Coupe de France en 1938.

En 1964Mario Zatelli est nommé entraîneur du club phocéen, après y avoir évolué en tant que joueur dans les années 1930. À son palmarès d’entraîneur, il compte une remontée en première division en 1966, une Coupe de France en 1969 et un doublé Coupe-Championnat en 1972, obtenus avec notamment le duo d'attaque Magnusson-Skoblar. Sa carrière d'entraîneur au sein du club ne fut pas des plus tranquilles, le président Marcel Leclerc l’ayant embauché puis remercié trois fois jusqu’en 1973. Avec Zatelli, l'OM a écrit l'une des plus belles pages de son histoire. En décembre 1970Mario Zatelli est limogé et se voit remplacé par le technicien français Lucien Leduc qui remporte avec l'OM un titre de champion de France en 1971. Cependant, la saison suivante, il est à son tour remplacé par Mario Zatelli, son prédécesseur. L'ancien défenseur central de l'OM, Jules Zvunka, a porté à plusieurs reprises le costume de pompier de service au sein du club phocéen. En effet, en 1974, Zvunka évite une relégation du club qui semblait presque inéluctable, puis termine 2e du championnat en 1975 avant de gagner la Coupe de France. Il est rappelé en 1977 pour redresser un OM qui alors enchaînait une série de résultats catastrophiques toutes compétitions confondues avant d'être de nouveau renvoyé. Seize mois plus tard (en décembre 1978), il est appelé à la rescousse pour un troisième sauvetage réussi avec une série de 11 matchs sans défaite130.

Photographie montrant Gérard Gili.
Gérard Gili a obtenu trois titres avec l'OM en 1989 et en 1990.

En 1988Gérard Gili succède à la surprise générale à Gérard Banide au poste d'entraîneur de l'équipe première et devient le second entraîneur de l'ère Tapie. Il opte pour la sobriété et réalise le doublé pour sa première saison alors qu'il n'a aucune expérience au haut niveau. Il échouera en demi-finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre Benfica en 1990 à cause de la fameuse main de Vata en toute fin de match. Il reste ensuite cinq ans à la tête du centre de formation de Marseille. Il reviendra sur le banc olympien en 1997, mais sans grand succès.

Raymond Goethals a notamment mené l'Olympique de Marseille à son titre de champion d'Europe en 1993, devenant ainsi le premier entraîneur à remporter un trophée européen avec un club français de football. Avant d'entraîner l'OM, il a de bons résultats avec l'équipe nationale belge, avec le club bruxellois d'Anderlecht (finale de la Coupe européenne des vainqueurs de coupe en 1977 avant de remporter la compétition l'année suivante, en 1978), avec le Standard de Liège (champion de Belgique en 1982 et 1983), plus une finale européenne, de nouveau avec Anderlecht (nouveau titre de champion de Belgique et deux Coupes de Belgique). En 1990Raymond Goethals est appelé à Marseille par Bernard Tapie en vue de décrocher la première Coupe d'Europe d'un club français. En 1991, l'OM échoue de justesse en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions après la séance des tirs au but, face à l'Étoile rouge de Belgrade. En 1993, il remporte avec son équipe, la finale de la Ligue des champions face au Milan AC, accomplissant là le plus haut fait d'armes de sa carrière.

Photographie montrant Raymond Goethals.
Le technicien belge Raymond Goethals a permis à l'OM de soulever sa première C1 en 1993.

En 1997Rolland Courbis est engagé pour reconstruire l'Olympique de Marseille. Dès sa première saison, il réussit à qualifier le club pour la Coupe UEFA. La saison suivante, l'OM et les Girondins de Bordeaux se disputent le titre jusqu'à la dernière journée, les Girondins terminant vainqueurs et Marseille se qualifie le club pour la Ligue des champions 1999-2000, cinq ans après sa dernière participation. Courbis emmène aussi le club en finale de Coupe UEFA 1998-1999 qu'il perd contre Parme AC.

En septembre 2007, l'entraîneur belge Éric Gerets succède à Albert Emon limogé pour cause de mauvais début de saison, l'OM étant alors dix-septième. Il réussit à faire remonter le club, avec pour son premier match un succès à Anfield contre le Liverpool Football Club et qualifie l'OM pour la Ligue des champions de l'UEFA 2008-2009. La saison suivante, il finit second du championnat et à l'instar de Courbis 10 ans plus tôt, il perd le titre à la dernière journée dans un « mano a mano » avec les Girondins de Bordeaux. Il quitte le club en fin de saison.

Photographie montrant Didier Deschamps.
À son retour à l'OM, Didier Deschamps a offert un nouveau titre de champion de France en 2010.

Il est remplacé à l'été 2009 par Didier Deschamps, capitaine emblématique de l'équipe marseillaise ayant remporté la Ligue des champions en 1993, qui a également entrainé et mené l'AS Monaco en finale de cette même compétition en 2004. Il remporte en tout six compétitions (championnat de France 2010, Coupe de la Ligue 2010, 2011, 2012 et Trophée des champions 2010, 2011). En 2010, il réussit à qualifier l'OM en huitième de finale de Ligue des championspour la première fois depuis 1999. La saison suivante, l'OM est quart de finaliste de la Ligue des champions en éliminant l'Inter de Milan en 8e de finale.

Après une saison 2011-2012 très moyenne ponctuée par une dixième place au classement du championnat, Vincent Labrune décide de se séparer de son entraîneur Didier Deschamps qui, dans la foulée, prend en main l'équipe de France. Il choisit le technicien français Élie Baup pour le remplacer. Les hommes de Baup finissent à la deuxième place au terme de la saison 2012-2013. Cependant, suite à une campagne européenne catastrophique ponctuée par zéro point lors de la phase de poules de la Ligue des champions, Baup est substitué en décembre 2013 par José Anigo qui assure l'intérim jusqu'à la fin de la saison et place l'OM en sixième position.

Pour la saison 2014-2015, c'est l'entraîneur argentin Marcelo Bielsa, ancien sélectionneur de l'Argentine et du Chili, qui prend les commandes de l'Olympique de Marseille. Leader de la sixième à la vingtième journée, l'OM rate sa fin de saison et termine finalement quatrième, se qualifiant pour la Ligue Europa 2015-2016. Il démissionne à la surprise générale à la fin du premier match de la saison suivante. Vincent Labrune nomme l'espagnol Míchel pour succéder à Franck Passi qui s'est chargé de l'intérim après le départ de Bielsa. Après plusieurs mois sans résultats positifs à domicile et une mauvaise position au classement, l'OM se sépare de l'espagnol et intronise Franck Passi à la tête de l'équipe. Il permet à l'OM de se maintenir en Ligue 1 en terminant à la treizième place puis d'arriver en finale de la Coupe de France, finale perdue face au PSG. Il restera en poste jusqu'à la nomination par les nouveaux dirigeants de l'OM du technicien français Rudi Garcia en octobre 2016.

Joueurs emblématiques

Ci-dessous sont présentées les équipes les plus souvent alignées qui ont été sacrées championnes de France de première division depuis l'instauration du professionnalisme en France en 1932131 ainsi que l'équipe qui a été sacrée championne d'Europe en 1993132.

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L'équipe type du titre en 1937I 1,133
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L'équipe type du titre en 1948I 1,134
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L'équipe type du titre en 1971I 1,135
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L'équipe type du titre en 1972I 1,136
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L'équipe type du titre en 1989I 1,137
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L'équipe type du titre en 1990I 2,138
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L'équipe type du titre en 1991I 2,139
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L'équipe type du titre en 1992I 2,140
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L'équipe type du titre en Ligue des champions en 1993132.
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L'équipe type du titre en 2010I 2,141

Tout au long de son histoire, l'Olympique de Marseille a compté de grands joueurs qui, pour la plupart, ont également été internationaux.

Joueurs les plus capés au 22 février 2018142
JoueursMatchsButsCarrière au club
Drapeau : France Steve Mandanda 476 0 2007-2016 / 2017-
Drapeau : France Roger Scotti 452 66 1942-1958
Drapeau : France François Bracci 343 15 1968-1979 / 1983-1985
Drapeau : France Jean Bastien 339 13 1935-1938 / 1939-1940 / 1941-1949
Drapeau : France Mathieu Valbuena 331 38 2006-2014
Drapeau : France Georges Dard 329 107 1936-1937 / 1938-1948 / 1949-1954
Drapeau : France Jean-Paul Escale 327 0 1960-1971
Drapeau : France Benoît Cheyrou 306 28 2007-2014
Drapeau : France Marius Trésor 298 12 1972-1980
Drapeau : France Jules Zvunka 298 0 1966-1973
Meilleurs buteurs au terme de la saison 2016-2017143
JoueursMatchsButsCarrière au club
Drapeau : Suède Gunnar Andersson 250 194 1950-1958
Drapeau : France Jean-Pierre Papin 275 182 1986-1992
Drapeau : Croatie Josip Skoblar 211 176 1966-1967 / 1969-1975
Drapeau : France Jean Boyer 181 170 1923-1935
Drapeau : France Emmanuel Aznar 205 152 1936-1949 / 1951-1952
Drapeau : France Joseph Alcazar 193 138 1927-1936 / 1941-1942
Drapeau : Cameroun Joseph 236 112 1962-1970
Drapeau : France Georges Dard 330 106 1936-1937 / 1938-1948 / 1949-1954
Drapeau : Sénégal Mamadou Niang 227 100 2005-2010
Drapeau : France Mario Zatelli 149 99 1935-1938 / 1943-1944 / 1945-1948

Effectif professionnel actuel

Le premier tableau liste l'effectif professionnel de l'OM pour la saison 2017-2018. Le second recense les prêts effectués par le club lors de cette même saison.

Effectif professionnel de l'Olympique de Marseille au 25 mars 2018144
Joueurs     Encadrement technique
No P.Nat.145NomDate de naissanceSélection146Club précédentContrat
1 G Drapeau de la France Romain Cagnon 12/05/1997 (20 ans) France -16 ans Stade rennais 2017-2018
16 G Drapeau de la France Yohann Pelé 04/11/1982 (35 ans) France espoirs FC Sochaux 2015-2019
30 G Drapeau de la France Steve Mandanda 28/03/1985 (33 ans) France Crystal Palace FC 2017-2020
40 G Drapeau de la France Florian Escales 03/02/1996 (22 ans) France espoirs Formé au club 2016-2019
2 D Drapeau du Japon Hiroki Sakai 12/04/1990 (28 ans) Japon Hanovre 96 2016-2021
6 D Drapeau du Portugal Rolando 31/08/1985 (32 ans) Portugal FC Porto 2015-2018
12 D Drapeau du Cameroun Henri Bedimo 04/06/1984 (33 ans) Cameroun Olympique lyonnais 2016-2019
13 D Drapeau de la Tunisie flèche vers la droite Aymen Abdennour 06/08/1989 (28 ans) Tunisie Valence CF 2017-2019
17 D Drapeau de la Guinée Bouna Sarr 31/01/1992 (26 ans)
FC Metz 2015-2020
18 D Drapeau de la France Jordan Amavi 09/03/1994 (24 ans) France espoirs Aston Villa 2017-2021
20 D Drapeau de la France Christopher Rocchia 01/02/1998 (20 ans)
Formé au club 2017-2021
23 D Drapeau de la France Adil Rami 27/12/1985 (32 ans) France FC Séville 2017-2021
- D Drapeau du Cameroun Brice Nlaté 08/10/1995 (22 ans) Cameroun Formé au club 2014-2018
- D Drapeau de l'Arménie Gaël Andonian 07/02/1995 (23 ans) Arménie Formé au club 2015-2018
4 M Drapeau de la France Boubacar Kamara 23/11/1999 (18 ans) France -19 ans Formé au club 2017-2020
8 M Drapeau de la France Morgan Sanson 18/08/1994 (23 ans) France espoirs Montpellier HSC 2017-2021
19 M Drapeau du Brésil Luiz Gustavo 23/07/1987 (30 ans) Brésil VfL Wolfsbourg 2017-2021
22 M Drapeau de la France Grégory Sertic 05/08/1989 (28 ans) France espoirs Girondins de Bordeaux 2017-2020
27 M Drapeau de la France Maxime Lopez 04/12/1997 (20 ans) France espoirs Formé au club 2014-2021
29 M Drapeau du Cameroun André Zambo Anguissa 16/11/1995 (22 ans) Cameroun Coton Sport 2015-2021
5 A Drapeau de l'Argentine Lucas Ocampos 11/07/1994 (23 ans) Argentine -17 ans AS Monaco FC 2015-2020
10 A Drapeau de la France Dimitri Payet Capitaine 29/03/1987 (31 ans) France West Ham United 2017-2022
11 A Drapeau de la Grèce Konstantínos Mítroglou 12/03/1988 (30 ans) Grèce SL Benfica 2017-2021
14 A Drapeau du Cameroun Clinton Njie 15/08/1993 (24 ans) Cameroun Tottenham Hotspur 2016-2020
15 A Drapeau de la Turquie Yusuf Sarı 20/11/1998 (19 ans) Turquie espoirs Formé au club 2017-2021
26 A Drapeau de la France Florian Thauvin 26/01/1993 (25 ans) France Newcastle United 2016-2021
28 A Drapeau de la France Valère Germain 17/04/1990 (27 ans) France espoirs AS Monaco FC 2017-2021
   
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : Italie Paolo Rongoni
  • Drapeau : France Fabien Bossuet
  • Drapeau : Italie Paolo Casale
Entraîneur(s) des gardiens
Kinésithérapeute
  • Drapeau : France Stéphane Santiago
  • Drapeau : France Alain Soultanian
  • Drapeau : France Yannick Dyduch
  • Drapeau : France Geoffrey Van Overschelde

Analyste vidéo

  • Drapeau : France Thomas Benedet

Intendant(s)

  • Drapeau : Algérie Walid Baaloul
Médecin(s)
  • Drapeau : France Franck Le Gall
  • Drapeau : France Jacques Taxil

Légende

Consultez la documentation du modèle

Joueurs prêtés  
P.Nat.NomDate de naissanceSélectionClub en prêtContrat  
3 D Drapeau du Brésil Dória 08/11/1994 (23 ans) Brésil Yeni Malatyaspor 2014-2019
15 D Drapeau de la Slovaquie Tomáš Hubočan 17/09/1985 (32 ans) Slovaquie Trabzonspor 2016-2019
7 M Drapeau de la France Rémy Cabella 08/03/1990 (28 ans) France AS Saint-Étienne 2016-2020
20 M Drapeau de la Tunisie Saîf-Eddine Khaoui 27/04/1995 (22 ans) Tunisie ESTAC Troyes 2016-2021

Structures du club

Structures sportives

Stades

Articles détaillés : Stade de l'Huveaune et stade Vélodrome.
Photographie montrant le stade Vélodrome dans son ancienne configuration.
Vue panoramique du stade dans son ancienne configuration lors du match OM-MSK Žilina en 2010.

Le club, qui pratiquait ses activités sur un terrain du Parc Borély ainsi que sur un champ de manœuvres jouxtant le Parc Chanot, décide après son premier titre de champion du Littoral USFSA en 1904 d'avoir un stade digne de ce nom et se porte acquéreur du stade de l'HuveauneC 1. Ce stade porte plus tard le nom de Fernand Bouisson, international et capitaine de la section rugby. Cette enceinte de 15 000 spectateurs est aussi utilisée durant la Seconde Guerre mondiale, le Vélodrome étant utilisé par les militaires, puis entre 1965 et 1966 à la suite du refus de la mairie de détaxer les matchs au stade Vélodrome et en 1982-1983 lors de la rénovation du Vélodrome en vue de l'Euro 1984B 17.

L'Olympique de Marseille évolue à domicile au stade Vélodrome depuis le 13 juin 1937 et un match d'inauguration face aux Italiens du Torino Football Club en match amical qui se termine sur la victoire des Phocéens (2-1)A 5. Ce dernier, propriété de la ville de Marseille, est situé au 3 boulevard Michelet dans le 8e arrondissement de Marseille. L'accès à l'Orange Vélodrome peut se faire grâce aux transports en commun via la Ligne 2 du métro de Marseille en sortant au terminus Sainte-Marguerite Dromel débouchant sur la rue Raymond Teisseire du côté de la tribune Ganay ou en sortant à la station Rond-point du Prado donnant sur le boulevard Michelet du côté de la tribune Jean Bouin147. En voiture, le stade est accessible depuis le réseau autoroutier à la sortie centre-ville de l'A55 ou encore à la sortie numéro 36 de l'A7.

Photographie montrant l'Orange Vélodrome dans sa nouvelle configuration.
Vue sur l'Orange Vélodrome à Marseille.

Sous l'impulsion de Bernard Tapie, la chanson Jump de Van Halen accompagne l'entrée des joueurs sur le terrain depuis août 1986A 4. De plus, le titre Come with me de Puff Daddy et Jimmy Page résonne lorsqu'un but est inscrit par les joueurs marseillais148.

Le stade connaît plusieurs liftings à l'occasion de l'Euro 1984 et de la Coupe du monde 1998. Ce dernier devient ainsi le deuxième stade de France en matière de places disponibles, derrière le stade de France, avec une capacité de 60 013 spectateurs. Très critiqué par les Marseillais notamment pour son architecture (absence de toiture, aucune résonance acoustique), le stade Vélodrome est l'objet de plusieurs projets visant à le couvrir ou l'agrandir149. Le 9 juillet 2009, le conseil municipal adopte un projet de reconfiguration du stade Vélodrome et de ses alentours, comprenant la couverture de l'ensemble des tribunes et une capacité portée à 67 394 places150. De nombreux travaux sont opérés au niveau du stade entre 2011 et 2014 en vue de l'organisation de l'Euro 2016 en France.

À partir de la saison 2014-2015, le club phocéen joue dans l'enceinte rénovée qu'il inaugure contre Montpellier HSC en s'inclinant (0-2). Depuis 2014, le stade répond aux critères des stades de catégorie 4 de l'UEFA151. Le 3 juin 2016 est signé un partenariat entre Arema et Orange. Le stade Vélodrome prend alors le nom d'Orange Vélodrome appliquant un contrat de naming pour une durée de 10 ans152,153.

Photographie montrant l'Orange Vélodrome depuis l'intérieur dans sa nouvelle configuration.
Vue depuis l'intérieur de l'Orange Vélodrome dans sa nouvelle configuration en 2015.

Centre d'entraînement

Le centre d'entraînement de la Commanderie est inauguré en juillet 1991 par les joueurs de l’Olympique de Marseille, laissant derrière eux les terrains de Luminy ou de Saint-Menet, dispersés un peu partout dans la ville. Ce projet était issu d'un vœu de l'ancien directeur sportif Michel Hidalgo.

En 2002, ce centre situé dans le 12e arrondissement de Marseille se développe et se modernise. En janvier 2005, l'ensemble des services administratifs ainsi que le pôle OM Médias du club sont transférés dans un bâtiment neuf du complexe olympien154.

Le 26 août 2009, le centre est renommé « Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus », en hommage à l'ancien propriétaire du club décédé en juillet 2009155. Le centre connaît à cette occasion une nouvelle extension avec l'inauguration d'un bâtiment pour le secteur sportif comprenant notamment des chambres pour des mises au vert à Marseille même.

Les joueurs du centre de formation s'entraînent dans ce complexe mais étaient hébergés à la Bastide des Accates156 dans le 9e arrondissement. En janvier 2011, un centre d'hébergement flambant neuf est inauguré au centre d'entrainement Robert Louis-Dreyfus comportant 1 900 m2. Il remplace la Bastide devenue vétuste.

Centre de formation

Photographie montrant Samir Nasri sous le maillot de l'Equipe de France.
L'international français Samir Nasri est passé par toutes les sections de jeunes de l'Olympique de Marseille ainsi que par l'équipe réserve.

Le centre de formation de l'OM se situe au centre d'entraînement Robert-Louis-Dreyfus. Le vice-président du centre est l'ancien Olympien Robert Nazarétian, Jean-Luc Cassini est le directeur du centre de formation depuis août 2016Sébastien Pérez est, quant à lui, responsable du recrutement157. Les meilleurs éléments de l'équipe des moins de 19 ans entraînée par Olivier Januzzi intègrent l'équipe réserve olympienne aujourd'hui coachée par David Le Frapper. Historiquement, le centre de formation de l'Olympique de Marseille n'est pas réputé comme l'un des meilleurs de France mais il a tout de même permis de faire éclore des joueurs comme Alain BoghossianMathieu FlaminiMehdi BenatiaSamir NasriRomain AlessandriniAndré AyewJordan Ayew ou encore plus récemment Maxime Lopez.

Au cours de l'année 2017, l'OM par l'intermédiaire de son président Jacques-Henri Eyraud a signé de nombreux partenariats avec les clubs amateurs du bassin marseillais. Sous la responsabilité de Stéphane Richard, deux types de partenariat différents ont été signés : un partenariat nommé OM Next Generation Champion a été conclu avec l'AS Gémenos, l'ASPTT Marseille, le Burel FC, le FC Martigues et Luynes Sports. L'autre partenariat dénommé OM Next Generation a été signé notamment avec l'Aubagne FC, le SMUC ou encore l'US Endoume158. Ces accords prévoient notamment une dotation de l'ordre de 5 000 euros par saison pour chacun des clubs affiliés mais aussi la formation des éducateurs financée par l'OM. En contrepartie, les clubs partenaires s'engagent à signaler à l'OM les jeunes joueurs prometteurs et à favoriser leur arrivée au centre de formation de l'OM dans la mesure où le pouvoir décisionnaire appartient uniquement aux parents des joueurs concernés159.

Structures extra-sportives

Siège

Avant le Centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus, l'OM a connu de multiples adresses. Le club s'installe tout d'abord 7, rue de Suffren près du Vieux-Port, où se trouvait le défunt club d'escrime de l'Épée avant de sièger rue de la Tour à la Brasserie Saint-Georges en 1909, au Café de la Bourse en 1920, puis à la Brasserie des Sports sur la Place Castellane en 1924. L'OM sera domicilié 6, rue Edmond Rostand puis 1, rue Reine-Élizabeth à l'angle de la Canebière jusqu'en 1949. Ensuite pendant près de vingt ans, le club siège place Félix-Baret avant que Marcel Leclerc décide de s'installer dans l'enceinte du stade Vélodrome. L'arrivée de Bernard Tapie entraîne un nouveau déménagement sur l'avenue du Prado. En 1996, le club s'installe à nouveau près de son stade sur la rue Négresko, avant de définitivement prendre place à La Commanderie en 2005A 12.

Boutiques officielles

Quatre boutiques officielles sont présentes dans la cité phocéenne : le musée-boutique du stade Vélodrome et trois boutiques (rue Saint-FerréolCanebière et La Valentine). Une cinquième boutique est ouverte à Vitrolles en juillet 2010 tandis qu'une sixième apparaît à Plan de Campagne à l'été 2011. L'OM a aussi inauguré une boutique dans le centre-ville d'Alger en décembre 2008, ce qui en fait le premier club français à posséder une boutique officielle à l'étranger. L'Olympique de Marseille possède en outre un millier de points de vente à travers la FranceA 13. Le club compte ainsi développer un réseau de points de vente à travers toute l'Afrique160, ainsi qu'en Asie et au Moyen-Orient161.

En 2016, le club en partenariat avec Adidas, ouvre une nouvelle boutique officielle de l’OM au sein de l'Orange Vélodrome. Cette boutique, située sous le parvis du côté de la tribune Jean Bouin, est dotée d’une surface de 1 000 m2. Les supporters ont ainsi la possibilité de se procurer l'ensemble des produits dérivés de l’OM en étant au plus près du stade162.

Musée

L'Orange Vélodrome devrait accueillir, d'ici à 2020, un musée entièrement consacré à l'histoire de l'Olympique de Marseille. D'une superficie de 5 000 m2, il devrait être ouvert tous les jours et contiendrait notamment un restaurant163. Le club phocéen serait ainsi doté d'un équipement à la hauteur de son prestigieux passé et du niveau des grands clubs européens tels que le FC Barcelone ou la Juventus.

Aspects juridiques et économiques

Aspects juridiques

Statut juridique et légal

L'Olympique de Marseille se compose d'une association détentrice du numéro d'affiliation à la FFF et d'une société. L'association Olympique de Marseille gère désormais uniquement la section amateur, la section féminine et des stages à travers toute la France. La société Olympique de Marseille, au capital social de 57 millions d'euros, possède le statut de société anonyme sportive professionnelle(SASP) depuis 2001. Avant cette date, le club était une société anonyme à objet sportif (SAOS)164. Son chiffre d'affaires s'élève à 93 millions d'euros sur l'année 2017. Elle comporte entre 100 et 199 salariés165. Elle a vocation à gérer à la fois la section professionnelle de l'OM mais aussi les équipes de jeunes (des moins de 12 ans jusqu'à l'équipe réserve) du centre de formation depuis 2017166.

Organigramme

L'actionnaire majoritaire et président du conseil de surveillance du club est l'homme d'affaire américain Frank McCourt165. Par ailleurs, une part résiduelle du capital est détenue par Kyril Louis-Dreyfus, le fils de l'ancienne propriétaire Margarita Louis-Dreyfus167Jacques-Henri Eyraud est le président du directoire de l'Olympique de Marseille165Andoni Zubizarreta est le directeur sportif, assisté par Albert Valentin52.

Aspects économiques

Éléments comptables

Chaque saison, l'Olympique de Marseille publie son budget prévisionnel de fonctionnement après validation auprès de la DNCG, l'instance qui contrôle l'état des finances des clubs français de football. Le budget prévisionnel d'un club s'établit en amont de l'exercice à venir et correspond à une estimation de l'ensemble des recettes et des dépenses prévues par l'entité. Les droits audiovisuels, qui varient notamment selon le nombre de diffusions des matchs du club et selon le classement final, les contrats de sponsoring ainsi que les recettes liées à la billetterie tiennent une part importante dans le budget marseillais en ce qui concerne les produits d'exploitation. Le résumé graphique ci-dessous est un diagramme en tuyaux d'orgue qui présente les budgets prévisionnels de l'Olympique de Marseille saison après saison168,169,170,171,172,173,174,175,176,177,178.

Transferts les plus coûteux

Les deux tableaux ci-dessous synthétisent les plus grosses ventes et achats de joueurs dans l'histoire du club marseillais.

Acquisitions179,180,181
RangJoueurMontantProvenanceDate
1erDrapeau : France Dimitri Payet29 M€Drapeau : Angleterre West Ham United29 janvier 2017
2e Drapeau : Argentine Lucho González 19 M€ Drapeau : Portugal FC Porto 30 juin 2009
3e Drapeau : France André-Pierre Gignac 16 M€ Drapeau : France Toulouse FC 20 août 2010
4e Drapeau : France Loïc Rémy
Drapeau : France Florian Thauvin
Drapeau : Grèce Konstantínos Mítroglou
15 M€ Drapeau : France OGC Nice
Drapeau : France LOSC Lille
Drapeau : Portugal SL Benfica
19 août 2010
2 septembre 2013
31 août 2017
Cessions182,183
RangJoueurMontantDestinationDate
1erDrapeau : Belgique Michy Batshuayi39 M€Drapeau : Angleterre Chelsea FC3 juillet 2016
2e Drapeau : Côte d'Ivoire Didier Drogba 38,5 M€ Drapeau : Angleterre Chelsea FC 3 juillet 2004
3e Drapeau : France Franck Ribéry 25 M€ Drapeau : Allemagne FC Bayern Munich 7 juin 2007
4e Drapeau : France Giannelli Imbula 20 M€ Drapeau : Portugal FC Porto 1er juillet 2015
5e Drapeau : France Florian Thauvin 18,35 M€ Drapeau : Angleterre Newcastle United 19 août 2015
Légende : M€ = millions d'euros.

Soutien et image

Groupes de supporters

Photographie montrant le tifo réalisé par les groupes de supporters lors du classique contre le PSG en 2015.
Tifo réalisé sur l'ensemble des tribunes lors du clasico contre le Paris Saint-Germain en 2015.

Les supporters de l’Olympique de Marseille occupent une place prépondérante dans la vie du club depuis près d'un siècle. Ce sont eux qui financent les travaux d'aménagement du stade de l'Huveaune au début des années 1920184. Mis en sommeil durant les années 1950et 1960, les supporters marseillais retrouvent à nouveau des couleurs à l'occasion de la présidence Leclerc avec la création de l'Association des Supporters de l'OM dans les années 1970A 14. Par la suite, le phénomène ultras arrive en provenance d'Italie et fait rentrer les fans marseillais dans l'ère moderne du supportérisme. Ce phénomène donne naissance à de nombreux groupes dans les années 1980 dont le Commando Ultra'84 qui est le plus ancien groupe ultra de FranceA 15,D 1. À partir de 1987, le président Bernard Tapie cède la gestion des abonnements des virages à ces groupes de supporters, ce qui les implique totalement dans la vie du club. Une majoration sur les abonnements comprise entre 30 et 50 euros par an est perçue par les associations, permettant ainsi le financement des tifos, des animations ou des déplacements. Ce système unique en France n'est plus mis en place depuis l'arrivée des nouveaux propriétaires en 2017.

Des années 1980 jusqu'au début des années 1990, les supporters marseillais sont décrits comme ayant une idéologie nationaliste et raciste185. À titre d'exemples, des joueurs adverses Noirs sont l'objet de jets de bananes comme Basile Boli en 1987-1988 ou Joseph-Antoine Bell en 1989-1990OG 22,186. Depuis le milieu des années 1990, les supporters olympiens sont associés à une idéologie antiraciste et ils sont mis en opposition aux fans parisiens qui ont pour lieu commun d'être d'idéologie racisteOG 23,185. Les groupes suivants clament l'idéologie antiraciste et le multiculturalisme : le Commando Ultra'84187, les MTP188, les Yankee188, les South Winners189 et les Fanatics190. Les dirigeants de l'OM cautionnent cette vision puisqu'au cours des années 2000 et 2010, des tenues de l'OM ont été de couleur orange ou vert-jaune-rouge. La couleur orange symbolise l'antiracisme, elle vient des South Winners qui ont mis leurs Bomber à l'envers lors d'un match PSG-OM en 1989-1990 afin de matérialiser leur opposition à des skinheads parisiensOG 24,189. L'association de couleur vert, jaune et rouge représente les couleurs panafricaines et dans le cas du maillot de l'OM, le président Pape Diouf justifie leurs présences comme symbole du multiculturalisme de la ville191.

On dénombre au total huit groupes de supporters officiels192,193 :

Photographie montrant un drapeau tenu par un membre du Commando Ultra'84.
Les supporters marseillais occupent une place centrale dans la vie du club.
NomAbréviationDate de créationEmplacement au stade
Commando Ultra'84 CU'84 1984 Virage Sud
Yankee Nord Marseille YNM 1987 Virage Nord
Club des Amis de l'OM CAOM 1987 Tout le stade
South Winners SW87 1987 Virage Sud
Fanatics FAN 88 1988 Virage Nord
Dodgers DM92 1992 Virage Nord
Marseille Trop Puissant MTP 1994 Virage Nord
Handi Fan Club   2005 Tribune Ganay

Affluence

Le stade Vélodrome connaît 30 fois la meilleure affluence moyenne du championnat de France entre 1947-1948 et 2014-2015 (1948195419551969 à 197319751987 à 19931999 à 2011 et 2015). C'est le record devant le Paris SG (16 fois) et le RC Paris (14 fois). Sept de ces meilleures affluences ont été des records absolus en leur temps : 26 559 en 1970-1971, 31 544 en 1986-1987, 31 727 en 1989-1990, 51 409 en 1998-1999, 51 918 en 1999-2000, 52 996 en 2004-2005 et 53 130 spectateurs en 2014-2015. En championnat, le record d'affluence dans l'histoire du club phocéen date du 26 février 2017 avec 65 252 spectateurs venus lors de la réception du Paris Saint-Germain (1-5)194,195. En Coupe d'Europe, le record d'affluence est daté du 12 avril 2018 lors de la réception du RB Leipzig (5-2) avec 61 882 spectateurs196.

Les cinq plus grandes affluences de l'OM ont toutes été réalisées à l'extérieur ou sur terrain neutre dans des stades avec une plus grande capacité que le Vélodrome. 110 000 supporters sont présents à l'Estádio da Luz du Benfica Lisbonne en 1989-1990100 000 personnesau stade Central Lénine du Spartak Moscou en 1990-199181 051 personnes au stade San Siro de l'AC Milan en 1990-199180 000 personnes au stade de Silésie du Górnik Zabrze en 1971-1972 et 79 800 personnes sur terrain neutre au stade de France contre Sochaux en 2006-2007195,197.

L'OM est le premier club français à avoir joué devant plus de 40 000 spectateurs en deuxième division (40 376 face au Toulouse FC, le 16 octobre 1981B 14).

Évolution de la moyenne de spectateurs à domicile de l'Olympique de Marseille depuis la saison 1969-1970195
Légende : point noir = saison en première division, point rouge = saison en deuxième division.

Rivalités

Rivalités sur un plan national

Photographie montrant les joueurs de l'OM affrontent ceux de Lyon en 2005.
Match OM-OL (1-1) du 14 août2005.

Depuis les années 1970 se dégagent notamment les confrontations contre l'AS Saint-Étienne dans un premier temps, les Girondins de Bordeaux au cours des années 1980, le Paris SG dans les années 1990 ou l'Olympique lyonnais à partir de la seconde moitié des années 2000198. Malgré le côté éphémère de l'intensité sportive, la singularité des ASSE-OMBordeaux-OMPSG-OM ou OL-OM perdurent dans le temps.

Les rencontres entre OM et ASSE sont régies par une rivalité médiatique et sportive qui apparaissent durant les années 1970 et qui dure un peu moins d'une décennie199. Les Stéphanoissont l'équipe phare à cette période et l'OM, sous l'impulsion de son président Marcel Leclerc, ambitionne également de jouer les premiers rôles. Les premières années voient le club marseillais rester dans l'ombre de Saint-Étienne puis la réussite sportive naissante conditionne un duel entre les deux équipes fanions200. Les matchs houleux, les « affaires » ou les personnalités charismatiques du président Marcel Leclerc et de son homologue Roger Rocher alimentent là aussi le caractère particulier de ces oppositions199.

Lorsque Bernard Tapie devient président de l'OM au cours de la saison 1985-1986201, le club vient de connaitre quatre saisons en deuxième division de 1980-1981 à 1983-1984202 et il a pour objectif de refaire du club le numéro un203. Les Girondins de Bordeaux sont l'équipe phare durant la décennie 1980, ainsi l'OM se présente en qualité d'outsider et, comme avec Saint-Étienne, le succès sportif grandissant des Marseillais conditionne une rivalité sportive jusqu'à la fin des années 1980. Cette rivalité est également en grande partie liée à l'affrontement médiatique par presse interposée qui durera plusieurs années entre Bernard Tapie et le président bordelais Claude Bez204,OG 25,D 2.

Par suite de la perte d'influence de Bordeaux sur le football français, Bernard Tapie recherche un autre rival pour pimenter le championnat et avoir un adversaire de premier ordre. Ainsi, la rivalité sportive entre l'OM et le Paris Saint-Germain a été volontairement montée de toutes pièces par les dirigeants des deux clubs205. Avec le temps, ces rencontres sont appelées « Classique » ou « Classico »OG 26, elles deviennent la confrontation majeure du championnat de FranceOG 27 et elles dépassent la rivalité sportive puisque s'y ajoutent des notions d'antagonismes géographiques, culturels ou sociologiques entre Marseille et Paris206.

Les années 2000 voient l'avènement de l'Olympique lyonnais qui remporte sept championnats consécutifs de 2001-2002 à 2007-2008 alors que le club n'avait jamais été champion auparavant207. Ainsi, l'OL acquiert une crédibilité au fil des ans et la confrontation OM-OL s'axe alors autour d'une rivalité sportive, de notoriété et de prestige entre le grand club français des années 1990 et celui des années 2000. Ces rencontres peuvent être appelées « Olympico »208.

Rivalités sur un plan régional

Photographie montrant les joueurs de l'OM affrontant ceux du Stade helvètique de Marseille.
Le derby marseillais entre l'Olympique de Marseille et le Stade helvétique en 1908.

Lors de la fondation du club au début du xxe siècle, une multitude de clubs sont déjà présents à Marseille. Le grand rival à cette époque est le Stade helvétique de Marseille qui rafle un bon nombre de championnats et qui place l'OM dans le rôle de l'éternel second. Cette rivalité occasionne parfois des accrochages entre supporters mais elle permet surtout d'accroître la popularité du football à Marseille. Par exemple, 2 000 spectateurs assistent au derby OM-SH en 1908. Néanmoins la Première Guerre mondialeentraîne la fermeture de la plupart des clubs dont le SH Marseille ce qui confère à l'OM un monopole sur la ville209.

Au niveau régional, une rivalité a pu s'installer de manière sporadique avec divers club tels que l'AS Aixoise, le Sporting Toulon Var ou les clubs azuréens de l'AS Cannes, l'AS Monaco et de l'OGC Nice210.

La rivalité avec Aix-en-Provence est oubliée avec le temps et elle date des années 1950-1960. Le Sporting Toulon Var est également un club avec lequel l'Olympique de Marseille connaît une certaine tension notamment de 1984-1985 à 1992-1993 lorsque les deux clubs évoluent ensemble en championnat de France. À l'échelle régionale, ce derby est considéré comme le plus âpre. Concernant l'AS Cannes, ces confrontations s'axe surtout autour d'une rivalité historique, les deux clubs étant présents à la première édition du championnat de France. Les matchs contre l'OGC Nice sont surnommés les « Derby du Sud-Est » et ils sont les « plus connus et les plus anciens des derbies [régionaux] de l’OM »210.

Autres équipes

Équipe réserve et sections de jeunes

Photographie montrant André Ayew sous le maillot de l'Equipe nationale du Ghana.
L'international ghanéen André Ayew est passé par toutes les sections de jeunes de l'Olympique de Marseille ainsi que l'équipe réserve.

L'équipe réserve de l'Olympique de Marseille est la deuxième équipe dans la hiérarchie du club. Elle existe dès le début du xxe siècle comme en témoigne sa participation au championnat du Littoral USFSA de 2e série 1909-1910 tandis que l'équipe fanion joue le championnat du Littoral de 1re série211. De la saison 1932-1933, date d'apparition du professionnalisme, à la saison 1969-1970, les mondes professionnels et amateurs sont séparés. Ainsi, les réservistes olympiens ont évolué au niveau 1, 2 ou 3 du monde amateur. L'équipe a été championne de Division d'Honneur Méditerranée (DH, niveau 2) en 1958212 et 1966213ainsi que de Promotion d'Honneur Méditerranée (PH, niveau 3) en 1951 214. Lorsqu'elle a participé au Championnat de France amateur, qui correspond au niveau 1 en amateur, l'équipe n'a jamais été championne du groupe Sud-Est et sa meilleure performance est une 5e place acquise en 1958-1959215.

À partir de la saison 1970-1971, une réforme intègre les mondes professionnels et amateurs dans une même pyramide hiérarchique et jusqu'à la saison 1992-1993, le 3e niveau est le niveau maximum où peut évoluer une équipe réserve. L'OM est présent en Division 3 de 1971 à 1993215 et la saison 1975-1976 se ponctue d'un titre de champion du groupe Sud216. Cette période au niveau 3 est entrecoupée d'une saison en Division 4, la saison 1982-1983 où les réservistes terminent champions du groupe H217.

Le niveau 3, alors appelé National 1, devient une division mixte entre clubs professionnels et amateurs en 1993-1994 et dès lors, la réserve olympienne passe mécaniquement du 3e niveau au 4e niveau puisque les équipes réserves ne peuvent plus évoluer à un niveau supérieur à la 4e division. Les Olympiens sont champions de France des réserves professionnelles (CFA, niveau 4) en 2002 sous les ordres de José Anigo218, de Division d'Honneur Méditerranée (DH, niveau 6) en 2011 avec Franck Passi219. et du groupe G du championnat de France amateur 2 (CFA2, niveau 5) en 2015 sous la houlette de Thomas Fernandez220. L'équipe réserve est entraînée par David Le Frapper et évolue en National 2 (N2) depuis la saison 2015-2016221.

La réserve a eu l'occasion de s'illustrer par deux fois en Championnat de France de Division 1. Lors de la saison 1969-1970, le président Marcel Leclerc décide d'aligner l'équipe réserve évoluant en DH Méditerranée en contestation d'un match en retard programmé le 28 décembre 1969 en période de fêtes. Les réservistes réalisent un match nul 2-2 sur le terrain du club parisien du Red Star mais ce score est annulé par la Ligue. Le match rejoué a lieu en mars 1970 avec l'équipe fanion qui gagne 1-6 dont un quintuplé de l'attaquant camerounais Joseph. En 2005-2006, pour le match PSG-OM, le président Pape Diouf estime que le quota de places réservé aux supporters marseillais n’est pas suffisant et que leur sécurité n'est pas assurée. Le onze olympien se compose de quatre joueurs professionnels qui encadrent sept réservistes alors en CFA2, la 5e division, et ils réalisent un match nul 0-0 au Parc des Princes222,223,224.

L'Olympique de Marseille comprend nombre de formations de jeunes, des débutants aux juniors. Ces derniers ont atteint la finale de la Coupe nationale des juniors (ancêtre de la Coupe Gambardella) en 1937225 puis remportent la Coupe Gambardella en 1979225 face au Racing Club de Lens (2-0). Lors de la même année, les cadets du club ont remporté le titre de champion de France cadets226 contre l'Olympique lyonnais aux tirs aux buts, trois ans après avoir échoué en finale de la Coupe des Cadets227 face au Racing Club de Strasbourg (2-1). Les 16 ans nationaux remportent le titre de champion de France en 2008228. L'équipe réussit à conserver son titre en 2009, ce qui constitue une première dans cette compétition229. L'équipe des 14 ans a quant à elle été deux fois championne fédérale (en 2007230 et 2009231). Les poussins ont remporté la Coupe nationale des poussins232 en 198719911995 et 1996 et ont atteint la finale en 1992.

.
  • (1) : Le palmarès complet de la compétition est connu et le nombre de trophée est exact. Sans symbole, il est possible de concevoir que des trophées puissent manquer.
  • (g) : Les championnats dans lesquels a évolué l'équipe réserve sont généralement composés de plusieurs groupes puis les 1er de ces groupes s'affrontent pour déterminer le vainqueur du championnat. Avec ce symbole, l'OM est uniquement champion de son groupe puis a perdu contre les autres champions. Sans ce symbole, l'OM est champion de son groupe puis a gagné contre les autres champions.

Notes et références

Notes

  1. ↑ a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2.  Le dernier quart de finale disputé remonte à 1991 ; en 1993, le club remporte certes l'épreuve, mais la formule de la compétition ne comporte alors pas de quarts de finale.
  3.  L'OM a également terminé en tête du championnat de France en 1993 mais s'est vu retirer son titre à la suite de l'affaire VA-OM. Le Conseil Fédéral du 22 septembre 1993 avait déclaré le match Valenciennes-Marseille perdu pour les deux équipes et pris la décision de suspendre le titre de champion pour la saison 1992-1993, à titre conservatoire, dans l'attente des décisions judiciaires. Le retrait du titre sera confirmé par la suite, en conséquence le titre de champion 1993 est resté non attribué85.
  4.  Le titre de Championnat de France de football 1940-1941 n'est pas comptabilisé, comme tous les championnats de guerre.
  5.  L'Olympique de Marseille dispute le Challenge des champions face au Stade rennais. Le score étant nul à l'issue du temps réglementaire, il est prévu de faire jouer une séance de tirs au but, mais le public l'ignorant, il envahit le terrain empêchant le dénouement de la rencontre. A posteriori, l'UNFP attribue le titre conjointement aux deux clubs.

Références

Références extraites d'ouvrages

  • Tout (et même plus) sur l'OM
  1.  Oreggia 2009, « Divers », p. 101.
  2.  Oreggia 2009, «  Il était une fois », p. 5.
  3.  Oreggia 2009, « Le déclic des années 1920 », p. 35.
  4. ↑ a et b Oreggia 2009, «  Divers  », p. 103
  5. ↑ a et b Oreggia 2009, « Stades », p. 77.
  6.  Oreggia 2009, «  Quelques «  histoires  » moins connues  », p. 13.
  7.  Oreggia 2009, «  Quelques «  histoires  » moins connues  », p. 14
  8.  Oreggia 2009, « Joueurs », p. 38.
  9.  Oreggia 2009, « Il était une fois », p. 8
  10.  Oreggia 2009, « Il était une fois », p. 6.
  11.  Oreggia 2009, « Médias », p. 96.
  12.  Oreggia 2009, « Il était une fois », p. 10.
  13.  Oreggia 2009, « Le club en 2009 », p. 115
  14.  Oreggia 2009, « Supporters », p. 20.
  15.  Oreggia 2009, « Supporters », p. 25.
  • La grande histoire de l'OM
  1. ↑ a et b Pécheral 2007, «  Ainsi fonts, fonts, fonts (baptismaux)  », p. 10-11.
  2.  Pécheral 2007, « Le déclic des années 1920 », p. 45.
  3. ↑ ab et c Pécheral 2010, «  Les années 30, un deuxième âge d'or  », p. 89-92.
  4.  Pécheral 2010, «  Les années 30, un deuxième âge d'or  », p. 89-92.
  5.  Pécheral 2007, «  Les quatre saisons d'Henri Roessler  », p. 146-147.
  6. ↑ abcdefg et h Pécheral 2007, «  Annexe III - Le championnat  », p. 390
  7. ↑ abcdef et g Pécheral 2007, «  Annexe V - L'OM et l'Europe  », p. 414
  8. ↑ a et b Pécheral 2007, « Deux rois pour un doublé », p. 210.
  9. ↑ ab et c Pécheral 2007, «  Annexe V - L'OM et l'Europe  », p. 415.
  10. ↑ a et b Pécheral 2007, « Rien ne VA plus », p. 317.
  11.  Pécheral 2007, «  OM et PSG rivaux sur commande », p. 361
  12.  Pécheral 2007, « Pages photos IV »
  13.  Pécheral 2007, « Allé, Di Lorto, Vasconcellos, trois jaguars dans une cage... », p. 55.
  14. ↑ ab et c Pécheral 2007, « Le feuilleton du Club Français », p. 66-67.
  15.  Pécheral 2007, « Leclerc, l'armateur éclairé », p. 183
  16.  Pécheral 2007, « Bernard Tapie, homme d'affaires », p. 244
  17.  Pécheral 2007, « Quarantaines », p. 231
  • Olympique de Marseille - Un club à la Une
  1. ↑ ab et c Collectif 2005, p. 7.
  2.  Collectif 2005, p. 6.
  • Le match de football : ethnologie d'une passion partisane à Marseille, Naples et Turin
  1.  Bromberger 1995, « Lever de rideau », p. 18.
  2.  Bromberger 1995, « Histoires de matchs, de villes, de vies », p. 80.
  • Les 50 plus grands joueurs de l'OM
  1.  Collectif 2013, Quatrième de couverture
  • OM le triomphe
  1. ↑ a et b Grimault 1993, «  Trente et un ans d'attente  ».
  2.  Grimault 1993, Quatrième de couverture.
  3.  Grimault 1993, « Cette équipe ne mourra jamais ».
  • L'autre public des matchs de football - Sociologie des "supporters à distance" de l'Olympique de Marseille
  • Quinze ans après Furiani : L'ombre furtive des souvenirs
  • La grande histoire de l'OM, des origines à nos jours
  1. ↑ abcd et e Pécheral 2010, « Parcours de l'OM en Championnat », p. 408-409
  2. ↑ abc et d Pécheral 2010, « Parcours de l'OM en Championnat », p. 410-411
  • Ouvrages généralistes
  1.  Collectif, Coupe de France : La folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p.(ISBN 2915535620)p. 45-47.
  2.  Collectif, Coupe de France : la folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p.(ISBN 2915535620)p. 350
  3.  Collectif, 100 ans de football en France, Atlas, 1982, 320 p.(ISBN 2731201088)p. 131-132.
  4. ↑ a et b Collectif, Coupe de France : la folle épopée, L'Équipe, 2007, 431 p. (ISBN 2915535620)p. 351Posté par Ngaary BA à 04:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 avril 2018

JUSTICE EN FRANCE: CONDAMNATION DE DIKO VINCENT DIT HANOUNE CONFIRMÉE PAR LA COUR D'APPEL DE PARIS

 Malgré le renfort de Biram Dah Abeid, Vincent Diko Hanoune condamné en appel pour diffamation envers Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany

Lundi 9 Avril 2018 - 10:26

Malgré le renfort de Biram Dah Abeid, Vincent Diko Hanoune condamné en appel pour diffamation envers Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany
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A l’audience du 22 février 2018, la défense de Vincent Diko Hanoune avait présenté une attestation de Biram Dah Abeid en faveur de son client. Me Yann Wibaux  et Me Assane Boye, conseils de MM Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany avaient vigoureusement déstabilisé la partie adverse en mettant en évidence l’inconstance de M. Biram Dah Abeid qui variait dans ses propos et qui, dans un entretien accordé au journal L’Authentique » en juin 2017 disait : « Je profite aussi de cette occasion pour soigner ce que les manipulations et les mensonges de certains segments du régime mauritanien, le secteur des Renseignements Généraux en particulier, ont pu gâcher entre IRA et d’éminents cadres mauritaniens à l’extérieur. Je veux nommer Mohamed Abba Ould Jeilani et Abdoul Diagana, qui ont été mêlés par la malice des services de renseignements à des controverses à propos du mouvement IRA. Des propos malencontreux et des appréciations malheureuses ont pu être à l’origine d’une distanciation entre nous et ces deux éminents cadres. Je profite de cette occasion pour tendre la main à ces deux compatriotes et leur exprimer tout mon regret pour ces malencontreux incidents. » L’Avocate Générale avait balayé d’un revers de main le témoignage de Biram Dah Abeid qui « ne reposait sur aucun élément factuel ». Elle avait requis la confirmation du jugement en première instance. 

Le conseil de M. Vincent Diko Hanoune avait demandé un allègement de peine, compte tenu des faibles revenus de son client et de ses charges familiales. 

La Cour d’Appel de Paris a par conséquent reconnu M. Vincent Diko Hanoune coupable de diffamation envers particuliers par voie électronique et le condamne à une amende de 500€ avec sursis et à 1000€ à titre de dommages et intérêts pour chacune des parties (soit 2000€) et à 1000€ sur la base de l’article 475-1 du code de procédure pénale (frais de justice). 

 En outre, M. Vincent Diko Hanoune est condamné à publier cette décision sur la page d’accueil de son blog sous peine d’une astreinte de 50€ par jour de retard. 

  

« Et Allah a renvoyé, avec leur rage, les infidèles sans qu’ils n’aient obtenu aucun bien » (Coran. Al-Ahzab/Les coalisés. 33 :25). MM Abdoulaye Diagana etMohamed Abba Jeilany rendent grâce à Allah et se disent satisfaits de ce jugement qui lave leur honneur. En attendant, ils poursuivent leur chemin par la grâce d’Allah malgré la rage, les calomnies et les mensonges des haineux. 

  

Paris, le 07 avril 2018 Abdoulaye Diagana et Mohamed Abba Jeilany 

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04 avril 2018

L’UFP et le RFD : Deux ennemis endogènes de la Mauritanie

L’UFP et le RFD : Deux ennemis endogènes de la Mauritanie


On peut dire que l’opposition en Mauritanie a été longtemps prise en otage respectivement par deux partis politiques  depuis la mise en place du processus démocratique à savoir ;l’union des forces  du progrès (UFP )et le rassemblement des forces démocratiques (RFD). 

Aujourd’hui ;  il ne fait sans nul doute  que ces deux partis n’ont fait que diviser davantage les mauritaniens et n’ont pas été à la hauteur des attentes des mauritaniens en terme de cohabitation nationale et de projet cohérent de société de lutte pour les droits des minorités. 

 Quelle Mauritanie ? une Mauritanie qui s’adapte à la marche continentale et mondiale mais cette concrétisation nécessite inéluctablement  une certaine rupture qui consistera à faire de l’esprit de chaque mauritanien de voir les choses extérieures avec son propre regard selon une attitude égocentrée .Notons c’est en écartant son appartenance  à une culture à un parti et une façon de voir que le sujet acquiert la capacité de raisonner et de comparer disait Gaston Bachelard sur la notion de l’obstacle épistémologique. 

 Croyez moi sans cette rupture  nous n’arriverons jamais ! à cet effet nous devons avoir le courage de briser en plusieurs morceaux cette dichotomie entre la critique du gouvernent permise et la réserve de l’opposition autorisée ce qui est loin d’être objectif et démocratique. 

  

Sommes nous capables de porter un regard critique sur les effets présumés de l’action de ces deux partis  (l’UFP et le RFD) en terme de performance politique ? 

  

On peut faire un bilan au bout d’un certain temps ce que l’on peut constater que l’UFP et le RFD S’opposent pour s’opposer mais ne s’opposent nullement pas pour dénoncer sensibiliser l’opinion publique nationale et internationale sur certains points névralgiques de la situation de la Mauritanie surtout en terme d’unité nationale. 

  

L’histoire nous montre que ces deux partis s’intéressent plus aux petits détails comme suppression de la limite d’âge pour l’élection présidentielle d’une part et des guerres de rivalité interpersonnelle d’autres parts qu’aux grandes questions du pays surtout au tour d’un grand projet alternatif .De plus ces deux partis(l’UFP et le RFD)   mènent en bateau  d’une manière redoutable et à la fois sournoise une partie de la population à un jeu systématique de boycott à certaines échéances électorales qui devaient redynamiser le pluralisme. 

  

  

Dans ce contexte peut on continuer de considérer  l’UFP et le RFD comme des partis politiques ? 

Disons la question mérite d’être posée à savoir la définition  classique d’un parti politique est de  servir à jouer un rôle majeur  dans un système politique à cet effet le parti politique apparait comme une forme d’organisation  qui rassemble les citoyens  autour d’un objectif politique dont le but est d’exercer le pouvoir. 

  

Au regard de cette définition le fossé est creux l’l’UFP et le RFD s’éloignent et s’opposent étrangement à cette définition comme  SANGRAVA  est éloigné de NOUAKCHOTT . 

  

Le droit Mauritanien ne doit pas être durablement figé il devait évoluer à tout moment c’est d’ailleurs en ce sens qu’il ya urgence de légiférer sur la passivité et de la dangerosité  de l’UFP et le RFD  par une mesure de dissolution soit par un décret du conseil des ministres ou par une décision de la chambre administrative de la cour suprême de Nouakchott qui sont les seules autorités compétentes juridiquement. 

  

Chaque Mauritanien peut avoir  son opinion politique ,militante ou personnelle sur cette question au regard du comportement irresponsable de ces deux groupuscules (l’UFP et le RFD). 

  

Sachant que l’UFP et le RFD devaient remplir d’une manière assez honnête les fonctions de structuration de l’opinion publique par l’animation d’un débat politique  et par une politique de définition des grandes orientations. 

  

A ce jour tout cela fait largement défaut, ces deux groupuscules (l’UFP et le RFD) ne souhaitent pas le développement de la Mauritanie par le passage nécessairement d’ une cohabitation pacifique et sont loin de concourir à l’expression du suffrage universel . 

  

Disons honnêtement quand on s’éloigne de ce rôle majeur forcement on n’aide pas la Mauritanie alors on est son ennemi  et les ennemis peuvent venir de l’intérieur aussi. 

  

l’UFP et le RFD sont deux ennemis endogènes de la Mauritanie dans la mesure ou ils  ont contribué à diviser les Mauritaniens en plusieurs blocs et sans apporter des solutions concrètes auxquelles ces Mauritaniens espéraient .C’est dans ce contexte que la chute des militants et adhérents a été vertigineuse et prive ces deux groupuscules d’aucune implantation dans le paysage politique. 

  

Dans cette situation ;il faut bien revoir en profondeur  et de réfléchir  sur les nouveaux défis de l’action politique en Mauritanie afin de mieux comprendre les problèmes et les enjeux fondamentaux liées à l’émergence d’une nouvelle action publique. 

  

On peut dire analogiquement que ces deux partis (l’UFP et le RFD) ressemblent typiquement  quasi identiques à une société hermétiquement  fermée décrite par le philosophe Karl POPPER qui défendait l’idée d’une société ouverte qu’il opposait à celle de société fermée. Car  la société fermée est ancrée toujours  dans des croyances et refuse catégoriquement toute modification, elle est aussi autoritaire et totalisante refuse la critique et nie tout. 

  Ce rationalisme critique de Popper Karl signifie qu’aucune thèse de l’UFP et le RFD ne peut se déclarer comme une vérité définitive car le savoir augmente par des rectifications successives, par l’élimination  des erreurs. 

  Faut il joindre ma voix à celle de François Fillon ? qui disait : « dans la défaite ,le chef se retire sans chercher d’excuses et sans donner  de leçons ». 

  Les deux dirigeants de ces deux groupuscules devaient humblement se servir de cet exemple !AMIN. 

  

Par Dieng  Harouna à  Lyon 

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